dimanche 15 octobre 2017

Argenteuil : une Information en déroute pourtant


De tant de choses à informer pourtant

Il y a à l’entrée du parc de l’Hôtel de Ville d’Argenteuil une très belle colonne Morris. Elle est vraiment très belle. Elle indique elle-même qu’elle sert à l’information des Argenteuillais et elle est merveilleusement située, à l'entrée, dans un lieu idéal. Mais il y a un hic. Il n’y a aucune information sur cette colonne d’information, et cela depuis des mois.
         Enfin, pas tout à fait. Il y en a tout de même une, écrite sur deux petits feuillets. Sur ces derniers, on peut lire qu’il est interdit… de coller sur cette colonne, et qu’il est interdit de le faire nulle part ailleurs que sur la trentaine d’emplacements prévus pour cela sur la Ville.
         Bref une colonne en déshérence d’informations à transmettre aux habitants, alors qu’il y a tant à faire sur ce plan.
         Mais, apparemment, pour la municipalité, à quoi bon informer les habitants sur ce qu’elle fait. Il y a même pour elle, un danger certain à le faire. (Cf. l’affaire Jean Vilar, par exemple)


Révolution russe de 1917 (35) : dans les campagnes


La révolution dans les campagnes

 « La civilisation a fait du paysan un âne qui porte le bât. La bourgeoisie a seulement modifié la forme du bât », écrit Trotsky dans le chapitre de son Histoire de la révolution russe consacré à l’évolution de l’état d’esprit dans les campagnes. Les paysans, qui représentaient les trois quarts de la population, vivaient des conditions différentes suivant les régions et suivant leur situation sociale, du travailleur agricole sans terre au fermier louant la terre, en passant par les propriétaires, et dont les petits peinaient à nourrir leur famille tandis que les gros faisaient partie des notables du village. Mais au fil de la révolution, les paysans se manifesteront de plus en plus radicalement, n’hésitant pas à devancer les hésitations du gouvernement provisoire et à s’emparer directement des terres.
Dans son récit À travers la Révolution russe, le journaliste socialiste américain Albert Rhyss Williams raconte sa visite en août 1917, dans le village de Spasskoye, dans le bassin de la Volga, avec Yanishev, militant bolchévik qui en avait été banni dix ans plus tôt et n’y était pas revenu : « Depuis notre arrivée, les villageois demandaient à Yanishev de faire un discours. – Regardez, me dit Yanishev il y a dix ans, si ces paysans m’avaient soupçonné d’être socialiste ils m’auraient tué. Aujourd’hui, même sachant que je suis un bolchévik, ils viennent me demander de parler. Ils ont fait beaucoup, beaucoup de chemin depuis ! (…) Yanishev, sur la place du village, monta sur une tribune improvisée et commença à expliquer les théories des bolchéviks sur la révolution, la guerre et la terre.
La nuit succéda au crépuscule et ils écoutaient toujours. On apporta des torches et Yanishev continua son discours. Sa voix devint rauque. On lui apporta de l’eau, du thé et du kvass. La voix lui manqua et ils attendirent patiemment qu’elle lui revînt. Ces paysans, qui avaient travaillé toute la journée dans les champs, restèrent là jusqu’à une heure avancée de la nuit, plus ardents à nourrir leur esprit qu’ils ne l’avaient été à recueillir la nourriture de leur corps. (…) Il y avait un tel respect et de si anciens désirs sur ces figures qui se pressaient attentives autour de l’orateur ; une telle faim dans ces questions qui surgissaient de l’obscurité ! Yanishev tint bon jusqu’à l’épuisement complet. »
Trotsky, quant à lui, rapporte dans son Histoire de la révolution russe, les propos d’un journal libéral de Moscou, pendant l’été 1917, qui se font l’écho des préoccupations des cercles de propriétaires : « Le moujik regarde autour de lui, pour l’instant il n’entreprend rien encore, mais voyez bien dans ses yeux, et ses yeux disent que toute la terre qui s’étend autour de lui est à lui. »
Analysant les centaines de conflits se multipliant au cours de la révolution aux quatre coins de la Russie, Trotsky poursuit : « Le village luttait contre les koulaks sans les rejeter, au contraire en les obligeant à se joindre au mouvement général et à le couvrir contre les couches de droite. Il y eut même des cas où le refus de participer à un pillage fut châtié par l’exécution de l’indocile. Le koulak louvoyait tant qu’il pouvait, mais, à la dernière minute, après s’être gratté la nuque une fois de plus, attelait ses chevaux bien nourris à sa télègue, montée sur des roues solides, et partait prendre son lot. C’était fréquemment la part du lion. Ceux qui profitèrent étaient surtout des gens cossus – raconte Béguichev, paysan de la province de Penza – qui avaient des chevaux et des gens à leur disposition. C’est presque dans les mêmes termes que s’exprime Savtchenko, de la province d’Orel : “Le profit revint à la majorité des koulaks qui étaient repus et avaient les moyens de transporter du bois…” D’après le calcul de Verménitchev, sur quatre mille neuf cent cinquante-quatre conflits agraires avec les propriétaires nobles, de février à octobre, il y a eu au total trois cent vingt-quatre conflits avec la bourgeoisie paysanne. Rapport évidemment remarquable ! À lui seul, il démontre indiscutablement que le mouvement paysan de 1917, dans sa base sociale, était dirigé non contre le capitalisme, mais contre les survivances du servage. La lutte contre les koulaks ne se développa que plus tard, dès 1918, après la liquidation définitive des propriétaires nobles. »

