mardi 18 septembre 2018

Education, 1800 enseignants en moins, la provocation de Blanquer


Éducation au rabais

Blanquer, le ministre de l'Éducation, a annoncé la suppression de 1 800 postes dans l'enseignement et les services administratifs. Face aux protestations il répond que cela ne correspond qu'à 0,2 % des emplois du ministère... Le même genre d'argument que la diminution de 5 euros des APL.

Par tous les bouts, ce gouvernement rabote les dépenses pour ce qui est utile aux classes populaires.
 
Produit d'appel pour une Ecole, qui se dégrade

Pour Information


Communiqué de presse 17 septembre 2018 de la FCPE

Intérieur et Justice épargnés, l’Education sacrifiée 

 Jean-Michel Blanquer vient d’annoncer, hier dans la presse, la suppression de 1 800 postes au sein de l’Education nationale. Seront concernés les services administratifs et les postes du secondaire. 
L’obsession de la réduction des coûts du gouvernement prend une nouvelle fois le pas sur les besoins éducatifs du pays : comment prétendre vaincre l’échec scolaire ou le décrochage en supprimant autant d’adultes dans les établissements, en laissant les jeunes sans encadrement suffisant
Comment le ministre pense-t-il sincèrement faire face à la pénurie d’enseignants que les parents d’élèves constatent chaque jour sur le terrain en imposant des heures supplémentaires aux enseignants en poste ? 
Le gouvernement en place nous fait croire depuis des mois qu’il fait de l’éducation, sa priorité. Illusion au vu de ses décisions concernant les créations de postes pour la justice et l’intérieur. L’école de la République pour former des citoyens ne peut voir ses crédits diminuer alors que l’intérieur et la justice en charge du respect de la loi mais également de la répression voient leurs crédits augmenter !
Monsieur le ministre de l’Education nationale, l’avenir de nos enfants ne se monnaie pas à coup d’heures supplémentaires, imposées, mieux rémunérées et défiscalisées.
L’avenir de nos enfants ne pourra se construire sereinement qu’avec des adultes formés en nombre suffisant, considérés et non épuisés par leur métier.

Macron et l’affaire Audin


Une repentance bien tardive et surtout bien calculée


Les paras français à Alger en 1957

Après qu'on ait dû attendre 61 ans et donc subi 61 ans de mensonges d'État, Macron a reconnu publiquement que Maurice Audin, ce militant communiste qui se battait pour l'indépendance de l'Algérie, avait été torturé et tué à Alger par des militaires français. C'est ce que sa veuve, ainsi que de nombreux témoins et militants dénonçaient depuis le début.
Ce geste, qui ne lui coûte pas grand-chose alors que les acteurs ont pour la plupart disparu, est une occasion pour Macron de se « réhabiliter », si faire se peut, auprès des femmes et des hommes qui se sentent de gauche, écœurés par sa politique pro-patronale.
Mais ce qu'oublie de rappeler Macron, c'est que le gouvernement de l'époque, PS au moment des faits, jusqu'en 1958, ainsi que l'appareil policier et militaire sous ses ordres ont pratiqué des crimes de guerre - tortures et assassinats - à grande échelle contre les Algériens en révolte contre la tutelle colonialiste qu'on leur imposait. L'affaire Audin a été un épisode tragique dans la longue liste des exactions de la colonisation française.





Argenteuil, centres de santé Goulène et Irène Lézine, de plus en plus exsangues


Une dent contre les plus pauvres

 
Si utile à la population

Au centre de santé municipal, le labo de prothèse employait il y a une trentaine d’années plus d’une quinzaine de prothésistes. Leur nombre est tombé à trois actuellement.
         Pourtant les Argenteuillais ont toujours le même nombre de dents, et l’on ne peut pas dire que la santé dentaire se soit améliorée ces dernières décennies !
         De la même façon, il n’y a plus d’urgence dentaire dans les deux centres de santé.
         Il en va de même pour les kinés dont le nombre est passé de 6 à 2.
         Les services privés que l’on trouve sur la localité ne remplaceront jamais ceux des deux centres municipaux de santé.

lundi 17 septembre 2018

Editorial des bulletins Lutte ouvrière d’entreprise de ce lundi 17 septembre 2018 : « Crise du capitalisme : vers une nouvelle catastrophe ? »


Crise du capitalisme : vers une nouvelle catastrophe ?

 « Je traverse la rue et je vous trouve un emploi », voilà ce que Macron a osé répondre à un jeune chômeur qui l’interpellait en se plaignant de ne pas trouver d’emploi malgré ses démarches. Comme s’il n’y avait pas six millions de chômeurs dans ce pays et comme si la crise n’existait pas !

