jeudi 5 septembre 2019

Argenteuil : élections municipales de mars 2020, notre petite chronique (8). Aussitôt installés, les panneaux aussitôt démontés…


Serait-il tombé dans le panneau ?

Les mêmes en 2019... mais problème : c'est à 6 mois des élections municipales

Il n’y avait pourtant pas longtemps qu’ils avaient été installés mi-août, avenue Gabriel Péri, ces fameux panneaux de propagande municipale ! Ils n’étaient tout de même pas réservés seulement aux habitants d’Argenteuil qui n’étaient pas partis en vacances en août ?
         En tout cas, ces très nombreux panneaux ont été retirés fissa ces derniers jours.
         Comme nous le pressentions, un problème de légalité en lien avec les prochaines élections municipales de mars 2020 concernant les maires sortants ?
         Il n’y avait personne pour conseiller la municipalité ? Pas de « cabinet » ? Ses membres à se dorer la pilule sur les plages, en lisant un bon polar ?
         Ah l’amateurisme quand tu nous tient !

mercredi 4 septembre 2019

Et pendant ce temps-là des femmes sont tuées


Une société fondée sur les inégalités et les oppressions de toutes sortes.



Samedi 30 août, une femme a été assassinée par son compagnon. C’est la centième depuis le début de 2019, qui risque de battre le sinistre record de 2018 où 121 femmes avaient ainsi été tuées.
Fin août à Paris, des manifestants ont dénoncé ces crimes et l’inaction du gouvernement. Depuis que ce dernier a annoncé ce qu’il appelle un « Grenelle des violences faites aux femmes », 27 d’entre elles ont été tuées par leur conjoint ou ex-conjoint : une tous les deux jours.
Une preuve quasi quotidienne de la barbarie de cette société fondée sur les inégalités et les oppressions de toutes sortes.


On nous informe


Le mouvement Femmes Solidaires organise demain jeudi 5 septembre au Figuier blanc une projection-débat autour du film “Papicha”, projeté en avant-première en partenariat avec le cinéma Le Figuier Blanc et le lycée Jean Jaurès...
Ce film qui évoque les sombres années 1990 à Alger fait écho aux espoirs que suscite le contexte de ces derniers mois en Algérie... Il permettra aussi le rappel de la campagne "Génération non sexiste" de Femmes Solidaires et l'actualité du Grenelle contre les violences faites aux femmes....
Au plaisir de vous retrouver jeudi 5 septembre à 14 heures.



Médef : « confessions de grands patrons, laisse-béton ! »


Quand le patronat parle des inégalités



C’est dans le très chic 16ème arrondissement de Paris, à l’hippodrome de Longchamp, que le Medef, principal syndicat patronal, a fait sa rentrée en débattant sur le thème… des inégalités.
Le chef du Medef a admis que « la prospérité n’a pas été équitablement répartie ». Difficile de le nier quand on parle devant un parterre de patrons qui en connaissent un rayon en matière d’exploitation.
C’est donc sans surprise qu’ils ont ovationné Sarkozy, invité de la fiesta patronale, quand il leur a déclaré que la « recherche de l’égalité ne va pas dans le bon sens ». Et ses amis les grands patrons y sont pour quelque-chose.

Urgences : 233 services sur 474 sont désormais en grève


Il y a Urgences… partout



233 services d’urgences hospitalières sur 474 sont désormais en grève. Manque de moyens et de personnel, surcharge de travail, salaires bloqués… depuis cinq mois, le mouvement n’a cessé de s’étendre parmi les infirmières et aides-soignantes. Et les médecins urgentistes parlent de le rejoindre.
Mais selon la ministre de la Santé, il n’y a pas le feu au lac : « La situation reste stable ». Qu’est-ce qu’il lui faut ? Que toutes les Urgences se mettent en grève ? Et que tous les hospitaliers fassent entendre leur ras-le-bol ?

