dimanche 14 octobre 2018

Mexique : 2 octobre 1968, le massacre de la place des Trois-Cultures


Mexique : 2 octobre 1968, le massacre de la place des Trois-Cultures 

Le 2 octobre 1968, place des Trois-Cultures, dans le quartier de Tlatelolco de la capitale mexicaine, à 18 h 10, un hélicoptère lançait des feux de Bengale verts. C’était le signal pour lancer l’attaque de l’armée et de policiers en civil contre un meeting d’étudiants en grève qui rassemblait 10 000 personnes.
La place fut verrouillée par des tanks. Les soldats marchèrent vers le rassemblement en tirant au revolver, au fusil, à la mitrailleuse et au bazooka. Des centaines de jeunes, mais aussi des enfants et des riverains y laissèrent la vie. Des milliers furent blessés, arrêtés et emprisonnés cette nuit-là et les jours suivants.
La place des Trois-Cultures réunit des ruines aztèques, une église franciscaine et des immeubles d’habitation, d’où son nom. Le régime, ce jour-là, en fit une souricière. En plus des soldats opérant sur le parvis, les policiers en civil présents portaient un gant blanc à la main pour que les militaires les reconnaissent. Ils occupaient les toits et des étages des résidences, d’où ils tiraient eux aussi. Malgré le gant blanc, les militaires et eux se tirèrent parfois les uns sur les autres. Le gouvernement fit passer ces policiers pour des étudiants armés, justifiant ainsi l’intensité de la répression.
Personne sur la place n’était préparé à ce carnage. Les feux de Bengale furent pris pour le début d’un feu d’artifice. Quand les tirs commencèrent, un orateur lança : « Ne courez pas, ce sont des balles à blanc. » Puis ce fut la panique. Les dirigeants présents du comité national de grève des étudiants furent arrêtés et emmenés dans un camp militaire, puis en prison. Ceux qui cherchèrent refuge dans l’église de la place trouvèrent porte close.

« On veut la révolution ! »

Le Mexique était présidé par Gustavo Diaz Ordaz, un anticommuniste viscéral qui entendait mettre fin à une contestation étudiante qui durait depuis la fin juin et attirait la sympathie d’ouvriers et d’habitants des quartiers populaires. Les étudiants criaient : « On ne veut pas les JO, on veut la révolution ! » mais, pour le gouvernement, les jeux Olympiques prévus quelques jours plus tard devaient se tenir coûte que coûte.
L’État mexicain, dirigé par un parti unique, le Parti révolutionnaire institutionnel (PRI), et soutenu par la bureaucratie des syndicats officiels, avait l’habitude de répondre manu militari à toutes les oppositions, ouvrière, paysanne ou étudiante.
Depuis 1950, un article du Code pénal permettait de criminaliser toute opposition. Furent ainsi réprimées les tentatives des mineurs et des enseignants de se donner des syndicats indépendants, la grève générale des cheminots de 1958-1959, celle des médecins et infirmières de 1964 et des mouvements étudiants. En 1962, des soldats assassinèrent un dirigeant paysan, émule de Zapata, Ruben Jaramillo, avec sa famille. En 1967, les hommes de main des producteurs de copra tirèrent sur 800 paysans désarmés. Ces opérations répressives remplissaient les prisons d’opposants. Le plus connu était Demetrio Vallejo, dirigeant de la grève des cheminots, qui avait été condamné à douze ans de prison.
Le mouvement étudiant, influencé par le castrisme, le maoïsme ou le trotskysme, était politisé. Il cherchait à entraîner la population dans le mouvement contre le régime dictatorial du PRI. Une de ses revendications était la libération des prisonniers politiques.

