mardi 18 avril 2017
Nathalie ARTHAUD et Lutte ouvrière en campagne J-5
Dans
les médias
Mardi 18 avril
à 15h45
BFM TV : Interview de Nathalie Arthaud
à 19h00
France 5 : Nathalie Arthaud est
l'invitée de l'émission C à vous
Mercredi 19 avril
à 07h50
France Inter :
Interview de Nathalie Arthaud
à 07h50
RFI : Interview de Jean-Pierre
Mercier
A 20
heures
France Info TV :
Interview de Jean-Pierre Mercier
Notre
programme pour les luttes futures
Interdiction
des licenciements, répartition du travail entre tous
Il faut en premier lieu stopper
l’hémorragie d’emplois en interdisant les licenciements et les suppressions
d’emplois, en commençant par les entreprises qui font des bénéfices.
Le chômage est une catastrophe
sociale, qui touche déjà six millions de personnes dans le pays et qui menace
tous les travailleurs. Ce chômage de masse entraîne vers la misère, exclut et
marginalise une partie des familles populaires. Il pèse sur l’ensemble de la
société, pousse à l’individualisme en mettant les travailleurs en concurrence
entre eux. La pression du chômage entraîne aussi la multiplication de formes
d’emploi de plus en plus précaires, de l’intérim généralisé aux travailleurs
indépendants ou autoentrepreneurs condamnés à des paies de misère sans même les
quelques garanties attachées au salaire.
Le chômage n’a rien d’inévitable.
Ce n’est pas le travail qui manque. Le chômage résulte de la guerre que livre
le patronat pour maintenir et augmenter ses profits. Le trust pharmaceutique
Sanofi vient de distribuer 6,6 milliards d’euros à ses actionnaires, après
avoir supprimé 4 000 emplois en sept ans, et il
annonce la suppression de 650 emplois de plus Il faut
retirer leur pouvoir de nuisance à ces
grands groupes, en les contraignant à ne
supprimer aucun emploi, sous peine de réquisition
s’ils ne s’y plient
pas.
Parallèlement, il faut aussi
créer des millions d’emplois pour les jeunes qui arrivent sur le marché du
travail et pour tous ceux qui n’ont droit qu’à quelques heures de boulot ici et
là. C’est possible immédiatement, en imposant que le travail soit réparti entre
tous. Ce serait une mesure salutaire pour l’ensemble du monde du travail.
En utilisant l’argent
actuellement versé à fonds perdus aux entreprises, l’État devrait embaucher
massivement dans tous les services publics où le personnel manque cruellement,
dans les hôpitaux, dans l’éducation, les transports… Il manque des millions de
logements dans ce pays. L’État devrait les construire en embauchant lui-même le
personnel nécessaire, sans passer par les capitalistes du bâtiment. Il devrait
ainsi les louer à prix coûtant et garantir des loyers accessibles aux classes
populaires.
Dans toute la société, il y a un
grand nombre de besoins à satisfaire et donc autant d’emplois à créer. Faire
disparaître le chômage, c’est possible et nécessaire
Libellés :
campagne de Nathalie arthaud 2017
Argenteuil : CPAM, assurés et personnes handicapées méprisés
Assurés, personnes handicapées, mépris
Cela fait des semaines que des
travaux de rénovation ont lieu au bureau de la CPAM d’Argenteuil, rue de la Poste prolongés.
Les travaux traînent et cela a des conséquences fâcheuses pour les personnes
qui font la queue et pour les personnes ayant un handicap.
Les
trottoirs sont clos et cette fermeture concerne également les places de
stationnement pour les personnes handicapées devant la CPAM qui sont en conséquence inutilisables.
Aucune place de stationnement supplémentaires n’a été prévue pour elles à proximité.
Quant
aux assurés, régulièrement, leur queue d’attente se prolonge allègrement sur la
chaussée de cette rue, avec les risques que cela crée pour eux.
Tout
cela est inadmissible. Le dénoncer est la première étape d’une solution qui
nécessite que les édiles se penchent vite sur le problème, en attendant nos mobilisations futures.
Libellés :
Nouvelles d'Argenteuil
SNCF, guichets et services supprimés à rétablir d'urgence
Un recul majeur des services publics utiles à la population
Samedi,
j’ai voulu aller à la gare d’Argenteuil-centre récupérer une carte SNCF
d’abonnement payée sur internet. Il fallait le faire à une borne automatique.
Pas de chance, elle était indisponible. Je suis donc allé au guichet unique
ouvert. A nouveau pas de chance, l’employée m’a indiqué qu’elle ne pouvait pas
effectuer la récupération de ma carte, et qu’il fallait que pour cela j’aille à
la gare… Saint-Lazare.
Lorsque
le guichet Grandes lignes a été fermé dans cette gare d’Argenteuil-centre il y
a un certain temps maintenant déjà, le maire d’Argenteuil a déclaré qu’il y
aurait une solution de remplacement, que les usagers n’avaient pas à être
inquiets.
On
voit ce que cela donne dans les faits.
