jeudi 13 avril 2017

Cummunes, Agglomérations, collecte des ordures : travailler plus embaucher moins, s'y opposer partout


L’article ci-dessous qui concerne la collecte des déchets dans la région de Nantes aurait très bien pu être écrit pour bien d’autres collectivités. Ce qui y est rapporté nous rappelle ce qui s’est passé dans le Val d’Oise avec la grève chez Derichebourg la semaine passée, ou ce qui se passe chez Azur, l’entreprise chargée de la collecte des déchets à Argenteuil et Bezons. Partout, la même volonté de réduire les effectifs en augmentant la charge de travail des travailleurs. C’est le contraire qui est totalement nécessaire et qu'il nous faudra imposer. Il faut répartir le travail entre tous, c'est-à-dire en embauchant, en l'occurrence !


Collecte des déchets à Nantes métropole
La colère des éboueurs




Depuis un mois déjà, la contestation du projet de Nantes Métropole appelé « réorganisation de la collecte » prend différentes formes auprès des éboueurs qui collectent les déchets de la métropole. Ce projet prévoit de supprimer 24 postes, dont 8 conducteurs, ce qui reviendrait à transférer la charge de travail de 8 tournées de ramassage d’ordures sur le reste des équipes. La direction des déchets veut aussi mettre en place des systèmes de géolocalisation sur tous les camions pour pister chaque fait et gestes des équipes.

         En résumé, ce projet porté par Johanna Rolland, maire PS de Nantes et soutien de Hamon, a pour but d’augmenter le temps de travail de chacun alors que son poulain à l’élection présidentielle prêtant vouloir le diminuer s’il était élu ! Mais les éboueurs en lutte n’ont pas dit leur dernier mot et la direction de Nantes Métropole pourrait bien déchanter dans les jours à venir

mercredi 12 avril 2017

Argenteuil, Snecma, Villaroche, reportage sur une travailleuse consciente du « camp des travailleurs ». Avant-hier soir sur FR3 Ile de france


Nathalie ARTHAUD et Lutte ouvrière en campagne J-11


Nathalie ARTHAUD et Jean-Pierre MERCIER dans les médias


Comme nous le disions, pendant des mois, silence radio dans les médias sur ce que nous faisons, et sur notre porte-parole. Mais là, en quinze jours, il faut l’équité ! Donc, profitez-en. Des vidéos en quantité sur notre site : 





Mercredi 12 avril
à 08h15
France Bleu Île de France : Interview de
Jean-Pierre Mercier
à 08h30
BFM TV : Nathalie Arthaud est l'invitée de Bourdin Direct
à 20h45
Paris Première : Nathalie Arthaud est invitée dans l'émission Zemmour et Naulleau
Jeudi 13 avril
à 08h10
CNews : Interview de Jean-Pierre Mercier


Nos positions

L'État et les institutions

Derrière le personnel politique, qui sont les vrais maîtres de la société?
Le véritable pouvoir n’est pas entre les mains des députés, sénateurs, ou même président de la République. Il est dans les conseils d’administration des grandes entreprises capitalistes et des banques. Leurs actionnaires règnent sur l’économie, qu’ils organisent en fonction de leurs intérêts et de la recherche du profit.
Le pouvoir du grand capital s’incarne dans la domination d’une minorité de grands bourgeois qui monopolisent les richesses. Aujourd’hui, en France, les 20 personnes les plus riches possèdent autant de richesses que 40% de la population. Ces fortunes ont été obtenues par lexploitation de millions de travailleurs, ici et dans le reste du monde. Liliane Bettencourt doit sa fortune aux travailleurs de LOréal, Bernard Arnault doit la sienne aux petites mains de LVMH. Les membres de la famille Mulliez se sont enrichis sur le dos des 300000 salariés du groupe Auchan dans le monde et des dizaines de milliers de salariés des autres marques quelle possède. Dans ce palmarès, les autres sappellent Dassault, Peugeot, de Wendel, Michelin, Bolloré, Dentressangle, François Pinault, Bouygues. Ce sont eux les vrais maîtres de la société!
Ces riches bourgeois ont une myriade d’agents qui influencent les élus, quand ils ne les achètent pas purement et simplement. Ils ont leurs entrées dans les ministères et entretiennent des liens étroits avec les hauts fonctionnaires qui, eux, ne sont pas élus, restent dans l’ombre et assurent la permanence de la politique. La voix de ces rois de la finance et de l’industrie pèse dans les médias, qui bien souvent leur appartiennent, leur donnant les moyens d’influencer l’opinion.
Dans ce système prétendument démocratique, les électeurs sont conviés à voter régulièrement mais ils n’ont aucune prise sur les décisions.
Tant que les capitalistes garderont les rênes de l’économie, ils garderont le pouvoir sur nos vies et ils imposeront leur loi. Pour mettre fin à cette dictature, il n’y a qu’une seule solution: leur enlever la propriété des grandes entreprises en les expropriant sans indemnités ni rachat. C’est la condition indispensable pour que l’ensemble de l’activité sociale soit véritablement contrôlée par les travailleurs et la majorité de la population.

