vendredi 15 juillet 2016

Macron et le Tour de France : depuis tout petit, se voit en maillot jaune


Pousse-toi de là que je m'y mette

 
Il n'y a pas qu'à la tête du peloton du Tour de France qu'on joue des coudes pour passer devant. Ça se bouscule aussi à la tête du PS. Depuis des semaines, Macron a en tête une échappée solitaire tout en restant pour l’instant bien au chaud dans le gouvernement Hollande qu'il rêve de détrôner. Sa dernière étape à la Mutualité est restée en travers de la gorge de Valls qui pédale à la tête du peloton.

Dans ce vaudeville, seules les ambitions personnelles s'affrontent tant ces politiciens ont le même programme de fond : servir le patronat et taper sur les travailleurs.

Dans le Tour de France cycliste, derrière les ambitions et les affaires de gros sous, il y a quand même du spectacle et des efforts. Là, le spectacle n'est qu'affligeant et les efforts de dérisoires gesticulations...

jeudi 14 juillet 2016

Loi Travail et Tour de France : nouvelles étapes


Loi travail… toujours refusée par les travailleurs !

 Les sept organisations qui ont appelé aux précédentes journées de mobilisation contre la loi travail, CGT, FO, FSU, Solidaires, UNEF, UNL et FIDL, ont appelé à une nouvelle journée d’action pour le jeudi 15 septembre.
   Même si les dernières manifestations ont été moins suivies que les précédentes, elles ont montré qu’il y avait toujours des dizaines de milliers de travailleurs et aussi de jeunes ne désarmant pas, malgré le matraquage médiatique et tous les efforts du gouvernement pour faire croire que la partie était jouée. Par ailleurs, même si aucun média n’en a rendu compte, il y aussi eu de nombreuses entreprises partout dans le pays où des travailleurs ont tenu à marquer le coup en débrayant plusieurs heures.
   Malgré le flot de propagande pour vanter cette loi et les tentatives de discréditer les manifestations en montant en épingle l’action d’une infime minorité de casseurs, l’immense majorité de l’opinion ouvrière a apporté son soutien à ceux qui se sont mobilisés. Le rejet est tel que le gouvernement n’a même pas tenté de trouver une majorité à l’Assemblée et a préféré utiliser sans tarder le 49-3.
   Même si, au terme de procédures législatives, la loi finit par être adoptée, il reste encore à l’appliquer. Dans chaque entreprise, le patronat cherchera à imposer de nouveaux reculs des droits des travailleurs au travers d’accords d’entreprise. Mais, face à eux, les patrons trouveront tous ceux qui se sont mobilisés ces quatre derniers mois et qui, il faut le souhaiter, ont repris confiance dans leur capacité de lutter. Et c’est cela le principal acquis du mouvement contre la loi travail : après des années de passivité, il a représenté une remobilisation pour des dizaines de milliers de militants ouvriers et, au-delà, pour des centaines de milliers de salariés et de jeunes.
    Pour faire reculer le patronat et le gouvernement, il faudra un mouvement bien plus profond, bien plus large et bien plus déterminé. Il faudra un mouvement où les travailleurs utiliseront l’arme de la grève massive, englobant des millions de salariés de tous les secteurs de l’économie, et un mouvement que les travailleurs sauront diriger eux-mêmes à la base, en se fixant des objectifs de lutte communs qui leur permettront d’inverser le rapport de force entre eux et le patronat. Or, justement, cette mobilisation a commencé à faire réfléchir des travailleurs à cela. Et l’idée d’imposer les revendications vitales au monde du travail par l’action collective des travailleurs fera son chemin.
                                           Pierre ROYAN (Lutte ouvrière n°2502)
 
L'équipe n°1 "La lutte"
 