Nathalie
ARTHAUD a raison d’évoquer dans sa circulaire électorale la nécessité de la
défense des services publics utiles à la population, dont les milieux
populaires sont les premières victimes.
Les
défendre sera un objectif prioritaire de nos luttes futures.DM
Libellés :
SNCF,
transports
1917 : Chemin des Dames, Craonne
« C’est à Craonne qu’on va laisser sa
peau »
Pour le centenaire de l'offensive
française du Chemin des dames, durant la guerre de 1914-1918, Hollande a
présidé une cérémonie où, pour la première fois, la « chanson de Craonne » a
été chantée dans une cérémonie officielle.
Cette
chanson de l'époque a été interdite pendant soixante ans car elle parle de «
guerre infâme » et dit que les soldats doivent se mettre en grève.
Qu'elle
vienne d'être chantée dans un cadre officiel ne ramènera pas à la vie les 360
000 soldats sacrifiés lors de cette offensive, ni ceux qui, refusant cette boucherie, furent
fusillés pour l'exemple...
Cela
n'empêche pas non plus actuellement Hollande de mener d'autres guerres infâmes
en Afrique et au Proche-Orient.
La chanson de Craonne
Quand au
bout d'huit jours le r'pos terminé
On va
reprendre les tranchées,
Notre
place est si utile
Que sans
nous on prend la pile
Mais
c'est bien fini, on en a assez
Personne
ne veut plus marcher
Et le
cœur bien gros, comm' dans un sanglot
On dit
adieu aux civ'lots
Même sans
tambours, même sans trompettes
On s'en
va là-haut en baissant la tête
Refrain :
Adieu la
vie, adieu l'amour,
Adieu
toutes les femmes
C'est
bien fini, c'est pour toujours
De cette
guerre infâme
C'est à
Craonne sur le plateau
Qu'on
doit laisser sa peau
Car nous
sommes tous condamnés
Nous
sommes les sacrifiés
Huit
jours de tranchée, huit jours de souffrance
Pourtant
on a l'espérance
Que ce
soir viendra la r'lève
Que nous
attendons sans trêve
Soudain
dans la nuit et dans le silence
On voit
quelqu'un qui s'avance
C'est un
officier de chasseurs à pied
Qui vient
pour nous remplacer
Doucement
dans l'ombre sous la pluie qui tombe
Les
petits chasseurs vont chercher leurs tombes
C'est
malheureux d'voir sur les grands boulevards
Tous ces
gros qui font la foire
Si pour
eux la vie est rose
Pour nous
c'est pas la même chose
Au lieu
d'se cacher tous ces embusqués
F'raient
mieux d'monter aux tranchées
Pour
défendre leur bien, car nous n'avons rien
Nous
autres les pauv' purotins
Tous les
camarades sont enterrés là
Pour
défendr' les biens de ces messieurs là
Refrain
Ceux
qu'ont l'pognon, ceux-là r'viendront
Car c'est
pour eux qu'on crève
Mais
c'est fini, car les trouffions
Vont tous
se mettre en grève
Ce s'ra
votre tour, messieurs les gros
De monter
sur le plateau
Car si
vous voulez faire la guerre
Payez-la
de votre peau
![]() |
| Combien de morts par kilomètre "gagné" ? |
Libellés :
Première guerre mondiale
lundi 17 avril 2017
Editorial des bulletins Lutte ouvrière d'entreprise de ce lundi 17 avril 2017
En votant
Nathalie Arthaud, dire les exigences des travailleurs et se préparer à les
imposer
À l'approche de la
présidentielle, on annonce que quatre candidats pourraient avoir des résultats
proches. Si cela accroît l'incertitude sur la personne qui remplacera Hollande,
il n'y a pas de doute à avoir sur la politique qu'elle mènera, qui sera dictée
par les patrons des grandes entreprises et des banques.
Avant son élection, Hollande
avait dit que son premier ennemi serait la finance et qu'il la combattrait.
Élu, il n'a même pas fait mine d'appliquer cette promesse. Il s'est incliné
devant les exigences des capitalistes en leur versant des dizaines de milliards
d'euros d'argent public. Il a fait adopter les lois Macron et El Khomri, qui ont
démantelé le code du travail, facilité les licenciements, augmenté la précarité
sans autant créer d'emplois.
On comprend donc que bien des
travailleurs ayant voté Hollande en 2012, désorientés, ne veuillent plus croire
aux discours. Pourtant le petit jeu de la démagogie et des fausses promesses
est reparti.
Bien sûr, le candidat de la
droite Fillon n'a pas besoin de faux semblants pour satisfaire son public. Il
dit qu'il s'en prendra aux services publics, aux fonctionnaires et à ce qu'il
reste du code du travail. Mais Macron n'est guère différent. En fait de
renouveau, il annonce qu'en matière sociale il poursuivra ce qu'il a fait comme
ministre de Hollande et qu'il gouvernera par ordonnances. Il ne cache pas que
sa politique serait faite de nouvelles attaques contre les travailleurs.