Construire un État des travailleurs et des classes populaires

L’agression violente dont le jeune Théo a été victime à Aulnay-sous-Bois est révoltante. Elle ne constitue pas un cas isolé: chaque année, une dizaine de jeunes meurent à la suite de lintervention de la police. Quant aux interpellations qui tournent mal parce que certains policiers se comportent comme en territoire ennemi, elles sont légion.
Tous les policiers ne font pas preuve de cette brutalité, et bien des tâches qu’ils assument répondent à une utilité dans notre société, comme assurer la sécurité routière ou intervenir dans des conflits de voisinage. Mais la mission de la police est fondamentalement de préserver l’ordre social. Dans une société divisée en classes, avec les violences que génèrent les inégalités, la police se comporte elle-même inévitablement avec violence, avant tout contre les plus pauvres. Et il est tout aussi inévitable que cette police soit gangrenée par le mépris social et le racisme.
Plus largement, c’est l’ensemble de l’appareil de l’État, avec ses tribunaux et son armée, qui a pour mission de défendre l’ordre social d’une minorité de possédants, dans les tâches quotidiennes de répression ou contre les travailleurs quand ceux-ci se mobilisent, comme lors du mouvement contre la loi El Khomri. Et combien de travailleurs d’entreprises en grève ont trouvé face à eux la police et les CRS, même lorsque leur mouvement était d’autant plus légitime qu’ils défendaient leurs emplois et leurs salaires contre des patrons voyous qui se préparaient à les mettre à la porte?
Un tel État ne peut pas être démocratique: pour protéger efficacement les intérêts dune minorité de privilégiés, il doit être coupé de la population et échapper à son contrôle. Et il coûte cher à la société, car lentretien de ces corps de répression absorbe une partie importante des impôts, au détriment des services publics les plus utiles à la population.
Notre conviction de communistes et de révolutionnaires est qu’il serait possible de construire un État infiniment plus démocratique que l’État actuel, en permettant à toute la population de participer directement à toutes les tâches administratives et de police et d’exercer un contrôle en permanence sur tous ceux qui effectuent ces tâches. Un tel État serait aussi infiniment moins coûteux, car il n’aurait pas besoin d’un appareil pléthorique destiné à surveiller et à encadrer la population.
Pour construire un État qui soit vraiment celui des travailleurs, les obstacles ne sont pas techniques: à l’ère de lordinateur et avec les moyens de communication performants dont nous disposons aujourd’hui, il n’y a aucune difficulté à mettre en œuvre la démocratie la plus directe. Mais cela nécessite de se battre pour mettre fin à la dictature des classes possédantes sur la société.

Nous serons ce matin de 10 à 12 heures sur le marché des Champioux à Argenteuil

Bourgeois et prolétaires, une bourgeoise de bonne famille. Extait du blog de Nathalie ARTHAUD


Sur le blog de Nathalie

 

