lundi 14 mai 2018

Argenteuil : Tell my city, Allô ! A l’eau !


Justement il ne pleut toujours pas où ce n’est pas mouillé

                                                        Photo   Blurb   
Si au moins c'était cela

En discutant avec un habitant, celui-ci m’a indiqué qu’à l’occasion de la visite de Valérie Pécresse à Orgemont il y a quelque temps de cela, d’importants et jolis pots de fleurs avait été installés pour l’occasion à la gare routière d’Argenteuil. La vedette étant partie, ils ont été laissés, mais n’ont pas été entretenus, et on imagine aujourd’hui l’état des végétaux en question.
         Cela nous fait penser à ce que nous avions écrit à propos de la plate-bande de fleurs face à la mairie et qui est maintenant en déshérence, puisqu’en particulier elle n’est plus arrosée.
         Passant par-là par hasard hier midi, nous avons pu observer qu’un membre « éminent » de la municipalité qui circulait également à cet endroit, lui aussi, regardait d’un air dubitatif, voire désolé, la situation « florale » du massif, florale étant dorénavant un bien grand mot.DM

Accidents du travail : accident mortel aux Fonderies de Feurs (Loire), Feursmetal et Valdi définitivement condamnées


On ne peut pas perdre sa vie à la gagner

 
Mais la réalité...

Le 25 juin 2011, Jacques Tissot et Damien Jamot perdaient la vie lors de l’explosion d’un four sur le site des Fonderies de Feurs. Depuis les familles et le Collectif de soutien, créé au lendemain de l’accident et réunissant 600 membres, n’ont eu de cesse que de faire condamner les deux entreprises, Feursmetal et Valdi, impliquées dans le double accident mortel.
     Sept ans après, ces deux entreprises, condamnées au tribunal de Saint-Étienne puis à la cour d’appel de Lyon, ont finalement renoncé à se pourvoir en cassation. Leur condamnation devient définitive.
     Cette bataille du pot de terre contre le pot de fer se termine donc par la reconnaissance des droits des familles et de statut de victimes des deux ouvriers, mais il a fallu attendre sept ans et une mobilisation importante pour en arriver là.

dimanche 13 mai 2018

13 mai 1968, 13 mai 2018, il y a cinquante ans jour pour jour, ma première manifestation


Première manifestation, le 13 Mai 1968, excusez-moi du peu !



Le 13 mai, il y a l’appel à la grève nationale et à la manifestation parisienne sur le thème « Dix ans avec De Gaulle, ça suffit ». L’ensemble des enseignants de l’EN et des élèves sont en grève. Je crois me souvenir être allé seul à la grande manifestation convoquée à gare de L’Est. Je resterai entre celle-ci et République la fin de la matinée et une bonne partie de l’après-midi, dans une ambiance surchauffée et pas seulement par le soleil de mai. Pour ma première manifestation, je suis servi, quelle manifestation ! Des banderoles neuves fabriquées pour l’occasion, des slogans, de la fraternité, de la combativité…
         Grosso modo, je ne manifesterai pas. Le cortège ne bouge pas. Il s’étirera jusqu’à Denfert-Rochereau. Je le quitte vers 17 heures, c’est l’heure de rentrer à Versailles-Montreuil. La soupe n’attend pas pour l’adolescent que je suis. Mais dans la rame de métro qui m’entraîne, je me souviens des grands signes fraternels échangés avec la rame d’en face. Cette manifestation ne sera pas sans lendemain. Mais en tout cas, elle reste, aujourd’hui encore, comme un point de repère, celle d’un rassemblement jusqu’à ce jour sans nul autre pareil.
           (A suivre. 14 mai 1968, en grève...)


Argenteuil, défense de Jean Vilar et l’Adjoint…


Quand la vérité fait sursauter…

 
Non merci !

Le journal l’Echo régional est revenu ces jours-ci sur l’avenir de la salle Jean Vilar. Dans le passage suivant, interrogé, l’adjoint au maire d’Argenteuil Xavier Péricat y conteste l’appréciation du Comité Jean Vilar sur la fermeture ou la non-fermeture prochaine de cette salle de la façon suivante (en gras) : "Alors que Georges Mothron a annoncé que le projet subira des modifications « substantielles », le comité Jean-Vilar avance maintenant l’hypothèse que la « suspension » de l’utilisation de la salle Jean-Vilar aurait été repoussée d’un an… Une info qui fait sursauter Xavier Péricat. « Non, ce n’est pas ce qui est prévu. L’arrêt de l’utilisation reste prévue pour cet été, même si après, l’avancement du projet dépend de nombreux recours qui ont été exercés », insiste le premier adjoint." (comité Jean-Vilar 6 mai).
         Il faut analyser mot à mot cette déclaration alambiquée de l’adjoint. Une nouvelle fois elle illustre la façon dont ces gens-là procèdent à l’égard de la population : ne jamais lui dire exactement la vérité en lui apportant les informations précises nécessaires.
         Un adjoint soucieux des habitants aurait déclaré tout simplement : « Le projet Héloïse connaît d’incontestables retards. Des modifications substantielles ont été demandées au promoteur. Des recours ont été déposés. Une ou deux nouvelles enquêtes publiques doivent avoir lieu. La structure provisoire nous pose incontestablement des soucis. Elle est sous-dimensionnée pour un certain nombre d’évènements. Nous ne pouvons que tenir compte de l’avis de plusieurs responsables d’associations. Dans ces conditions, il est préférable de suspendre la « suspension » de la salle Jean Vilar, pour un an au moins. Cela nous mène aujourd’hui à juin 2019 ».
         C’est si compliqué d’être simple et de dire la vérité ?