samedi 14 octobre 2017

« Public, privé, travailleurs, c’est tous ensemble qu’on doit lutter ». Retour sur la journée du 10 octobre, avant celle du 19.


Ci-dessous, le tract que nous diffuserons ce matin lors de nos présences à Argenteuil, au carrefour "Babou", devant Simply, devant le "city market du Val Nord", et à Joliot-Curie

Lutte ouvrière

Travailleurs du public et du privé,

se défendre  tous ensemble ! 

Face à des travailleurs venus défendre leur emploi, Macron a une nouvelle fois affiché dernièrement son mépris de classe. Il y a un mois, il s’en prenait aux « fainéants ». Aujourd’hui, il s’en prend à ceux qui manifestent et sont accusés de « foutre le bordel ». Pour ce représentant du patronat, les travailleurs devraient se laisser exploiter et licencier sans protester ! Mais ceux qui « foutent le bordel » dans la société, ce sont les capitalistes et tous ceux qui, comme Macron, servent leurs intérêts.
         Les entreprises du CAC 40, parmi les plus riches du pays, ont réalisé plus de 50 milliards de bénéfices sur les six premiers mois de l’année. Plus de 40 milliards d’euros de dividendes ont été distribués aux actionnaires, un record depuis 2006 ! Ces profits sont produits par l’exploitation des travailleurs, par la suppression de milliers d’emplois, par l’accroissement incessant des rythmes et des charges de travail et par les salaires bloqués. Et les actionnaires en veulent toujours davantage.
         Comme si cela ne suffisait pas, pour permettre aux riches, aux propriétaires de yachts et autres signes extérieurs de richesses, d’augmenter encore leur fortune, Macron leur a ouvert une nouvelle fois les caisses de l’État : plus de 3 milliards vont leur être donnés avec la réforme de l’ISF ! Et surtout, il a servi au patronat la réforme du Code du travail dont ils rêvaient en faisant sauter les quelques barrières légales qui garantissaient des droits collectifs aux travailleurs.
         Décidées depuis le sommet de l’État et dans les conseils d’administration des entreprises, les attaques se poursuivront tant que les travailleurs ne s’y opposeront pas.
         Les routiers viennent de montrer qu’il est possible de faire reculer le gouvernement. Avec les Ordonnances sur le Code du travail, ils pouvaient craindre des baisses de revenu pouvant atteindre 1 200 euros. En se mobilisant, ils ont imposé au patronat du secteur et au gouvernement la signature d’un accord qui garantit le maintien de leur rémunération.
         Ce recul est un encouragement pour tous les travailleurs.       
         Le 10 octobre, les salariés de la fonction publique étaient appelés à faire grève et à manifester contre le blocage des salaires, les 120 000 suppressions de postes programmées et la dégradation de leurs conditions de travail qui sont autant d’attaques contre les services publics utiles à la population. Ils ont répondu nombreux à cet appel.
         Dans des entreprises du privé, dans les transports, à la SNCF, des syndicats avaient appelé à se mobiliser le même jour que les fonctionnaires. Dans de nombreuses villes, salariés du public et du privé ont défilé ensemble. Les travailleurs sont tous attaqués et ils devront se battre tous ensemble pour mettre un coup d’arrêt à l’offensive conjointe du gouvernement et du patronat.
         La CGT a appelé à une nouvelle journée d’action nationale le 19 octobre. Il est indispensable que toutes les mobilisations en cours se retrouvent dans un mouvement d’ensemble, pour que les travailleurs reprennent confiance dans leur force collective et leur capacité à rendre les coups.
         Il faut tout faire pour que cette journée de mobilisation soit réussie.
         Macron sera contraint de reculer si les travailleurs se mobilisent dans un combat commun.

