jeudi 31 mai 2018

Argenteuil, Sedan, LR, PS, des édiles contre les travailleurs, usés, malades


Mobilisation contre la mairie PS



Didier Herbillon, maire PS de Sedan, vient de faire voter à l’unanimité par son conseil municipal un plan de sanctions financières contre les municipaux qui auraient le malheur d’être absents plus d’une semaine au cours de l’année.
Comme si on choisissait de tomber malade ! Qu’en sera-t-il des arrêts longue maladie ou encore des grévistes ? Cette mesure est discriminatoire et relaie les préjugés ressassés sur l’absentéisme supposé des employés municipaux. Elle participe à l’ambiance générale d’attaques contre les travailleurs, fonctionnaires ou non. Elle est inacceptable.
Les agents ont commencé à réagir et n’entendent pas se laisser faire, commençant par perturber la préparation du prochain festival médiéval. Ils ont bien raison : le PS, quand il est aux commandes, se comporte comme les patrons, il faut donc se défendre en utilisant ce qui fait la force des travailleurs, la grève.

mercredi 30 mai 2018

Grève des cheminots : collectes. Ils ont besoin du soutien de tous les travailleurs


Tous cheminots, tous travailleurs ! Vive la grève !


Ce matin, j’ai participé à l’assemblée générale des cheminots du réseau de Paris-St-Lazare. Une assemblée qui montre la vitalité de la grève.
         J’étais venu remettre la collecte à laquelle les proches de Lutte ouvrière d’Argenteuil ont participé. J’ai remis les 310 euros collectés. Que nos amis d’Argenteuil qui n’ont pas été sollicités se rassurent. Ils peuvent toujours participer.
         Puisque la parole m’a été donnée, j’ai pu rapidement dire aux grévistes combien leur grève était forte. Forte de l’énorme proportion de cheminots qui participent, d’une façon ou d’une autre, à ce formidable mouvement.
         Formidable, car pour la première fois depuis longtemps une résistance majeure a lieu et qu’elle embête sacrément Macron et ceux qu’il sert, parce qu’elle est une belle leçon pour tous les autres travailleurs.
         Et les témoignages, portant sur les pressions et le harcèlement qui se développent dans les gares et qui se sont exprimés lors de l’AG, indiquent qu’il s’agit d’empêcher que le monde du rail prenne le chemin que connaissent bien d’autres services dits publics, tels La Poste, les Hôpitaux, etc.
         Les cheminots montrent la voie. Comme je l’ai dit à la fin de ma courte prise-de-parole : « « Courage ! »

Mai 68 : modeste itinéraire d’un jeune de 16 ans. Fin, sans fin.


Je n’ai pas oublié


Le 13 mai 1968
Ce mois de mai fut pour moi l’occasion de constater que du jour au lendemain, tout peut basculer, les gens peuvent prendre une autre voie, bien différente de celle qu’ils suivaient jusqu’alors. Ce qui fut vrai hier peut l’être tout autant pour demain. L’espoir peut alors totalement remplacer le scepticisme quant à la possibilité de renverser le capitalisme.
         Les évènements de Mai affirmèrent une nouvelle fois la fantastique force du monde du travail, sans lequel, en grève, tout s’arrête. Ce fut une expérience extraordinaire.
         Dans les deux années qui suivirent, j’allais approfondir les idées que j’avais découvertes. Mais pour l’administration de l’Ecole normale, je n’étais qu’un élève rebelle qu’il fallait mater.
         Le régime de caserne de l’Ecole ne changea guère après ces évènements qui avaient secoué ailleurs les lycées et les universités. Alors que Mai 68 avaient modifié à l’Ecole normale les rapports avec la majorité des enseignants et rendirent les cours beaucoup plus vivants, l’administration resta sur ses positions. En terminale, je fus « consigné » le week-end quatre fois pour des motifs ridicules. La cinquième fois, je rentrai à Argenteuil. Je passai en conseil de discipline, et le paierait deux ans plus tard en étant muté dans une autre Ecole normale.
         Ma participation aux « évènements » fut modeste. Mais je suis resté jusqu’à aujourd’hui sur cette même ligne d’espoir dans la capacité de l’humanité à avancer en se débarrassant du capitalisme. Bref, je n’ai pas oublié mes rêves d’antan, ceux d’un jeune de 16 ans, chargé d’espérances. DM



