mardi 23 janvier 2018

Argenteuil, Bezons : « Ecole morte » le 6 février 2018



Tous en grève le mardi 6 février prochain !

La journée « Ecole morte » prend forme sur Argenteuil et sur Bezons. Enseignants, employés de l’Education nationale dans les établissements scolaires, travailleurs territoriaux se préparent à l’action pour réclamer les moyens nécessaires au fonctionnement de l’Ecole publique dans les quartiers populaires. Cette journée est l’affaire des élèves bien sûr, mais aussi de leurs parents, et finalement de toute la population. Jour après jour, nous rendrons comptes de la préparation de cette grande journée de grève. Ci-dessous le premier tract d’appel à cette journée.


Education en danger !
GREVE A ARGENTEUIL MARDI 6 FEVRIER

Après un lancement en fanfare de la réforme de l’Éducation prioritaire, il y a maintenant quatre ans, le silence médiatique qui s'est imposé depuis devient...assourdissant.
Il était pourtant question de « donner plus » à ceux qui ont le moins...

Quelle réalité pour les établissements et écoles de notre ville ?

A Argenteuil, les effectifs explosent partout.
Comme partout en France, on a habillé Pierre et déshabillé Paul !
Ainsi, pour l'entrée de quelques écoles dans le Réseau d’Éducation Prioritaire, les quatre lycées d'Argenteuil en ont été exclus. 
Les seuils d'effectifs qui, jusque là étaient censés maintenir des conditions d'études et d'enseignement raisonnables ont explosé : 35 élèves voire plus en lycées ; des classes de plus de 26 en collèges et de 25 en élémentaire et en maternelle.
La situation n'est plus tenable et ce n'est pas la dotation prévue pour la rentrée 2018 qui va régler la situation tendue dans les écoles et établissements de la ville.
Dans les écoles élémentaires REP d'Argenteuil, la mise en place des « CP à 12 » va se faire au détriment des effectifs des autres classes et au détriment des postes « Plus de Maîtres Que De Classe », et cela souvent sans locaux disponibles. Ce n'est pas acceptable !

Quelles conséquences ?

Le climat scolaire se détériore partout. Ce que les enseignants pouvaient faire avec 20 à 22 élèves n'est plus possible à 30 ! La souffrance au travail est manifeste. Les élèves, eux, ne se sentent plus en confiance. Nombreux décrochent, les résultats ne progressent plus.
Des phénomènes de violence, qu'on avait su endiguer pendant quelques années, s'aggravent soit dans les établissements, soit aux abords.
Les enseignants les plus jeunes ne souhaitent qu'une chose : partir et espérer de meilleures conditions d'enseignement.  Le « turn over » des équipes est plus fort qu'ailleurs : leur fragilité est renforcée. On constate le recours fréquent à des personnels précaires jetés dès qu'on n'en a plus besoin !
Globalement, on assiste à l’augmentation de postes non pourvus et d’absences non remplacées. Dans ce contexte, les réponses des autorités (Rectorat, Direction académique des Services de l’Éducation nationale, Mairie, Conseil départemental) sont affligeantes ! Les élèves sont entassés dans les établissements existants : + 499 élèves en collège entre 2010 et 2017 (soit l’équivalent d’un collège) ; + 712 en lycée sur la même période.

Situation d’urgence éducative

Face à ce constat accablant, nous ne pouvons que réagir ! Exigeons des moyens !

        Retour des lycées dans l’ Éducation prioritaire.
        Une dotation de postes supplémentaire pour avoir moins d’élèves par classe : maximum de 20 par classe en maternelle, élémentaire et collège et 24 en lycée.
        Création de postes à temps plein en nombre suffisant  pour faire face à l’explosion démographique et la diminution des heures supplémentaires, au dispositif « plus de maîtres que de classes » ainsi que les dispositifs UPEAA
        Plus de personnels accompagnant-e-s et enseignant-e-s (CPE ; Assistants d’éducation ; ATSEM, AVS…) et maintien/transformation des personnels en contrat aidés en emplois statutaires.
        Recrutement de médecins et d'infirmières scolaires à la hauteur des moyens.
        Rétablissement du RASED sur la ville et des postes E et G et psychologue scolaire en nombre suffisant.
        Une ATSEM par classe + retour du vivier d'ATSEM volant-e-s remplaçant-e-s
        Refonte de la carte scolaire, construction d’un nouveau collège à Argenteuil et construction de nouveaux locaux permettant d’accueillir les CP à 12 ;

Le mardi 6 février 2018

        Grève de tous les personnels de l’Éducation nationale et de la Territoriale d’Argenteuil
        Journée « Ecole déserte » : parents, n’envoyez pas vos enfants ce jour-là à l’école !
        Manifestation à partir de 11 heures  /  Départ : Hôtel de ville d’Argenteuil. La manifestation arrivera sur le temps du midi sur le parvis de la préfecture pour permettre un grand rassemblement.
        Une demande d’audience a été adressée à tous les « décideurs » (Sous-préfet, Maire, Dasen, Conseil départemental, Député).

