jeudi 25 octobre 2018

Argenteuil. Médecine généraliste privée, dans les centres de santé ou dans les maisons médicales : il faut d’urgence des médecins en nombre


Jeune praticien, voilà une superbe voie de vie. On a besoin de vous !

 
Depuis le 1er octobre, à l’entrée de l’hôpital Victor-Dupuy, une maison médicale permet d’accueillir de 10 heures à 20 heures les patients dont la pathologie ne relève pas précisément des urgences totalement encombrées, mais qui ont du mal à trouver une consultation de généraliste. Il faut dire que si la situation de l’offre de santé de la part de ces médecins est devenue très difficile à Bezons, Argenteuil n’est pas loin, elle aussi, d’entrer à ce niveau dans le rouge.
         Le nombre de médecins généralistes par rapport au nombre d’habitants, qui lui ne cesse pas de croître, lui, en revanche, ne cesse pas de diminuer, en particulier dans le centre d’Argenteuil. Et ce n’est pas le départ d’un médecin très apprécié dans le quartier de la cité Allende qui va partir en retraite fin décembre qui va arranger les choses.
         Il y eut une période où de jeunes médecins en nombre n’hésitaient pas à venir s’installer dans les quartiers populaires, en cabinet privé ou dans les centres de santé créés par les municipalités.
         Voilà aussi la voie à suivre pour que la situation de l’offre de soin n’y devienne pas dramatique.

Fête et banquet 2019 de Lutte ouvrière à Argenteuil


Dès maintenant, on réserve !





Au début de l’année 1989, dans la salle de restauration de l’école Joliot-Curie eut lieu le premier banquet des amis de Lutte ouvrière à Argenteuil. Cela fait 30 ans, et au fil des ans, ce banquet a perduré, maintenant cette tradition du banquet ouvrier, née au XIXème siècle et que le mouvement socialiste et communiste ont maintenu au fil des décennies jusqu’à aujourd’hui.
         Cette année, il aura lieu le samedi 2 février 2019. Retour cette fois dans le complexe Jean Vilar qui convient totalement pour ce type d’évènements.
                                                                        

        
          Organisé par les militants de Lutte ouvrière, il s’adresse à tous ceux qui nous connaissent, et au-delà des divergences que nous pouvons avoir les uns et les autres, à tous ceux qui pensent qu’un peu de fraternité n’est jamais de trop dans les milieux populaires, au sein de notre classe, particulièrement dans la période difficile que nous vivons.
         Le rock sera présent ce soir-là, mais aussi la musique classique dans les heures qui précéderont le fameux banquet précédé de son non moins fameux apéritif. Culture  et politique seront bien évidemment de la partie, puisque la fête commencera à 16 heures.
         En ces temps d’inflation, les tarifs n’ont pas changé : 15 euros pour les adultes, et 7 pour les enfants de moins de 14 ans.
         C’est dès maintenant qu’il faut réserver. Chèques à l’ordre de Dominique MARIETTE. Invitez vos proches et vos amis.

mercredi 24 octobre 2018

Budget 2019 : des faveurs, mais aux plus riches !