Argenteuil : plan de circulation modifié et fait accompli


En dépit du bon sens

 
Et dans notre cas particulier, sans discussion, sans information préalable
Une rue d ’Argenteuil, Léopold Gautherin vient de changer de sens de circulation à la surprise de tous. A la satisfaction de tous les automobilistes venant d’Orgemont, elle permettait de désengorger le feu débouchant sur la place Pierre Sémard, et de filer sur le boulevard Maurice Berteaux et vers le carrefour Monoprix vi la petite rue Etienne Bast qui ne servira plus à rien. Certes, en revanche, cette modification est censée éviter à ceux qui veant du centre d’Argenteuil se dirigent, en sens inverse, vers Orgemont et l’avenue de Stalingrad, le détour par le boulevard Labrière et la rue Paul-Vaillant-Couturier. Les voitures venant de Léon Feix pourront utiliser la rue Léopold Gautherin devenue circulable pour eux sur l’ensemble de la voie.
         Mais il y a deux hic. Pour emprunter cette voie, le flux de voiture sera beaucoup plus important, et il y a souvent en début de boulevard Jean Allemane un embouteillage qui empêchera de tourner facilement dans la voie. Et en haut de Léopold Gautherin, il y aura un stop, et il n’est pas dit que le surplus de voitures empêchées de tourner dans cette rue facilitent le passage pour les véhicules voulant tourner à gauche pour se diriger vers Orgemont.
         Sur quoi s’appuie les édiles pour avoir entamé cette modification importante et surprenante et qui a pris tous les automobilistes aujourd’hui de court ? Quelle enquête auprès des utilisateurs ?
         Bref, toujours l’opacité, et la décision du chef, même lorsqu’il s’agit de modifier le plan de circulation.

ParcourSup, l’envers du décors :


 
C'est qu'il y a encore plus de sélection

Extrait du site Basta ! 

Comment fonctionne Parcoursup ?

« À la différence d’APB, l’algorithme Parcoursup laisse la possibilité à chaque formation d’introduire ses propres critères pour sélectionner ses candidats. Au lieu de classer leurs vœux selon leur préférence, les futurs étudiants doivent donc écrire des lettres de motivation et joindre des CV – un « projet de formation motivé ». Il n’est même pas sûr que ces dossiers soient vraiment étudiés par les commissions de chaque établissement et université : consacrer 3 minutes pour chacun des 7 millions de vœux représente 350 000 heures de travail, soit l’équivalent de 2300 postes à temps plein pendant un mois. « Ce temps de travail n’étant pas financé, ce seront (d’obscures) algorithmes locaux qui réaliseront ce classement. Les CV et lettres de motivations seront classés par le très efficace algorithme de classement vertical, c’est à dire à la poubelle », prévenait un ingénieur »

Glyphosate : le lobby des pollueurs entendu


Protéger l’avenir… des profits



Dans sa brochure d’autosatisfactions que nous avons évoquée lundi, les macroniens écrivent dans le chapitre : « protéger notre avenir » : réduire l’usage des pesticides  Nous diminuons l’utilisation des substances à risque pour la santé et l’environnement et nous accompagnons la recherche de solutions alernatives. C’est pourquoi la France appliquera de manière anticipée les règlements européens sur l’encadrement du glyphosate »
         La réalité est toute autre.
Sous la pression des industriels de la chimie et des céréaliers, l'Assemblée nationale a refusé d’inscrire dans la loi la sortie du glyphosate pourtant promise par Macron pour dans trois ans. Herbicide le plus utilisé en France par l’agro-business, il est jugé cancérogène par l'Organisation mondiale de la santé.
Dans ce domaine comme dans d’autres, les promesses de Macron n’engagent que ceux qui les croient.

mardi 29 mai 2018

Editorial des bulletins Lutte ouvrière d’entreprise de ce lundi 28 mai 2018 : « Contre Macron, la force des travailleurs est dans la lutte »


