vendredi 5 avril 2019

SNCF, drame de Brétigny-sur-Orge, une confirmation supplémentaire de ce que l’on savait déjà


Économies assassines



Un document interne révélé par la presse montre la responsabilité totale de la SNCF dans le déraillement d’un train à Brétigny-sur-Orge qui, en juillet 2013, avait tué sept personnes et fait une trentaine de blessés.
Un déficit de plus de 200 agents, un manque patent d’agents d’entretien dans cette zone, des alertes de la direction générale francilienne de l’entreprise exhortant la direction de la SNCF à « passer en mode gestion de crise », autant de signaux qui mettent en cause la politique d’économies faites sur le personnel d’entretien.
Les voyageurs doivent supporter chaque jour les retards, les trains bondés, et autres problèmes liés à ces économies. Des économies qui, parfois, tuent.

Une nouvelle panne, électrique nous a-t-on dit, a largement perturbé la ligne J hier matin. Ce n’est ni la première… ni la dernière, tant que la SNCF ne prendra pas à bras le corps le problème, en embauchant la totalité des cheminots nécessaires.

Macron, le débat, les maires, mais « entre soi », visite en pays breton


Une ville en état de siège !

 
Et puis, qu'est-ce ces manants bretons qui veulent manifester ?

La visite de Macron à Saint-Brieuc n’est pas passée inaperçue. D’abord, un tiers des maires invités ne se sont pas rendus à la grand-messe, mais il y en a quand même eu 600, toutes tendances confondues, qui se sont précipités pour répondre à son invitation.
Le dispositif policier déployé était impressionnant. Tout le secteur était bouclé, parkings et rues interdites ainsi que les manifestations en tous genres y compris sportives ! Apparemment prendre en otage ainsi la population ne gêne pas certains élus qui sont pourtant les premiers à hurler à l’atteinte aux libertés quand des salariés manifestent contre la politique du gouvernement.
Que ne ferait-on pas pour obéir à son maître !

Région Ile de France, Valérie Pécresse, le livre certes, mais pas trop


Le numérique certes, mais la défense du Livre ?

 
Certes le numérique, mais le Livre !

Avec la mise en place des nouveaux programmes de lycée, la région Ile de France se dirige vers la mise en place du tout numérique pour les « manuel » des lycéens, dont un des aspects annexe est l’octroi d’un ordinateur ou d’une tablette pour chacun de ces derniers. Ce n’est pas encore une obligation totale pour tous les lycées, mais cela en prend la voie.
         Ce sont les producteurs d’ordinateurs et de tablettes qui se frottent les mains. Quant aux « éditeurs » de manuels numériques, ils garderont leurs profits grâce aux droits induits par chacun des manuels. Numériques.
         Quant aux élèves, on peut considérer qu’ils n’y gagneront guère. Certes, moins de poids dans le sac-à-dos, mais encore moins d’apprentissage du livre, et toujours plus d’écran !
         Quant aux libraires, dont ces commandes représentaient un élément essentiel de leur survie, on espère que la présidente de la Région Ile de France leur a prévu une compensation !

Argenteuil Jean Vilar / Héloïse, une information du Comité Jean Vilar (sur Facebook)





Une information du Comité jean Vilar dont je suis un des membres fondateurs, information rédigée par Frédéric Lefebvre-Naré, qui complète largement ce que nous avons dit hier sur le sujet. DM

« Merci aux plus de 220 contributrices et contributeurs à l’enquête publique !

Merci aux plus de 220 contributrices et contributeurs à l’enquête publique environnementale sur le projet « Cap Héloïse » de la municipalité d’Argenteuil et du promoteur Fiminco.
C’est une participation remarquable, et même exceptionnelle pour un projet ponctuel ; c’est plus du double de la participation à l’enquête de 2017 sur la modification spéciale du PLU pour permettre ce même projet.
Pourtant, grâce à la grande discrétion de la municipalité sur ce projet au point le plus fréquenté de notre ville, une grande partie sinon la majorité des Argenteuillais en ignorent encore l’existence. Et parmi ceux qui ont entendu parler du projet, beaucoup le croyaient abandonné, et beaucoup le croyaient acquis et irréversible.
Et pourtant, c’était précisément le moment de donner son avis aux autorités, avant qu’elles délivrent les autorisations qui conditionnent ce projet !
Pour une personne qui en était informée et qui souhaitait donner son avis, participer à l’enquête publique restait un parcours du combattant :
— la première et seule permanence des commissaires-enquêteurs accessible aux actifs (tenue en-dehors des heures de travail habituelles) était… le 30 mars, tout dernier jour d’enquête.
— les documents de l’enquête parallèle sur la vente du terrain (« déclassement du parking ») ont été mis en ligne… l’avant-dernier jour.
— pour donner son avis, aucun questionnaire en ligne, aucune page sur les réseaux sociaux, aucune forme de bulletin de vote… rien de ce qui est habituel aujourd’hui dans d’autres contextes. Pour participer, il faut prendre sa plume et rédiger, ce qui entérine une grande inégalité entre citoyens, selon leur niveau d’études, leur activité professionnelle, leur aisance avec la langue française.
Le nombre et la diversité des participations touchent d’autant plus. Nous faisons confiance aux commissaires-enquêteurs pour en témoigner dans leurs conclusions.

