jeudi 6 octobre 2016

Agenda militant, une réunion-débtat de Lutte ouvrière à Argenteuil



Une soirée du « Groupe d’Etude Ouvrière » à Argenteuil


Jeudi 13 octobre

A 20 heures

Espace Nelson Mandéla
82, boulevard du Gl Leclerc

A Argenteuil

Réunion du « Groupe d’Etude Ouvrière » de Lutte ouvrière
Ouvert à tous

« Le spectre de l’Union européenne et les candidats à l’élection présidentielle de 2017 en France, un moyen pour eux de limiter la responsabilité ici des grands groupes capitalistes et de leur Etat. Le point de vue des internationalistes »

Un exposé suivi d’un temps de libre débat



Lors de cet exposé, il s’agira de revenir sur l’internationalisation du capitalisme. Pour les aider dans la concurrence mondiale, les grandes puissances capitalistes d’Europe ont été amenées à jeter les bases de ce l’on appelle la « construction européenne ». Un certain nombre d’étapes ont été franchies sans que véritablement cela aboutisse à un véritable Etat européen viable. Les Etats nationaux ont la vie dure. C’est eux qui fondamentalement continuent à imposer la politique de leurs bourgeoisies respectives. Cette situation à deux faces est incontournable, mais elle permet de tenter de faire reporter sur l’Union européenne la responsabilité des politiques gouvernementales anti-ouvrières. L’Union européenne est un spectre qui favorise toutes les démagogies. C’est ce que nous allons voir une fois de plus lors des prochaines élections présidentielles de 2017. C’est sur tout cela que nous débattrons lors de cette soirée d’éducation ouvrière.

mercredi 5 octobre 2016

Alstom : le gouvernement forcé à agir par la mobilisation des travailleurs. Un communiqué de Nathalie Arthaud



Alstom : la mobilisation a forcé le gouvernement à agir, il faut qu’elle continue

Communiqué du 05/10/2016

Le gouvernement a annoncé un plan de commande de 21 rames de TGV pour tenter de maintenir la production sur le site d’Alstom de Belfort.
Cette promesse tiendra-t-elle au-delà de l'élection présidentielle et tous les emplois du groupe seront-ils réellement garantis ? En tout cas, c’est la mobilisation des salariés et de la population de Belfort qui a forcé le gouvernement et la direction d’Alstom à changer leur plan. Et c'est une bonne chose.
La droite, le Front National et les opposants à Hollande, même à l’intérieur du PS ou sur les marges, dénoncent un rafistolage et une mesure électoraliste à courte vue. Mais, comme Hollande et Valls, ils n'imaginent même pas imposer quoi que ce soit aux actionnaires pour les contraindre à prendre sur les profits accumulés de quoi financer le maintien des emplois à Belfort.
Ils peuvent parler de politique industrielle, d'état stratège, la réalité c'est qu'au pouvoir, ils ne dirigent rien du tout car les décisions, les choix stratégiques comme ils disent, appartiennent aux grands groupes capitalistes qui ne gèrent leurs affaires qu'en fonction de leurs profits à court terme. Et tous ces politiciens sont les premiers à défendre et justifier cette domination d'une minorité de grands actionnaires. Ils sont les premiers à relayer et à justifier le diktat et les chantages patronaux. 
Les travailleurs n'ont pas plus à attendre des discours des uns que des promesses d'un gouvernement aux abois. C’est la mobilisation des travailleurs d’Alstom et de ceux de Belfort qui  a contraint le gouvernement à agir. Ce sera leur capacité à maintenir la pression qui garantira leurs emplois.

                                                Nathalie ARTHAUD

Argenteuil : P. Doucet et G. Mothron se réconcilient ?


Dernier album des « aventures de Mario et Pipo »
Mario propose à Pipo la « paix des braves »


Via Le Parisien-95, le député PS d'Argenteuil-Bezons vient d’annoncer sa dernière manœuvre politique. Il déclare vouloir tendre la main aujourd'hui à son adversaire, concurrent, ennemi, Georges Mothron, et tout cela dit-il pour le bien des Argenteuil : « travaillons ensemble pour Argenteuil »  « Un ancien maire aujourd’hui député et le maire actuel, ça aura du poids quand même ! ». Il vient, paraît-il, de lui envoyer une lettre en ce sens.

         Nous ne sommes pas le 1er avril, et ce n’est pas un gag du facétieux Parisien.

         A côté de ces bonnes intentions préliminaires, P. Doucet qui a, c’est bien connu, parfois des délicatesses, est prêt à déposer des cadeaux dans la corbeille des mariés. Parmi eux, son soutien au projet municipal de création d’un pôle de loisirs, de commerce, et de cinéma à l’emplacement du complexe Jean Vilar, contre lequel s’opposent de nombreux Argenteuillais. (Voir notre article demain sur le sujet)

         G. Mothron n’a eu de cesse d’affirmer que ce projet n’était que la continuation de celui de son prédécesseur. Comme à son habitude, P. Doucet et son petit conseil se sont toujours tus sur la question. Voilà qu’aujourd’hui, P. Doucet donne raison à G. Mothron sur le sujet, que les choses deviennent plus claires, et que, comme à son habitude, le député a pris les habitants pour des imbéciles. Ainsi, il s’engage fermement à soutenir son presque déjà ami sur la question du multiplex !