L’équipe "CGT la Lutte" vous y attend


L’Union Départementale des syndicats CGT du Val d’Oise et l’Union Locale CGT d’Argenteuil participeront à la dernière étape du Tour, le dimanche 24 juillet prochain. Cette étape, Chantilly-Paris, passe par Argenteuil sur 6 kilomètres. Les militants de la CGT ne seront pas à vélo, mais il s’agit de continuer à pédaler pour le retrait de la loi Travail, en joignant l’utile à l’agréable ce jour-là. L’utile en montrant que nous sommes toujours là, y compris pendant les vacances, l’agréable en se retrouvant ensemble pour manger une merguez, et voir la Caravane du Tour et le spectacle des coureurs pour ceux qui l’apprécient. Le ballon de la CGT et la buvette se trouveront derrière les barrières, à l’angle du boulevard du Ml Joffre et de l’avenue Marceau Guillot, là où les coureurs bifurqueront à gauche après la longue descente de la côte de l’Ermitage. Le rendez-vous : 4 rue du Foyer, après le passage à niveau de l’avenue de Verdun ! A vos plans ! Attention Argenteuil sera coupée en deux à partir de 13 heures. La Caravane passera à 15 heures 20, et les coureurs sont prévus deux heures plus tard. Venez avec la CGT ce jour-là !

Hollande et son coiffeur


François 1er, François II, et François III dit le bien coiffé

 La presse a largement fait écho de ce que gagnait depuis 2012 chaque mois le coiffeur attitré de Hollande : 9895 euros brut !
         C’est bien sûr rien par rapport aux revenus des grands capitalistes dont les magazines Challenge et Capital font actuellement leurs choux gras, mais pour nombre de travailleurs, ce genre de somme fait rêver, et ce coupeur de cheveux aurait bien eu tort de ne pas en profiter. Mais il paraît que, corvéable à merci, pour lui, la vie est un enfer…
         Ce genre de salaire donne toutefois une idée des salaires qui circulent dans ce petit monde.
         Si l’on s’en tient au crâne du président, c’est en tout cas bien cher payé le poil ou le cheveu, tout présidentiel qu’il soit.
         Nous sommes à la cour du roi-Soleil où le monarque avait à demeure tout un personnel de valets.
         Comme si Hollande ne pouvait pas se peigner lui-même, ou prendre rendez-vous chez le coiffeur le plus proche de l’Elysée !
         Et pour s’habiller, il fait comment ? Et celui qui l’aide, il gagne combien ?
         Et les membres de son cabinet ?

Val d'Oise : un tourisme très localisé


Il pleut toujours où c’est mouillé

 Sept projets « touristiques » sont financés cette année dans le département par le Conseil départemental du Val d’Oise. Ils concernent certes de beaux sites du département : Vétheuil, Pontoise, Enghien les bains, Saint-Martin du tertre, Auvers-sur-Oise, l’Isle-Adam, et un territoire, le. territoire « Carnelle-Pays de France ».

         Bien. Ces projets doivent être très intéressants, sauf qu’ils concernent uniquement des lieux d’une certaine partie du département déjà bien pourvue. Mais pas question de Bezons, de Sarcelles, de Saint-Ouen l’Aumône, de Goussainville, des villes autrement populaires.

         Et Argenteuil, dirigée par les amis politiques de la majorité du Conseil départemental ? Oublié le grand projet touristique de la Ville annoncé à cors et à cris après 2014 ?

         D’autant, qu’il y avait une somme de 112 000 euros en jeu au total ! Ce n’est pas le bout du monde, mais tout de même.

         Au fait, combien de jeux de cartes et de mugs vantant le capital touristique de la Ville d’Argenteuil vendus à ce jour ?

Urssaf, entreprises, fraude facilitée


URSSAF : un décret qui facilte la fraude patronale

 
 « Nous avons publié un décret mettant en œuvre un certain nombre de mesures plutôt favorables aux entreprises » : c’est en ces termes que le secrétaire d’État au budget, Christian Eckert, présente le dernier décret censé « faciliter les relations » entre les entreprises et l’URSSAF. Parmi ces mesures « favorables », le délai de prévenance avant un contrôle des entreprises est allongé et l’Urssaf devra davantage se justifier pour demander à voir certains documents.

