mercredi 27 mars 2019
Gilets jaunes : les tribunaux ont la main lourde
8700 gardes à vue !
La ministre de la
« Justice » a fait le bilan des poursuites contre les gilets jaunes
depuis novembre : 8 700 manifestants ont subi une garde à vue, 2 000 ont
été condamnés dont 800 à de la prison ferme. La plupart ne sont pas ce qu'on
classe parmi les casseurs, loin de là !
L'État en
place n'est en rien le garant de la cohésion sociale, pas plus que de la
justice sociale, comme il le prétend lui-même et comme voudraient nous le faire
croire les mélenchonistes, socialistes et autres prétendants à la succession de
Macron. C'est un instrument, souvent brutal, destiné à préservation les
privilèges de la bourgeoisie.
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gilets jaunes
Violences policières, comme samedi dernier à Bordeaux
Halte aux violences policières
Le 23 mars, à Bordeaux, durant
l’acte 19 des Gilets Jaunes, la répression policière a été extrêmement
violente. Alors que jusque-là, la manifestation s’était déroulée dans le calme,
vers 18h, une charge de la police a repoussé les manifestants du Cours Pasteur
vers la place de la Victoire. Des deux-roues motorisés genre voltigeurs
renforçaient l’arsenal devenu classique des flash-balls, grenades lacrymogènes,
grenades de désencerclement et autres matraques.
Alors que les manifestants
fuyaient vers la Place de la Victoire, des policiers positionnés dans les rues
adjacentes les ont pris en tenaille. Des enfants ont été gazés, des personnes
âgées mises à terre, la violence s’exerçant également sur des gens
qui n’étaient même pas venu manifester. Dans une rue donnant sur la place de la
Victoire, des policiers en deux-roues ont délibérément écrasé un manifestant.
Ensuite, à 20, ils l’ont véritablement lynché, matraque à la main.
À coups de matraque, l'État, dans
son rôle bien établi de gardien de l'ordre au profit des possédants, cherche à
décourager les manifestants de revenir. Mais les manifestants défendent leur
droit à vivre dignement. Ils reviendront tant qu'on n'en aura pas fini avec
cette société d'exploitation, de misère et d'injustice.
Vendredi 29 mars
Meeting
Paris
À 20h30
Grande
salle de la Mutualité - 24, rue Saint-Victor - Paris 5e
Entrée
libre
Un départ
est prévu à 19 heures d’Argenteuil
Rendez-vous :
« Café
des 2 gares » gare d’Argenteuil sortie Orgemont
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violences policières
Iran : liberté pour Nasrin Sotoudeh
Iran :
liberté pour Nasrin Sotoudeh
Elle était déjà inculpée, suite à
ses actions menées pour défendre des manifestantes opposées au port obligatoire
du voile et arrêtées entre décembre 2017 et janvier 2018. Des chefs
d’accusation se sont ajoutés, tels que l’incitation à la corruption et à la
prostitution, les troubles à l’ordre public, le rassemblement contre le régime,
et l’insulte contre le guide suprême l’ayatollah Ali Khamenei. Cela fait des
années que Nasrin Sotoudeh mène le combat. « J’ai compris qu’ils m’ont
arrêtée à cause de ma lutte pour les droits humains, la défense des droits des
femmes et mon combat contre la peine de mort. Quoi qu’il en soit, on ne me
réduira pas au silence », déclarait Nasrin Sotoudeh à la veille de sa
grève de la faim en août dernier.
Le Conseil national des barreaux
français a lancé une pétition en ligne qui a recueilli plus de 50 000
signatures, dénonçant « le châtiment indigne auquel Nasrin Sotoudeh
vient d’être condamnée ». Il a interpellé Macron. Mais le moins qu’on
puisse dire est que le président français reste particulièrement discret.
Au même moment, en Arabie
Saoudite, le procès de dix militantes de la cause des femmes, arrêtées en mai
2018 et incarcérées depuis, s’est ouvert le 13 mars à Riyad. La sœur de Loujain
al-Hathloul, l’une des féministes arrêtées, raconte comment elle a été « maltraitée,
voire torturée entre mai et août 2018. Mais la torture a cessé depuis
août. »
Tout cela se passe à l’heure où
l’Iran vient d’être nommé à la commission des droits des femmes de l’ONU. Il
est vrai que c’est aux côtés de l’Arabie saoudite, deux pays experts en quelque
sorte !
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combat des femmes
Argenteuil « Défense de Jean Vilar » et « Sauvegarde de l’île » :
Jeu de piste
Je suis allé porter mes
contributions à chacun des enquêteurs. Malgré la bonne volonté d’employés
municipaux à l’écoute, il n’était pas facile de rejoindre ces derniers. Il est
vrai que les deux permanences avaient lieu aujourd’hui à la même heure, et que
cela ne facilitait pas les choses.