Nous ne savons toujours pas quand nous pourrons organiser notre banquet local de Lutte ouvrière. Notre demande pour 2018, transmise dès octobre 2016, n’a toujours pas eu de suite. Cette situation est le résultat de la calamiteuse opération de « projet Héloïse » dont un des aspects les plus contestables est la perspective de destruction du complexe Jean Vilar.

  

Un bel exemple le 10 octobre à Limoges

Les travailleurs du public rejoints par des travailleurs du privé



Plusieurs milliers de manifestants - à l'évidence un peu plus encore que lors de la manifestation du 12- ont défilé dans les rues de Limoges. Un groupe de plusieurs centaines de jeunes étudiants et lycéens étaient en tête.
         L'essentiel du cortège était bien sûr composé de travailleurs de la fonction publique de tous les secteurs : enseignants, hospitaliers, travailleurs de la mairie, du Conseil régional etc.
Mais des travailleurs des entreprises privées étaient présents : des entreprises où les syndicats CGT avaient appelés à la grève Madrange, Legrand, International Paper, CPAM, et des compagnies d'assurances. Un groupe de travailleurs de l'ex-GM&S venus de la Creuse invitaient sur la manifestation à une réunion publique le soir à Limoges.
         La présence de ces travailleurs et celle des jeunes plus importante que les deux premières fois, a gonflé le moral de tout le monde d'autant plus que la nouvelle de l'appel de la CGT à un nouvelle mobilisation interprofessionnelle le 19 octobre circulait dans les rangs des manifestants donnant encore un peu plus la pêche.

Argenteuil, Otis, la loi des actionnaires


Tant que les actionnaires décideront

La direction d’Otis vient d’annoncer la mutation de la moitié des travailleurs de ce qui reste de la partie "ateliers" à Argenteuil : la moitié des 84 travailleurs de cet atelier devront rejoindre prochainement, selon la direction, le site de Gien dans le Loiret. Cela concerne exactement 41 postes sur les 84 actuels.
         Et les familles des travailleurs concernés, bousculés de cette façon dans leurs contraintes de la vie de chaque jour, comment vont-ils faire ?
         Quant aux autres secteurs de l’usine d’Argenteuil, non concernés aujourd’hui par ce premier chambardement, ils sont prévenus. Ils savent ce qui les attend, demain, ou après-demain, en tout cas, tôt ou tard.