Selon le gouvernement, ces mesures doivent limiter le nombre d’erreurs de redressement. Elles sont estimées à 200 millions d’euros par an, remboursés aux entreprises si l’erreur est avérée. En réalité, il s’agit surtout de limiter l’efficacité des contrôles puisque les entreprises pourront s’y préparer plus longtemps à l’avance, donc dissimuler d’éventuelles fraudes. Or le montant global de la fraude aux cotisations sociales est estimé à 16 milliards d’euros annuels.

Une fois de plus, le gouvernement est soucieux de ne pas gêner le patronat, même lorsqu’il fraude.

mercredi 13 juillet 2016

Macron, Valls, Hollande... P.Doucet : ambiance à O.K. Corral


Macron, Valls, Hollande, ambiance, ambiance

 
Pour éduquer les jeunes à ce qu’est la politique politicienne, aux antipodes de l’engagement politique militant, l’interview de P. Doucet donné hier à RFI est un petit bijou du genre…, du genre de… Machiavel !

         Macron ? « Une créature de Hollande » mise "en piste" par ce dernier !

         Hollande ? P. Doucet évoque ses « angles mort »?

         La déchéance de la nationalité ? La loi Travail ? Le député d’Argenteuil-Bezons laisse entendre que ça n’a pas été super, à cause bien sûr de Hollande, qui n’a pas su expliquer tout cela ! Tiens, tiens, lui qui pendant des mois a vanté tout cela ! P. Doucet se prépare peut-être à dire demain que lui et ses amis n’y étaient pour rien dans ces affaires ?

         La différence entre Macron et Valls dont P. Doucet a été depuis deux ans le porte-voix dans les médias depuis des mois ?

         Pour lui, deux partisans de l’ « économie de marché » (le nom pudique donné au capitalisme), on s'en serait douté, mais l’un est « libéral libertaire » lorsque le second est « libéral régalien » ! Oui, bien sûr !

         Dans tous les cas, le grand cirque politicien, et bonjour l’ambiance dans ce monde de hyènes.

 

http://www.rfi.fr/emission/20160712-philippe-doucet-depute-ps-argenteuil-bezons

 

Transmettez toutes les informations dont vous voudriez que nous rendions compte sur le  présent blog. Pas besoin de Tell My City pour raconter le monde du travail d’Argenteuil.

Migrants, Bezons, Asnières : la force de la solidarité. Deux correspondances extraites de notre hebdomadaire de cette semaine.


Réfugiés à Bezons : solidarité de la population

 
Depuis début juin et pendant un mois, un gymnase de Bezons dans le Val-d’Oise a été réquisitionné par la préfecture, pour accueillir environ 80 réfugiés qui dormaient dans la rue, près des métros Stalingrad et La Chapelle à Paris. Le gymnase a été transformé en dortoir géant avec un confort minimum, et les occupants ont pu bénéficier d’un toit, d’un accès à des sanitaires et à des soins médicaux dont beaucoup avaient besoin.

De nombreux habitants se sont rapidement mobilisés pour tenter de rendre moins difficile le séjour des réfugiés, en apportant des repas tous les soirs, des vêtements et des couvertures, ou en organisant plusieurs cours de français par jour pour tous ceux qui le souhaitaient.

Au bout d’un mois, la préfecture a recommencé a déplacer les réfugiés. Elle leur a demandé de rejoindre des centres d’hébergement d’urgence à Paris pour quelques jours, ou à Gonesse dans le Val-d’Oise pour quelques semaines, pour être ensuite envoyés vers des centres d’accueil et d’orientation. Ces centres sont le plus souvent situés en province, parfois dans de petites localités. Certains réfugiés sont d’ailleurs déjà passés par ce genre de structures et... en sont repartis, les trouvant trop éloignées des lieux de leurs démarches, ou trop isolées et parfois simplement difficiles à vivre.

