vendredi 21 juillet 2017

Education, Argenteuil et le maintien de la semaine scolaire sur cin jours


Explication à géométrie variable

Pour décider de maintenir encore la semaine d’école de 5 jours à la rentrée prochaine, le maire d’Argenteuil a avancé l’idée qu’avant de changer d’horaires une concertation préalable était nécessaire.
         Comme ce souci démocratique auquel il ne nous a pas habitués l’honore !
         Mais notre petit doigt  nous a donné une explication moins louable. Les horaires sur cinq jours ont nécessité la mise en place de séquences d’animations effectuées par des travailleurs-animateurs sous contrats précaires. Les décisions de Macron sur les rythmes scolaires ayant été prises tardivement, le maire d’Argenteuil ne pouvait dénoncer leur contrat sans prendre le risque de se retrouver aux prud’hommes, d’y perdre d’une façon totalement légitime, et de devoir casquer (avec notre argent) !
         Oui, c’est plus raisonnable monsieur le Maire ! Et plus proche de la vérité ?
 




        
 

 
 

Macron le grand, mégalomania en portrait


Pour sourire un peu…
 

Déjà que les travailleurs ne peuvent pas l’encadrer…

 
Le maire d’Argenteuil risque d’être très inquiet, tout comme son chef de cabinet, voire son DRH. Quant à l’adjoint aux finances, déjà très remonté contre le jeune Macron, on l’imagine le devenir maintenant encore davantage s’il faut qu’il décide une telle dépense imprévue si ce n’est intempestive…
         Bigre il est vrai que le problème est de taille ( !), presque insoluble. Le portrait officiel de Macron a un format supérieur à celui de Hollande. Ce dernier mesurait 50 centimètres de large pour 65 de long, celui du nouveau président de la République en fait 50 sur 70 ! Il faut un nouveau cadre…
         Il y aurait bien une solution, celui de le changer. Mais l’adjoint aux finances n’en dort plus la nuit. Le maire et son chef de cabinet se consultent. Le DRH ne sait comment faire pour embaucher un encadreur…
         Il y aurait bien d'autres solutions, celles-là totalement économiques. Laisser le portrait du précédent. Vu de loin on n’y verra que du feu. Ou se passer de portrait tout simplement !

Rafle du Vel’ d’Hiv’, l'Etat n'aime pas reconnaître son rôle, même des décennies et des décenies plus tard


Rafle du Vel’ d’Hiv’ : reconnaissance tardive 

Le 16 juillet, Macron a commémoré la rafle du Vel’ d’Hiv, organisée il y a 76 ans par la police française. Mais la reconnaissance de la vérité historique n’avait que l’apparence du courage.
Les 16 et 17 juillet 1942, à Paris, plus de 13 000 Juifs étrangers, dont une majorité de femmes et d’enfants, furent raflés chez eux par 4 000 policiers français et furent conduits au Vélodrome d’Hiver. La police française les envoya ensuite dans les camps de Drancy et de Pithiviers, d’où ils furent déportés vers les camps d’extermination. La responsabilité en incombait au gouvernement de Pétain et Laval, qui collaborait avec zèle avec le régime nazi.
En amont, la rafle avait été préparée par diverses mesures antisémites, en particulier le recensement des Juifs et le port obligatoire d’une étoile jaune. Au total, plus de 80 000 Juifs français ou résidant en France furent exterminés dans les camps. Et chaque jour dans les rues, dans le métro, la police et la justice traquaient également les communistes, les résistants et les récalcitrants au travail obligatoire en Allemagne.
Après 50 ans de silence, c’est en 1995 que Jacques Chirac reconnut la responsabilité de l’État français dans la monstruosité de la politique antisémite de Vichy. Macron n’a fait que prendre sa suite, quand il a dit : « Oui, je le redis ici, c’est bien la France qui organisa la rafle puis la déportation. », en ajoutant, « Le racisme et l’antisémitisme existaient déjà pendant la 3e République ».
Il y a bien eu en effet continuité entre la 3e République et Vichy, puis entre Vichy et la 4e République : celle de l’appareil d’État.
Car si Laval fut fusillé à la fin de la guerre et Pétain emprisonné, la quasi-totalité des exécutants et des responsables de l’État restèrent en place. À commencer par les policiers, leur hiérarchie, et les juges.