         Alors, finies ces huit années à couteaux tirés entre les deux hommes ? Finies les insultes, les mauvais gestes, la démagogie, les demi-vérités des uns opposées aux demi-mensonges des autres ? Finis les tombereaux de papiers non lus dans les boîtes à lettres ? Fini le bonnet d’âne en guise d’amabilité pour l’élève Georges ? Fini les plaintes ? Finies les amalgames ?

         Non, seulement une nouvelle étape dans tout cela, une petite manœuvre politicienne de plus, dans un univers de saltimbanques à mille lieux des problèmes que vit la population, et à des années-lumière de ceux d’un monde du travail dont les deux édiles argenteuillais ont en commun, et bien en commun, de servir les adversaires, comme l’ « austérité municipale » l’a démontré de la part de G. Mothron,  et comme celle, « gouvernementale » du clan Valls-Doucet l’a démontré de son côté.

         A suivre, malheureusement
             
"Ils vont tout même pas se pacser" dirait le pape François
                                                    

Valls, P. Doucet, des adversaires à jamais irréductibles du monde du travail


Avoir la mémoire de la politique anti-ouvrière menée par Valls et consorts !

 
Loin d’Argenteuil où il s'amuse, P. Doucet continue, plus sérieusement si l’on peut dire, son job entamé depuis des années au profit de son mentor Valls. Après avoir soutenu dans les médias sa politique anti-ouvrière et sécuritaire, le lieutenant Doucet tente actuellement de promouvoir l'avenir prochain de Valls autour du thème dont les travailleurs n’ont que faire : Valls ira-t-il ou pas ? Pour le député argenteuillais, il n’y a nul doute à avoir sur le sujet. Morceaux choisis « Si Hollande n’y va pas, Valls s’en chargera… ». « Sur le République ou la laïcité, Manuel Valls a un discours fort. 2017 va se jouer sur une certaine idée de la France, sur un certain modèle de démocratie. Je suis convaincu que Manuel Valls porte ce modèle davantage que François Hollande. Ce que les Français reprochent au président, au fond, c’est de ne pas avoir assez incarné ce modèle. » « Il ne va pas rester inerte dans les deux mois qui viennent. Il va faire un certain nombre de propositions. Je pense qu’il est déjà prêt ».

         Il y a même un terrain où Valls a eu non seulement un discours fort, mais des actes qui l’ont été encore davantage : sa politique anti-ouvrière dictée par le grand patronat.

         Candidat, ce n’est certes pas ce que Valls mettra en avant, préférant l’enfumage sur « la république » ou la laïcité » comme le dit l’argenteuillais qui en connaît un rayon (sombre !) sur la question. C’est aux travailleurs conscients, en revanche, de ne pas l’oublier.
Ceux-là avaient l'air pourtant de bien s'aimer
 

Val d'Oise : Lacroix de l'exploitation patronale : il faut que les travailleurs la dénoncent au sein des entreprises


Bon pour l’un, bon surtout et d’abord pour les salariés

Le Parisien 95 nous apprend qu’un des postulants à la primaire de la droite avait pu s’adresser à des stagiaires élèves conducteurs à l’intérieur même de l’entreprise d’autocars Lacroix à Beauchamp.

         Il est effectivement inadmissible que l’usage de la politique s’arrête à la porte des entreprises. Et il n’est tout autant pas étonnant que ce soit au bénéfice d’un tel personnage que la loi interdisant la politique au sein des entreprises soit enfreinte avec la bienveillance de ses dirigeants.

         Ce qui est bon pour ce politicien doit l’être pour tous les militants, et pour les travailleurs en tout premier lieu.

Reims, champagne : un pépin dans le raisin patronal


Reims
Grève chez Vranken Pommery contre la loi El Khomri

 
Les travailleurs du groupe Vranken-Pommery sont à 95 % en grève aujourd’hui. Ils s’opposent à la volonté de la direction de se servir de la loi El Khomri pour remettre en cause le temps de travail en imposant le vendredi après-midi travaillé et de remettre en question l’ensemble des accords collectifs.

Les maisons de champagne ne perdent pas de temps pour se servir de cette loi patronale afin de gonfler des profits déjà mirobolants dans ce secteur du luxe.

Face à cette rapacité, les travailleurs de Vranken-Pommery donnent la meilleure réponse, un exemple à suivre.