À l'extrême droite, Marine Le Pen
voudrait profiter du désarroi créé par le quinquennat Hollande pour jouer à la
candidate des pauvres et des petites gens. En fait, elle n'envisage pas une
seconde de s'en prendre au grand patronat et à ses milliards. Son ennemi n'est
pas la finance, mais les plus pauvres des travailleurs, les migrants, les
sans-papiers, les immigrés en général, comme si les exploiteurs étaient de ce
côté-là ! Elle divise les travailleurs, en les incitant à s'en prendre aux
plus pauvres d'entre eux. C'est se montrer pour ce qu'elle est : une
ennemie mortelle du monde du travail.
À gauche, Hamon et Mélenchon
veulent se distinguer de la politique qu'a menée le Parti socialiste, dont ils
sont issus. Selon les sondages les chances de Mélenchon seraient en hausse.
Mais même s'il était élu, il n'y aurait aucune raison de lui faire plus
confiance qu'à Hollande. Il se comporterait comme lui, et pour la même
raison : en réalité, ce n'est pas l'élu à l'Élysée qui décide de la
politique à mener car le grand patronat, les banques, les marchés financiers la
lui dictent.
On l'a vu non seulement en
France, mais en Grèce, dont la population a subi un appauvrissement dramatique
pour payer les milliards d'intérêts exigés par les banques. Élu pour tenter de
leur résister, le gouvernement Tsipras a rapidement capitulé. Il s'est fait
l'agent payeur qui reverse aux banquiers l'argent soutiré à la population
grecque.
Si Mélenchon était élu et même
s'il voulait tenir ses promesses, il ne tiendrait pas le peu de temps qu'a tenu
Tsipras. Il capitulerait, prendrait le tournant de l'austérité et dirait qu'il
se heurte au “mur de l'argent”. Les dirigeants de la gauche de gouvernement ont
toujours justifié ainsi leurs reculs, feignant de découvrir ce “mur”, qui n'est
fait que de la volonté de la grande bourgeoisie capitaliste d'imposer ses
choix. Comme s'ils n''avaient pas connu son existence avant !
Mélenchon ou Hamon peuvent faire
semblant de ne pas voir ce mur, mais pas les travailleurs. Ils n'ont pas à
conquérir un poste, mais à défendre leurs conditions d'existence face aux
attaques qu'ils subiront de toute façon, quel que soit l'élu. Ils ne peuvent
faire comme si le mur n'existait pas.
Alors, pour dire que ce mur est
là et qu'il faut se donner les moyens de l'abattre, Lutte ouvrière présente la
candidature de Nathalie Arthaud.
Les exigences des travailleurs
sont d'interdire les licenciements, de répartir le travail entre tous,
d'augmenter les salaires et pensions, de contrôler les comptes des entreprises
et de l'État. L'imposer ne se fera pas par une élection. Il faudra mobiliser
toute la force des travailleurs, dans les entreprises et dans la rue, pour
battre en brèche la résistance patronale.
Voter Nathalie Arthaud, ce sera
pour les travailleurs exprimer ce que sont leurs nécessités vitales. Mais ce
sera aussi se préparer à lutter pour les imposer.
Nathalie ARTHAUD, un programme pour nos luttes à venir : 1. l'augmentation des salaires et des pensions
Augmentation
des salaires
Pas un
salaire et pas une pension de retraite à moins de 1 800 euros
300 euros
d’augmentation pour tous !
Une mesure indispensable est
l’augmentation des salaires et des pensions. Le patronat, relayé par le monde
politicien, explique que les entreprises ne peuvent augmenter le smic. Et pour
cause, cela voudrait dire faire passer les besoins vitaux des travailleurs
avant leurs profits, avant la fortune personnelle de leurs patrons et
actionnaires, avant les sommes invraisemblables que tout ce petit monde
considère comme un minimum pour vivre.
Ceux qui nous prêchent la
modération salariale, ce sont ces grands PDG dont les salaires ont augmenté de
65 % en dix
ans pendant que le smic progressait de 15 %
seulement ou ces politiciens à l’image de
Fillon, qui a largement entretenu sa petite famille avec des sommes qu’un ouvrier ne gagne pas dans toute sa vie.
N’importe quelle famille ouvrière
au smic peut le constater en faisant ses comptes après avoir payé les frais fixes, loyer,
transport, gaz, électricité, assurances, impôts, etc., il ne reste presque rien
pour la nourriture, les vêtements, les loisirs.
Il faut un minimum de 1 800 euros
net par mois pour les salaires et les pensions et une augmentation de
300 euros de tous les salaires. Cela ne représenterait qu’un rattrapage
après des années de blocage. Quant aux allocations, aux minima sociaux, ils
doivent être transformés en salaire. Chacun a droit à un travail utile à la
société, adapté à ses capacités. Ce n’est pas une aumône pour vivoter en marge
de la société que les travailleurs réclament c’est au contraire la possibilité d’y trouver
leur place, de contribuer à son
fonctionnement et de pouvoir en retirer de quoi vivre dignement, sans se priver
et sans compter chaque sou.
Et, pour que ce rattrapage ne
soit pas réduit à rien par l’augmentation des prix, il faut imposer
l’indexation des salaires et des pensions sur le coût de la vie.
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la campagne de Nathalie ARTHAUD
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