Sophie de Menthon, la police de la pensée patronale

11 Avril 2017

À la suite du débat des 11 candidats, Sophie de Menthon, la présidente du mouvement patronal « Ethic », a publié, sur le site du magazine Challenges, une « lettre ouverte à Nathalie Arthaud », qui fustige mon « agressivité » et « mes propos accusateurs ». Madame de Menthon avait commencé par lancer une pétition pour m’interdire d’enseigner l’économie – mais cela a fait flop ! Elle s’inquiète « en tant que parents » de « l’idéologie » que je propage. Comme si les enfants ou petits-enfants de madame de Menthon avaient été scolarisés au lycée Le Corbusier d’Aubervilliers où j’enseigne…
Madame de Menthon s’indigne de « ma violence » verbale. Mais elle n’est pas choquée par celle de la société, la violence qui s’exerce contre les six millions de femmes et d’hommes contraints au chômage, contre les salariés soumis à des rythmes de travail insupportables, contre les victimes de maladies professionnelles, d’empoisonnement à l’amiante ou d’accidents du travail. Elle n’est pas sensible au drame que représente, pour un travailleur et sa famille, d’être jetés à la rue, après des années de travail, parce que le conseil d’administration de son entreprise l’a décidé malgré des profits élevés.
Non, tout cela ne choque pas madame de Menthon. Seul la choque le fait que je puisse m’insurger contre cette violence-là et que j’ose l’exprimer.
Décidément, la vision du monde de madame de Menthon est à l’exact opposé de la mienne. Ou, plus précisément, son monde est à l’exact opposé du mien. Bien involontairement sans doute, sa lettre illustre à quel point le monde est divisé en classes sociales aux intérêts contradictoires et même aux sensibilités opposées.
Alors, en consacrant une tribune à m’attaquer, c’est un grand honneur qu’elle me fait.

                                      Nathalie Arthaud – 11 avril 2017

PCF à Argenteuil : démocratie ouvrière, mot inconnu pour certains


Ça l’affiche vraiment mal

A Argenteuil, les affiches appelant à voter pour Nathalie ARTHAUD sont régulièrement recouvertes par des militants du PCF qui devraient pourtant être heureux qu’il y ait dans cette campagne une candidate qui se revendique du communisme. Mais, bon, il est des sectaires inconscients et indécrottables.
         Et il y a « mieux » si l’on peut dire de la part des mêmes…
         Une sourde rivalité oppose apparemment deux clans soutenant Mélenchon, au point que l’un, avec des affiches signées « PCF-Front de gauche » recouvre allègrement celles de l’autre. Ainsi un portrait de Mélenchon recouvre un autre de… Mélenchon !
         On ne sait si c’est parce qu’il trouve leur portrait plus ressemblant à l’original que le second qu’ils procèdent de la sorte. Mais tout de même…
         On voit que la bêtise sectaire est sans limite.


Une effroyable école


Police : "contrôles au facies" : leçon d'éducation civique...en temps réel


Education « civique »… en temps réel

 
 

Trois lycéens de Seine-Saint-Denis d’origine africaine et leur enseignante portent plainte contre l’État pour discrimination raciale.
Lors d’un voyage scolaire, ils ont été la cible d’un contrôle policier au faciès. Ces jeunes y sont malheureusement bien trop habitués. Mais cette fois-ci la vexation de devoir écarter les bras, d’être palpé, de devoir vider leurs poches, ouvrir leurs valises devant leurs camarades et les propos grossiers  de certains policiers ont fait déborder le vase. Et quand ils ont voulu porter plainte avec leur prof au commissariat, elle a été refusée.
 jeunes ont tenu à ce que ce qui leur ait arrivé soit largement connu. Leur triste mésaventure n’est, malheureusement, pas si exceptionnelle qu’on pourrait le croire.

mardi 11 avril 2017

Nathalie ARTHAUD Clip officiel de campagne : Pas un salaire, pas une retraite à moins de 1800 € net Ce clip fait chaud au coeur

Capitalisme, Syrie : l'Editorial des bulletins Lutte ouvrière d'entrepise de ce lundi 10 avril 2017