Les 7 contributions favorables au projet indiquaient malheureusement peu de raisons de lui attribuer le « développement » ou la « dynamique » que ces contributeurs espèrent, comme nous l’espérons.
Les plus de 200 contributions opposées au projet évoquent une soixantaine de sujets différents. Les plus cités ont été l’inutilité d’un centre commercial similaire à Côté Seine à 400 mètres de celui-ci ; l’accès aux berges de Seine ; l’absurdité de construire en zone inondable, notamment des logements, alors que 97% d’Argenteuil n’est pas inondable ; la préférence pour les espaces verts et l’ensemble arboré remarquable constitué par les plantations sur l’île ; l’argent des contribuables investi dans le Figuier Blanc, à valoriser en priorité.
220 personnes et associations différentes se sont exprimées dans l'enquête publique environnementale ! Bien !
(Je compte pour 1 une contribution cosignée par plusieurs personnes ; je ne compte pas les contributions mal classées ou hors sujet déjà raturées par le commissaire enquêteur) ;
7 en faveur du projet ;
7 avis partagés ;
206 en défaveur du projet.
(Même proportion que dans l'enquête publique sur le PLU, 91 contributions dont, de mémoire, 3 pour le projet et 2 neutres). »

jeudi 4 avril 2019

Enseignement : une grande journée de grève aujourd’hui. Un article de notre hebdomadaire Lutte ouvrière n°2644 à paraître


Enseignement : la mobilisation grandit

Samedi 30 mars, d’après le ministère de l’Intérieur, il y avait 36 000 manifestants dans le pays, dont 6 500 à Paris, contre la loi Blanquer. Le mécontentement est profond dans l’Éducation nationale où, sous couvert de réformes, le ministre supprime des postes à tous les échelons.



Dans le primaire, les enseignants et les parents se sont particulièrement mobilisés. Outre les suppressions de classes, un amendement passé en catimini a provoqué la colère. Il s’agit de créer des « établissements publics des savoirs fondamentaux », dont l’objectif sera de rassembler un collège et plusieurs écoles du même secteur, sous la direction du principal de collège. À terme, cela revient à enlever à nombre de directeurs d’école leurs décharges. Ainsi ils n’auront plus le temps de recevoir les parents et de régler des problèmes administratifs. Face à la colère, Blanquer a prétendu que rien n’était obligatoire et que cela se ferait avec le consentement des équipes. Mais cela ne trompe personne. Car dans le même temps le préambule du texte sur « l’école de la confiance » rappelle « l’engagement et l’exemplarité » des fonctionnaires. Dans la manifestation, certains slogans résumaient cette demande par « Sois prof et tais-toi ! »
Même ce qui peut apparaître comme un progrès, comme l’école obligatoire à trois ans, est en fait vécu comme une nouvelle injustice : cette nouvelle disposition oblige en effet les municipalités à accroître leurs subventions aux écoles privées, alors que nombre d’entre elles manquent d’argent pour rénover les écoles publiques, voire pour en construire de nouvelles. Des pancartes dénonçaient « Blanquer, ministre de l’éducation privée et de la jeunesse friquée ».
Dans les collèges et les lycées, les moyens horaires sont encore en baisse cette année. Cela se traduit par plus d’élèves par classe, moins de dédoublements, moins d’heures pour aider les élèves ou faire des projets adaptés. La réforme du lycée et du lycée professionnel supprime également de nombreuses heures d’enseignement général.
Ainsi 2 650 postes vont disparaître dès la rentrée prochaine, un immense plan de suppressions d’emplois. Pour le mener à terme, non seulement la précarité augmente dans l’Éducation nationale, mais le ministre veut imposer plus d’heures supplémentaires aux enseignants, alors que le chômage augmente et que les conditions d’enseignement et d’apprentissage sont de plus en plus difficiles. Des enseignants obligés de faire plus d’heures, d’autres obligés de naviguer entre trois établissements différents, des enseignants contractuels, des assistants d’éducation eux aussi précaires, des vacataires : tout cela contribue fortement à diminuer le nombre d’adultes dans les établissements scolaires et donc à aggraver encore la situation des élèves, surtout dans les quartiers populaires.
Dans de nombreux endroits, les enseignants se mobilisent et cherchent à entraîner leurs collègues, pour créer, malgré des organisations syndicales bien peu déterminées, un véritable rapport de force contre ce ministre dont l’horizon se limite à faire des économies sur le dos des jeunes.

                                Aline URBAIN (Lutte ouvrière n°2644)



Demain matin vendredi sur France 2 :  Nathalie Arthaud invitée dans « Les 4 Vérités »
À 07h35


Gilets jaunes : tentatives d’intimidation. Un exemple parmi bien d’autres


Des convocations au tribunal révoltantes



Le dimanche 6 janvier, un rassemblement de Gilets jaunes se tenait à proximité du rond-point de Saint-Romain-de-Colbosc près du Havre. Les forces de l’ordre se livrèrent alors à des contrôles d’identités de personnes se trouvant à proximité.
Trois mois plus tard, le mardi 2 avril, 17 d’entre elles étaient convoquées devant le Tribunal correctionnel du Havre citées à comparaitre pour occupation illégale du domaine public. Et cela alors même que le rond-point en question n’était pas l’objet d’un blocage mais faisait office de lieu de rencontre et d’échange entre les participants. Malgré tout le procureur a requis 300 € d’amende dont 200 avec sursis, ce qui n’est pas rien pour des gens modestes. Le jugement sera rendu le 7 mai.
Ces convocations au tribunal qui se multiplient dans tout le pays n’ont d’autre but que de tenter d’intimider les participants au mouvement des Gilets jaunes, dont le gouvernement se désespère de venir à bout. Si des condamnations sont prononcées, sûr que l’indignation l’emportera sur l’intimidation !



Demain matin vendredi sur France 2 :  Nathalie Arthaud invitée dans « Les 4 Vérités »
À 07h35