Une répression violente

Le 30 juin 1968, des soldats avaient défoncé au bazooka la porte d’un collège. Face à cette intrusion, le recteur avait mis en berne le drapeau national. Les policiers avaient récidivé au cours du mois de juillet et il y eut des affrontements violents. Le 1er août, le recteur prenait la tête d’une manifestation de 50 000 étudiants contre la répression policière. Les grandes facultés, UNAM, Institut polytechnique et d’autres, furent occupées. Des brigades d’étudiants allèrent dans les rues et sur les marchés exiger la démission des chefs de la police, la dissolution de la police antiémeute et la suppression de l’article de loi de 1950.
Le 5 août, le 13 août, le 27 août, le 13 septembre, les étudiants avaient organisé des marches en direction du Zocalo, la grande place publique du palais présidentiel ; un sanctuaire où les protestations n’étaient pas bienvenues. La première marche y amena 250 000 manifestants et les autres jusqu’à 600 000 personnes. Une partie grandissante de la population regardait vers ces étudiants qui exprimaient leur aspiration à une société plus égalitaire et libre, à l’opposé de ce qu’était le Mexique sous le gouvernement du PRI.
Celui-ci décida de reprendre le contrôle par une répression féroce. Les arrestations remplirent les prisons. Les soldats multiplièrent les humiliations, faisant se déshabiller les prisonniers et les frappant sans raison. Mieux valait ne pas avoir sa carte d’étudiant. Les hôpitaux et les cliniques se remplirent de blessés et de cadavres. Médecins et infirmières purent constater les conséquences de l’acharnement militaire en voyant arriver des femmes enceintes éventrées par des balles explosives et des enfants tués à la baïonnette.
Après le massacre du 2 octobre, Diaz Ordaz et son ministre de l’Intérieur Luis Echeverria imposèrent un black-out sur la répression. On ne sait toujours pas aujourd’hui combien il y eut de morts, de blessés, de disparus. Ni Diaz Ordaz ni Echevarria ne furent poursuivis pour leurs crimes. Ce dernier reçut même une promotion, puisqu’il devint président de 1970 à 1976. Ce massacre, agréé par Washington, en annonçait d’autres qui allaient frapper les opposants dans toute l’Amérique latine, les années suivantes.
Les jeux Olympiques de Mexico d’octobre 1968 ne sont pas restés célèbres pour les performances sportives, mais bien pour le massacre des étudiants en grève qui a permis leur tenue. Quelques jours plus tard, il s’y ajouta le salut lancé par les athlètes Noirs américains levant le poing sur le podium en signe de solidarité avec les exploités de leur pays. Leur geste montrait aussi, à tous ceux qui au Mexique étaient visés par la répression, qu’ils n’étaient pas seuls. Deux événements inoubliables.

                                     Jacques FONTENOY (Lutte ouvrière n°2619

                                                                                       Cnews

Handicap, AVS-AESH... et la députée : une situation scandaleuse pour les élèves en situation de handicap, pour leurs familles, et pour ces travailleurs


La députée prétend faire de la politique autrement… pas joli !

 
                                                                      Paris Normandie

Un député LR proposait de discuter une proposition de loi prévoyant en particulier l’amélioration de la condition des AVS-AESH, ces « auxiliaires de vie scolaire » et ces « accompagnants des élèves en situation de handicap » qui jouent un rôle essentiel pour qu’il y ait une véritable inclusion dans les classes des élèves en situation de handicap. Les premiers sont dans une situation extrêmement précaire, les seconds « bénéficient » d’un CDI, mais les uns et les autres se voient imposer des temps partiels et donc des revenus de misère.
         Les députés LAREM ont voté le rejet préalable de cette proposition de loi.
         Le député des Insoumis, François Ruffin, a dénoncé ce refus et cette attitude dans des termes que l’on ne peut que partager et a publié la liste des 70 députés LAREM présents qui avaient acté ce rejet.
         Parmi les 70, la députée d’Argenteuil-Bezons et sa collègue ex-syndicaliste du lycée Georges Braque d’Argenteuil !
         Se moquer de la situation des AVS-AESH, c’est sans doute pour elles leur façon de faire de la politique autrement !

Pour information, pour lire cette proposition de loi

 http://www.assemblee-nationale.fr/15/propositions/pion1230.asp

SNCF, gare d’Argenteuil, la liberté du passage souterrain est toujours d’actualité


Pas qu’anecdotique

 
Totalement inutiles

Nous avons appris que lors de la diffusion ce vendredi matin de leur information sur la brocante de livres qu’ils organisent aujourd’hui (10 heures-18 heures au marché couvert de la Colonie), les membres de l’association émérite Sous les couvertures qui agit pour la diffusion du livre et de la culture, s’était heurtés au problème de la fin de la liberté totale de passage d’une rive à l’autre de la gare d’Argenteuil.
         Pour distribuer l’information du côté de la sortie Orgemont, il a fallu qu’un des membres de l’association utilise… un ticket. Cela fait cher pour 100 mètre le passage, et pour la défense de la culture !
         Pour la municipalité d’Argenteuil qui s’est inclinée devant les décisions de la SNCF, l’affaire est peut-être close. Mais certainement pas pour les habitants !

samedi 13 octobre 2018

Retraites Macrons : nivellement par le bas en vue


Contre la division, tous ensemble pour les faire reculer



Le gouvernement a confirmé vouloir remplacer tous les régimes de retraite par un système unique. En d'autres termes, il veut faire reculer les quelques droits supplémentaires que certaines catégories de salariés avaient réussi à conserver tant bien que mal. Et au nom d'une prétendue égalité, c'est l'ensemble des retraités qui vont voir leur situation se dégrader, puisque les pensions seraient calculées sur la base des salaires perçus durant l'ensemble de la carrière, au lieu des 6 mois actuels dans la fonction publique et 25 dernières années dans le privé.
Le gouvernement veut, démagogiquement, jouer sur la division en invoquant la diversité des régimes de retraites. C'est un piège. C'est tous ensemble qu'il faut faire barrage à cette attaque contre les retraites et les retraités à venir.

