lundi 24 octobre 2016

Argenteuil, Juppé comme ses concurrents, des ennemis du monde du travail, des serviteurs du Capital



Le bonimenteur Juppé bientôt en promenade pour narguer le monde du travail

Les travailleurs, les habitants des quartiers populaires n’ont rien de bon à attendre de tous les candidats de la droite dont le favori des sondages Juppé, dont ils ne peuvent attendre que du sang et des larmes. Ce qui est vrai pour l’ensemble du monde du travail l’est tout autant pour les habitants des quartiers populaires, tels celui du Val-Nord.
         Voilà ce que nous écrivions dans le premier paragraphe de notre éditorial de la semaine passée :
         « Le premier débat des candidats à la primaire de la droite avait au moins un mérite : montrer leur hostilité à la classe ouvrière. Ils disent que la lutte des classes n’existe plus, mais ils la mènent… pour le grand capital ! Et Juppé, qu’on présente comme plus modéré, vaut bien les autres. Suppression des 35 heures ; baisse des allocations chômage ; démantèlement du Code du travail ; réduction des droits des syndicats ; report de l’âge de la retraite à 65 ans ; suppression de 300 000 à 500 000 postes de fonctionnaires ; hausse de la TVA : comme sept perroquets, ils répétaient les mesures les plus réactionnaires. Aux travailleurs et aux pauvres, ils promettaient du sang et des larmes. Pour les entreprises, des baisses massives de charges. Pour les riches, la suppression de l’impôt sur la fortune. On aurait dit sept marionnettes du Medef promettant aux millionnaires que demain, on rase gratis ! »
         En tout cas, le monde du travail qui habite le quartier du Val-Nord est prévenu.

SNCF : passages à niveau, condamnation après dix années de procédures



SNCF : une condamnation qui ne doit rien au hasard

La SNCF vient d'être condamnée par le tribunal correctionnel de Brest à 200 000 euros d'amende et 125 000 euros de dommage et intérêt suite au décès en 2006 d'une mère de famille percutée par un train alors qu'elle franchissait un passage à niveau qui ne s'était pas fermé à l'arrivée du train. La SNCF avait aussitôt nié que le passage à niveau n'ait pas correctement fonctionné.
         Pour obtenir ce jugement, après dix longues années de procédures, il aura fallu toute la ténacité et le courage des proches de la victime ainsi que d'un certain nombre de cheminots qui ont témoigné malgré les pressions de leur hiérarchie. Avant l'accident, celle-ci avait fait la sourde oreille aux signalements du problème.
         La SNCF est condamnée pour homicide involontaire, mais son acharnement à nier la vérité est, lui, tout sauf involontaire !

A ce sujet, la liquidation du passage à  niveau de l’avenue de Verdun, c’est pour quand ?
Voilà une priorité qui n’est jamais évoquée lors des palabres récurrents et sans fin sur le fameux projet de transformation du « croissant ferré » !

I-télé, les méthodes Bolloré



La grève se poursuit à I-télé

Les salariés d'I-télé poursuivent leur grève. Initialement contre la venue de Morandini, mis en examen pour « corruption de mineur », le mouvement tourne au bras de fer face au patron, Bolloré. Celui-ci avait répondu aux journalistes que s'ils n'étaient pas contents ils pouvaient partir. Mais ce sont plutôt les annonceurs qui fuient la chaîne.
         La morgue de Bolloré renforce la détermination des grévistes. On n'a pas de mal à comprendre pourquoi.
         Sa morgue s’ajoute des méthodes dignes de la série « les truands du patronat ». Il a fait déménager dans la nuit de vendredi à samedi du matériel et jeté des effets personnels des salariés en grève.

Effets personnels jetés par la même occasion