Pape François : pour la bêtise, chacun son genre


Bêtise en soutane

 Selon le pape François, les manuels scolaires français propagent un « sournois endoctrinement de la théorie du genre », laquelle théorie prétendrait qu’on pourrait « choisir » son sexe. Cela ferait partie d’une « guerre mondiale pour détruire le mariage »…
            De la part de quelqu’un qui professe qu’on peut multiplier les petits pains, marcher sur l’eau, changer le vin en sang, sans parler de sa position contre l’interruption volontaire de grossesse, de tels propos n’ont vraiment rien d’étonnant.

mardi 4 octobre 2016

Editorial des bulletins Lutte ouvrière d'entreprise de ce lundi 3 octobre 2016


Mondial de l'Auto : les profits vont bien, avec la peau des salariés

 

Le Mondial de l’Auto se tient ces jours-ci, et les constructeurs ont droit à de la publicité gratuite de la part des médias. On saura tout sur les bienfaits de la voiture électrique et sur l’avenir radieux de la voiture autonome, voire de la voiture volante.

Les grands constructeurs répètent en chœur que ça va mieux. On veut bien les croire. Les ventes augmentent et de nombreuses entreprises s’attendent à battre des records.

 Il y a quatre ans, une entreprise comme PSA Peugeot-Citroën se disait au bord de la faillite. Ses dirigeants expliquaient alors, le visage grave, qu’il leur fallait fermer l’usine d’Aulnay-sous-Bois. Le ministre Montebourg avait estimé cette fermeture « inévitable », dans le département le plus pauvre de France. Et pendant que 3000 salariés étaient ainsi poussés dehors, Montebourg avait prêté 7 milliards d’euros à PSA, avec l’argent du contribuable. Aujourd'hui, PSA se vante de bénéfices énormes, 1,2 milliard au premier semestre de 2016 : les actionnaires toucheront le jackpot.

Toutes les entreprises automobiles annoncent des bénéfices en hausse. Il n’est qu’à voir les revenus mirobolants de leurs PDG. Chez PSA, Carlos Tavares a gagné 5,24 millions d’euros en 2015. Carlos Ghosn, chez Renault-Nissan, cumule 16,5 millions, soit 45 000 euros par jour, samedis, dimanches et fêtes compris. Et encore les PDG ne sont-ils que les serviteurs des capitalistes, grassement payés pour la guerre qu’ils mènent aux salariés ! Quant aux actionnaires, ils ont touché des dividendes record pour 2015, et 2016 promet d’être encore plus faste.

En quoi les salariés profitent-ils de cette santé insolente ? En rien. Beaucoup ont perdu leur emploi. Leur salaire n’augmente pas. Tous subissent une charge de travail accrue au quotidien.

Ainsi, chez PSA, la direction a mis au point une « Garantie journalière de production » : la moindre panne sur les chaînes de montages se solde par un rattrapage. Une panne de 10 minutes, c’est une pause repas réduite d’autant ; une panne d’une demi-heure, c’est une journée de travail prolongée. Quant aux cadences sur les chaînes, elles ont encore augmenté. Le prix à payer ? Plus de fatigue aujourd'hui, plus de troubles musculo-squelettiques et de handicaps demain. Pour PSA, les dividendes des actionnaires valent bien cela.

En accroissant ainsi la productivité de ses salariés, PSA a supprimé 17 000 emplois en quatre ans, tout en augmentant sa production ! Mais ce n’est qu’un exemple. Toutes les entreprises automobiles réduisent leur masse salariale. Et toutes maintiennent ou augmentent leur production, non pas en investissant, mais en rognant sur les pauses et en accélérant les cadences. Autrement dit, en augmentant l’exploitation. Dans une usine de Maubeuge, filiale de Renault, le directeur se vantait récemment qu’un ouvrier produisait 100 voitures par an, contre 60 en moyenne dans les autres usines. À l’usine Smart de Hambach en Moselle, les salariés travaillent désormais 39 heures payées 37 : ce vol de salaire a été imposé par un scandaleux chantage à la fermeture de l’usine. Partout, les entreprises ont multiplié le recours aux intérimaires. À Renault-Flins, ils sont 2100 ; à Renault-Cléon, 1600 ; à Renault-Sandouville, ils représentent 60 % de l’effectif ! Et les politiciens verseront ensuite des larmes de crocodile sur l’augmentation de la précarité !

Les gouvernements ont chouchouté les constructeurs. Les autorités sont peu regardantes sur les normes de pollution diesel, qui ne sont respectées par aucune entreprise. Et le gouvernement PS a été particulièrement généreux, comme avec le Crédit impôt compétitivité emploi (CICE), qui a largement bénéficié à ces multinationales.

Quant aux profits dégagés par l’industrie automobile, comme par les autres secteurs, ils ne profitent pas à la société. Ils ne permettront pas de bâtir des hôpitaux ou de nouvelles écoles, ni d’améliorer les transports publics, ni d’augmenter les pensions de retraite. Ils alimentent le parasitisme des actionnaires. Et ils s’ajoutent aux quantités colossales d’argent qui affluent vers la finance, favorisant la spéculation.

La presse parle aujourd'hui de nouveau du risque d’un krach financier. Huit ans après celui de 2008, un tel effondrement n’est pas exclu, menaçant en retour toute l’économie, les emplois, les salaires et les pensions. L’industrie automobile incarne ainsi la folie du capitalisme. Un système fondé sur l’exploitation féroce de ses salariés et qui transforme la création de richesses en une menace géante de destruction pour toute l’humanité.