Il y a fort à craindre que les camps de fortune ne ressurgissent.
                                             Correspondant LO (Lutte ouvrière n°2502)

 
Asnières : scolarisation d’une petite fille sans papiers, la mairie contrainte de reculer

 La mobilisation des parents d’élèves a contraint la municipalité de droite à laisser une petite fille sans papiers poursuivre sa scolarité à l’école Descartes à Asnières, dans les Hauts-de-Seine.

Arrivées du Congo il y a deux ans avec leur mère, hébergées par leur famille à Asnières, Miradi et sa sœur avaient commencé leur scolarité dans cette école. Logée depuis quatre mois à Argenteuil par le 115 (les services d’urgence), sans logement garanti d’une quinzaine à l’autre, la maman souhaitait que ses filles restent à l’école d’Asnières, estimant qu’une heure de transport par jour c’était moins grave que de changer d’école et de perdre leurs repères.

Mais la municipalité a annoncé en avril que Miradi n’aurait pas sa place en CP et qu’elle devait être scolarisée dans la commune de résidence. Oui mais laquelle ? La mairie ne se l’est pas demandé, alors que le 115 peut loger la famille quelques semaines à Montrouge, puis à Bobigny… ou de nouveau à Asnières. Sa sœur, elle, pouvait rester dans son école en CE2, car le Code de l’éducation interdit les changements en cours de cycle.

Malgré le soutien de la FCPE et de RESF, l’appui des directeurs d’école, le 24 juin la décision tombait : refus par manque de places. Il s’agissait en fait de chasser une famille sans papiers en difficulté.

Les parents FCPE des écoles du quartier et des militants de RESF ont lancé une pétition et prévenu la presse. Après deux matinées à faire signer une pétition et deux articles dans la presse, la mairie, recomptant une nouvelle fois les enfants, trouvait finalement de la place.

Une mobilisation qui montre qu’il est possible de faire reculer une municipalité, même aussi réactionnaire que celle d’Asnières.

                                         Correspondant LO (Lutte ouvrière n° 2502)

Euro, "politiques", profits, petites affaires


Après l’Euro de foot : l’art de la récupération

 
Pendant les quatre semaines qu’a duré l’Euro de foot, c’était une petite performance de savoir ce qui se passait dans le monde, et même ce qui se passait ici, en France, à la simple lecture des quotidiens ou à travers les informations télévisées. Par contre, on ne pouvait rien ignorer des états d’âme de tel joueur, de telle équipe, et particulièrement de l’équipe de France. D’autant que les hommes politiques, qui se veulent des experts en tout, y sont allés de leurs commentaires. Et ils avaient micros ouverts en permanence pour proférer leurs banalités. Et comme les hasards de cette compétition avaient propulsé l’équipe de France en finale, Hollande, Valls d’un côté, Sarkozy, Le Maire, et quelques autres de l’autre, étaient prêts à glorifier la victoire qui aurait été celle de la France, autrement dit la leur. Un tir portugais a suffi pour dynamiter cette mise en scène. Cela n’a pas empêché Hollande d’inviter, comme prévu, les 23 joueurs et leurs dirigeants à déjeuner à l’Élysée

L’essentiel , dans le sport, et tout autant dans la politique telle que la pratiquent ces gens-là, n’est-il pas de savoir bien récupérer ?

 

Euro de foot : eux, ils ont vraiment gagné !

 
Non, il ne s'agit pas des Bleus, mais de la multitude de patrons grands et petits qui ont réalisé de bonnes affaires grâce au cirque footbalistique. Près de 1,6 milliard d'euros dépensés sur les chantiers des stades ; plus de 3 milliards de recettes en droits TV ou en dépenses diverses des supporteurs. « C'est une réussite ! », se félicitent ministres et affairistes. Et tous de saliver sur ce que rapporterait la tenue des jeux olympiques en France en 2024.

Le sport c'est la santé... des profits !