TOUS ENSEMBLE, nous sommes plus forts !

Répression syndicale, Intermittents, un membre de Joli Môme en procès


Procès contre un militant : solidarité avec Loïc

 
Après "x" reports, ce coup-là, c'est jeudi
Loïc Canitrot, de la Compagnie Jolie Môme, est l’un des animateurs de la lutte des intermittents du spectacle. Après plusieurs reports d’audience, il devrait passer en jugement devant le tribunal correctionnel de Paris jeudi 25 janvier.
Le chef de la sécurité du Medef accuse Loïc de « violences en réunion » lors d’une manifestation au siège de l’organisation patronale, alors que celle-ci refusait de ratifier l’accord sur l’assurance chômage des intermittents du spectacle. Durant ce rassemblement, c’est Loïc qui a reçu des coups de la part de celui qui l’accuse aujourd’hui de violences. Arrêté et mis en garde à vue pendant 48 heures, Loïc est ainsi passé de victime à coupable !
Arlette Laguiller sera parmi les témoins qui s’exprimeront durant le procès, et Lutte ouvrière s’associe au rassemblement prévu pour soutenir Loïc et dénoncer les procès qui visent de plus en plus souvent les militants et les actions des travailleurs.

Rassemblement à 8 h, le jeudi 25 janvier, devant le palais de justice de Paris.

Maurice AUDIN, enlevé, torturé, assassiné, un point c’est tout


Une vérité pour Maurice AUDIN connue de tous




Le 11 juin 1957, pendant la « bataille d’Alger », Maurice Audin, militant du Parti Communiste Algérien, mathématicien, est arrêté et disparaît. Il a été torturé et assassiné par ses tortionnaires d’un régiment de parachutistes. L’armée fait disparaître son corps. Publiquement, elle annoncera que Maurice Audin s’est échappé.
         Selon Cédric Villani, mathématicien lui-même qui préside le prix franco-algérien de mathématique « Maurice Audin », député d’En marche, pour son mentor Macron, dorénavant « L’Etat ne cherchera plus à imposer sa version ». Selon Villani, Macron aurait même fait part « de son intime conviction que, effectivement, Maurice Audin a été assassiné par l’armée française » (L’Humanité du 22.1.18).
Mais toujours selon Villani, Macron en reste au point de vue qui était celui de Hollande : « … il appartient aux historiens de reconstruire les évènements. ». Comme si les tortionnaires et les assassins avaient laissé les traces écrites de leurs forfaits.
Sans plus attendre, il n’y a qu’une chose à déclarer à Josette Audin qui attend cette vérité depuis 60 ans : « Votre mari a été l’objet d’un effroyable forfait, il a été torturé et liquidé comme des milliers d’autres partisans de l’Indépendance algérienne, au nom et sur ordre de l’Etat français. Son corps a été supprimé. Les autorités de l’Etat ont couvert ces assassinats et les disparitions. De Gaulle a maintenu la version officielle alors que le « Comité Maurice Audin » animé par l’historien Pierre Vidal-Naquet militait pour que la vérité sur l’assassinat du militant communiste soit reconnue. »

PSA : ruptures conventionnelles collectives, un bienfait tombé du « ciel » pour PSA


Merci Macron !

PSA va utiliser le nouveau dispositif des ruptures conventionnelles collectives pour se débarrasser de 1300 salariés en CDI, en théorie volontaires, des seniors, et recruter à la place des jeunes plus mal payés.
Avec la nouvelle loi, PSA n'a même plus à invoquer de prétendues difficultés économiques, ni à respecter la moindre obligation de reclassement et de réembauche.
Un cadeau de Macron au grand patronat, avec la complicité de quelques syndicats soumis ou « maison ».

