mardi 10 septembre 2019

Aigle Azur dépose le bilan : vautours en embuscade


Aigle Azur dépose le bilan : vautours en embuscade

La compagnie aérienne Aigle Azur vient de déposer son bilan. Ce sont au moins 1 150 travailleurs, pour ne parler que des salariés directs de cette compagnie, qui sont menacés dans leur emploi.
Officiellement, Aigle Azur n’arriverait plus à payer notamment ses fournisseurs ni ses redevances à ADP (Aéroports de Paris). En fait, cette compagnie est probablement victime à la fois de l’appétit de ses divers actionnaires et d’une concurrence de plus en plus impitoyable dans le secteur aérien.
Malgré cela, et malgré le fait qu’Aigle Azur se dise en cessation de paiement, le rachat total ou partiel de la compagnie suscite bien des convoitises. Alors que d’éventuels repreneurs auraient jusqu’à mi-septembre pour se faire connaître, on cite déjà Air France ou encore Vueling, un groupe que créeraient d’anciens dirigeants d’Air France et de HOP, et sans doute EasyJet, Air Caraïbes, French Bee, sinon Ryanair.
Cela peut sembler faire beaucoup de monde autour d’une compagnie mal en point… si l’on oublie les « pépites » qu’elle détient, pour reprendre un mot de la presse économique : les 10 000 créneaux de décollage et d’atterrissage qu’elle possède à Orly. Alors qu’il n’y en a plus aucun de disponible dans le second aéroport de la capitale, ces créneaux valent effectivement de l’or pour qui les raflera. Tout comme les nombreuses liaisons qu’Aigle Azur assure avec le Portugal, mais aussi entre la France et l’Algérie.
Plus d’un millier de travailleurs risquent de tout perdre dans la faillite d’Aigle Azur, mais celle-ci va à coup sûr rapporter gros, très gros même, aux actionnaires d’autres compagnies. Cela sans que cela s’accompagne d’un quelconque développement du trafic pour les créneaux qu’Aigle Azur cèderait. Une image, vue du ciel, du parasitisme du capitalisme en général, et dans le transport aérien en particulier.

                                                 P. L. (Lutte ouvrière n°2666)


Robots, emplois, SKF, un exemple parmi tant d’autres


Une robotisation et une numérisation qui servent… les profits


Un système capitaliste qui gâche tout

« SKF nous apporte la preuve que l’on peut remplacer des hommes par des robots pour gagner des parts de marché, tout en confortant les emplois… » Voici ce qu’a prétendu la secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Economie et des Finances, lors d’une visite à l’usine SKF de St Cyr-sur-Loire le jeudi 5 septembre.
Le problème, c’est que ce n’est pas vrai. Dans ce monde capitaliste, les robots tout comme l’informatisation des postes de travail servent à diminuer les coûts de production et ils entraînent des suppressions d’emplois à SKF comme ailleurs puisque l’objectif des patrons est de « gagner des parts de marché ».
Les activités nouvelles à l’usine de St Cyr-sur-Loire ont généré très peu de nouveaux emplois. En effet, d’autres sites de production à Saumur, Dunkerque, ou Montigny, ont été totalement ou partiellement fermés pendant que leur l’activité était déplacée vers l’usine SKF d’Indre-et-Loire. En réalité, ce sont principalement des mutations qui ont eu lieu.
D’autre part, la modernisation de l’usine ne garantit en rien la pérennisation des emplois, car c’est le profit des actionnaires qui compte.
Pour que l’automatisation et l’informatisation soient au service des hommes et ne nuisent pas aux travailleurs, il faudrait que ceux-ci décident, non les patrons, et qu’ils imposent une répartition du travail entre tous sans perte de salaire.

Argenteuil, l’ancien maire d’Argenteuil et la mauvaise fois la plus éhontée. Chronique des élections municipales de mars 2020 (9)


Mentez, mentez effrontément, puisse en rester toujours quelque chose

Gonflé

Ce n’est pas une découverte, le mensonge des politiciens serviteurs de la bourgeoisie n’a pas de limite. Par une affiche récente, le groupe réuni autour de l’ex maire d’Argenteuil, Philippe Doucet, « Fiers d’être Argenteuillais » en donne un nouvel exemple.
         Dans la série de leurs sempiternelles attaques contre les décisions financières de leur éternel ennemi, ils mettent sur le dos de celui-ci la : « Suppression de l’abattement à la base en 2014 » … sans dire que c’est la municipalité de Philippe Doucet, et sur sa proposition agrémentée en interne d’un raisonnement alambiqué et fallacieux, qui l’a décidée.
         Certes, le maire actuel d’Argenteuil, après son élection en mars 2014, aurait pu annuler cette mesure. Il ne l’a pas fait. Il porte donc une coresponsabilité dans cette affaire qui a été un mauvais coup pour les contribuables. Mais la culpabilité de celui qui a mis en pratique la décision ne doit pas faire oublier celle de celui qui en a pris l’initiative.
         Tout cela, les habitants ne doivent pas l’oublier. DM

Argenteuil, défense de Jean Vilar, les habitants ne peuvent compter que sur leurs luttes


Cela s’appelle leur « démocratie »

 
Affaire Jean Vilar, les habitants en ont ras la casquette !