Dix ans après la faillite de la grande banque américaine Lehman Brothers qui a marqué une aggravation de la crise du capitalisme, la société vit toujours sous la menace permanente d’une nouvelle crise qui pourrait provoquer un effondrement catastrophique de l’économie. Les dirigeants du monde capitaliste ont beau déclarer que les leçons de la crise ont été tirées, en réalité, comme il y a dix ans, ils sont bien incapables de contrôler leur économie au fonctionnement anarchique.

En 2008, leur seule action a consisté à tout faire pour rassurer ces mêmes marchés financiers qui avaient conduit l’économie au bord du gouffre. Les dirigeants des grandes puissances ont fourni aux banquiers le soutien financier inconditionnel des États. Ils leur ont ouvert en grand les vannes du crédit. En prétendant sauver l’économie, ils ont sauvé la finance et ont permis ainsi que la spéculation reparte de plus belle avec les centaines de milliards que les États mettaient à sa disposition.

Aujourd’hui comme il y a dix ans, la spéculation bat son plein. Dans le monde des actionnaires, c’est l’euphorie. Le montant des dividendes - plus de 500 milliards de dollars distribués dans le monde - atteint un niveau record.

Mais les capitalistes eux-mêmes ne croient pas aux possibilités de développement de leur économie. Ils consacrent des sommes de plus en plus en plus folles à la finance parce qu’ils savent que les marchés sont de plus en plus saturés du fait de l’appauvrissement d’une grande partie de la population et ils ne veulent pas prendre le risque d’investir dans les secteurs productifs.

La bonne santé de la finance montre que le capitalisme est plus que jamais parasitaire. Cette montagne de capitaux spéculatifs rapporte gros à une minorité, mais elle aggrave encore davantage la crise et ses conséquences. En quête du profit le plus rapide possible, ces capitaux passent d’un pays à un autre sans contribuer à développer véritablement leur économie et en provoquant même leur ruine, comme en Turquie et en Argentine ces dernières semaines, quand ils s’en détournent du jour au lendemain pour aller chercher ailleurs d’autres sources de profit. Plus encore qu’en 2008, tout le système capitaliste repose sur un château de cartes qui menace à tout moment de s’effondrer.

Ce sont les travailleurs et les populations du monde entier qui payent très chèrement la crise du capitalisme. Les centaines de milliards dépensés pour sauver les financiers et les profits record d’aujourd’hui viennent de l’aggravation de l’exploitation du monde du travail avec l’augmentation du chômage, la précarisation des emplois, le blocage des salaires. Pour augmenter ses profits, le patronat mène une guerre sans répit à l’ensemble des travailleurs, faisant reculer leurs conditions d’existence et cherchant à revenir sur tous les droits qu’il avait été obligé de concéder dans le passé.

Depuis 2008, ici en France, les gouvernements qui se sont succédé ont mené la même politique, appuyant l’offensive patronale, consacrant une partie de plus en plus importante des dépenses publiques à alimenter la finance au détriment de la santé, de l’éducation, de la protection sociale.

Après Sarkozy et Hollande, c’est au tour de Macron de servir fidèlement les intérêts de la classe capitaliste. Il le fait d’une façon encore plus provocante que ses prédécesseurs, revendiquant sa politique en faveur des plus riches, affichant ouvertement son mépris à l’égard des travailleurs, comme il vient encore de le faire ce week-end en traitant quasiment de fainéant un jeune chômeur.

Mais tout autant que ses prédécesseurs, Macron n’est qu’une marionnette dont le rôle se limite à obéir aux exigences de la classe capitaliste. Et il en sera ainsi, quel que soit le gouvernement en place, tant que le grand capital dominera l’économie.

Mettre fin à cette domination en expropriant la classe capitaliste est une nécessité vitale pour les travailleurs qui subissent l’exploitation, mais aussi pour l’ensemble de la société que le capitalisme conduit de catastrophe en catastrophe. Seule la classe ouvrière qui n’est en rien liée à la propriété privée des moyens de production a un intérêt fondamental à renverser ce système. Elle en a la force et il faudra qu’elle en ait la conscience.  

Fonction publique : non à la casse !


Ils préparent une régression totale

Le secrétaire d’État à la Fonction publique, Olivier Dussopt, a réaffirmé que « l’objectif de 50 000 suppressions de postes au sein de l’État est très largement atteignable ».