Tôt ou tard, à nouveau

lundi 22 janvier 2018

Editorial des bulletins Lutte ouvrière d'entreprise de ce lundi 22 janvier 2018



Macron, à plat ventre devant les riches et dur envers les migrants

Macron a dit mener vis-à-vis des migrants une politique alliant « humanité » et « efficacité ». En fait, il agit contre les migrants comme il agit contre tous les travailleurs : avec l’hypocrisie et la hargne d’un fidèle serviteur des riches.
En ce qui concerne l’efficacité, on voit ce que le gouvernement veut dire. Les expulsions ont augmenté de 14 %. Dès que des campements de fortune apparaissent dans les grandes villes, ils sont aussitôt évacués et détruits, souvent avec brutalité, contrairement à ce que dit Macron. À Calais, à force de traquer les migrants, la police a réussi à les éparpiller tout le long de la côte.
Mais où est son « humanité » ? Des dizaines de migrants continuent de mourir chaque semaine, en tentant la traversée de la Méditerranée. On oblige ceux qui veulent passer la frontière franco-italienne à risquer leur vie en traversant les Alpes. À Paris et dans bien des grandes villes, les migrants dorment dans les rues parce que les centres d’hébergement manquent de place. Et à Calais, sur les 8 000 que comptait la « Jungle », ils ne seraient plus que 600, mais combien sont réduits à se terrer dans les bois ?
Si les migrants trouvent du réconfort, c’est auprès des associations et des particuliers qui leur apportent leur aide. Et ce, malgré les poursuites pour « délit de solidarité » qui se multiplient. Dans la population, nombreux sont ceux pour qui le mot « humanité » a encore un sens. Alors, gageons que loin d’intimider, la politique répressive de Macron rencontrera de plus en plus d’opposition.
Tout, dans la politique de Macron, est hypocrisie. Il assure qu’il est prêt à accorder l’asile à tous les réfugiés politiques, notamment à ceux qui sont à Calais. C’est un mensonge.
La plupart ayant laissé leurs empreintes en Grèce ou en Italie, ils tombent sous le coup des accords de Dublin et sont censés être expulsés dans ces pays. Cette situation absurde, qui fait que la France leur refuse le droit d’asile et les empêche de partir en Grande-Bretagne, va donc continuer.
Macron le sait si bien qu’il vient de renégocier les accords sordides du Touquet avec Theresa May et a obtenu une rallonge de 50 millions pour garder le contrôle frontalier britannique sur le territoire français.
Vis-à-vis des migrants dits économiques, Macron joue la fermeté. Mais là aussi, il s’agit de démagogie, d’autant plus cynique qu’il sait qu’il n’empêchera personne de venir. Il peut multiplier les expulsions et rendre la vie des migrants infernale, il ne les fera pas renoncer. Les pays riches attirent tous ceux qui n’ont pas d’avenir dans leurs pays pillés par les groupes capitalistes occidentaux.
Cette politique de plus en plus dure concerne tous les travailleurs car elle remet en cause un droit vital qui nous est commun : celui de circuler et de s’installer librement.
Pour les plus riches, circuler est une simple formalité administrative. Pour les plus pauvres, pour les travailleurs, c’est un droit essentiel, car aucun ne peut être assuré de trouver un travail dans sa région ou son pays d’origine et de pouvoir y faire vivre sa famille. Et il nous revient à tous de le défendre.
Collomb, le ministre de l’Intérieur, répète à l’envi qu’il est impossible d’accueillir les 100 000 demandeurs d’asile et les 85 000 personnes refoulées aux frontières. Mais 185 000 femmes et hommes, cela représente moins de 0,3 % de la population. Où est le problème de les accueillir ?
De Macron à Le Pen en passant par Collomb et Wauquiez, tous présentent les migrants comme un fardeau. Mais le vrai fardeau qui pèse sur les travailleurs est le parasitisme de la bourgeoisie.
S’il y a des assistés dans notre société, ce sont ces grandes familles bourgeoises qui sont entretenues, au premier sens du terme, par des armées de travailleurs. L’ONG Oxfam vient même d’annoncer que, l’an dernier, 82 % des richesses créées dans le monde ont été accaparées par 1 % des plus riches. Si la majorité du monde du travail, qui inclut les migrants d’hier et d’aujourd'hui, est maintenue dans les bas salaires, les petits boulots et le chômage, c’est parce que cette frange ultrariche de parasites dirige l’économie à son profit exclusif.
C’est pour servir cette classe sociale, faire diversion et diviser les exploités que tous les politiciens font des migrants « un problème ».
Alors, ne tombons pas dans le piège. Reconnaître les migrants comme des frères de classe et de combat, imposer la liberté de circuler et de s'installer, c'est l'intérêt commun de tous les travailleurs.



