mercredi 26 juillet 2017

Argenteuil Semperit les initiatives et la lutte continuent


On nous informe 

La multinationale SEMPERIT (Autriche)Vient de décider de tirer un trait sur notre usine d’ARGENTEUIL qui produit des Bandes Transporteuses (tapis roulants pour les Mines).
Les 88 salariés menacés de licenciement ont décidé de dire non à la fermeture de leur site de production. Les commandes existent, c’est le service commercial situé à LEVALLOIS (92) qui les engrangent. Mais SEMPERIT préfère les faire fabriquer en POLOGNE et en CHINE pour de meilleurs profits.
Les ouvriers et les salariés d’ARGENTEUIL et de LEVALLOIS disent : NON AUX LICENCIEMENTS BOURSIERS !
 

Mercredi 19 juillet les salariés de Semperit d’Argenteuil  étaient au tribunal de Pontoise :  ils assignaient en référé au civil leur employeur.
 

Ils remettent en cause différentes « irrégularités » dans la procédure engagée par Sempertrans France Belting Technology (SFBT), filiale du Groupe Semperit, en vue de la fermeture du site. Mais l’audience a été renvoyée au 2 août prochain suite à une erreur d’orientation du dossier.
 

L’avocat des salariés, Me Abdelkader Hamida, explique notamment que la loi impose depuis 2015 une consultation annuelle du comité d’entreprise sur les orientations stratégiques de l’entreprise. « Cette consultation n’a jamais eu lieu, il y a un défaut de consultation du CE préalable au plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) annoncé le 30 juin », souligne-t-il.
 

L’audience a été renvoyée au 2 août prochain, à 9h30.

Venez les soutenir au tribunal de Pontoise, 3 Rue Victor Hugo, 95300 Pontoise.



Petit souvenir

APL : le mépris d'une bourgeoise


O'Minable !

A propos de la diminution de l’APL prévue par le gouvernement, une députée En marche s’est fait remarquer en déclarant : « Ça va messieurs, dames. Arrêtez. Si à 18, 19 ans, 20 ans, 24 ans vous commencez à pleurer parce qu'on vous enlève cinq euros, qu'est-ce que vous allez faire de votre vie?»

         Voilà le mépris dont sont coutumiers ceux qui ne savent pas précisément ni la vie que connaissent les travailleurs ni leurs difficultés. Des travailleurs et nombre d’étudiants pour lesquels un euro en plus ou en moins fait la différence.

         Cette dame s’appelle O’Petit. On ne se moque pas des noms, paraît-il, mais là tout de même nous ferons une exception. O’Petit, c’est encore trop grand. Oh minable, plus certainement.

Karl Marx, Lenine, des noms qui leur font toujours peur


Un étonnement très sélectif

 

                                           Karl Marx - Wikimedia commons

En Lorraine, un journaliste du journal du cru, le Républicain lorrain, évoque les rues qui portent le nom de Marx ou Lénine et se demande si cela est facile à porter pour les habitants. Ce rédacteur s’occupe comme il peut, surtout en cette période de vacances…

Comme souvent, ce journaliste pas très futé assimile Marx et Lénine à des régimes qui n’ont guère à voir avec eux.

Mais le journaliste devrait pousser son enquête : comment se fait-il que dans ce pays dont on nous ressasse qu'il est "le pays des droits de l'Homme", On donne à des rues le nom d'assassins tels que Adolphe Thiers, le massacreur de la Commune, ou le général Bugeaud, l’enfumeur de la conquête de l’Algérie, pour ne citer que ceux-là ?

A Argenteuil, le boulevard Karl Marx se porte bien. Quant au boulevard Lenine du Val-Sud, s’il a naguère été débaptisé lors du mandat n°1 de l’anti-communiste G. Mothron 1, il est toujours dans les cœurs.
 