Contre Macron, la force des travailleurs est dans la lutte

Des dizaines de milliers de manifestants se sont retrouvés samedi 26 mai contre le gouvernement Macron, contre ses mesures qui incarnent les intérêts de la minorité de très riches qui dominent la société. Le gouvernement et les médias ont répété que la journée de mobilisation n’avait pas fait le plein. C’est leur rengaine : depuis près de deux mois, ils affirment que la contestation ne prend pas. Malgré leurs souhaits d’enterrer la grève des cheminots et d’en finir avec le climat de protestation qu’elle favorise, les deux continuent.
Au fil des manifestations, des centaines de milliers de travailleurs ont saisi l’occasion d’exprimer leur haine de Macron. Et du côté des cheminots, en première ligne dans le combat, l’écrasante majorité a confirmé, dans le référendum organisé par les syndicats de la SNCF, le rejet de la réforme, déjà exprimé par la grève.
Que leur répond le gouvernement ? Il a le culot de présenter la reprise par l’État d’une partie de la dette de la SNCF comme un cadeau qui devrait inciter les cheminots à accepter la réforme. Comme s’ils étaient en quoi que ce soit responsables de la dette ! Et pour dresser l’opinion publique contre les cheminots, ministres et commentateurs y vont de leur couplet affirmant que la reprise de 35 milliards de dette va coûter aux contribuables.
Mais ceux au profit de qui la SNCF s’est endettée, ce ne sont pas les cheminots ! Ce sont de grandes entreprises et leurs actionnaires, les Bouygues et autre Vinci, ainsi que les banques, qui continuent à encaisser les intérêts de cette dette. Si quelqu’un doit rembourser ces milliards, ce sont ces gens-là. Pas les cheminots !
Voilà la politique de Macron, comme de ses prédécesseurs : faire payer par les travailleurs qui font fonctionner toute l’économie, les milliards que l’État déverse sur la minorité capitaliste. C’est pour assurer leurs dividendes à tous les Arnault, Bolloré, Dassault et leurs semblables au petit pied, qu’on pèse sur les salaires, qu’on développe la précarité, qu’on sacrifie tout ce qui, dans les services publics, est utile à la population, des transports à l’école en passant par les hôpitaux.
Les cheminots ont raison de refuser ces mensonges et cette escroquerie. S’ils sont en grève, c’est pour exiger le maintien des conditions d’emploi et de travail de l’ensemble des travailleurs du rail.
Les cheminots peuvent être fiers d’avoir relevé la tête et de montrer, même à leur échelle, que lorsque les travailleurs agissent, utilisent leur arme de classe, ils perturbent le petit jeu de cette prétendue démocratie où une minorité de politiciens, dévoués à la grande bourgeoisie, peut prendre des décisions qui foulent aux pieds les conditions d’existence de milliers, de millions d’exploités.
Le mouvement des cheminots s’est imposé dans la vie politique. D’un seul coup, le ronronnement des débats du Parlement, le petit jeu des différents partis, apparaissent dérisoires. Cela donne une idée de la puissance avec laquelle la classe ouvrière pourra peser sur la vie politique lorsqu’elle se dressera contre ses exploiteurs.
C’est le mouvement des cheminots qui a démystifié le jeu politique de la droite et de l’extrême droite. La droite traditionnelle a voté la réforme et clame son enthousiasme pour l’ouverture à la concurrence. Le Front national, qui n’aime les travailleurs que soumis et résignés, se dit opposé à la réforme… mais surtout à la grève !
Les partis de gauche, organisateurs de la manifestation du 26 mai, ont affiché leur opposition à Macron et à sa majorité. Mais pas un mot sur ceux qui, derrière Macron, le manipulent, ceux qui, en monopolisant le grand capital, dictent sa politique. À quoi servirait-il d’écarter Macron pour une nouvelle version d’un Mitterrand, d’un Jospin ou d’un Hollande ? C’est-à-dire pour des politiciens et des partis qui font des promesses pour être élus mais qui, une fois au pouvoir, mènent la même politique qu’un Macron, car il n’est pas question pour eux de s’en prendre à la grande bourgeoisie et, à plus forte raison, à l’ordre capitaliste.
Les grévistes de la SNCF ont refusé de se laisser faire sans se battre. Macron espérait pourtant leur imposer sa réforme à marche forcée, comme il impose tous ses coups. Eh bien, il n’a pas pu ! La grève des cheminots est un premier grain de sable dans la machine à écraser le monde du travail ! Seuls, ils ne peuvent pas inverser le rapport de forces. Mais ils montrent la voie à tous les travailleurs. Et l’arrogance de Macron associée à la rapacité du patronat qu’il sert finiront par transformer le mécontentement du monde du travail en révolte.


France Inter : Un temps de pauchon (deuxième partie) Interview d'Arlette Laguiller et visite de la fête par Hervé Pauchon