Ce serait pour lui simplement appliquer les promesses de campagne de Macron, qui avait annoncé le chiffre de 120 000 suppressions de postes, dont 70 000 dans la fonction publique territoriale, d’ici 2022, fin du quinquennat. L’objectif était d’économiser 30 milliards d’euros.
Olivier Dussopt prétend qu’il n’y aura pas forcément de suppressions de postes d’enseignants ou de fonctionnaires du Trésor par exemple. Il affirme, comme l’avait fait Macron avant lui, que tout est un problème d’organisation « en rendant le même service public autrement ». Ainsi dans les services des impôts la dématérialisation et le prélèvement à la source réduiraient les besoins en personnel. Dans les écoles et dans les hôpitaux, le mot clé est encore réorganisation. Enfin il y aura des départs en retraite non remplacés et un plan de départ volontaire.
Mais qui peut croire que 120 000 suppressions de postes se feraient sans casse ? Des effectifs en moins, cela ne pourra qu’augmenter la charge de travail et dégrader encore plus les conditions de travail !
Macron prétend moderniser la fonction publique. Mais, en fait de modernisation, il prépare une régression totale, avec moins de fonctionnaires et des contractuels en CDD encore plus nombreux. Et il recourt à la démagogie antifonctionnaire pour tenter d’opposer salariés du public et du privé.
                                    Cédric DUVAL (Lutte ouvrière n°2615)


À l’appel d’organisations syndicales de salariés – CGT, UD FO, SUD – ainsi que de syndicats étudiants et lycéens – UNEF et UNL – une journée interprofessionnelle de grève et de manifestations est organisée mardi 9 octobre. Il faut qu’elle soit l’occasion d’exprimer le plus fort possible la colère du monde du travail.

Australie - Education, une belle leçon : la valeur n'attend pas le nombre des années


Un beau geste mature contre le mépris envers les populations aborigènes

  

Massacre d'aborigènes en 1852

Une écolière de neuf ans a refusé de se lever à l'écoute de l'hymne national, ce qui est une obligation. Elle a voulu dénoncer ainsi le mépris des populations aborigènes, premiers habitants de ce continent, bien avant qu'il soit colonisé.
L'école lui a infligé une colle et les conservateurs s'étranglent, la traitant de « sale gosse » et la menaçant d'un « coup de pied au derrière » sur les réseaux sociaux. Ils se ridiculisent une deuxième fois après le pied de nez que cette jeune leur a fait.

Argenteuil : centres de vacances, maisons de quartier, espaces-jeunesse, le festival du grand gâchis


Le festival du grand gâchis



Un de nos lecteurs nous a envoyé un commentaire suite à notre brève qui évoquait la situation du centre de vacances de la Ville d’Argenteuil, à Saint-Hilaire-de-Riez en Vendée : « Saint hilaire : toujours en déshérence ! Incroyable ! Le pire étant qu'on a remis de l'argent pour ça qui n'a servi absolument à rien ». Nous partageons l’ire de notre correspondant.
         Le maire précédent avait eu incontestablement raison d’initier à nouveau l’utilisation de ce centre de vacances emblématique pour l’organisation de séjours familiaux. Il serait intéressant de rappeler combien cela avait coûté. Cela devait s’exprimer en centaines de milliers d’euros !
         Au-delà de cet exemple, c’est une habitude à Argenteuil. Celle d’équiper un lieu en dépensant beaucoup d’argent, puis, le maire changeant ou changeant son fusil d’épaule, l’activité change de lieu, va s’installer ailleurs au prix du coût des nouvelles installations. A l’encontre de la municipalité actuelle, outre cet exemple de Saint-Hilaire, nous avons en mémoire le changement de lieu de la Maison de quartier du Centre-Ville, ou encore celui de l’espace jeunesse du Val-Sud qui a occupé la place de l’espace famille du Val-Sud avant de déguerpir devant la poussée des hordes de Charlemagne !

Argenteuil, sports, pelouse synthétique ou gazon naturel ?


700 000 euros, une somme !

 
Photo Le Parisien-95/ Marjorie Lenhardt

Nous avons évoqué hier la réfection de la « pelouse » du stade de football Mimoun de l’espace Héloïse. A la relecture de l’article du Parisien-95, un chiffre nous a fait tiquer, celui du coût de l’opération : 700 00 euros ! Bigre, le prix de deux pavillons sur Argenteuil, ou le salaire d’un employé municipal sur 30 ans !
         Oui, mais c’est du synthétique… et il faut retravailler le fond malmené par la situation hydraulique du lieu et la pollution…
         Mais pourquoi c’est du synthétique qui a été refait ? Et pourquoi pas un gazon traditionnel ?
         Reprenons. Avec 700 000 euros, du gazon et un jardinier à demeure qui aurait pu non seulement entretenir le stade mais les espaces verts alentours !
         Oui, c’est vrai, c’est sans compter avec les « lobbies » du synthétique comme dirait Hulot !