Changer cet ordre social qui nous mène à la guerre

L’attaque au gaz des habitants de Khan Sheikhoun, mardi 4 avril, est une nouvelle horreur dans la guerre impitoyable que le régime syrien livre à son propre peuple depuis 2011. Cette guerre a fait 500 000 morts, 10 millions de déplacés, soit la moitié de la population, dont au moins 4 millions ont dû quitter le pays.
Après avoir soutenu Bachar Al Assad, les grandes puissances ont misé sur sa chute quand la guerre a commencé. Les États-Unis ont soutenu des milices islamistes financées par leurs alliés, comme l’Arabie Saoudite ou le Qatar. Puis, en 2014, quand la guerre contre Daech est devenue la priorité, les États occidentaux ont misé sur le maintien d’Assad. Lorsque la Russie est intervenue dans cette guerre, ils ont émis des protestations diplomatiques, mais ont laissé faire. « Plutôt Bachar que Daech », disaient-ils. Une position que Trump lui-même rappelait il y a quelques semaines.
Et puis, les États-Unis ont accusé le régime syrien du bombardement de Khan Sheikhoun et ils ont frappé une base aérienne. Trump prétend ainsi venir en aide aux Syriens. Quelle hypocrisie, alors qu’il a mis fin à l’accueil déjà limité des réfugiés syriens aux États-Unis ! Son souci n’est pas la protection des Syriens, mais la défense les intérêts des États-Unis dans le conflit et de montrer qu’ils y sont maîtres du jeu.
Les missiles américains n’empêcheront pas cette guerre atroce de se poursuivre. Ils ne mettront pas fin au régime d’Assad, et ce n’est d’ailleurs pas leur objectif. Comme les bombes du régime syrien, ces missiles relèvent du terrorisme d’État, qui alimente en retour le terrorisme des groupes islamistes.
Ce bombardement s’inscrit dans la longue liste des forfaits de l’impérialisme dans cette région, une région que les grandes puissances pillent et ravagent depuis plus d’un siècle, depuis que, au cours de la Première Guerre mondiale, elles se sont partagées les dépouilles de l’Empire ottoman et ses richesses pétrolières.
Les dirigeants européens qui, comme Hollande, étaient critiques à l’égard de Trump, le félicitent aujourd'hui. Toujours au nom du peuple syrien. Mais eux non plus ne veulent pas accueillir plus de réfugiés. L’Union européenne en accueille aujourd'hui moins que le petit Liban et ses quatre millions d’habitants ! C’est parce que les portes de l’Europe leur sont fermées que tant d’entre eux tentent chaque jour de franchir la Méditerranée, au péril de leur vie. Que les gouvernements qui prétendent vouloir secourir les Syriens commencent par les accueillir, quand ceux-ci veulent échapper à l’enfer de la guerre !
Nul ne sait à quelle escalade peut mener l’intervention américaine dans cette région où sont déjà impliqués la Russie, la Turquie, l’Iran, l’Arabie Saoudite et la France.
On nous dit que nous sommes en paix. Mais les dépenses d’armement battent des records dans le monde entier. Le gouvernement s’enorgueillit des ventes de Rafale, de sous-marins et autres canons. Et le surarmement prépare la guerre, et non la paix. Personne ne sait où peut conduire, par exemple, l’envoi d’un porte-avions américain contre la Corée du Nord. La guerre est déjà à nos portes, en Ukraine, dans cette Europe qu’on dit en paix.
« Le capitalisme porte en lui la guerre comme la nuée porte l’orage », disait Jaurès. Il est nécessaire de mettre fin aux causes des guerres : les rivalités entre grandes puissances, la recherche du profit par la minorité privilégiée qui domine la société.
Les travailleurs ne doivent pas laisser aux capitalistes la mainmise sur la société. Il faut pour commencer défendre nos conditions d’existence. Mais il faut aussi affirmer la nécessité de mettre fin au capitalisme, pourvoyeur de guerre, de chômage et de misère.
C’est le sens de la candidature de Nathalie Arthaud à l’élection présidentielle. Elle veut non seulement faire entendre les exigences du monde du travail, mais aussi dire qu’il faut mettre fin à cet ordre social injuste, où la cupidité des possédants et les convoitises de leurs États mènent le monde à la guerre et à ses horreurs.
Voter pour Nathalie Arthaud, une candidate communiste, c’est le moyen d’affirmer qu’une fraction, même minoritaire, du monde du travail, est consciente qu’il faut changer cette société dont les dirigeants nous enfoncent dans la crise et nous mènent à la guerre. Seuls les travailleurs peuvent changer le monde ; aucun sauveur suprême ne le fera à leur place.