samedi 26 janvier 2019

Loi anticasseurs : vote en vue très révélateur


Marine Le Pen en marche au côté de Castaner



La loi anticasseurs proposée par le gouvernement a été retoquée en commission à l'Assemblée par des députés de la République en marche. L'article 1 prévoyant un périmètre de sécurité, avec des fouilles renforcée autour des manifestations, a notamment été supprimé.
Si certains députés LREM, insultés et détestés dans leur circonscription, ont quelques états d’âme, Castaner peut compter sur d’autres élus pas tous dans le groupe macroniste. Ainsi Marine Le Pen, qui ne cesse de déclarer son amour pour les gilets jaunes, a néanmoins annoncé qu'elle voterait cette loi destinée à intimider ou étouffer les oppositions dans la rue en renforçant l'arsenal répressif.
Cette loi anticasseurs permet au moins de vérifier jusqu'où vont les solidarités avec la contestation populaire. Avec les députés LREM ou avec Le Pen, on est très, très proche du peloton de CRS.

Education : quand Blanquer feint de découvrir que les enfants apprennent mieux en petits effectifs


L’arbre qui cache la forêt



Le gouvernement s’auto félicite des dédoublements de classes de CP et CE1 appliqués dans certaines écoles depuis deux ans. Le ministre feint de découvrir que les enfants apprennent mieux en petits effectifs. C’est pourtant une évidence que les enseignants et les parents réclament depuis longtemps. Pour autant le gouvernement n’a pas l’intention d’embaucher le nombre nécessaire d’enseignants à la rentrée prochaine pour étendre le dispositif. Bien au contraire, il prévoit de supprimer des milliers de postes dans le secondaire, ce qui fera exploser les effectifs des autres classes.
La seule préoccupation qui guide le gouvernement est de dépenser toujours moins d’argent pour l’éducation publique.

Sports d’hiver : derrière le bonheur des uns, l’univers des saisonniers


Un univers de surexploitation



Le 20 janvier, deux travailleurs sont morts, et 25 autres ont été blessés dans l’incendie d’un hôtel désaffecté où étaient logés des dizaines de saisonniers sans lesquels rien ne fonctionnerait dans la luxueuse station savoyarde de Courchevel.
Les issues de secours aux 2e et 3e étages de ce bâtiment insalubre étaient condamnées, les détecteurs de fumée, les alarmes incendie, les extincteurs, étaient soit absents, soit hors d’usage, ce que ne pouvait ignorer son propriétaire, également à la tête de plusieurs hôtels pour riches à Courchevel et Saint-Tropez. Et le soir même, ce Thénardier contraignait les employés indemnes à reprendre leur travail !  
Surexploitation d’un côté, grand luxe pour bourgeois de l’autre, ce drame est une nouvelle expression de la rapacité de la bourgeoisie et de son mépris de classe.

Vélibs à Argenteuil pour que vive le vélo ?


Le contrat prévoit un dérailleur ?

Des travaux d’installation de « Vélibs » sont en cours à la gare d’Argenteuil.
         Des vélos en libre-service seront une bonne chose sur la commune, même si on ne peut pas dire que les voies réservées pour les cycles y soient nombreuses. Ce qui rend la pratique du vélo bien hasardeuse voire dangereuse.
         Cette installation de « Vélibs » nous rappelle que les installations de feu « Autolib » occupent toujours l’espace public. Et l’on ne sait toujours pas combien ce fiasco coûte à la commune, c’est-à-dire à chacun d’entre nous, tout cela au profit de Bolloré !
         Avec « Vélibs », on peut espérer une nouvelle photo du type-ci-dessous ? Avec Georges Mothron sur la selle, et Philippe Doucet sur le porte-bagage avec le 1er-adjoint ! Ou inversement !

On ne s'en lasse pas...

vendredi 25 janvier 2019

Grève du 5 février et l’affaire Ghosn, au cœur de l’entretien avec Nathalie ARTHAUD sur France info TV

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Ghosn : finalement lâché par les siens, mais pas à la rue...


Le cercle restreint mais doré des grands commis du Capital

Deux mois après son placement en garde-à-vue, Carlos Ghosn est lâché par les siens. Depuis le sommet des riches de Davos, Le Maire, ministre de l'économie, a annoncé la démission « volontaire » du PDG de Renault. Après avoir menti sur sa situation fiscale et avoir insisté sur « sa présomption d'innocence », l'État français, principal actionnaire de Renault, a fini par le lâcher. Avec toutefois une prime de départ mirobolante et indécente. Les travailleurs et les militants mis en examen lors de grèves ou de manifestations aimeraient bénéficier de la même mansuétude.
Pour remplacer Ghosn à la tête de Renault, le conseil d'administration vient de nommer le tandem Jean-Dominique Sénard, actuel PDG de Michelin et Thierry Bolloré (cousin de Vincent du même nom). Pour gérer leurs affaires, les capitalistes ne comptent que sur un nombre restreint de leurs grands commis.

Police et Flashball : le cinéma de Castaner


Oh secours ! Blessé ! Silence, on tourne.


Castaner annonce que désormais policiers et gendarmes devront filmer leur tir de lanceur de balle de défense (LBD). C'est une façon de reconnaître les dégâts provoqués par cette arme sans rien changer à son emploi. Selon la presse, 109 personnes ont été grièvement blessés lors des manifestations des gilets jaunes dont 79 par tirs de LBD ; quinze manifestants ont perdu un œil.
Depuis le début du mouvement, Castaner et le gouvernement encouragent leurs policiers et gendarmes à intimider, y compris en usant et abusant de la violence, les manifestant pour les dissuader de venir ou de revenir aux manifestations. Mais n'est-ce pas là le rôle normal dévolu aux forces dites de l'ordre, qu'elles soient filmées ou non ?

Mali : les travailleurs en lutte


« L'investissement » et le « développement économique » façon Macron

Ces dernières semaines, au Mali, les travailleurs multiplient les grèves et les manifestations à l'appel des syndicats. Ils dénoncent une hausse des prix qui rend inaccessible les légumes, le poulet, le lait ou les médicaments. Le prix du riz a augmenté de 67 % et celui du mil de 76 %. Ils exigent aussi le paiement régulier des salaires. Le premier employeur visé est l'Etat les enseignants n'ont reçu qu'une partie de leur salaire tandis que les cheminots ne reçoivent plus rien du tout depuis des mois.
En août dernier, Macron était venu féliciter le président malien pour sa réélection, largement favorisée par la présence des soldats français au Mali. Macron parlait de « favoriser l'investissement et le développement économique ». On voit ce qu'il en est.
Pour améliorer leur sort, les travailleurs maliens ont bien raison de ne compter que sur leurs propres forces.