jeudi 18 juillet 2019

SNCF, passages à niveau, un nouveau drame


Tous sont dangereux, à Argenteuil y compris

 
Cela n'a guère changé

Une femme et trois enfants sont morts, lundi 15 juillet, lors du franchissement d’un passage à niveau situé à Avenay-Val-d’Or, près de Reims. Percutée par un TER, la voiture a été projetée une cinquantaine de mètres plus loin.
Une enquête est en cours pour connaître les circonstances exactes de l’accident. Mais tout de suite, le PDG de SNCF réseau, Patrick Jantet, a tenu à préciser que ce passage à niveau « n’était pas classé dans la liste des passages à niveau sensibles. » Cette liste en compte actuellement 155, puisque dans les 437 suppressions de passages dangereux prévues dans le plan de sécurisation lancé en 1997, seules 282 ont été réalisées en plus de vingt ans !
Mais qu’il ait été « sensible » ou non, « entretenu » ou non, il n’en reste pas moins que ce passage à niveau a tué quatre personnes. Ce n’est pas le seul à être meurtrier, 35 à 40 personnes meurent chaque année dans les mêmes circonstances. Tous ces passages sont dangereux, quelles que soient les responsabilités des uns et des autres. Mais pour les pouvoirs publics, qui traînent déjà à supprimer ceux qu’ils classent dangereux, il n’est pas question de les remplacer tous par des souterrains ou des ponts, seule façon d’éviter la collision entre un train et une automobile.
         Argenteuil est particulièrement concernée par la présence de passage à niveaux. Il en existe deux, très fréquentés, l’un, celui des Courlis, au débouché de la zone industrielle du Val ; l’autre, rue de Verdun, menant au quartier des Côteaux et au Val également.
         Il y a quelques semaines, j’ai été confronté à la situation suivante. Étant au point de franchir en voiture celui des Courlis, alors que j’étais sur le passage des voies, le signal sonore s’est mis à sonner. Certes, pas de problème pour franchir le passage. Comme de bien entendu, les barrières n’étaient pas encore en mouvement. Mais ce qui nous a frappés, alors que nous étions dans la rue qui longe les voies, c’est l’arrivée seulement quelques secondes plus tard du convoi.
         Comme nous l’écrivons plus haut, tous les passages à niveaux sont dangereux. Ils doivent être supprimés. DM

Argenteuil Territoriaux d’Argenteuil, un transfert qui concerne en premier lieux les agents territoriaux concernés


Recherche locaux désespérément
 
Dans le cadre du projet de construction d’un nouveau groupe scolaire rue Dunant, la présence de l’atelier municipal de couture pour les écoles derrière le Centre de santé est remise en question. Il devait avoir quitté les lieux au 1er juillet, mais devant l’incongruité de ce délai, celui-ci a été reporté au 1er octobre prochain, avant qu’il soit à nouveau changé…
         En attendant, la municipalité rechercherait un point de chute pour son transfert. Mais, soit il y a un problème d’accès, soit il y a un problème d’amiante, mais, pour l’instant, cette recherche est au point mort.
         Mais ce n’est pas à la nouvelle Maison de quartier d’Orgemont-Joliot-Curie qu’il y a tout un étage inoccupé, dont une partie ferait donc l’affaire pour ce service ?
         Vraiment, en cherchant bien…

Bonnes lectures de l’été (5) : Pier Paolo Pasolini, Une vie violence, éditions 10-18


Une vie violente

 


Heureusement qu’il y a des brocantes pour retrouver un certain nombre de livres qui n’ont pas forcément été réédités mais qui valent le détour d’une lecture. Telle a été ma découverte d’ « Une vie violente » de l’écrivain et cinéaste italien Pier Paolo Pasolini, paru en 1959.
         On retrouve dans ce roman l’atmosphère des quartiers populaires des grandes villes romaines de ces années-là, marquée par la pauvreté, la délinquance, mais aussi, plus diffuse, par l’activité du Parti Communiste italien d’alors.
         C’est surtout cette délinquance que l’auteur évoque, une délinquance bien cruelle pour ceux qui la croise mais également pour les délinquants eux-mêmes.
         Finalement, un roman sur la délinquance d’aujourd’hui dans bien des quartiers des villes d’ici n’aurait guère à ajouter sur ce que nous conte avec brio -c’est du vécu- Pasolini. Et pourtant, nous sommes 60 ans plus tard, mais lorsqu’il y a la pauvreté et l’inculture, les mêmes situations provoquent toujours les mêmes problèmes.
         En tout cas, un bon supplément à tous ceux qui ont aimé le long récit d’Elena Ferrante, Une amie prodigieuse, une autre bonne lecture toujours d’actualité

mercredi 17 juillet 2019

De Rugy et cie : des serviteurs de la bourgeoisie, sans convictions, mais pas sans appétit


