samedi 16 février 2019

Présidentielles en Algérie : on prend les mêmes...


Assurer une certaine continuité du pouvoir



Abdelaziz Bouteflika vient d'annoncer, sans grande surprise, qu'il serait de nouveau candidat pour la 5ème fois consécutive à l'élection présidentielle en Algérie qui doit avoir lieu en avril prochain. Qu'il ait 81 ans et qu'il soit tellement diminué que les rumeurs de sa mort circulent régulièrement ne rentre absolument pas en ligne de compte. La seule chose qui importe aux bourgeois, algériens comme étrangers, c'est qu'il assure une certaine continuité du pouvoir et qu’il y ait le moins de vagues possible dans une région sensible depuis les révoltes dans les pays arabes.

Argenteuil, enquête publique, « Cap Héloîse », Fiminco


Un gros travail nous attend


Pour tous ceux qui sont intéressés par l’avenir des berges de la Seine –et ils sont nombreux- il leur faudra bien du temps et du courage pour participer à l’enquête publique, étudier pour ce faire le dossier, et étayer leurs commentaires.
         Le lien à atteindre n’est pas simple. Mais nous l’avons retrouvé. Le voilà :
http://www.val-doise.gouv.fr/Politiques-publiques/Environnement-risques-et-nuisances/Milieux-naturels/Eau/ENQUETES-PUBLIQUES-2019/POLE-HELOISE-a-ARGENTEUIL-du-jeudi-28-fevrier-au-samedi-30-mars-2019

         Voilà le sommaire :


         Le premier document rédigé par Fiminco ne représente que… 205 pages !

         En plus :

     -21 pages pour l « avis de la Mission Régionale d'Autorité Environnementale (MRAE) » ;

         -Une douzaine pour le « mémoire » en réponse à l'avis MRAE » ;

         -33 pour le « résumé non technique » ;

         -Plus 10 pièces complémentaires… 

         Mais comme on ne veut pas voir cela :


         Voilà, tout cela est à suivre, et demandera bien du temps et du courage… Mais collectivement, nous pouvons multiplier nos forces. Fiminco a des salariés. Mais les habitants et les membres du Comité ont leur mécontentement et leur engagement bénévole. DM

Bezons, Argenteuil, l’Agglomération dissoute, une commune à la peine


Loin de l’intérêt des habitants, manœuvres politiciennes



Depuis le 1er janvier 2016, l’Agglomération d’Argenteuil-Bezons a été dissoute, laissant orpheline la commune de Bezons qui est bien à la peine pour intégrer un autre territoire. Voilà ci-dessous plusieurs articles écrits sur le sujet par notre camarade Michel CAMPAGNAC, conseiller municipale Lutte ouvrière de cette commune.

Communauté d’agglo : l’avis des populations ne compte pas

Malgré la disparition de l’agglomération, Argenteuil et Bezons partagent encore maintenant, de nombreux équipements. D’abord un bassin d’emploi et des transports qui s’organisent pour relier centres, gares et zones d’activités. Un bassin de formation dans lequel est mis en place une « carte des formations » pour les répartir dans les différents lycées afin qu’elles soient accessibles au plus grand nombre. Mais aussi une circonscription qui gère les affaires des écoles de Bezons associées à une partie d’Argenteuil. Un organisme de logements sociaux, à cheval depuis longtemps sur les deux villes, un réseau de chauffage urbain, accolé à un centre de retraitement des déchets pour les deux villes, et un service de ramassage des ordures, lui aussi, commun et j’en passe comme la mission locale et d’autres associations… Bref, l’union des deux villes au sein de la même agglomération semblait assez naturelle, compréhensible et admise par la plupart des habitants. Et pourtant, ce qui semblait aller de soi a fini par aller tout droit dans… la Seine, par la volonté de Monsieur Mothron : l’agglomération Argenteuil-Bezons a été dissoute. Et du coup, de nombreux autres services mis en communs par les deux municipalités ont été démantelés et redistribués dans chaque municipalité.

L’Etat oblige au mariage

Il ne reste aujourd’hui, plus que l’obligation pour la ville de Bezons de rejoindre une autre agglomération. Pourquoi ? Parce que c’est la loi, paraît-il. La loi n’a pas pu empêcher que le regroupement qui allait de soi ne soit brisé par des enfantillages de politiciens, mais maintenant la loi obligerait la ville de Bezons à s’unir à d’autres communes malgré de nombreuses conséquences néfastes pour les services de la ville.
Alors, quelles conséquences pour Bezons ? Eh bien, l’État avait obligé la ville à rejoindre un regroupement d’une vingtaine de communes du 78, de Bezons à St Germain en Laye. Alors que, de fait, ces communes étaient contre une alliance avec Bezons. Elles avaient imposé à Bezons des contributions qui se traduisaient par une pertes de plusieurs millions d’euros pour les services des la ville.
Une décision du tribunal administratif a ordonné cet hiver la dissolution de ce regroupement de communes pour le printemps 2019. On en est là aujourd’hui.

Et pour l’avenir ?

