jeudi 15 mars 2018

CPAM Beaumont-sur-Oise : un déménagement sans information


La direction du Val d’Oise doit se dire : ce ne sont que des assurés…

 
Bientôt dans un couloir ?
Sans que les assurés aient été prévenus, le centre de sécurité sociale de Beaumont-sur-Oise a déménagé. Tant pis pour ceux qui se sont trouvés devant une porte close. Seul un petit feuillet A4 indiquait la nouvelle adresse, rue Basse de la Vallée, où l’agence partage dorénavant ses locaux avec celle de la mission locale. Tout cela s’est fait très tardivement, au détriment des employés, et de tous, car les effectifs sont en nombre insuffisant.        

        Ce déménagement est d’autant plus dommageable que les anciens locaux étaient adaptés pour recevoir du public. La nouvelle salle d'attente dispose dorénavant seulement de 4 places, contre 12 places pour l’ancienne ! Aucun parking n’a été prévu, alors qu'auparavant, il y avait 15 places de stationnement devant la CPAM, en plus du parking de la mairie !
         Cerise amère sur le gâteau, le changement d’adresse n’avait été changé ni sur internet ni sur les « pages jaunes », alors que le déménagement avait déjà eu lieu !

                                                                                            Correspondant LO

France Info TV : Interview de Nathalie Arthaud

Espagne, la force des femmes, la force de la grève


Espagne : les femmes dans la rue pour leurs droits

Le 8 mars, les femmes ont mené une mobilisation sans précédent contre les inégalités entre les sexes, notamment salariales, les discriminations et les violences sexuelles.
Selon les syndicats et la presse, six millions de personnes ont participé à ces manifestations pour exprimer leur révolte contre la situation des femmes dans le pays, en particulier dans les classes populaires. Dans 120 villes, des rassemblements se sont tenus à midi ou dans l’après-midi.
Des mouvements de grève ont eu lieu à l’appel des organisations féministes, des syndicats ou des partis. Certaines organisations ont appelé à des grèves de 24 heures. Mais ce sont surtout des appels à des débrayages de deux heures le midi ou dans l’après-midi qui ont été suivis par des centaines de milliers de personnes.
Les partis politiques de droite se sont ouvertement prononcés contre le mouvement. Ainsi, Ciudadanos a invoqué le fait que cette grève mettait en avant des revendications allant contre le bon fonctionnement du système capitaliste. Pourtant, le chef du gouvernement et dirigeant du Parti populaire, Rajoy, un fieffé réactionnaire, a osé arborer un ruban violet pour affirmer symboliquement sa solidarité avec les femmes. Et une des dirigeantes du Parti socialiste et présidente du gouvernement d’Andalousie a salué la mobilisation. Cela ne fait pas oublier que son parti, chaque fois qu’il a participé au pouvoir, a favorisé les mesures antiouvrières qui ont aggravé les inégalités entre les hommes et les femmes.
Pourquoi cette journée a-t-elle suscité cette mobilisation d’une ampleur inégalée ? Parce que les inégalités dont les femmes sont victimes ont largement marqué la société espagnole. Il faut espérer que, dans le monde du travail, cette mobilisation en encouragera d’autres. Pour tous les travailleurs, femmes et hommes confondus, c’est un espoir.

                                   Henriette MAUTHEY (Lutte ouvrière n°2589)



mercredi 14 mars 2018

Safran Snecma-Gennevilliers, débrayages à répétition contre un licenciement. Correspondance


GROUPE SAFRAN (SNECMA GENNEVILLIERS HAUTS DE SEINE) :