Un article de notre hebdomadaire Lutte ouvrière 

                  Budget 2019 : au plus grand profit de la bourgeoisie

L’Assemblée nationale a commencé lundi 14 octobre l’examen du projet de loi de finances 2019, avec 2 000 amendements à la clé.Le gouvernement déclare que son projet est destiné à « ceux qui travaillent ». Mais dans les faits il accélère les coupes dans les dépenses publiques et amplifie les cadeaux au capital.
Dans sa présentation, le ministre des Comptes publics a mis en avant la poursuite de la baisse de la taxe d’habitation, que tous les locataires n’ont pas vraiment constatée. Il met en exergue le petit coup de pouce donné aux heures supplémentaires alors que bien des travailleurs voudraient déjà simplement avoir un travail, et à temps plein pour pouvoir espérer en vivre. Les prétendus six milliards de baisse d’impôts annoncés par Darmanin sont largement compensés par les hausses de tous les prélèvements, de la CSG aux taxes sur l’essence.
Tout ce qui, dans les dépenses budgétaires, sert à la population est en baisse. Ce sont d’abord plus de 4 100 suppressions de postes dans la Fonction publique, dont 1 800 à l’Éducation nationale, 1 600 au ministère du Travail, en particulier à Pôle emploi. Elles s’ajoutent à la réduction drastique du nombre d’emplois aidés, moins 70 000 dès l’année prochaine. Et le gouvernement promet d’aggraver encore la tendance avec 120 000 suppressions de postes d’ici la fin du quinquennat.
Sous prétexte de résorber le déficit, le gouvernement a décidé de faire des économies massives sur tout, les pensions de retraite, les aides personnalisées au logement amputées d’un nouveau milliard d’euros. Les diverses allocations ne suivront même pas la hausse officielle de l’inflation.
Mais cette nécessité de combler le déficit de l’État que le gouvernement présente comme un impératif incontournable pour justifier les suppressions d’emplois et de services utiles à la population, devient très secondaire lorsqu’il s’agit de distribuer des faveurs aux plus riches.
Le budget 2019 prévoit ainsi d’augmenter de 1,7 milliard les dépenses du ministère des Armées, pour financer l’achat d’engins de mort dernier cri.
La bourgeoisie peut se réjouir de ce budget qui va se traduire par la transformation du crédit d’impôt compétitivité emploi (CICE) en baisse de charges pérenne. Cette simple mesure va coûter 40 milliards d’euros cette année, l’équivalent des quatre cinquièmes du budget de l’Éducation nationale. Le patronat touchera non seulement le remboursement du CICE pour 2018, mais va bénéficier en sus de la baisse des charges à partir de janvier 2019. Cerise sur le gâteau, l’impôt sur les sociétés devrait passer de 33,3 % à 31 % au cours de l’année.
L’État, que certains continuent de présenter comme le garant d’une forme de redistribution, montre à travers ce budget qu’il est là pour servir d’abord les plus riches, et de façon de plus en plus ouverte, aux dépens de l’ensemble des classes populaires.

                                                                         Gilles BOTI (Lutte ouvrière n°2620)

 


Un ministre à la niche, mais qu'elle soit de taille, une vraie !

Selon le quotidien Ouest-France, un amendement voté contre l’avis du gouvernement prévoyait pour ce budget une réduction de 5 euros par nuit pour les particuliers hébergeant des réfugiés. Il avait été proposé par une cinquantaine de députés LERM. Mais leur nouveau chef a indiqué qu’il ne serait pas retenu dans le texte final. Selon ce monsieur peu regardant lorsqu’il s’agit de favoriser « l’optimisation fiscale » des capitalistes et des riches, ce petit avantage s’apparenterait à une « niche fiscale ». En somme, il a dit à ses troupes : « à la niche ! ». On verra bien qui parmi eux n’obtempérera pas à cette injonction lors du vote final de ce budget 2019.

Musée d’Argenteuil, feu musée, vraies questions


La « démocratie » du fait accompli

 


C’est la moindre des choses que les habitants concernés par la vie municipale aillent se rendre compte de ce que deviennent des lieux importants de la commune. Ces derniers temps, je l’ai fait à différentes reprises rue Pierre Guienne pour constater l’état du site de l’ex-musée. J’en ai rendu compte sur le présent blog. C’est ce que j’ai renouvelé samedi dernier. Cette visite a donné lieu à des échanges aigre-doux entre des personnes qui s’affirment être du groupe des nouveaux occupants, et moi-même. Il semble que ces dernières trouvent légitimes uniquement les soutiens qu’ils rencontrent, mais pas les interrogations que cette affaire suscite de diverses parts.
         Bien évidemment, sur cette base, je n’ai pas à continuer un échange qui n’en est pas un. J’ajouterai qu’à leur encontre, il n’y a rien à dire. Les associations concernées qu’elles représentent semblent avoir bénéficiées d’une aubaine qu’elles ont saisie. A elle de mesurer vers quoi elles s’engagent, mais la suite relève de leur seule responsabilité, et nous verrons ce que tout cela deviendra. Tant pis si elles ne comprennent pas aujourd’hui ce que nous disons ci-dessous. Nous espérons sincèrement qu’elles le comprendront un jour.
         En revanche, les habitants que nous sommes ont bien d’autres choses à dire à la municipalité. Car cette opération dont elle porte l’entière responsabilité pose bien des problèmes : ceux en particulier de l’avenir de cet espace, de l’avenir du bâtiment de l’ex-hôpital du XVIIIème, de l’existence même d’un musée à Argenteuil, des associations qui ont été conviées à participer à cette affaire sans qu’un appel à projet ait été adressé à toutes, si elles l’ont été, et de quelle façon. Et ces questions relèvent bien de la seule responsabilité municipale.
         Nous récusons cette politique municipale du fait accompli.
         Cette politique est une pratique systématique à Argenteuil, du projet « Cap Héloïse » à celui de la « Friche Balzac » annoncé lors du dernier conseil municipal, en passant par bien d’autres. Certes, c’est la loi du genre dans ce système de « démocratie dite représentative » dont la pratique générale est justement de mettre la population devant le fait accompli selon le principe « vous m’avez élu, maintenant JE décide ».
         A la population de réagir comme elle l’entend à cette politique contraire à ses intérêts. Pour notre part, au moins, nous la dénoncerons chaque fois que la situation et nos informations nous le permettront. C’est une des utilités que nous voyons à ce présent blog. Et nous continuerons sur cette voie. A défaut de pouvoir nous opposer dans les faits à ce qui est contestable, cela est au moins, à notre portée. Dominique MARIETTE