Cela
ne facilite pas les choses d’autant plus lorsque l’on n’y met pas les moyens.
Le fléchage se réduisait à rien, et les espaces où les enquêtes avaient lieu
étaient trop exigus au vu du nombre de participants.
Pourtant
quand elle le veut, la municipalité sait se donner les moyens idoines. Elle l’a
encore montré la semaine passée en neutralisant purement et simplement le
Figuier blanc pour sa soirée religieuse.
Elle
dispose au 3ème étage de la mairie de salles adaptées à ce genre de
réunion. Les mettre à disposition des enquêtes publiques aurait non seulement
l’avantage de les réaliser dans les meilleures conditions, de montrer l’intérêt
qu’elle y porte, mais aussi de faire visiter en même temps le QG de la maison,
commune paraît-il.
A
l’occasion des deux permanences d’aujourd’hui, nous avons pu donner
connaissance aux enquêteurs du texte de la pétition que nous avions fait
massivement signer à l’automne 2017. Les 5000 signatures recueillies en un mois
et demi à ce moment-là, en ne touchant certes qu’une petite partie des Argenteuillais, nous
avaient convaincus du large refus de la population du projet « Cap
Héloïse » et de son attachement à une salle municipale Jean Vilar où elle
a vécu, à un moment ou à un autre, tant de bonnes choses.
Jusqu’à
ce samedi, on peut transmettre sa contribution, en la remettant à l’enquêteur
lors de son horaire de présence, ou bien par internet, ou bien en allant porter
cette contribution au service « droits du sol », rez-de-chaussée de l’hôtel
de ville, au fond du couloir de gauche, durant les horaires d’ouverture de la
mairie jusqu’à samedi midi.
Autorisation environnementale sur l’étude d’impact
liée au permis de construire.
Dernière permanence du commissaire enquêteur samedi 30
mars de 9h00 à 12h00.
Déclassement
du parking desservant les salles Jean-Vilar et Pierre-Dux appartenant au
domaine public routier communal.
Dernière permanence du commissaire enquêteur amedi 30
mars de 9h00 à 12h00.
A l’Hôtel de
ville
Par internet
Adresse à
laquelle envoyer ses observations concernant l'enquête publique :
En indiquant
comme objet de votre mail : "EP-Pôle-Héloïse-Argenteuil".
Vous pouvez
écrire directement vos observations.
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défense de Jean Vilar,
enquêtes publiques
mardi 26 mars 2019
Éditorial des bulletins Lutte ouvrière d’entreprise du lundi 25 mars 2019
Un million de Britanniques
environ ont manifesté samedi contre le Brexit, lors d’une des marches les plus
massives que le pays ait connues. Le Parlement se déchire depuis des mois pour
savoir s’il doit ratifier l’accord négocié avec l’Union européenne (UE). Et nul
ne sait si et quand le Brexit aura lieu, ni quelles en seront les conséquences.
Il est d’ores et déjà manifeste
que, pour les travailleurs britanniques, le bilan n’est pas celui que
promettaient les démagogues. Le pays, disaient-ils, retrouverait sa
souveraineté. À les entendre, l’argent donné à l’UE serait désormais utilisé
pour améliorer le service de santé, et le niveau de vie progresserait. Trois
ans après, l’avenir radieux promis par les marchands d’illusions s’est
transformé en cauchemar.
Les économies des différents pays
européens sont maintenant entremêlées et, une fois qu’on a fait une omelette,
on ne reconstitue pas aisément les œufs... Chaque bien manufacturé est fabriqué
dans plusieurs pays. Par exemple, dans l’automobile britannique, la majorité
des pièces traversent plusieurs fois la Manche avant d’être assemblées, pour
des voitures souvent vendues… sur le continent européen. Avec le Brexit, les
multinationales réorganisent leur production à l’échelle européenne et des
dizaines de milliers de suppressions d’emplois sont programmées. Alors que plus
de 10 000 camions franchissent la Manche chaque jour, rétablir des contrôles
douaniers serait lourd de conséquences. Aussi les Britanniques font déjà des
stocks de médicaments, qui viennent aux trois quarts du continent, et pour
lesquels, comme dans le cas de l’insuline, des retards d’acheminement peuvent
être dramatiques.
Les partisans du Brexit
dénonçaient l’immigration européenne. Mais, comme ici, de nombreux secteurs, du
bâtiment à l’agriculture, des hôpitaux à la restauration, seraient incapables
de fonctionner sans les immigrés. En opposant les Britanniques aux étrangers,
en renforçant le racisme et la xénophobie, le Brexit a divisé les travailleurs et
les a donc affaiblis face aux capitalistes.
En Irlande du Nord, longtemps
ravagée par une guerre civile, le rétablissement d’une frontière avec la
République d’Irlande, au Sud, menace de rouvrir des plaies encore à vif.