Argenteuil, l’Impressionnisme, le Cubisme, Georges Braque, un patrimoine à préserver... à condition de s’y intéresser de près


Effectivement quand ces messieurs confondent l’Impressionnisme et le cubisme, ça craint

Effectivement, une grande différence entre l'Impressionnisme et le Cubisme revu par la municipalité (ci-dessous)


Dans le cahier spécial de « Ma Ville » consacrée au développement économique, les auteurs ont fait une erreur grossière à propos du « patrimoine exceptionnel de la Ville, en incorporant Georges Braque parmi les peintres impressionnistes ayant peint Argenteuil. Sur le sujet, nous avons reçu copie du courrier suivant envoyé au « cabinet » du maire qui supervise ce genre de publication : « Madame ,Monsieur,
Je lis attentivement le journal de la ville d'Argenteuil et j'ai constaté dans ce numéro spécial, une erreur fondamentale à propos du peintre Georges Braque né à Argenteuil .
A la page 5 dans l'encadré en couleur intitulé "Un patrimoine exceptionnel"
vous mettez Georges Braque dans la liste des peintres impressionnistes qui ont peint Argenteuil et la Seine.
Braque,fauviste puis pionnier du cubisme avec son ami Picasso ,né en 1882 a quitté Argenteuil vers l'âge de 9ans.avec sa famille pour Le Havre.
A ma connaissance il n'est jamais revenu à Argenteuil et n'a évidemment jamais peint ni la ville ni les berges de la Seine.
Par contre ses parents sont enterrés au cimetière d'Argenteuil.Leur tombe est bien visible et cela pourrait intéresser les Argenteuillais. La mère de Georges Braque avait acheté une concession lorsque la famille vivait à Argenteuil.
Son père et son grand-père étaient entrepreneurs de peinture
en bâtiment,  et pour les enseignes. Son père était aussi un peintre du dimanche .Lui a pu peindre Argenteuil ,l'île Héloïse et les berges de Seine ?
Braque ne manque par d'évoquer dans ses oeuvres l'héritage de son père en représentant  des planches de bois et autres matières sans oublier les lettres au pochoir. ..

Georges Braque a suivi des études techniques comme son père. 

Après ses études au Havre ,il part à Paris à 18ans où il est employé comme apprentit chez un ami et ancien employé de son père. 

Voilà quelques moments fiables,je pense, de la jeunesse de Georges Braque qui est à l'origine d'un tournant essentiel dans l'histoire mondiale de la peinture et de la sculpture le Cubisme tout comme Claude Monet pour l'Impressionnisme.

Quel patrimoine exceptionnel pour la ville d'Argenteuil ! Vous avez tout à fait raison...

Bien à vous.

C.C. »

Argenteuil, Petite chronique des élections municipales de mars 2020 (7)



Partir de la situation du monde du travail, de ses difficultés, des conséquences locales, et des limites de l’action possible




Dans un communiqué, l’annonce vient d’être faite de l’arrivée d’un nouveau postulant pour les élections municipales de mars prochain à Argenteuil : « Argenteuil Commune, Citoyenne, Égalités », montée à l’initiative de la France Insoumise, du PCF, et des partisans locaux d’Hervé Hamon, en particulier.
Cette initiative revendique une « Ville citoyenne », une « ville des droits, égaux pour tous, et plus de services publics de qualité », une « ville active et des emplois durables pour nos habitants », une « ville écologique », une « ville solidaire ». Bref rien de très nouveau, et sans nul doute que l’on retrouvera ces thèmes passe-partout dans bien des programmes, et de tous bords.
En tout cas, rien sur la société de classes dans laquelle la gestion des villes s’opère, rien sur le monde du travail dont la situation ne cesse de se dégrader, particulièrement dans une commune extrêmement populaire comme Argenteuil, recul qui profite au monde des riches, certes qui n’habitent pas pour l’essentiel la localité. Rien ne peut se faire sans partir de ce constat et des difficultés qu’il entraîne, même pour ceux qui veulent gérer avec les meilleures intentions du monde…
A aucun moment, notre parti, Lutte ouvrière, n’a été convié pour discuter de cette initiative.
Certes, en juin dernier, j’ai personnellement été contacté par un émissaire de la France Insoumise, en tant, apparemment, que « citoyen » respectable, « digne » de participer à cette initiative. Ma réponse a été d’affirmer que j’étais militant d’un parti, Lutte ouvrière, que s’ils voulaient que nous en discutions collectivement, il suffisait de me transmettre un texte circonstancié accompagné d’une demande de RDV. Il n’y a jamais eu de suite. Dominique M., pour Lutte ouvrière-Argenteuil

