mercredi 5 avril 2017

Derichebourg à Argenteuil, Val Parisis, Plaine commune : des profits sur le dos des travailleurs. Une belle première belle leçon


Elle sait qu’elle vient de tomber sur un os



Chez Derichebourg, la grève s’est poursuivie à Argenteuil toute la journée d’hier. Aux dernières nouvelles, la direction ferait profil bas et reviendrait sur toutes les revendications des grévistes. Pour elle, tout cela semble n’avoir été dû qu’à des malentendus et des incompréhensions. La situation à l’origine du conflit serait liée au passage de relais, au temps d’adaptation entre l’ancienne entreprise Val Horizon et elle-même qui a repris tous les travailleurs de Val Horizon pour effectuer la collecte des ordures ménagères dans 17 communes du Val d’Oise.
         Les travailleurs ont une toute autre vision des choses. Derichebourg a tenté de faire le forcing, en imposant sa loi, et en tentant de jouer les méchants dès le début, puisque la prise en charge des activités par ce groupe ne date que du 1er mars dernier. Les nombreuses tentatives de sanctions qu’elle a initiées le prouvent. Sauf qu’elle est tombée sur un os. C’est à la colère massive et à l’unité des travailleurs qu’elle s’est heurtée.
         Donc, aux dernières nouvelles, elle entendrait toutes leurs revendications, sauf le paiement des deux jours de grève. Soit. C’est à confirmer et à suivre. Mais effectivement pour elle, elle n’a pas pu se tromper sur le mécontentement des grévistes dont ces deux jours de grève sont bien la preuve.
         Les grévistes ont font une démonstration. Derichebourg ne pourra pas l’oublier dans les temps qui viennent.

Fillon : TVA augmentée ! Pour boucler ses fins de mois ? Casserole 1


Fillon : c'est à ça qu'on le reconnaît

 


Invité à l'émission de Jean-Jacques Bourdin sur RMC, Fillon a répondu qu'il n'arrivait pas « à économiser », alors que d'après sa déclaration de patrimoine (pas forcement à jour) ses revenus de 2016 se sont montés à 23 000 euros par mois. Les revenus des classes populaires sont bien plus modestes, et ils se verraient, qui plus est, amputés par la hausse de la TVA que promet Fillon, si par malheur il était élu. Il ne sait peut-être pas économiser, mais il sait se servir. Et copieusement. A l'exemple des bourgeois dont il est un des serviteurs.

Fillon et casseroles 2 : le gendarme de Saint-Tropez à Calais


Ils n’aiment pas les casseroles à frire les œufs de poulet

Le meeting de Fillon le 21 mars à Calais a été accompagné à l'extérieur de la salle par le concert de casseroles d'une trentaine de manifestants. Ces derniers ont eu la surprise de voir leur identité contrôler par pas moins d'une cinquantaine de policiers. Sans doute que ces pandores étaient désœuvrés, et n'avaient rien de mieux à faire.


Suite à ce contrôle, ils sont une quinzaine à avoir reçu une amende de 68 euros, sous prétexte d'atteinte à la... santé publique ! Fillon compte-t-il s'y prendre de cette façon quelque peu artisanale pour rembourser la dette publique ? Il vise plus grand. C'est toute la population laborieuse qu'il envisage de mettre à l'amende.

mardi 4 avril 2017

Nathalie Arthaud à France 2 : Les 4 Vérités ce matin

Derichebourg à Argenteuil, Val Parisis, Plaine commune : des profits sur le dos des travailleurs. La seule réponse : la grève


La grève est l’arme des travailleurs !

Depuis hier matin, les travailleurs de l’entreprise Derichebourg, dont le site est localisé à Argenteuil, dans la zone industrielle du Val d’Argenteuil, et qui effectuent au titre de cette entreprise depuis le 1er mars dernier le ramassage des ordures dans les communes du Val d’Oise qui composent le syndicat Emeraude sont en grève. Ce syndicat de ramassage des ordures concerne un certain nombre de communes des Communautés d'Agglomération du Val Parisis et de Plaine Vallée.
         En dépit des promesses qui leur avaient été faites, les grévistes, anciens travailleurs de l’entreprise Val Horizon qui avait dans ces communes jusqu'à tout récemment le contrat de collecte des déchets, et qui ont intégré le  Groupe Derichebourg, subissent une grave dégradation de leurs conditions de travail, du harcèlement, des sanctions, voire des vexations. Ainsi les tournées ont été divisées de moitié augmentant d'autant la charge de travail, des horaires fous mis en place, des tournées pouvant ainsi se terminer au creux de la nuit, à trois heures du matin par exemple, au grand dam des habitants réveillés de la sorte. Résultat, c’est ce qu’une revenue financière spécialisée évoque de la façon suivante à propos du contrat dont a bénéficié Derichebourg : « une réorganisation totale des collectes a été proposée en optimisant l'utilisation du parc matériel en double-poste » !
         Il n’a pas fallu longtemps aux travailleurs pour subir les nouvelles conditions désastreuses que Derichebourg veut leur imposer, et en tirer toutes les conséquences.
         En lutte contre un groupe qui a fait des profits qui se comptent en dizaines de millions d’euros en 2015 et 2016, les grévistes ont droit à la solidarité et au soutien des autres travailleurs de la région, et des habitants des communes concernées dont les élus sont engagés moralement par cette passation de marché qui n’a tenu aucun compte des travailleurs. A suivre.

