jeudi 27 septembre 2018

Le 9 octobre : en grève et dans la rue ! Un article de notre hebdomadaire Lutte ouvrière à paraître


Le 9 octobre : en grève et dans la rue !

La CGT, FO, Solidaires ainsi que des organisations lycéennes et étudiantes appellent le 9 octobre à une journée de grève interprofessionnelle et de manifestation.


La situation des classes populaires ne cesse de se dégrader. Le chômage en est la première cause.
Le nombre de demandeurs d’emploi inscrits à Pôle emploi dépasse les six millions, sans cesse alimenté par les plans de licenciement ou de suppressions d’emplois dans le privé comme dans le public. Les conséquences sont dramatiques non seulement pour les travailleurs privés d’emploi, mais pour toute la société. Ainsi Pôle emploi recense 1,3 million de chômeurs dans le secteur des services à la personne et aux collectivités alors que des millions d’anciens sont privés d’accompagnement ou de soins, à domicile ou dans les maisons de retraite. 922 000 employés de vente et de commerce pointent au chômage, alors que les centres commerciaux ont bien souvent disparu des quartiers populaires, tout comme des guichets de La Poste ou d’autres services publics. Plus de 500 000 ouvriers du bâtiment et des travaux publics sont sans travail quand près de quatre millions de personnes sont mal-logées, que l’état des routes et des voies ferrées devient catastrophique.
Mais Macron veut s’en prendre non au chômage mais aux chômeurs, dont il veut diminuer encore les allocations.
Le pouvoir d’achat de l’ensemble des classes populaires est en recul, sous l’effet de la hausse des prix, des loyers, alors que les salaires sont bloqués. Les pensions de retraite sont, elles, carrément amputées par les hausses de la CSG. Elles vont l’être davantage par le gel décidé pour deux ans. Et le projet gouvernemental de retraite par points ne vise qu’à supprimer carrément toute garantie quant au niveau des futures retraites.
Concernant la jeunesse ouvrière, non seulement le capitalisme est incapable de lui faire miroiter un autre avenir que celui de la précarité, mais au travers de la sélection et des réformes de l’éducation, il remet en cause même le mince accès à une culture générale, concédé dans une autre période.
Toutes les forces vives de la société sont sacrifiées aux rentiers capitalistes qui se sont partagés, en 2017, 97 milliards de profits rien que pour le Cac40.
Nul ne sait par quelles étapes et dans quels délais se produira la contre-offensive du mouvement ouvrier. Mais c’est en tout cas la seule voie, celle de la lutte de classe et certainement pas l’opium électoral, qui permettra de renverser le rapport de force.
Les directions syndicales n’offrent aujourd’hui aucun plan de riposte au plan d’attaques de Macron, le commis des capitalistes. Elles n’en expriment même pas clairement la nécessité. Mais les travailleurs qui se saisiront de la journée du 9 octobre pour affirmer leur volonté d’en découdre avec les politiques patronales auront raison.

                                              Christian BERNAC (Lutte ouvrière n°2617)

Manuel Valls est contre les frontières… quand c’est lui les passe… et dans des conditions excellentes


Des ambitions sans frontière car gigantesques

 
D'Argenteuil à Barcelone !

C’est officiel : Manuel Valls abandonne son siège de député en France pour tenter de conquérir le fauteuil de maire de Barcelone. Pour l’occasion il a rasé son bouc, mis son plus beau costume et promis qu’il démissionnerait de tous ses mandats en France.
Celui qui s’était prononcé contre le droit de vote des étrangers aux élections municipales, qui prônait la déchéance de nationalité dans les affaires de terrorisme et s’était fait le champion de la chasse aux migrants du temps où il était Premier ministre, ne voit manifestement pas d’inconvénient à passer une frontière pour assurer la suite de sa carrière politique…

Délégation de service public, Conseil municipal d'Argenteuil, et collectivités locales : un contrôle bien incertain


Un contrôle bien glissant…



Lors du conseil municipal d’Argenteuil d’avant-hier, il aura été question à plusieurs reprises de « délégation de service public », c’est-à-dire lorsqu’une collectivité délègue à une entreprise privée une activité normalement dévolue à la collectivité considérée.
         La question qui se pose est celle du respect des éléments contractuels établis entre la collectivité et le délégataire, et donc du contrôle.
         C’est avec beaucoup d’illusion voire de naïveté feinte que les élus qui se sont exprimés lors de ce conseil évoquent ce contrôle. Un adjoint a évoqué à ce sujet les « glissières de sécurité » existantes qui permettent le respect de ces éléments contractuels… On y croit...
         … A moins qu’il ait entendu par « glissières » des obstacles de caoutchouc totalement extensibles, élastiques, et n’ayant aucun pouvoir de contrôle.

Crèches : Conseil municipal d'Argenteuil, une privatisation contre les travailleurs


Un discours patronal

 
Le 22 mai 2018, Babilou, Argenteuil.