Picasso, Monet, Matisse, P. comme pognon, M. comme monnaie


C’est beau… mais surtout ça rapporte !

 
Dans un musée, ce tableau !

La « Fillette » de Picasso adjugée 115 millions de dollars, « Les Nymphéas en fleurs » de Monet plus de 84 millions, « L’Odalisque couchée » de Matisse près de 81 millions : les enchères de la collection Rockefeller sont devenues les plus chères de l’histoire avec des ventes atteignant près de 650 millions de dollars. Et elles ne sont pas terminées : elles pourraient finir aux alentours du milliard de dollars.
Cela fait longtemps que les tableaux et autres œuvres artistiques sont devenus de simples placements financiers pour amoureux de l’art... de la spéculation !

Education, pédagogie alternative : « Une journée dans la classe de Sophie »


L’occasion de réfléchir sur l’Ecole

A l’occasion de la fête de Lutte ouvrière, une projection du documentaire « Une journée dans la classe de Sophie » aura lieu lundi 21 mai au chapiteau « Friedrich Engels » à 13 heures. Elle sera suivie d’un débat avec l’enseignante de la classe, Sophie Billard, et la réalisatrice, Claire Lebrun. Nous soulignons d’autant plus cette initiative que cette dernière est enseignante à Argenteuil. Et puis, cela fera du bien de prendre quelque distance à cette occasion avec les imbécilités d’un ministre de l’Education qui ne connaît rien à l’éducation.DM

Projection-débat

Une journée dans la classe de Sophie

Documentaire de Claire Lebrun et Jean-Marc Thérin





Une journée dans la classe de Sophie, documentaire réalisé par Claire Lebrun et Jean-Marc Thérin

Ce film est un documentaire qui témoigne de l’existence d’un espace éducatif d’inspiration Freinet tendant vers une école de 3ème type. Il démontre la possibilité d’une pédagogie alternative en milieu urbain sensible à Saint-Ouen. Le film est structuré autour d’une journée dans la classe, avec les commentaires de l’enseignante expliquant les outils mis en place pour tendre vers un espace éducatif du 3ème type. Cette pédagogie différente se pense comme un système vivant en développant les langages, le multi-âge, les ateliers permanents.

Agenda militant


Lundi 14 mai
Argenteuil
Journée de mobilisation locale en soutien aux cheminots
De 11 à 13 heures, boulevard Léon Feix
Face à l’entrée de la mairie
Fin d’après-midi, « Carrefour Babou »


Mardi 15 mai
Les militants de Lutte ouvrière de Bezons et Argenteuil organisent une
Réunion de Lutte ouvrière
19 heures
« Quelques leçons de Mai 68 »
Salle des Pierrats
Résidence des Pierrats
Rue Maurice Berteaux
(Près du Théâtre Paul Eluard)


Vendredi 18 mai
à 08h15
France Bleu Île-de-France :  Nathalie Arthaud est l'invitée politique



La fête de Lutte ouvrière à Presles, les 19, 20, et 21 mai 2018
Suite du programme
Le site de la fête :
Préhisto Parc
Aux origines de notre histoire





 https://fete.lutte-ouvriere.org/prehistoire


Un car partira à 9 heures d’Argenteuil le dimanche 20 mai pour Presles. Trois arrêts : Joliot-Curie-mairie-Val Sud. Pour le retour du soir, départ de Presles à 19 heures. Il est gratuit. Il faut seulement s’inscrire… dans la limite des places disponibles. Faites vite, il reste encore une dizaine de places.


22 mai
Grève dans les fonctions publiques, et d’autres entreprises privées

samedi 12 mai 2018

SAMU Strasbourg : un drame dont les politiques gouvernementales renforcent la possibilité


Une mort extrêmement choquante


Les hélicoptères ne suffisent pas

La mort d’une jeune femme, Naomi Musenga, à Strasbourg, dans des conditions révoltantes a choqué. Le 29 décembre dernier, elle s’adresse au SAMU pour demander une intervention. On a pu entendre sur les ondes une partie de son appel.  « J’ai mal au ventre, je vais mourir… » dit-elle, quand l’opératrice lui répond notamment : « Vous allez mourir, certainement un jour comme tout le monde », lui demandant d’appeler SOS Médecins.
Ce qu’elle fera finalement, et elle sera transportée plusieurs heures plus tard, avant de décéder à l’hôpital. Cet échange est très choquant, et c’est peut-être ce qui va décider la famille de porter l’affaire devant la justice. On ne saurait cependant oublier les conditions de travail dans le SAMU et la Santé en général en France. Des opérateurs formés de façon régionale, voire locale, plus de 30 millions d’appels par an sur tout le territoire, le temps de travail qui rend difficile d’être lucide en permanence...
La ministre de la Santé s’est dit « profondément indignée par les circonstances » de ce décès. Même si ce genre de drame est - heureusement - rare, ce sont justement les ministres qui se sont succédés et leurs politiques d’économies qui en renforcent la possibilité.
Il est urgent que les travailleurs imposent les moyens nécessaires au bon fonctionnement de la Santé, comme des services publics en général.