IVG : Le pape contre les femmes


Le pape François dit le très réactionnaire



Le pape François a comparé l'avortement au fait de « recourir à un tueur à gages pour régler un problème ». Ce n'est pas une position nouvelle : l'Église a toujours refusé aux femmes la libre disposition de leur corps. Et dans les pays où elle est implantée, elle pèse de tout son poids pour que les législations interdisent le recours à l'IVG.
Les combats des femmes et de ceux qui les soutiennent ont fait reculer ces législations d'un autre âge dans de nombreux pays. En Irlande, où le catholicisme a pendant longtemps été hégémonique, un référendum a donné une majorité au droit à l'IGV en mai dernier.
La poursuite de ces combats fera taire le réactionnaire.

Afrique : pays du Sahel : la responsabilité totale de l’impérialisme français dans le délabrement économique et politique


Troupes françaises, hors d'Afrique !




                                                              de.wikipedia.org 

Cela fait plusieurs années que l'armée française mène dans les pays africains du Sahel une opération "Barkhane" censée organiser une lutte anti-terroriste.
Ces derniers jours, elle a de nouveau fait donner ses drones, ses Mirages et ses hélicoptères de combat dans l'Est du Burkina Faso, procédant à de nouvelles frappes aériennes pour s'en prendre à des groupes armés, groupes que l'armée française, selon l'aveu de ses officiers, peine à situer...
La France, ex-puissance coloniale de la région, tente d'y maintenir son emprise sous couvert de prêter assistance aux gouvernements locaux, ceux-ci ayant de plus en plus de mal à conserver leur autorité. En réalité, la responsabilité de l'impérialisme français est entière dans le délabrement économique et politique actuel des pays du Sahel. Et les interventions de ses militaires ne peuvent qu'attiser davantage le chaos.

Argenteuil – transport –le vélo, le grand oublié


Et les pistes cyclables ?

 
Quand on peut, le vélo, ce n'est pas mieux ?

Le réseau de rues et de voies est dans un état déplorable dans Argenteuil. La municipalité essaie d’y remédier, et cela est plus que nécessaire.
         Mais une nouvelle fois, à l’occasion de la réfection de la rue Pierre Curie le long de la voie ferré de ceinture, nous avons pu constater, au vue des aménagements en cours, que celle-ci n’était pas l’occasion de la mise en place d’une piste cyclable qui demanderait, c’est vrai, un léger élargissement de la chaussée tout en préservant les arbres.
         Mais l’extension du réseau de pistes cyclables ne semble vraiment pas être une priorité de la part de la municipalité.
         Pourtant, il faut rappeler un article de la loi LAURE qui évoque les obligations sur le sujet :
228-2  : « A l’occasion des réalisations ou des rénovations des voies urbaines, à l’exception des autoroutes et voies rapides, doivent être mis au point des itinéraires cyclables pourvus d’aménagements sous forme de pistes, marquages au sol ou couloirs indépendants, en fonction des besoins et contraintes de la circulation. L’aménagement de ces itinéraires cyclables doit tenir compte des orientations du plan de déplacements urbains, lorsqu’il existe. 
         Alors ?

Culture – Argenteuil – ce week-end


Pour sourire

Ils sont en lieu sûr ?



Nous avions évoqué l’inquiétude d’amis de la culture s’interrogeant sur ce qu’étaient devenus deux tableaux du peintre impressionniste Caillebotte inscrits dans l’inventaire de feu le musée d’Argenteuil.
         Suite à l’action de nos fins limiers, nous avons avancé dans notre enquête. L’un de ces tableaux serait exposé au musée de Pontoise, et l’autre serait en dépôt à Saint-Denis…
         Des données qui mériteraient une petite information municipale, et une incitation à aller visiter le musée Pissarro de Pontoise !

C’est où la messe ?

 
Ils ont bu un petit verre au nouveau bar du Figuier ?

Mardi, le spectacle « les vêpres de Monteverdi » a apparemment connu un grand succès au Figuier blanc.
         Un élément qui n’avait rien avoir avec le spectacle a tout de même surpris quelques spectateurs. Il s’est agi de la présence parmi le public de… trois curés, en soutane, comme sur les images de naguère.
         Quand ils ont vu « vêpres », ils se sont dit que c’était pour eux l’heure d’aller à l’office ? 

On nous informe 

Vernissage à l’Imagerie ce soir




Brocante de livres à prix minuscules dimanche

Grande brocante demain dimanche dans tout le marché de la Colonie organisée par l’association Sous les couvertures. De 10 heures à 18 heures, derrière la gare d’Argenteuil-centre, côté Orgemont. Des milliers et des milliers de livres à prix minuscules !