Si, en 2016, de nombreux Britanniques
ont été abusés par les politiciens favorables au Brexit, nous avons en France
des partisans du Frexit. Lors du référendum sur le Brexit, Le Pen
s’enthousiasmait. Et les autres souverainistes français, Dupont-Aignan,
Asselineau et même Mélenchon, s’étaient également réjouis.
Bien sûr, l’Union européenne n’a
pas été construite pour les peuples. Tout y a été fait pour les capitaux et la
finance. Les grandes banques et les multinationales d’Europe de l’Ouest ont
maintenant accès à un vaste marché de plus de 500 millions d’habitants. Les
pays les plus riches ont assis leur domination économique sur les pays les plus
pauvres. Et c’est cette unification capitaliste qu’ont défendue Macron, Bayrou
ou Hollande.
L’UE n’a pas unifié les peuples.
Elle n’a pas harmonisé les droits des salariés. Aujourd'hui, en Europe de
l’Est, le salaire minimum reste partout inférieur à 500 euros. La Grèce,
l’Espagne et le Portugal ont été ravagés par le chômage. Même les droits des
femmes n’ont pas bénéficié de la construction européenne. Les Irlandaises ont
dû se battre pour le droit à l’avortement, qu’elles n’ont obtenu que tout
récemment, et les Maltaises et les Polonaises en sont privées.
Alors, le bilan de l’UE n’est
certes pas glorieux. Mais celui des différents États nationaux n’est pas
meilleur ! Les attaques de Sarkozy, de Hollande et maintenant de Macron
contre le monde du travail n’ont pas été décidées à Bruxelles, mais à Paris.
À l’approche des élections
européennes, Macron et les pro-UE s’opposent à Le Pen, Salvini et aux anti-UE
de l’autre. C’est une mise en scène et un faux combat. Le gouvernement de
Salvini veut obliger les chômeurs à accepter n’importe quel emploi, tout comme
Macron le fait avec ses décrets anti-chômeurs.
En réalité, la seule opposition
qui compte, c’est celle entre les travailleurs et le grand capital. Quelle que
soit leur nationalité, les travailleurs d’Europe, les travailleurs du monde ont
les mêmes intérêts : défendre leur emploi, leur salaire et leur
pension ; contrôler l’économie afin qu’elle fonctionne pour le bien de
tous. Dans les élections européennes, ce sera la campagne de la liste présentée
par Lutte ouvrière, conduite par Nathalie Arthaud et Jean-Pierre Mercier.
Manifestation de Nice : Macron prend dans la proche des retraités, et il voudrait ensuite que nous taisions ?
Leur « sagesse » et la nôtre
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| Une autre manifestation... |
Après avoir été matraquée par les policiers en marge du dernier rassemblement des gilets jaunes à Nice, une femme de 74 ans a été hospitalisée dans un état critique.
Macron,
qui ne pouvait l'accuser d'être un casseur, lui a souhaité « un prompt
rétablissement » et « une forme de sagesse », en
précisant qu'à son âge, on ne doit pas aller manifester.
Ceux qui
gouvernent et les riches voudraient qu'on soit sages, qu'on se taise devant
toutes leurs injustices. Pas de chance pour eux, des millions de travailleurs,
de petites gens ont la sagesse de ne plus vouloir se laisser faire.
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violences policières
Education nationale : le grand bazar : à Couëron (Loire-Atlantique) comme ailleurs…
La colère monte
Le samedi 23 mars, plus de 200
personnes, parents d’élèves et enseignants des écoles et du collège de Couëron,
se sont rassemblés dans le centre-ville pour protester contre la dégradation du
système éducatif. Ce rassemblement a été organisé par des parents d’élèves et
des enseignants qui faisaient tous le même constat : des moyens qui ne
permettent pas d’assurer un accueil satisfaisant des enfants et qui rendent les
conditions de travail des personnels de plus en plus difficiles.
Le rassemblement était bon
enfant, avec ses banderoles et ses pancartes. Pourtant la colère était partagée
par tous les participants qui réclament des effectifs à 24 élèves par classe de
la maternelle au collège ainsi que du personnel enseignant, administratif, de
vie scolaire et de santé supplémentaire.
Les discussions ont été
chaleureuses entre parents et enseignants. Elles ont porté aussi sur la loi
Blanquer qui ne répond en rien aux problèmes de l’Education et contribue même à
sa dégradation. Cette nouvelle loi ne fait que renforcer la conviction des
personnes mobilisées qu’il faut continuer à se battre contre cette politique
générale qui vise à faire économies budgétaires sur le dos des personnels et
des enfants, que ce soit dans le premier degré, dans le second degré et même à
l’université. Les manifestants savent qu’ils ne peuvent compter que sur leur
force collective. Ils ont ainsi décidé de continuer à se réunir pour discuter
de la suite de leur mobilisation.
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