En 1945, de Gaulle et ses successeurs, qui avaient choisi pendant la guerre le camp des États-Unis, voulurent éviter un vide étatique, et surtout, que la population ne règle elle-même ses comptes. Même René Bousquet, organisateur de la rafle en tant que secrétaire général de la police en 1942, put continuer après la guerre une carrière dans la banque, soutenant les campagnes de François Mitterrand avec lequel il resta ami. Un autre haut responsable de la collaboration, Maurice Papon, qui s’occupa de la déportation des Juifs en Gironde et fut préfet de police de Paris en 1961 lors de la répression des Algériens, finit sa carrière comme ministre de Giscard d’Estaing.
C’est cette continuité qui explique la chape de silence posée avant la reconnaissance bien tardive de 1995. Le rôle des policiers, des juges, des préfets, de l’État français a été occulté, nié, pendant tout ce temps. Si dans certains manuels d’histoire d’aujourd’hui, on voit la photo des gendarmes français gardant le camp de Pithiviers, cette même image a été censurée dans le film Nuit et Brouillard en 1956.
Aujourd’hui, trois quarts de siècle après, alors que tous les responsables de l’époque sont morts, la plupart tranquillement dans leur lit, Macron peut sans risque jouer la comédie, il ne gêne plus personne. Mais cette continuité de l’État se poursuit. Et les soutiens aux pires dictatures, y compris celles commettant des massacres, voire un génocide, comme au Rwanda, font partie de la politique impérialiste de la France… menée aujourd’hui par Macron.

                                       Antoine FERRER (Lutte ouvrière n°2555)
 
A Beaumont-sur-Oise, demain-après-midi, rassemblement pour le premier anniversaire de la mort d’Adama Traoré. Nous y reviendrons demain matin.
 
 

Algérie, femmes comme les hommes


Algérie : baignades contre l’obscurantisme 

Dans l’est algérien, à Annaba, des femmes ont décidé de réagir aux pressions des groupes de religieux qui mènent la chasse à celles qui ne se voilent pas et osent se rendre à la plage. Durant le ramadan en juin dernier, ils les prenaient en photo puis publiaient les clichés sur les réseaux sociaux, avec parfois le nom de ces femmes, laissant alors libre cours aux commentaires de menaces et aux insultes.
Depuis, une autre forme de pression s’est développée avec cette fois des menaces plus directes, des jeunes hommes organisant une véritable police des mœurs sous le regard complice des autorités publiques. Mais face à cela des femmes ont décidé d’agir.
Ces femmes se sont organisées, elles aussi via les réseaux sociaux, à travers un groupe qui compte aujourd’hui plus de 3 200 membres. Elles se donnent rendez-vous pour des baignades collectives. Trois actions de ce genre ont déjà eu lieu en juillet avec des femmes en maillot de bain et même en bikini. Les militantes dissimulent jusqu’au dernier moment le lieu précis de la baignade dans la crainte de représailles éventuelles. Une participante témoigne de sa première expérience : « C’était très agréable car on se sentait à l’aise au milieu de toutes ces femmes et on se sentait supérieures numériquement donc c’était très rassurant. »
                                  Christian CHAVAUX (Lutte ouvrière n°2555)
 

Ce numéro de Lutte ouvrière sera disponible dès aujourd’hui ou demain à la librairie du Presse-Papier. Achetez et soutenez la presse communiste ! Achetez Lutte ouvrière !

jeudi 20 juillet 2017

Semperit aujourd'hui, EHPAD "Les pensées" hier, et demain bien plus... Mais une bonne voie...


Nous allons en avoir bien besoin

 
A l’appel des syndicats CGT et FO de Sempérit dont les travailleurs sont menacés de licenciement, un nouveau rassemblement est organisé aujourd’hui devant l’usine. Bien évidemment, Lutte ouvrière s’y associe.

         Ces « jeudis de la colère » sont bon pour le moral des travailleurs menacés. Ils sont aussi l’occasion pour que se retrouvent ensemble des habitants et des militants soucieux de la situation de travailleurs et du monde du travail. Nous le constatons ces dernières semaines devant Sempérit. Nous l’avions vu à l’occasion de la grève de l’EHPAD Les Pensées.

         Tout cela est bon pour le moral, et c’est bon pour l’avenir.

 

 
Jeudi 20 juillet, nouveau rassemblement devant SEMPERIT ARGENTEUIL
 
 
Rassemblement le jeudi 20 juillet 2017 à 11h30
contre le licenciement
de 88 salariés de SEMPERIT à Argenteuil
devant l’entreprise, 10 rue des Charretiers 95100 ARGENTEUIL.
 