Culture à Argenteuil, initiatives riches et multiples, mais désordre municipal


Pour une action de tous, une concertation collective de tous

 


Ce ne sont ni les initiatives ni les passionnés qui manquent à Argenteuil. Associations, lieux, énergies, sont au rendez-vous. Des relations entre les activités des uns et les initiatives des autres se nouent. Mais pourquoi n’y a-t-il pas de réflexion d’ensemble sur ce qu’il serait possible de faire pour qu’avec ces volontés et les énergies existantes s’intègrent dans un projet d’ensemble ?
         Car il n’y a pas de projet culturel d’ensemble sur Argenteuil. Et si des initiatives ont lieu de la part de la municipalité, elles se font dans l’opacité voire le secret, au bénéfice de telle ou telle activité, sans que l’on connaisse les justifications des choix opérés.
         Ainsi lors du dernier conseil municipal, une subvention importante était votée pour une nouvelle initiative musicale sans que l’on en connaisse les tenants et aboutissants. Ce qui apparemment petit à petit sur ce qui se passe dans l’espace de l’ex-musée d’Argenteuil va dans le même sens, un sens qui n’est pas propice à une action culturelle transparente mobilisant chacun.
         La culture n’est pas la propriété de quiconque, que ce soit au niveau des directions municipales ou de quiconque. Elle devrait être concertée avant toute décision, ce qui est aux antipodes de ce qui se fait à Argenteuil Aujourd’hui.
         Et cela est d’autant plus vrai dans une ville populaire comme Argenteuil où l’action culturelle en direction des quartiers populaires est d’une urgence absolue.

Claude Monet à Argenteuil (1871-1877)


A discuter collectivement !

  


Cela fait plusieurs mois que des bruits circulent sur le devenir de la Maison Monet, boulevard Karl Marx, qui abrite actuellement en particulier le service du patrimoine et la société historique d’Argenteuil et du Parisis.
         Ce lieu restauré il y a plusieurs années est incontestablement un lieu très intéressant sur les chemins de l’histoire de l’Impressionnisme. Son jardin sous-utilisé actuellement pourrait l’être au bénéfice de tous.
         Il pourrait certes être une étape sur un parcours menant aux berges de la Seine dans l’espace de « L’île Héloïse » qui peut aujourd’hui encore bénéficier d’une rénovation majeure permettant de retrouver, en partie, ce qu’elles étaient du temps de Monet, Sisley ou Caillebotte…
         Mais en attendant, que le municipalité éclaire enfin les habitants sur ses projets concernant la Maison Monet…

Première guerre mondiale : La Compagnie Jolie Môme remet des pendules à l’heure


14/19, La mémoire nous joue des tours

 


Du 22 novembre au 2 décembre 2018

Réservations conseillées au 01 49 98 39 20

Les jeudis à 19 heures 30, les vendredis et samedi à 20 heures 30, les dimanches à 16 heures