Les préfets du 78 et du 95 ordonnent à nouveaux à Bezons et aux autres communes de s’entendre. Le maire indique qu’il n’a pas le choix, mais espère contester la répartition des contributions au tribunal.
Le PS, une partie du PC et les macroniens de Bezons proposent de rejoindre l’agglo… du grand Paris, comme l’a déjà fait Argenteuil et demandent un referendum pour cela.
Il n’est pas sûr qu’avec le grand Paris, les contributions soient moins importantes. Par contre on sait d’ores et déjà, que les décisions seront prises encore plus loin des habitants et plus difficiles à contrôler.
Si référendum, il devait y avoir, il se résumerait forcément à un faux choix du style pile tu perds face je gagne.

Argenteuil, Salon du Livre et des Lecteurs organisé par l’association « Sous les couvertures »


Un évènement exceptionnel



L’Association Sous les couvertures, dont je suis un des membres parmi bien d’autres, tous d’avis et de sensibilités bien différents, mène un travail d’éducation populaire à Argenteuil remarquable. Demain a lieu son 7ème Salon du Livre et des Lecteurs à la salle des fêtes communale Jean Vilar, près du marché Héloîse. C’est demain, de 10 heures à 19 heures. L’entrée est libre. Voilà le programme de cet évènement culturel et fraternel… en somme exceptionnel.

http://souslescouvertures.org/

vendredi 15 février 2019

Benalla : une affaire pourrie comme le système. Un article de notre hebdomadaire Lutte ouvrière de cette semaine. Soutenez la presse révolutionnaire en l’achetant, à nos militants, lors des ventes publiques, en kiosque (A Argenteuil à la librairie du « Presse-papier »)


Benalla : une affaire pourrie comme le système

Dimanche 10 février sur France Inter, le ministre de l’Intérieur, Castaner, a déclaré à propos des derniers rebondissements du feuilleton Benalla : « Ce n’est pas une affaire d’État, c’est l’affaire d’un bonhomme qui a fait n’importe quoi et continue à faire n’importe quoi. » Le gouvernement aimerait bien circonscrire l’incendie en présentant Benalla comme une brebis galeuse.

Mais ce n’est pas si simple, avec les derniers enregistrements sonores de la rencontre entre Benalla et Vincent Crase, les deux faux flics du 1er mai. Diffusés par Médiapart, ils ont eu l’effet d’une grenade de désencerclement qui a atteint la commissaire divisionnaire chargée de la protection du Premier ministre. Elle a été obligée de démissionner, ainsi que son compagnon, un sous-officier présenté comme membre des forces spéciales, et Ismaël Émelien, qui a annoncé qu’il prenait sa retraite de conseiller spécial de l’Élysée, officiellement parce qu’il sort un livre.

On entend dans ces enregistrements Benalla demander à Crase s’il a bien effacé les sms évoquant le contrat passé par leur société de sécurité avec un oligarque russe, de réputation mafieuse – ce qui est un pléonasme –, contrat mis en chantier quand Benalla occupait encore sa place à l’Élysée. Le parquet national financier ouvre donc une enquête préliminaire pour corruption, d’autant que, devant la commission du Sénat, Benalla avait affirmé ne pas connaître le milliardaire russe.

L’ensemble des enregistrements sent le soufre, car ils mêlent tout ce petit monde à un niveau ou à un autre de proximité, voire de complicité, sans oublier Emmanuel Macron, dont Benalla se vante auprès de Crase d’avoir reçu des sms de soutien après son limogeage officiel de l’Élysée.

De révélation en révélation, l’affaire Benalla devient tentaculaire et jette une lumière crue sur le fonctionnement de l’État et du personnel qui le compose, en particulier dans les services liés à la sécurité ou à l’armée. Ce n’est évidemment ni une révélation ni une surprise.

Pour la galerie, pour le bon peuple, les gouvernants parlent de République, de démocratie, d’une police et d’une armée qui veillent à la sécurité et aux libertés en toute transparence. Mais au fond, les affaires Benalla, puisque désormais on ne sait plus très bien combien il y en a, rappellent que l’État entretient des bataillons de baroudeurs, d’aventuriers et d’hommes de main. Avec ou sans uniforme, officiels ou officieux, ils sont à l’image de la classe bourgeoise qu’ils défendent : sans scrupules ni états d’âme. Alors, Benalla est peut-être une pomme pourrie, mais la sève qui l’a nourri était déjà bien empoisonnée.

                                                  Boris SAVIN (Lutte ouvrière n°2637)

Taxe carbone : le retour


À qui veulent-ils faire avaler ça ?



Des députés de la majorité, viennent de signer une tribune parue dans la presse et réclamant... le retour de la taxe carbone ! On ne peut pas dire qu’ils aient un sens de l’à-propos surdéveloppé ! Ils affirment que cette taxe n’aurait rien à voir avec celle qui fut la goutte d’eau de trop, à l’origine du mouvement des gilets jaunes. Cette nouvelle version permettrait, selon eux, de reverser l’argent de la taxe aux plus modestes qui pourraient ainsi changer de voiture.
À qui veulent-ils faire avaler ça ? On ne compte plus les taxes qui sont censées améliorer la vie des plus modestes et qui se retrouvent au final... dans la poche du grand patronat, par un biais ou par un autre. Alors à lui de les payer !
Devant l’inopportunité d’une telle proposition, plus prudent, Macron s’en est démarqué. Mais l’attitude de ses députés-grouillots montre qu’ils sont démangés par l’envie de remettre en question les faibles engagements de leur patron.