Juin 2015, Otis, Argenteuil

Argenteuil banlieue sans espérance de ce côté-là


L’éducation n’a rien à voir avec le dressage

Lorsqu’un sujet présente un certain nombre de caractères gênants, la municipalité se tait…
         Il en est ainsi avec l’ouverture en catimini d’une école « hors contrat » avec l’Etat appelée « espérance banlieue ».
         Il était 9 heures ce matin, nous passions par hasard par la rue d’Ascq… Les élèves des écoles publiques de la Ville étaient déjà dans les apprentissages scolaires. Loin de là, et pendant ce temps, les quelques enfants de cette école privée étaient, eux, en train de s’entraîner à la « cérémonie au drapeau » dont les appelés que nous fûmes naguère ne goûtaient guère. Mais là, de surcroît, il s’agit de jeunes enfants, pull vert pour les uns, grenat pour les autres…  à qui un homme bon chic bon genre, guère de nos banlieue, s’escrimait à les faire tenir droit…
         Oui, la municipalité reste très discrète sur tout cela. Un calicot municipal avec le sigle de la Ville invite pourtant boulevard Héloïse à venir prochainement à l’inauguration officielle de ce lieu…
         A combien se monte la participation de la municipalité à cette initiative, réactionnaire, d’extrême-droite, mais surtout privée ? Avec nos impôts comme de bien entendu. Au-delà de tout, nous ne le répéterons pas assez : l’argent public ne doit avoir qu’une destination : celle de l’Ecole publique, l’Ecole de tous. 

La génération de 1914 ?

Peine de mort, de sang-froid et barbarie


États-Unis, le bourreau sévit encore



L'État du Texas pratique l'exécution capitale depuis son rétablissement il y a 40 ans. Hier, un homme de 38 ans, 544ème victime, a subi l'injection létale.
         La Justice texane avait déjà condamné cet homme alors qu'il avait 15 ans, à la réclusion perpétuelle pour complicité dans un meurtre commis par son père. Cinq années après, il a été accusé du meurtre d'un gardien de prison. Bien qu'il ait protesté de son innocence et malgré l'absence de preuves, il a été condamné à mort.
         Dans le pays le plus puissant de la planète, la criminalité ne faiblit guère, et la perpétuation de la peine de mort ne fait qu'ajouter sa dose de barbarie.

Révolution russe de 1917 (34) : septembre, l’impossible conciliation


La Conférence démocratique, impossible conciliation

Après la tentative de coup d’État contre-révolutionnaire du général Kornilov, le troisième gouvernement provisoire de Kerensky, « fidèle à sa tradition de ne résister à aucun choc sérieux », s’effondre. Une nouvelle crise gouvernementale s’ouvre, Kerensky tentant d’incarner le pouvoir à la tête d’un directoire de cinq personnes, tandis que dans les usines, les casernes et les campagnes le mécontentement et l’impatience des masses augmentent.
Les forces conciliatrices, socialistes-révolutionnaires et menchéviks, convoquent alors une Conférence démocratique, grâce à laquelle elles espèrent montrer leurs poids, tout en contrant les forces bourgeoises les plus contre-révolutionnaires mais aussi les aspirations révolutionnaires des masses, portées par les soviets. Cette conférence se réunit à Pétrograd, du 14 au 22 septembre (27 septembre au 5 octobre selon notre calendrier). Trotsky, membre de la délégation désignée pour y présenter la plate-forme du Parti bolchevique, en parle en ces termes dans l’Histoire de la révolution russe.
« Si l’on néglige les nuances, il est facile d’établir dans la conférence trois groupes : un centre, vaste mais extrêmement instable, qui n’ose pas prendre le pouvoir, accepte la coalition mais ne veut point des cadets (le parti bourgeois) ; une aile droite, faible, qui tient pour Kerensky et la coalition avec la bourgeoisie, sans aucune limitation ; une aile gauche, deux fois plus forte, qui tient pour le pouvoir des soviets, ou bien pour un gouvernement socialiste.
À la réunion des délégués soviétiques de la Conférence démocratique, Trotsky se prononça pour la transmission du pouvoir aux soviets, Martov (dirigeant menchevik) pour un ministère socialiste homogène. La première formule réunit 86 suffrages, la deuxième 97. Formellement, il n’y avait guère que la moitié des soviets ouvriers et de soldats qui eussent à ce moment-là des bolcheviks à leur tête, l’autre moitié hésitait entre les bolcheviks et les conciliateurs. Mais les bolcheviks parlaient au nom des puissants soviets des centres les plus industriels et les plus instruits du pays ; dans les soviets, ils étaient infiniment plus forts que dans la conférence et, dans le prolétariat et l’armée, infiniment plus forts que dans les soviets. Les soviets attardés ne cessaient pas de chercher à rejoindre les plus avancés. »