« Chassez le naturel, il revient au galop ». La municipalité n’a pu s’empêcher de sous-entendre ce qui l’amenait -au moins au niveau des justifications- à privatiser la crèche « Le blé en herbe ». Il s’agit du taux d’«absentéisme » du personnel !
         Etonnante justification.
         Nous conseillons à ces messieurs et à ces dames à relire ce que nous avons publié hier sur les raisons de la grève dans les grèves Babilou d’Argenteuil lors de la journée d’action du 22 mai dernier. Les manques d’effectifs de travailleurs alors que ceux des bambins augmentent, les pressions, les changements continuels au niveau des méthodes de travail usent tout autant dans le public que dans le privé. C’est au moins un trait sombre d’égalité entre les crèches de toutes natures.
         Mais combien il-y-a-t-il de travailleurs du rang dans la municipalité qui connaissent l’exploitation et l’aggravation continue de celle-ci de ces dernières années dans les entreprises comme dans les crèches municipales ?
         En tout cas, on peut également relever qu’aucun membre de « l’opposition » municipale ne s’est élevée avec colère contre ce genre de justification scandaleuse.

La Poste -Val-Sud, Argenteuil Conseil municipal : quand le service public fonctionne à l’envers


En toute illogique

 
Jusqu'à une heure de queue...

Le conseil municipal de mardi soir aura été l’occasion d’évoquer rapidement l’existence des anciens locaux de la poste principale d’Argenteuil, place Rabelais, au Val-Sud. Ils sont vides depuis des années. L’ancien maire avait apparemment l’intention d’y installer une crèche, mais il n’y a pas eu de suite.
         Ces locaux qui convenaient naguère totalement aux habitants du quartier pour faire leurs opérations sont donc vides. Pendant ce temps, ces derniers s’entassent continuellement dans le bureau de l’avenue Utrillo, exigus et inadéquats. 

A suivre

mercredi 26 septembre 2018

Impôts : Macron et ses tours de passe-passe


Les bonimenteurs

  

 Le gouvernement explique que son gouvernement connaît la plus forte baisse d'impôts de ces vingt dernières années : six milliards d'euros.
Il oublie de préciser que, sur ces six milliards, quatre seront des baisses de cotisations sur les salaires, qui servent à financer l’assurance-maladie et l’assurance-chômage. Les travailleurs paieront donc cette baisse, en particulier par des remboursements moins élevés des médicaments.
Il ne parle pas non plus des hausses des cotisations de retraite complémentaire et du quasi-gel des retraites et des allocations, qui représentent ensemble près de 4,3 milliards d’euros de perte de pouvoir d’achat.
Pendant ce temps-là, 40 milliards d’aides continueront d’être versées dans les caisses du patronat. Sacré bonimenteur, le Macron !

Migrants de l’Aquarius : des gouvernements qui rivalisent d’hypocrisie et d’inhaumanité


Les damnés de la mer

   

Après Gibraltar, le Panama a déclaré lundi 24 septembre qu'il retirait son pavillon à L'Aquarius, ce qui plongerait ce navire dans l’illégalité alors qu’il est affrété par des ONG, dans le but de sauver des migrants en Méditerranée.
Le gouvernement italien est intervenu pour obtenir cette mesure, parce qu’il ne veut pas que l’Aquarius accoste sur ses côtes. Quant au gouvernement français, il refuse aussi l’accès à un port français aux 58 réfugiés qui viennent d’être secourus par l’Aquarius, rejetant la responsabilité de la situation sur les autorités européennes.
En fait, tous les gouvernements rivalisent d’hypocrisie et d’inhumanité pour refuser le moindre secours à quelques dizaines de femmes et d’hommes en détresse.

Crèches et conseil municipal d’Argenteuil du 25 septembre 2018


Vers l’abandon à terme des crèches municipales ?

 La municipalité s’est engagée hier au soir, sous prétexte de « délégation de service public » vers la privatisation de deux crèches municipales. Nous y reviendrons, mais en attendant, nous avons retrouvé ce que nous écrivions en mai dernier suite à la mobilisation de trois crèches privées Babilou d’Argenteuil, les travailleurs de celles-ci protestant contre leurs conditions de travail.
         Le délégataire de ces deux crèches concernées n’a pas encore été choisi. Mais l’article ci-dessous donne une idée des conditions dans lesquelles fonctionnent ces crèches privées.



La seule voie



Trois des quatre crèches Babilou d’Argenteuil étaient fermées hier à l’occasion de la journée de grève et de manifestation de la fonction publique. Quant à la quatrième, c’était tout comme. Et sur l'Ile de France, 21 crèches ont fait de même.
Le groupe privé Babilou possède des centaines de crèches à travers le pays qui ont permis à ses principaux propriétaires de voir leur fortune croître d’une façon fulgurante ces dernières années.
Comme partout ailleurs, il n’y a pas de mystère dans ce phénomène. Quand les capitalistes sablent le champagne, les travailleurs trinquent. Quant au service, il ne faut pas y regarder de trop près.
En tout cas, la réaction forte des travailleuses et travailleurs de Babilou d’Argenteuil comme d’ailleurs montrent la seule voie : celle de l’organisation et de la grève.