DEBRAYAGES A REPETITION CONTRE UN LICENCIEMENT        

         « Indigne et révoltant », voilà les mots qui revenaient dans la bouche des travailleurs de la SNECMA GENNEVILLIERS le 8 mars dernier, juste après l’annonce par la direction du licenciement d’un de nos camarades du secteur ITU, secteur qui fabriquent des aubes de turbine. Ce compagnon, le 7 février, dernier, avait eu une altercation avec un de ses collègues.   
Cette décision scandalise les travailleurs de l’usine et ce d’autant plus, que notre camarade travaille dans le Centre de Gennevilliers depuis l’âge de 19 ans, qu’il cumule 33 années d’ancienneté, qu’il s’est usé durant toutes ces années dans les secteurs les plus difficiles de l’usine, en 2X8, la nuit. Qui plus est trois médecins différents (un pneumologue, un généraliste, un dermatologue) avaient attesté de manière séparée qu’il souffrait d’un traitement médicamenteux pouvant altérer son comportement. Cela la direction le savait.
Elle le savait comme elle sait que les contraintes permanentes qu’elle exerce sur les ouvriers, les pressions multiples pour augmenter la productivité, tout cela peut aussi provoquer des tensions entre travailleurs.
Jeudi 8 et vendredi 9 mars les premières mobilisations ont été fortes.  Vendredi ce sont près de 250 salariés de tous les secteurs de l’usine qui ont débrayé et défilé pour réclamer des comptes à une Direction fuyante.
Le succès de ces débrayages a encouragé une partie d’entre eux à renforcer la mobilisation. Elle est consciente que la gravité de la sanction vise à « refroidir » tous les travailleurs, leur faire tout accepter : l’augmentation des cadences, la soumission à la hiérarchie et la rupture avec le principe de solidarité ouvrière. 
Lundi 12 mars à l’appel de la CGT deux nouveaux débrayages étaient organisés à 10heures et 15heures. Ces deux débrayages ont rassemblé au total 320 travailleurs. Devant les deux assemblées le directeur du Centre s’est engagé à requalifier les motifs du licenciement : de « grave » le motif est devenu « sérieux », une petite nuance qui autorise notre camarade à toucher des indemnités de licenciement, ce qui est loin du compte. Surtout le directeur du Centre s’est engagé à faciliter l’embauche de notre camarade dans une « entreprise sous-traitante ». Alors bien sûr il n’y a rien d’écrit, rien d’officiel mais les travailleurs restent mobilisés pour que cette promesse ne s’envole pas avec le temps. Un nouveau débrayage est prévu vendredi pour maintenir la pression.
C’est cet élan de solidarité qui a permis d’obtenir un certain nombre de reculs par rapport à la sanction initiale.

                                      Correspondant LO

Air France - Rassemblement de soutien aux salariés d'Air France lundi 12 mars - Intervention de Nathalie Arthaud

Argenteuil Agents territoriaux des « centres de loisirs », pas des « animateurs » des travailleurs !


Comme les autres travailleurs

C’est vrai à Argenteuil comme ailleurs. Extrait de « La brève » de l’Union Locale des syndicats CGT d’Argenteuil 

« L'Animation est un métier très largement féminisé. À nous les horaires décalés ! Les vacances passées à bosser à surrégime ! À nous le Burnout ! À nous la précarité ! les CDI à temps réduits qui ne permettent pas de se loger (entre autres) ! Les bas salaires ! À nous l'absence de reconnaissance ! Les commentaires dégradants, les réflexions suffisantes de nos chefs et malheureusement aussi de nos cheffes ! À nous la surveillance tatillonne de nos moindres faits et gestes ! …»
 
Centre aéré, aéré, pas forcément pour les travailleurs de l'"animation"

Il y a donc toutes les raisons d’être en grève et dans la rue le jeudi 22 mars prochain !

SNCF, 80ème anniversaire


Anniversaire ou funérail ?



Le PDG de la SNCF fête le 80e anniversaire de l'entreprise. Anniversaire ou funérailles ?
La privatisation n'est certes pas encore annoncée, mais on fait déjà rouler des trains privés sur le réseau public, qui est de moins en moins public d'ailleurs.
Ainsi, le tronçon TGV Tours-Bordeaux a été construit dans le cadre d'un partenariat public-privé avec Vinci qui en est le propriétaire pour 50 ans.
Et le statut des cheminots, accordé au départ pour compenser les bas salaires, risque de voler en éclats, sans que les salaires augmentent ni que les conditions de travail des cheminots ne s'améliorent, pas plus que le service aux usagers.
Le seul bon anniversaire serait que les cheminots, soutenus par tous, fassent reculer Macron.

Thales, Navalgroup, Dassault,…, Marchands d’armes, le sang, les profits


Une odeur de sang dans les profits


Les marchands de canons français sont contents. La France est redevenue le troisième exportateur d'armes sur la période 2013-2017, ses ventes augmentant de 27 % par rapport aux cinq années précédentes. Ses gros clients sont la dictature égyptienne et le régime moyenâgeux d'Arabie Saoudite entre autres.
      Cela résulte du fait que les conflits armés se multiplient au Moyen-Orient et en Afrique, faisant des milliers de victimes, plongeant dans le chaos des régions entières pour le plus grand profit des actionnaires des Dassault, Thalès, Navalgroup et autres trusts de l'armement.