Aucune majorité claire ne se prononça en faveur d’un gouvernement de coalition, d’autant que Kerensky refusait de participer à un gouvernement uniquement socialiste et réclamait une coalition comprenant le Parti cadet. Finalement, une motion suffisamment floue, présentée par le menchevik Tsereteli, laissa les mains libres à Kerensky. Se séparant, la Conférence démocratique laissait en place un pré-Parlement, censé représenter la nation jusqu’à la convocation de l’Assemblée constituante.
La direction du Parti bolchevique se divisa sur l’attitude à adopter, Trotsky défendant le boycott. Lénine, qui ne put faire parvenir son avis qu’une fois prise la décision de participer, écrivait le 23 septembre : « Il faut boycotter le pré-Parlement. Il faut se retirer dans les soviets d’ouvriers, de soldats et de paysans, se retirer dans les syndicats, se retirer en général dans les masses. Il faut les appeler à la lutte. Il faut leur donner un mot d’ordre juste et clair : chasser la bande de Kerensky et son fallacieux pré-Parlement. »
Rédigée par Trotsky, son président, la résolution du soviet de Petrograd soulignait : « Le nouveau gouvernement entrera dans l’histoire de la révolution comme un gouvernement de guerre civile… La nouvelle de la formation d’un nouveau pouvoir rencontrera du côté de toute la démocratie révolutionnaire une seule réponse : Démission ! S’appuyant sur cette voix unanime de la véritable démocratie, le congrès panrusse des soviets créera un pouvoir véritablement révolutionnaire ». Trotsky la commentait ainsi dans son Histoire de la révolution russe : « Les adversaires avaient envie de ne voir dans cette résolution qu’un vote ordinaire de défiance. En réalité, c’était un programme d’insurrection. Pour que le programme fût rempli, il faudrait juste un mois. »


vendredi 13 octobre 2017

19 octobre et au-delà : développer la force des travailleurs


19 octobre et au-delà : unir les protestations en une seule force

Les directions des syndicats CGT, FO, CFDT, CGC, Solidaires, UNSA, FSU et d’organisations de jeunesse se sont retrouvées lundi 9 octobre pour discuter d’un appel commun à la mobilisation contre les ordonnances Macron. Il n’y a pas eu d’accord entre les confédérations, mais la CGT appelle, à juste titre, à une nouvelle journée de grèves et manifestations le 19 octobre.
Ces mêmes directions syndicales ont prévu de se revoir le 24 octobre. Les représentants de la CFDT, de FO et de la CGC ont laissé entendre qu’à cette occasion ils pourraient changer d’avis et se joindre peut-être à une nouvelle journée de mobilisation qui aurait lieu vers la mi-novembre. Mais alors pourquoi attendre ? La responsable de la CFDT a dit qu’elle voulait « en savoir plus sur les intentions du gouvernement ». Après toutes les mesures antiouvrières dégainées par le gouvernement, que veut-elle savoir de plus des intentions de Macron ? La guerre est ouverte contre les travailleurs, et les dirigeants syndicaux font mine de ne pas la voir.
Il y a eu les deux journées de mobilisation du 12 et du 21 septembre, appelées par la CGT. Puis, différentes catégories de travailleurs ont protesté : les routiers la semaine du 2 octobre, les travailleurs de la fonction publique le mardi 10 octobre. Ceux de la métallurgie y étaient appelés le vendredi 13 octobre. La journée du 19 permettra d’unir la protestation et de montrer que le monde du travail doit viser à un mouvement commun regroupant toutes les branches, toutes les catégories, ceux du public comme ceux du privé. Et elle permettra à tous ceux qui y participeront de chercher à entraîner leurs camarades de travail, leurs voisins ou leur famille pour la journée suivante.
Il n’y a qu’en allant vers un mouvement général que la classe ouvrière pourra faire entendre ses intérêts collectifs et rassembler ses forces, de façon à faire reculer le gouvernement.

                                                        Pierre ROYAN (Lutte ouvrière n°2567)




Toujours là, Arlette, et les anciens



Ce soir, à 17 heures 30, devant la sous-préfecture d’Argenteuil, un rassemblement pour la défense du logement dit « social » et contre la diminution des APL