 On ne lâche RIEN !    
 Venez nombreux les soutenir
 
Vous pouvez envoyer un message de soutien aux salariés ce.semperit@orange.fr
 

AB-Habitat, Argenteuil, gardien agressé. Faire que le collectif obtienne à nouveau droit de cité


Que le collectif obtienne à nouveau droit de cité

 
Dans une cité gérée par AB-Habitat, une nouvelle fois, un gardien vient d’être la victime d’agressions verbales et de menaces dans l’exercice de ses fonctions. Ce nouveau cas du genre s’ajoute à une liste déjà trop longue.
         En tant que locataire, qu’habitant et militant, nous ne pouvons d’abord que transmette à ce travailleur l’expression de notre solidarité.
         Nous ne reviendrons pas sur la situation générale de la société qui génère et développe des comportements inadmissibles.
         En tout cas, être gardien dans de nombreuses cités est difficile. D’autant plus lorsque les gardiens sont en nombre insuffisant. La CGT d’AB-Habitat souligne que dans la cité en question, il manque un gardien.
         Changer la situation générale aujourd’hui dans les quartiers populaires qui pèsent tellement sur les habitants relève des combats généraux pour changer la société elle-même.
         En revanche, il est du ressort des militants qui se réclament du monde du travail d’avoir en tête d’aider à la reconstruction, dans ces quartiers populaires, des réseaux collectifs diffusant cette conscience collective, donnant aux jeunes et aux moins jeunes les repères nécessaires, et soutenant les travailleurs –les gardiens en particulier- travaillant dans ces cités, en montrant que ces derniers et les locataires ne forment qu’une seule collectivité. DM

Natation, éducation, et... Gagarine


La natation est un sport de combat

 
Une personne sur sept ne sait pas nager en France ce qui explique une bonne part des 500 décès annuels par noyade. Si on trouve davantage de non nageurs parmi les plus de 55 ans, scolarisés à une époque où la natation n'était pas obligatoire à l'école, il y en a aussi parmi les générations plus jeunes, surtout si elles appartiennent aux classes populaires ou si elles sont des filles.
Car l'accès à des créneaux de piscine pour toutes les classes reste un combat. De nombreuses piscines municipales manquent de maîtres-nageurs, de moyens financiers et surtout il manque des piscines publiques gratuites ou peu chères.


Une exigence de bien d’autres moyens

 
Puisque nous parlons natation, sur le site de la piscine Gagarine d’Argenteuil, nous avons trouvé pour cet été les horaires suivants : « Dès le 1er JUILLET, la piscine rouvrira aux jours et horaires suivants : lundi-vendredi, 12h-19h30 ; samedi + dimanche, 12h-18h30 ».
         Il n’est pas normal qu’une ville de 108 000 habitants ne dispose pas de créneaux d’ouverture ni en matinée ni en soirée. D’autant plus lorsqu’il y a des périodes de fortes chaleurs, et pour une piscine excentrée comme l’est le centre nautique qui mérite que l’on vienne y passer la journée.
         Il est vrai que les horaires limitées de l’été ne sont que dans la continuité des horaires qui ont été réduits pendant l’année ces derniers temps à Argenteuil !

GM&S : Renault et PSA doivent payer


GM&S : Renault et PSA doivent payer sans barguigner !

 


Les travailleurs de GM&S mobilisés

Après des mois de luttes des ouvriers de la Souterraine (Creuse), l'emboutisseur GMD avait annoncé reprendre l'usine GM&S avec 120 travailleurs sur les 279 embauchés en CDI. Mais il exigeait 15 millions de l'État, de Renault et de PSA, les deux constructeurs donneurs d'ordre quasi exclusifs de cet équipementier. Las, PSA refuse de payer sa part, bien modeste, de 5 millions.
C'est pourtant grâce à l'exploitation des travailleurs de GM&S et de milliers d'autres que les actionnaires de PSA ont engrangé, année après année, des milliards de profits. C'est grâce aux investissements de l'État dans son capital que PSA a pu traverser les périodes difficiles ou qualifiée comme telles et dégager, en 2016, quelques 2 milliards d'euros de profits.
PSA et Renault doivent payer l'intégralité des sommes nécessaires pour maintenir tous les emplois à la Souterraine.