 
Cette brève est pour nous l’occasion d’informer que les Editions Les bons caractères viennent de rééditer à l’occasion de cette année où l’on fête le centième anniversaire de la Révolution russe les trois tomes d’extraits des œuvres de Lenine, publiés à la fin des années 1920 en France par les éditions du Parti communiste, et présentés par un témoins de la Russie de la Révolution, Pierre Pascal.
 

mardi 25 juillet 2017

Argenteuil Complexe Jean Vilar : 3ème report


G. comme gribouille (suite)

 

Au cœur de l’été, le maire d’Argenteuil, Georges Mothron, vient d’annoncer dans une lettre ampoulée et quelque peu énigmatique qu'il leur a adressée le report de la fin de l’utilisation par les associations locales et autres du complexe Jean Vilar à la mi-février 2018.
         Cette fin avait d’abord été prévue au 1er juillet 2017, puis au soir du 22 octobre prochain...
         Nous ne pouvons que nous réjouir de ce report qui confirme ce que nous disions depuis des mois sur la faisabilité (et dans quelles conditions ? ) du plan de remplacement en cas de destruction prématurée de Jean Vilar.
         Au-delà de ce que nous pensons de la catastrophe que représente le « projet Héloïse », nous espérons que le report annoncé n’est pas le dernier.

         Quant à ce qui est dit dans ce courrier sur cette structure de remplacement, cela nous inquiète. Tout semble loin d’être calé. Cela signifie que tous ceux qui ont prévu des initiatives et demandé la réservation de la nouvelle salle provisoire dans le parc Maurice Audin au-delà de la mi février 2018 ont de quoi être inquiet. (le fac-similé du courrier de G. Mothron suivra)

Argenteuil, Figuier blanc et lunettes roes


Chronique estivale des travailleurs territoriaux de la commune

 

Quand la hiérarchie voit en rose la vie au Figuier blanc (1.)

Il y a une quinzaine de jours, la section CGT des Territoriaux d’Argenteuil envoyait un mel dénonçant la situation dans le secteur municipal de la culture en particulier la situation du Figuier blanc au cours de cette année.
         La municipalité s’est sentie piquée au vif, et a répondu via la directrice générale des services.
         «... je rappelle que depuis plusieurs mois la direction de l’Action Culturelle, dont je salue l'action et qui bénéficie de mon entier soutien, fait preuve de présence et d’écoute auprès du personnel affecté au cinéma. De nombreux échanges constructifs ont été organisés pour permettre aux agents d’exprimer leurs attentes. Ceux-ci ont ainsi été rassurés à de nombreuses reprises et invités à être acteurs du changement. »
         Pour résumer : « des problèmes à la Culture ? Vous n’y êtes pas. Il n’y a rien à voir ».
         Il n’y a rien à voir d’autant plus qu’il n’y a plus d’adjoint à la culture depuis la fin de juin dernier.
         La municipalité peut toujours repeindre en rose le Figuier blanc. Pour effacer les problèmes, apparemment de très nombreuses couches seront nécessaires.
        

A suivre

En Marche anti-démocratique ? Belle découverte... pour naïfs invétérés


Ils marchent vers le vide, vont-ils atterrir un jour ?

 
Le mouvement de Macron se dote paraît-il de statuts, à la hussarde et au cœur de l’été, dénoncent un certain nombre de ses membres. Ces derniers ont même porté l’affaire devant les tribunaux.
         Ces «  marcheurs frondeurs » comme les appellent certains dénoncent « un manque de démocratie interne » ! Tout cela leur apparaît « en contradiction avec les valeurs de LRM » !
         Il semble que des centaines de milliers d’adhérents se soient dirigés ces derniers mois vers le nouveau mouvement dorénavant gouvernemental.
         Comme si tout cela n’était pas prévisible. Avec du vieux on fait du vieux, un parti bourgeois ne peut être qu’un parti bourgeois, et des politiciens carriéristes au service des dominants des politiciens carriéristes.
         Nous connaissons quelques-uns de ces nouveaux marcheurs locaux qui eux ne sont ni des bourgeois ni antipathiques. Ils sont seulement bien naïfs, cela ne fait en revanche aucun doute, et à leur âge, ils ne savent pas encore que la politique est une affaire sérieuse.

Israël : Netanyahou, l'esplanade des Mosquées, la nouvelle provocation


Israël : Netanyahou, nouvelle provocation

Des affrontements avec l'armée israélienne ont fait trois morts et plus de 450 blessés parmi les Palestiniens vendredi 21 juillet. La décision du Premier ministre israélien, Netanyahou, de placer des détecteurs de métaux à l'entrée de l'esplanade des Mosquées, qui fait suite à toute une série de mesures restreignant la liberté de circulation des Palestiniens, a mis le feu aux poudres.
En continuant la politique de colonisation dans les territoires occupés, en violant ouvertement les droits des Palestiniens, le pouvoir israélien entretient un état de guerre permanent dont la population, palestinienne comme israélienne, est victime

lundi 24 juillet 2017

Editorial des bulletins Lutte ouvrière d'entreprise de ce lundi 24.7.2017


Contre les mauvais coups de l'été, préparons la riposte de l'automne !