Une carrière classique d'arriviste

De Rugy du temps où il avait rejoint Europe Ecologie les Verts 
Du temps, où De Rugy était chez les Verts
De Rugy du temps où il avait rejoint Europe Ecologie les Verts De Rugy du temps où il avait rejoint Europe Ecologie les Verts
De Rugy, l'ex-numéro 2 du gouvernement, vient de démissionner. Il s'était fait épingler par Médiapart pour ses diners fastueux et autres dépenses inconsidérées payées avec l'argent des contribuables.
Cet écologiste a fait montre tout au long de son parcours politique d'une flexibilité à toute épreuve afin de s'assurer le soutien des puissants du moment. Passé par plusieurs partis écologiques avant de rejoindre celui qui avait le vent en poupe, il a obtenu le soutien d'Ayrault, alors maire PS de Nantes, pour obtenir une circonscription lui permettant de devenir l'un des rares députés écologiste de l'époque. Allié du PS, il a même voulu le représenter à la dernière présidentielle avant de renier son engagement public et télévisé de soutenir le gagnant de la primaire socialiste. Il s'agissait alors pour lui de rejoindre Macron mieux placé dans les sondages.
Remplaçant Hulot comme ministre de l'écologie, il avait choisi comme chef de cabinet la préfète qui avait mené le combat contre les écologistes de la ZAD de Notre Dame des Landes... qu'il a immédiatement licencié dès qu'elle a été épinglée par Médiapart à son tour.
Bref, une carrière classique d'arriviste sans beaucoup de scrupule, significative du personnel politique chargé de défendre les intérêts de la grande bourgeoisie. Un domestique qui n'a pas résisté à l'envie de singer le train de vie de ses maîtres.

 

Violence policière à Nice : dessaisissement du parquet de la ville


Petite bavure entre amis

 


Le parquet de Nice a été dessaisi du cas de Geneviève Legay, cette manifestante blessée par une charge de police à Nice le 23 mars.
Le procureur de la République de Nice avait dans un premier temps affirmé, contre toute évidence, que la police n'était pas en cause. Il avait ensuite confié l'enquête à la conjointe du policier responsable des opérations le jour de l'incident. Devant la suspicion légitime que suscitait la procédure, le dossier a été confié à un autre tribunal. Sera-t-il plus impartial ? Espérerons-le pour Geneviève Legay et ses soutiens.

Homéopathie, Boiron : Chantage à l’emploi à dose non homéopathique


La seule santé soignée, c’est celle de leurs profits

 


Après l'annonce du déremboursement progressif de l'homéopathie par la Sécurité sociale, la famille Boiron et la directrice du groupe, spécialisé dans l'homéopathie, se lancent dans un grossier chantage à l'emploi. Ils sont soutenus par Collomb, maire de Lyon et par Bonnell, député LREM du Rhône qui font mine de se préoccuper de l'avenir des travailleurs.
101ème fortune française, à la tête d'une entreprise qui a accumulé des centaines de millions d'euros de profits depuis des années, les Boiron pourraient parfaitement conserver tous les emplois et reconvertir leurs laboratoires dans la production de médicaments dont l'efficacité a été établie en utilisant leur fortune pour cela.
Mais Boiron dans l'homéopathie, comme Sanofi, Merck et les autres dans la production de vrais médicaments n'ont que faire des emplois. La seule santé qu'ils soignent, à coup d'argent public, c'est celle de leurs profits.

Argenteuil, « Argenteuil avec nous » et leur souhait d’amnésie


Argenteuil peut-être, mais certainement pas les travailleurs qui ont de la mémoire

 


Si nos modestes recoupements sont justes, c’est l’ex-équipe de « Fiers d’être Argenteuillais » qui se cache derrière « Argenteuil avec nous » dont les affiches oranges très peu explicites ont fait leur apparition sur les panneaux d’affichage. Bref, une sorte de lifting !
         Ces gens-là auront beau travailler leur nouvel peau, rien ne pourra effacer ce qu’a fait leur toujours chef de file : le soutien inconditionnel à la loi El Khomri, l’état d’urgence, le projet de déchéance de la nationalité, le 49-3, le costume de porte-parole du sinistre Valls…
         Une sorte de réplique à l’échelle nationale de ce que son successeur a appliqué à l’échelle locale !
         Quant à ceux d’hier qui le suivent, les a-t-on une fois entendus de 2012 à 2017 prendre leur distance publique avec les prises de position de leur mentor ? Jamais.
         L’amnésie est un fléau, comme nous le rappellerons sans cesse ! 

         Vouloir remplacer le maire actuel est certes une intention totalement légitime. Mais certainement pas en le remplaçant par l’ancien qui a fait tellement de mal au monde du travail. En tout cas, la population prenant en main elle-même ses destinées, face à l’un comme à l’autre, c’est une voie totalement concevable. Pour agir, nous n’avons besoin ni de petits notables ni de sauveurs suprêmes intéressés en premier lieu par leur carrière. (Voir également la brève sur De Rugy ci-dessus)

 

Bonnes lectures (5) : Robert Margerit, Mont-Dragon, Éditions de la table ronde


Des chevaux et comme une île

 


Voilà un roman très particulier, loin des milieux sociaux qui nous intéressent habituellement. Un lieu reculé du Massif central. Un manoir habité par des nobles sur le déclin. Et puis, une histoire de chevaux. Et l’arrivée d’un maître de manège qui bouleverse une atmosphère tranquille.
         C’est de la littérature, entre rêve et réalité, entre amour des chevaux et érotisme.
         Sauf que cela se passe en plein milieu de la Seconde guerre mondiale dont les échos ne parviennent dans le lieu et le temps du roman que de très, très loin…
         Une drôle d’atmosphère, mais un bon moment d’une littérature qui se lit facilement et qui n’est pas sans intérêt. Un vrai roman donc.