A la Belle Etoile, 14 rue Saint-Just, La Plaine-Saint-Denis


Le groupe Lutte ouvrière d’Argenteuil envisage une sortie pour aller voir ce spectacle 

mardi 23 octobre 2018

Editorial des bulletins Lutte ouvrière d’entreprise du lundi 22 octobre 2018



Affaire Mélenchon : un cinéma politicien sans intérêt

Un nouveau feuilleton politico-médiatique a démarré la semaine dernière avec les perquisitions des domiciles de Mélenchon et de membres de son entourage, ainsi que des locaux de son mouvement.
Le dirigeant de la France insoumise fait l’objet d’une enquête préliminaire relative à ses comptes de campagne de la présidentielle de 2017 et à ses attachés au Parlement européen. Mais les moyens mobilisés pour mener les perquisitions ont été d’une ampleur inédite : 70 policiers et neuf magistrats dans quinze lieux différents. Une opération digne de la lutte contre le grand banditisme !
Que Mélenchon ait été indigné par un tel déploiement de forces, qu’il ait été choqué par l’irruption de policiers venus fouiller son appartement à sept heures du matin, sans égard pour sa vie privée, on peut tout à fait le comprendre. Comme on peut comprendre sa dénonciation d’une justice à deux vitesses : alors que des irrégularités ont été relevées dans les comptes de campagne de Macron, ni lui ni son parti n’ont eu à subir le même traitement.
Toute la vie politique est ponctuée régulièrement par ce genre de règlements de compte et d’affaires judiciaires. Après Sarkozy, Fillon, Le Pen, Mélenchon se trouve à son tour mis en cause, mais, lui, il en fait un spectacle et, en la matière, il en connaît un rayon !
Face aux policiers, Mélenchon s’est mis en scène devant les caméras, revêtant son écharpe tricolore, se prévalant de sa fonction de député et clamant : « Ma personne est sacrée ! » Oubliée l’époque où il reprochait à Le Pen d’invoquer son immunité parlementaire pour refuser de répondre aux juges !
Mais pourquoi un député devrait-il être plus protégé qu’un simple citoyen de ce genre d’intrusions policières ? Si c’est une injustice pour l’un, ça l’est pour l’autre aussi ! Si cela avait été un jeune de banlieue qui avait résisté à l’intervention policière, que se serait-il passé ?
Mélenchon proclame : « La République, c’est moi ». Ses détracteurs, eux, l’accusent d’avoir bafoué la police et la justice. De Macron à Mélenchon, ces politiciens ont constamment ces grands mots de « justice », « démocratie » ou « République » à la bouche. Mais cette « République » dont ils se réclament tous, c’est celle de la toute-puissance de la bourgeoisie et de l’exploitation.
Où est la justice pour les travailleurs, les intérimaires qui se retrouvent mis à la porte, parfois du jour au lendemain, sans que leur employeur ait à peine besoin de donner une justification ? Combien d’entre eux se font voler parce que le patron ne paye pas les heures supplémentaires ? Pour les travailleurs, il n’y a plus de démocratie dès qu’ils mettent les pieds dans l’entreprise et c’est en permanence qu’il leur faut défendre leurs droits face à l’arbitraire patronal. Pour imposer des changements d’horaire, de poste ou refuser un jour de congé, un patron a mille et un moyens, légaux ou pas.
La police et la justice, l’appareil de l’État servent les intérêts des classes possédantes et ont vocation à faire taire tous ceux qui contestent l’ordre capitaliste. Et ils le font la plupart du temps avec brutalité et sans prendre de gants ! Bien des travailleurs en lutte pour défendre leurs emplois ces dernières années en ont fait l’expérience. Comme ceux de Goodyear qui ont été condamnés à une peine de prison ou ceux d’Air France dont certains, accusés d’avoir participé à l’épisode de la chemise déchirée, ont été arrêtés à leur domicile, devant leurs enfants, et traités comme de vulgaires délinquants.
Quand Mélenchon s’insurge de la manière dont il a été traité, il est loin, très loin de ce que vivent des millions de travailleurs, dont le quotidien est fait d’injustice et de violence. Il se veut « insoumis » mais toute sa carrière est celle d’un politicien du système qui s’indigne aujourd’hui des obstacles que magistrats et policiers mettent sur sa route. Dans toute cette affaire, il y a surtout beaucoup de cinéma de part et d’autre.
Pendant que Mélenchon, Le Pen, Macron et leurs semblables occupent la une des médias, les vrais maîtres de la société, les actionnaires, les dirigeants des grandes entreprises et l’ensemble de la classe bourgeoise continuent de mener la guerre aux travailleurs.
Alors notre sort n’a rien à voir avec cette agitation dérisoire de ce petit monde politicien. La seule question importante pour nous, travailleurs, c’est de mettre en avant la défense de nos intérêts de classe face à ceux qui nous exploitent.