mardi 3 septembre 2019

Éditorial des bulletins Lutte ouvrière d’entreprise du lundi 2 septembre 2019


Retraites : préparer la riposte du monde du travail



Alors qu’il affichait au début de l’été sa détermination à engager rapidement une réforme des retraites, le gouvernement a changé d’attitude. « On va prendre un an, un petit peu moins d'un an », a déclaré en fin de semaine le ministre de l’Action et des comptes publics Gérald Darmanin. Le même jour, tout en expliquant que le futur projet de loi serait « présenté au Parlement lors des mois qui viennent », le Premier ministre Édouard Philippe a insisté à son tour sur le fait qu’il fallait « prendre le temps d’en parler ».
Le ton et la méthode tranchent avec l’attitude provocante qui était celle de Macron et de ses ministres il y a un an. Entre temps, le mouvement des gilets jaunes et le large soutien dont il a bénéficié ont montré que le mécontentement des classes populaires est général et profond. Le gouvernement redoute qu’il ne se manifeste à nouveau à l’occasion de la réforme des retraites. C’est pourquoi il préfère la repousser au-delà des élections municipales de mars 2020.
Le ballet des rencontres entre représentants du patronat et des organisations syndicales va commencer les 5 et 6 septembre et un calendrier va être annoncé. À ces réunions dans les ministères, le gouvernement parle d’ajouter une « consultation citoyenne », peut-être à la façon du « grand débat » organisé pour servir d’étouffoir à la colère exprimée par les gilets jaunes.
Mais la concertation dont Macron et ses ministres nous rebattent les oreilles ces temps-ci se résume simplement : « Cause toujours, et à la fin je décide ! » Le gouvernement n’a pas renoncé à s’attaquer aux retraites. En se livrant à cette mascarade, il cherche à obtenir la caution des confédérations syndicales et tente de faire croire que son projet bénéficie de l’assentiment de la population.
En juillet, le politicien de droite Jean-Paul Delevoye, actuellement haut-commissaire à la réforme des retraites, a rendu publiques les pistes envisagées : suppression des régimes spéciaux dont bénéficient encore certaines catégories, notamment dans la fonction publique ; la pension ne serait plus calculée sur les 25 meilleures années ou les six derniers mois mais sur toute la carrière, ce qui entraînerait forcément une diminution, et ce calcul reposerait sur un système de points dont le gouvernement se réserverait le droit de fixer la valeur ; instauration d’un « âge pivot » à 64 ans pour obtenir une retraite pleine.
Macron a déclaré récemment que rien n’était décidé et qu’il préférait « qu'on trouve un accord sur la durée de cotisation plutôt que sur l'âge. » Mais augmenter la durée de cotisation revient à retarder l’âge du départ ! Quel que soit le moyen utilisé, le résultat reste le même : faire travailler les salariés plus longtemps, ou les maintenir plus longtemps au chômage, puisque c’est la situation de près de la moitié des plus de 55 ans ; et de toute façon, amputer les retraites de tous.
Le gouvernement prétend mettre en place un système plus juste mais c’est une justice à la sauce patronale, qui consiste à imposer une régression à toutes les catégories de salariés ! La réforme que prépare Macron est un nouvel épisode dans la guerre menée au monde du travail par la classe capitaliste et les gouvernements à son service.
Pour accroître leurs profits dans un contexte de crise et de concurrence exacerbée, les capitalistes font reculer le niveau de vie des travailleurs par tous les moyens, en aggravant l’exploitation, la précarité et en imposant les bas salaires. De leur côté, quelle que soit leur couleur politique, tous les gouvernements n’ont cessé depuis des années de consacrer une part croissante des finances publiques à satisfaire les exigences du grand patronat et des banques. L’éducation, le système de santé, la retraite, tout ce qui est le plus essentiel pour les travailleurs est sacrifié pour favoriser les profits d’une minorité de riches bourgeois !
Des journées de mobilisation sont organisées contre cette réforme des retraites, dont celle proposée par la CGT le 24 septembre. Ce sont des occasions à saisir pour commencer la mobilisation contre l’ensemble des attaques.
Emplois, salaires, retraites : les capitalistes mènent la guerre sur tous les fronts. C’est collectivement, en tant que classe sociale aux intérêts communs, que les travailleurs pourront mettre un coup d’arrêt à cette offensive contre leurs droits et leurs conditions de vie. Nous sommes le nombre, nous faisons fonctionner la société, nous en avons la force si nous en avons conscience.
Montrons au gouvernement qu’il a raison de craindre les réactions de colère des travailleurs !

Drame de Lyon, retraites, éducation, droit des femmes, Nathalie ARTHAUD à LCI-midi hier 2 septembre