Certains ont été surpris, voire déçus ou encore effarés à la réception de l’avis préfectoral prenant le contre-pied des conclusions du commissaire enquêteur qui, à l’issue de l’enquête publique, avait donné un avis défavorable au projet Héloïse, sur le plan de son impact « environnemental ».
         Et pourtant, il n’y a nulle raison d’être surpris, déçu, et encore moins effaré. Ne peuvent l’être que ceux qui ont des illusions profondes sur la nature de ce qu’ils nomment, la « démocratie ».
         Les préfets parmi d’autres éléments de l’appareil d’État sont structurellement sous l’influence des forces sociales dominante, à l’image de l’État lui-même, et accessoirement, de leurs hommes de paille gouvernementaux.
         C’est un des aspects fondamentaux de cette société de classes, partagée en deux, avec d’un côté les forces du profit, et de l’autre, la classe des producteurs. A Argenteuil où les « élites » bourgeoises sont en nombre infime, cette classe s’identifie à l’énorme majorité des habitants de cette ville populaire et laborieuse.
         Bien évidemment, nous sommes, et c’est humain, chacun d’entre nous enclins à rêver ou à croire aux miracles. Mais rapidement, la réalité vraie nous rattrape.
         Bref, face à la municipalité et à ses alliés, à nous de continuer à nous faire entendre.
         Nous savons que nous avons le soutien de l’énorme majorité des habitants. C’est une force potentielle gigantesque. DM

lundi 9 septembre 2019

Fraude patronale, c’est nettement la plus coûteuse !


Comment détourner le regard sur cette réalité scandaleuse…

 

Deux députées de la majorité présidentielles ont achevé un rapport sur ce qu’elles appellent la fraude sociale. Entre phrases à double sens et approximations douteuses, elles ont laissé entendre que des millions de personnes percevaient indûment des allocations sociales. Le tout assaisonné d'une petite pincée de sous-entendus sur les étrangers.
Tout cela est faux car, le plus souvent, cette prétendue fraude correspond à des erreurs régularisées par la suite. On peut aussi relever que les montants cités ne représentent qu'une goutte dans l'océan des milliards versés chaque année au grand patronat au nom de l’aide à l’emploi... et sans qu’il y ait d’emplois créés ! Mais cette fraude-là, ces élues ne l’ont même pas évoquée car c’est le gouvernement qu’elles soutiennent qui l’organise…

Services des Finances : non aux suppressions de postes !


Des conséquences désastreuses sur les contacts directs avec ces services



Macron avait laissé entendre qu’il revenait sur la décision de supprimer 120 000 postes de fonctionnaires annoncée durant sa campagne présidentielle. Mais Darmanin, ministre des Comptes publics, vient d’annoncer la suppression de plus de 5 700 postes au fisc et aux douanes d’ici 2022. Cela porterait à 10 000 le nombre de suppressions de postes depuis 2017 dans ces services.
Pour les agents qui garderaient leur poste, cela se traduira par des réorganisations en cascade avec la fermeture de trésoreries dans certaines régions qui entraîneront des mutations forcées, comme cela se passe dans le Val d’Oise. Quant aux usagers, ils n’auront d’autres choix que de se débrouiller sur internet ou de faire des dizaines de kilomètres supplémentaires pour avoir quelqu’un en vis-à-vis.
Les syndicats des Finances appellent à une journée de grève le 16 septembre prochain. Il y a toutes les raisons de combattre cette politique de réduction des services au public aux conséquences néfastes pour tous !

Migrants : affirmer notre solidarité avec nos frères de classe


A Limoges, une manifestation réussie




Plus de 300 manifestants ont défilé ce samedi 7 septembre dans les rues de Limoges, de la préfecture à la mairie, en passant par le Forum des associations et le tribunal administratif, en soutien aux migrants de nouveau menacés d'expulsion.
Délogés en juin des locaux qu'ils occupaient prés de la fac de lettres, une centaine ont trouvé refuge dans des locaux industriels désaffectés, avenue de la Révolution. Les propriétaires des locaux viennent de les assigner au tribunal et ils sont encore une fois menacés d'être mis à la rue. L'audience qui devait avoir lieu lundi 9 septembre serait repoussée, très certainement au vu de l'émotion et de la mobilisation assez réussie, qui a surpris en ce tout début de septembre.
Comme l'ont scandé les manifestants : des papiers et un toit pour tous !
La liberté de circulation et d'installation pour tous ceux qui le souhaitent, c'est le minimum que tous les travailleurs doivent exiger pour ceux qui sont nos frères de classe et qui, en rejoignant le monde du travail, peuvent être un renfort pour le mouvement ouvrier !

Rentrée scolaire dans le Val d’Oise : Vauréal, Montmorency… Correspondances


Vauréal : les suites de l’incendie de juin dernier.

 
                                                       Photo Le Parisien-95

Juste avant le bac, un incendie a touché une partie du lycée de Vauréal. Pour assurer un fonctionnement optimal en cette rentrée, une partie des cours sera assurée dans l’enceinte du collège proche. Pourquoi pas. Mais cela nécessite une organisation assez compliquée, car les âges des élèves sont très différents, et plein de questions basiques se posent (casiers, circulation, toilettes…). Les parents et les professeurs auraient pu proposer des choses, donner leur avis, faire des recommandations. Pour cela il aurait fallu les consulter. Hélas, prendre les avis des premiers concernés n’est vraiment pas une habitude dans notre société. A l’école comme ailleurs.

Montmorency : un lycée désorganisé.

Au lycée Jean Jacques Rousseau de Montmorency, la réforme du lycée a des conséquences catastrophiques. Les emplois du temps ressemblent à du gruyère. Des élèves peuvent arriver en cours de spécialité sans savoir ni quelle matière, ni quelle salle, ni quel professeur ils ont. Certains professeurs ont des journées de travail absurdes (1 heure de cours à 8h puis 1 heure de cours à 17h). Des élèves ont 6 heures d’affilée une après-midi (12h30-18h30). Bref, professeurs et parents demandent que la rentrée soit décalée le temps que tout ou presque tout soit prêt. Les professeurs ont été obligés de se déclarer « en grève » la semaine passée afin de se réunir pour proposer des emplois du temps qui ressemblent à quelque chose de valable, et pour en discuter avec parents et lycéens.