Argenteuil, Bezons, le banquet 2018 de Lutte ouvrière, une « lettre aux amis »


D Mariette

2 rue Rouquès

95100 Argenteuil


06.99.49.98.64.                                                                   Argenteuil le 22.1.18


Cher(e) ami(e), cher(e) camarade,

Nous connaissons tous la politique menée par Georges Mothron jusqu’à 2012 comme député mobilisé contre le monde du travail, et comme maire à nouveau depuis 2014. Nous savons maintenant qu’il entend la démocratie la plus élémentaire d’une façon toute particulière. Il vient de décider comme un tsar qu’il n’attribuerait pas à Lutte ouvrière-Argenteuil la location de la salle des fêtes Jean Vilar, pourtant encore propriété de tous les habitants. Vous lirez la Lettre ouverte ci-dessous. Mais nous ne nous laisserons pas intimider, et la fête annuelle de Lutte ouvrière aura bien lieu en 2018, certes à Bezons, mais elle aura lieu !
         Et la meilleure protestation que vous puissiez faire est de venir nous soutenir en participant à ce banquet qui doit, n’en déplaise au maire d’Argenteuil, connaître un succès comparable à celui qu’il a connu ces dernières années. Alors réservez maintenant vos places pour ce banquet du 10 février prochain !
Pour les camarades de Lutte Ouvrière d’Argenteuil,

                                                                              Salut et Fraternité,

                                                       Dominique MARIETTE


Lettre ouverte au maire d’Argenteuil, aux conseillères et conseillers municipaux, à la population de la commune,

Monsieur le maire d’Argenteuil,

Vous avez décidé d’empêcher le parti Lutte ouvrière d’organiser son banquet 2018 sur la commune, banquet qui se tient chaque année depuis 1989 et qui y réunit ces dernières années près de 600 personnes.
Rappel des faits : Comme régulièrement, nous vous avons envoyé en octobre 2016 une lettre de réservation pour ce banquet 2018. Nous n’avons jamais eu de réponse à ce courrier. Nous avons pu longtemps penser que les aléas concernant l’avenir de la salle des fêtes Jean Vilar et de la mise en place de la structure provisoire de remplacement expliquait le retard de réponse.
         Mais début décembre, nous apprenions par hasard que, la fin de l’utilisation de cette salle des fêtes étant reportée, une « fenêtre » s’ouvrait pour la tenue du banquet Lutte ouvrière. Nous apprenions qu’une date avait été fixée, et qu’il ne restait qu’à ce que vous l’entériniez.
         Deux jours avant le conseil municipal, nous rencontrant sur le marché Héloïse, vous me dîtes que cela dépendrait de notre attitude lors du conseil municipal qui devait avoir lieu le 19 décembre. Chacun pourra juger du niveau d’une telle condition relevant plus d’une salle de classe primaire que des rapports qui doivent avoir lieu entre édiles et habitants.
         Le lendemain, nous croisant à nouveau, à l’occasion du « repas des anciens », vous me dîtes que nous aurions une réponse avant la fin de l’année. Celle-ci est arrivée, nous sommes le 17 janvier, et cette réponse ne nous est, malgré votre engagement, jamais parvenue.
         Loin de toute démocratie élémentaire, votre décision relève d’une attitude autocratique. Vous croyez nous faire payer de cette façon nos opinions et nos actes militants, puisqu’à Lutte ouvrière nous considérons que nos opinions impliquent que nous les mettions en pratique. Que nous dérangions vos opinions et vos actes, chacun le comprendra aisément, mais la démocratie la plus élémentaire exige qu’au-delà de tout, une place soit laissée à chacun, au niveau de l’expression comme de l’action et de ses moyens. Cela s’appelle les « libertés fondamentales ».
         Nous espérons que vos colistiers ne vous suivront pas sur cette voie, et nous appelons par ailleurs les Argenteuillais à être juges de son caractère désastreux.
                                                 Avec mes salutations,
                                                                  Dominique MARIETTE

                                                                                           

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    Contact : 2 rue Rouquès 95100 Argenteuil – MDommarie@aol.com – 06 99 49 98 64

                                                                                                                                                                                  Impr. Sp. LO  le 22.01.18.