Nathalie Arthaud à RMC hier invitée de J. J. Bourdin : « J’en appelle à la levée en masse des travailleurs »

Nathalie ARTHAUD et Lutte ouvrière en campagne. J-19


Dans les médias

 

 
 
Aujourd’hui mardi 4 avril
à 07h40
France 2 : Les 4 Vérités
 
à 20h40
sur
BFM / CNEWS : Nathalie Arthaud participera

au débat présidentiel
 
Bon courage à notre représentante et candidate
 
 
Mercredi 5 avril
à 07h40
France Info TV : Interview de Nathalie Arthaud
 

 

Nos positions 

Protectionnisme
 

Les politiciens qui prônent le protectionnisme, que ce soit Le Pen, Dupont-Aignan ou Mélenchon, prétendent que le retour aux droits de douane sur les produits importés favoriserait les entreprises qui produisent en France et que l’emploi serait ainsi protégé. C’est une tromperie: le protectionnisme ne protège que les capitalistes, pas les travailleurs!
Ces taxes aux frontières se répercuteront sur les prix de toutes les marchandises importées, et ce sont donc les classes populaires qui le paieront par une diminution de leur pouvoir d’achat.
Une telle politique servira peut-être une partie des patrons français, mais ils ne cesseront pas pour autant de supprimer des emplois si cela peut leur permettre d’augmenter encore davantage leurs profits. Faire croire aux travailleurs que leur emploi et leur salaire doivent dépendre des bons résultats de leur entreprise, c’est le mensonge habituel des patrons pour masquer le fait qu’ils se réservent toujours les profits, pendant qu’ils imposent toujours plus de sacrifices aux travailleurs.
Et que signifie la «protection de l’industrie française» pour les ouvriers qui travaillent dans lusine Toyota près de Valenciennes? Si le groupe ferroviaire Bombardier est canadien, sa principale usine en Europe est implantée dans le nord de la France. Que deviendraient les deux millions de salariés, un sur huit, qui travaillent en France dans des entreprises étrangères, si le protectionnisme se généralisait et si chaque pays rapatriait la production dans ses frontières nationales?
Le chacun-pour-soi, chacun dans son entreprise, c’est la logique des patrons! Pour les travailleurs, accepter d’être divisés en fonction de la nationalité de leur patron, cela revient à accepter d’être de la chair à exploiter dans la guerre économique que se livrent les capitalistes.
Les frontières, c’est l’arme des patrons pour diviser les travailleurs. Au nationalisme prôné par la bourgeoisie et ses porte-parole, les travailleurs doivent opposer les valeurs qui ont toujours été celles du mouvement ouvrier, la solidarité et l’internationalisme. En étant unis, par-delà les frontières de leur entreprise et de leur pays, ils pourront représenter une force capable de se faire craindre du patronat et de mettre fin à la catastrophe sociale qui menace d’emporter toute la société.
 
Discuter, et discuter encore... Sur le marché Héloïse ce dimanche
 

PSA, sous-traitants, Capitalisme comme Catastrophe


PSA, donneurs d’ordre. Ils décident de la survie des sous-traitants et de leurs salariés

Environ 200 travailleurs de l’usine GM&S Industry de La Souterraine dans la Creuse sont venus manifester toute la journée du jeudi 30 mars devant l’usine de Peugeot Poissy pour défendre leur emploi.





         Ce sous-traitant automobile est en redressement judiciaire depuis que Renault et PSA l’ont asphyxié en lui retirant leurs commandes. Ainsi alors que PSA et Renault font des profits record qui dépassent le milliard d’euros, les travailleurs de GM&S Industry qui ont contribué à ces supers profits, risquent de se retrouver licenciés. Des délégations de travailleurs de Renault Flins et de Peugeot Poissy, biens conscients qu’ils ont contre eux les mêmes patrons, sont venues les soutenir.

         Renault et PSA ont largement les moyens de maintenir tous les emplois y compris ceux des travailleurs des sous-traitants en prenant sur les dividendes versés aux gros actionnaires.