 


Au cœur de l’été, il n’est pas une semaine sans que le gouvernement n’annonce de mauvais coups contre les classes populaires.
Dernier en date : la réduction de l’APL et des autres aides au logement. On nous présente comme mineure une baisse de 5 euros par mois – quelle arrogance ! Ces aides permettent souvent aux plus modestes, aux étudiants des classes populaires par exemple, de se loger. Et, c’est à eux que s’en prend le gouvernement, alors que le nombre d’expulsions locatives bat des records ! Et cela va s’aggraver car il envisage à l’automne une « remise à plat » des aides au logement, c’est-à-dire une baisse massive.
On a beaucoup commenté ces derniers jours le psychodrame autour de la démission du chef d’état-major des armées. En réalité, le budget de la défense va augmenter, comme l’a rappelé Macron. En revanche, le gouvernement va réduire des budgets dont ceux de l’égalité hommes-femmes, de l’aide au développement, ou encore de l’enseignement supérieur. Pourtant, alors que des dizaines de milliers de bacheliers ne trouvent pas de place à l’université, la solution envisagée, c’est de mettre en place une sélection, à la manière des universités américaines.
L’argument de l’équilibre budgétaire est mensonger. La semaine dernière, le gouvernement a discrètement annoncé la suppression de la taxe sur les dividendes versés aux actionnaires, un impôt qui rapporte 2 milliards par an, soit cinq fois le gain permis par le coup de rabot sur les aides au logement ! Et il prépare une réforme qui va réduire à peu de chose l’impôt sur la fortune et priver l’État de 3 ou 4 milliards. En même temps, la CSG augmentera de 1,7 point et les retraités en paieront le prix fort. En réalité, il ne s’agit pas d’équilibrer le budget, mais de faire payer aux classes populaires les cadeaux fiscaux faits aux riches.
Autre coup bas de l’été : la réforme du compte pénibilité, qui devait permettre aux salariés concernés de partir un peu plus tôt à la retraite. Le patronat ne voulait pas accorder la moindre concession aux salariés portant des charges lourdes, exposés à des vibrations ou encore à des risques chimiques. Le gouvernement a obtempéré.
Et puis, le Parlement continue d’examiner la réforme du Code du travail. Sans qu’on sache le détail des futures ordonnances, il est clair qu’elles seront dictées par le Medef.
Ainsi, alors que jusqu’à présent les accords d’entreprise ne pouvaient être moins favorables aux salariés que les accords de branche, ce sera l’inverse : le patronat pourra fixer les règles.
La réforme vise aussi à faciliter l’usage des contrats de chantier ou de mission à la place des CDI, autrement dit à généraliser la précarité. Elle facilitera les règles des licenciements et pourrait permettre au patronat de modifier sans obstacle les contrats de travail pour augmenter les horaires ou réduire les salaires.
Et quand les salariés seront licenciés, les recours devant les prud’hommes seront plus difficiles. Les capitalistes veulent réduire les indemnités accordées. Pour eux, elles sont toujours excessives, comme le montre le cas de cette ancienne forge des Ardennes, dont les ex-salariés viennent d’être condamnés à rembourser la moitié de leurs indemnités neuf ans après leur licenciement.
Autrement dit, la réforme vise à ramener le droit du travail un siècle en arrière.
Il ne faut pas l’accepter. Les dirigeants de la CFDT et de FO, toute honte bue, font l’éloge de cette réforme. Ceux de la CGT se prêtent aussi au jeu de dupes qu’est la négociation, mais au moins ils appellent à se mobiliser mardi 12 septembre contre cette future régression sociale.
Il faut saisir cette occasion pour montrer notre refus. Une seule journée ne pourra bien sûr suffire à faire reculer le gouvernement. Mais elle peut permettre d’amorcer une riposte.
De toute façon, le seul langage que comprend le gouvernement, c’est le rapport de force. Macron n’est pas le premier à se prendre pour Jupiter et à jouer au chef de guerre. Et face à la colère du monde du travail, face à des grèves et des manifestations de masse, il serait tout aussi impuissant que Villepin, qui dut retirer le CPE en 2006, ou que Juppé qui dut remballer sa réforme des retraites en 1995.
Le gouvernement utilise l’été pour multiplier les coups bas contre les travailleurs. Eh bien, nous devons en profiter pour prendre des forces en vue de la rentrée !