Haïti : l’explosion sociale. Un article de notre hebdomadaire Lutte ouvrière de cette semaine


Haïti : l’explosion sociale

Depuis le 7 février, des manifestations se succèdent en Haïti. Elles avaient commencé avec la journée de protestation organisée par l’opposition pour réclamer la démission du président, Jovenel Moïse, à l’occasion de ses deux ans au pouvoir.

Même si ceux qui sont à l’origine de la manifestation sont les interlocuteurs habituels du gouvernement, sénateurs ou anciens sénateurs, anciens ou futurs ministres, le mouvement de colère qui s’y est exprimé lui donne une tout autre ampleur. Les jours suivants, les manifestations se sont multipliées, touchant les villes principales, se transformant en véritables émeutes, avec des revendications sociales. Des barricades dans les rues, des blocages routiers paralysent le pays, une grande partie des écoles, des commerces et des administrations ont été fermés.

La police a tiré, tuant au moins six personnes. Des scènes de pillage se sont déroulées, car les manifestations sont aussi des émeutes de la faim. Un petit commerçant dont le stock de boissons a été pillé en témoignait au micro de RFI : « C’est pas leur faute, c’est parce qu’ils ont faim. Ce qu’ils ont pris, ils l’ont bu ou vont le vendre et avoir de quoi un peu soulager leur famille. Je n’ai rien contre eux, c’est parce qu’on n’a pas de bons dirigeants. Si tout le monde avait du travail, ça n’arriverait pas. C’est à cause de ce président de mascarade que toutes ces dérives se produisent en Haïti. »

La première revendication des classes pauvres en Haïti est de manger à sa faim. Parmi les 11 millions d’habitants, 59 % vivent sous le seuil de pauvreté, soit 2,41 dollars par jour. Plus de 2,5 millions, soit 24 % des Haïtiens, sont sous le seuil de l’extrême pauvreté fixé à 1,23 dollar par jour.

Les preuves de la corruption de ceux qui dirigent, ministres ou grands patrons, n’ont fait qu’ajouter à la colère. La Cour supérieure des comptes a rendu le 31 janvier son rapport sur la gestion du fonds Petrocaribe, créé avec les 3,8 milliards de dollars prêtés par le Venezuela en 2008 pour financer des projets sociaux. Le rapport est accablant : gestion incontrôlée et opaque, manquements en tout genre, soupçons de fraude, favoritisme, contrats sans aucun détail et sans échéancier. Des projets ont vu leurs budgets doublés ou triplés. Les justificatifs sont manquants, et les violations des lois sur la passation des marchés publics quasi systématiques.

Une quinzaine d’anciens ministres, de tous les gouvernements de cette période, sont épinglés. De nombreux grands patrons le sont également, en particulier l’actuel président Jovenel Moïse, qui dirigeait à l’époque la société Agritans. Cette compagnie bananière avait été chargée de… construire une route. La Cour des comptes pointe l’absence de contrat signé et parle, sans doute ironiquement, de « confusion » de devises entre les gourdes haïtiennes et les dollars américains.

Pour les classes riches d’Haïti, ce vol organisé à grande échelle, sur le dos de l’immense majorité de la population, est depuis longtemps une manière de vivre, de très bien vivre.

Les institutions internationales se contentent de jouer les bons offices. Les Nations unies, l’Union européenne et les ambassades occidentales appellent au dialogue et à « prendre des mesures pour améliorer les conditions de vie de la population ».

Comme d’habitude, les incendiaires occidentaux se permettent de donner des bons conseils, tout en laissant se perpétuer le pillage en règle d’Haïti.

                                         Bertrand GORDES (Lutte ouvrière n°2637)

Macron, Georges Mothron, Argenteuil, et phrase totalement incongrue


Leur radicalisation… contre le monde du travail

 
Mars 2016

De nombreux habitants d’Argenteuil ont été choqués par une des phrases de l’interpellation du maire d’Argenteuil lors de sa rencontre lundi 4 février avec Macron pour défendre le maintien de l’entreprise Dassault à Argenteuil : « Comment pouvez-vous abandonner ce territoire si enclin à la radicalisation ? » 
         Qu’est-ce que cela avait à voir avec le sujet Dassault ? Et comme si cela correspondait à la réalité.
         Il y a près de trois ans, Georges Mothron polémiquant avec un membre de son parti déclarait : « « Argenteuil n’est pas Molenbeek ». Molenbeek, une commune de la banlieue de Bruxelles marquée par la présence de fondamentalistes religieux.
         Bien des éléments militent à Argenteuil pour qu’il n’en soit pas ainsi. D’où les réactions indignées sur les propos tenus lors de la soirée avec Macron, dans cette ville marquée par les deux rives de la Méditerranée. Réactions que nous partageons. DM