samedi 14 octobre 2017

« Public, privé, travailleurs, c’est tous ensemble qu’on doit lutter ». Retour sur la journée du 10 octobre, avant celle du 19.


Ci-dessous, le tract que nous diffuserons ce matin lors de nos présences à Argenteuil, au carrefour "Babou", devant Simply, devant le "city market du Val Nord", et à Joliot-Curie

Lutte ouvrière

Travailleurs du public et du privé,

se défendre  tous ensemble ! 

Face à des travailleurs venus défendre leur emploi, Macron a une nouvelle fois affiché dernièrement son mépris de classe. Il y a un mois, il s’en prenait aux « fainéants ». Aujourd’hui, il s’en prend à ceux qui manifestent et sont accusés de « foutre le bordel ». Pour ce représentant du patronat, les travailleurs devraient se laisser exploiter et licencier sans protester ! Mais ceux qui « foutent le bordel » dans la société, ce sont les capitalistes et tous ceux qui, comme Macron, servent leurs intérêts.
         Les entreprises du CAC 40, parmi les plus riches du pays, ont réalisé plus de 50 milliards de bénéfices sur les six premiers mois de l’année. Plus de 40 milliards d’euros de dividendes ont été distribués aux actionnaires, un record depuis 2006 ! Ces profits sont produits par l’exploitation des travailleurs, par la suppression de milliers d’emplois, par l’accroissement incessant des rythmes et des charges de travail et par les salaires bloqués. Et les actionnaires en veulent toujours davantage.
         Comme si cela ne suffisait pas, pour permettre aux riches, aux propriétaires de yachts et autres signes extérieurs de richesses, d’augmenter encore leur fortune, Macron leur a ouvert une nouvelle fois les caisses de l’État : plus de 3 milliards vont leur être donnés avec la réforme de l’ISF ! Et surtout, il a servi au patronat la réforme du Code du travail dont ils rêvaient en faisant sauter les quelques barrières légales qui garantissaient des droits collectifs aux travailleurs.
         Décidées depuis le sommet de l’État et dans les conseils d’administration des entreprises, les attaques se poursuivront tant que les travailleurs ne s’y opposeront pas.
         Les routiers viennent de montrer qu’il est possible de faire reculer le gouvernement. Avec les Ordonnances sur le Code du travail, ils pouvaient craindre des baisses de revenu pouvant atteindre 1 200 euros. En se mobilisant, ils ont imposé au patronat du secteur et au gouvernement la signature d’un accord qui garantit le maintien de leur rémunération.
         Ce recul est un encouragement pour tous les travailleurs.       
         Le 10 octobre, les salariés de la fonction publique étaient appelés à faire grève et à manifester contre le blocage des salaires, les 120 000 suppressions de postes programmées et la dégradation de leurs conditions de travail qui sont autant d’attaques contre les services publics utiles à la population. Ils ont répondu nombreux à cet appel.
         Dans des entreprises du privé, dans les transports, à la SNCF, des syndicats avaient appelé à se mobiliser le même jour que les fonctionnaires. Dans de nombreuses villes, salariés du public et du privé ont défilé ensemble. Les travailleurs sont tous attaqués et ils devront se battre tous ensemble pour mettre un coup d’arrêt à l’offensive conjointe du gouvernement et du patronat.
         La CGT a appelé à une nouvelle journée d’action nationale le 19 octobre. Il est indispensable que toutes les mobilisations en cours se retrouvent dans un mouvement d’ensemble, pour que les travailleurs reprennent confiance dans leur force collective et leur capacité à rendre les coups.
         Il faut tout faire pour que cette journée de mobilisation soit réussie.
         Macron sera contraint de reculer si les travailleurs se mobilisent dans un combat commun.

Nous ne savons toujours pas quand nous pourrons organiser notre banquet local de Lutte ouvrière. Notre demande pour 2018, transmise dès octobre 2016, n’a toujours pas eu de suite. Cette situation est le résultat de la calamiteuse opération de « projet Héloïse » dont un des aspects les plus contestables est la perspective de destruction du complexe Jean Vilar.

  

Un bel exemple le 10 octobre à Limoges

Les travailleurs du public rejoints par des travailleurs du privé



Plusieurs milliers de manifestants - à l'évidence un peu plus encore que lors de la manifestation du 12- ont défilé dans les rues de Limoges. Un groupe de plusieurs centaines de jeunes étudiants et lycéens étaient en tête.
         L'essentiel du cortège était bien sûr composé de travailleurs de la fonction publique de tous les secteurs : enseignants, hospitaliers, travailleurs de la mairie, du Conseil régional etc.
Mais des travailleurs des entreprises privées étaient présents : des entreprises où les syndicats CGT avaient appelés à la grève Madrange, Legrand, International Paper, CPAM, et des compagnies d'assurances. Un groupe de travailleurs de l'ex-GM&S venus de la Creuse invitaient sur la manifestation à une réunion publique le soir à Limoges.
         La présence de ces travailleurs et celle des jeunes plus importante que les deux premières fois, a gonflé le moral de tout le monde d'autant plus que la nouvelle de l'appel de la CGT à un nouvelle mobilisation interprofessionnelle le 19 octobre circulait dans les rangs des manifestants donnant encore un peu plus la pêche.

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