mercredi 8 juin 2016

Lutte ontre la loi Travail : à Argenteuil, chez les Territoriaux, amplifier notre mobilisation


 

Nous devons nous mobiliser. L’heure est favorable !

 

Une information syndicale destinée aux travailleurs municipaux s’est tenue hier matin. Elle a rassemblé 150 agents. C’était la première depuis le début il y a trois mois de la mobilisation contre la loi Travail.

         Elle a bien sûr été l’occasion d’exprimer la souffrance que ressentent de nombreux travailleurs dans les services. C’était la première fois que des agents de l’ex-agglomération qui ont rejoint la Ville d’Argenteuil depuis le 1er janvier dernier pouvaient exprimer la façon dont ils l’ont été. Sur bien des plans, ils sont toujours dans le flou.

         Comme l’a rappelé un représentant de l’Union Locale des syndicats CGT d’Argenteuil, la période actuelle donne l’occasion aussi de poser les revendications locales. Et il n’y a pas à tergiverser. Déjà, pour tous, il faut prendre le « meilleur » de la situation des agents « Ville » et le « meilleur » des agents de l’ex-agglomération. Cela veut dire pour tous le maintien ou le retour aux 36 heures de travail hebdomadaire.

         Quant à la loi Travail, il a été rappelé que si elle vise aujourd’hui les travailleurs du privé, elle prépare également une offensive du même ordre, demain, contre les travailleurs de la fonction publique.

         Rendez-vous a été pris pour mardi 14 juin prochain. Ce jour-là, tous en grève et massivement en manifestation à Paris.

Macron dit l'hommelette


Macron contraint de marcher sur des oeufs

 

En déplacement dans un bureau de poste de Montreuil (93) pour inaugurer le lancement d'un timbre en hommage aux 80 ans du Front populaire, Macron a été accueilli comme il se doit par plusieurs centaines de manifestants.

Entre son mépris à l'égard de ceux qui n'ont pas les moyens de se payer un costard à 2 ou 3000 €, son culot de venir dans une ville populaire commémorer le Front populaire au moment où son gouvernement démolit le code du travail, et ses petites phrases pour réclamer toujours plus de liberté à l'exploitation patronale, il n'aura pas volé son shampoing aux œufs.

 
L'hommelette

Mardi 14 juin
13 heures
Manifestation à Paris
Place d’Italie

 

 

Perturbateurs endocriniens : la santé publique peut attendre. Un article de notre hebdomadaire Lutte ouvrière


Perturbateurs endocriniens : la santé publique peut attendre

 
Une enquête du journal Le Monde a récemment remis en lumière les retards accumulés par l’Union européenne dans la réglementation des perturbateurs endocriniens.

Ces substances perturbent le système hormonal et peuvent notamment avoir des effets sur la reproduction humaine ou provoquer des cancers. Certaines ont déjà été partiellement ou totalement interdites, comme le Bisphénol A en France. Mais de très nombreuses substances présentes à des niveaux variables dans des peintures et solvants, des pesticides, des plastiques, des cosmétiques, en font aussi partie.

Les effets de ces perturbateurs, auxquels on s’intéresse seulement depuis le début des années 1990, sont loin d’être encore tous bien connus. Mais les scientifiques, qui réclament la multiplication des études sur le sujet, s’accordent pour reconnaître la nocivité de certains produits. Quelques dizaines de perturbateurs ont ainsi été identifiés par des études publiques dans plusieurs pays et à l’échelle européenne comme « hautement préoccupants ». Sur cette base, la Commission européenne devait adopter en 2013 des recommandations pour une réglementation de l’usage des perturbateurs, au cas par cas, dans le cadre d’un classement en fonction de leur dangerosité selon des critères élaborés par l’Organisation mondiale de la santé.

Mais les lobbys industriels ont mené une véritable guerre contre ces critères, et sur cette base, contre toute réglementation. Et ils ont trouvé sans difficulté l’oreille de la Commission : celle-ci a retardé sa décision le temps de réaliser une « étude d’impact économique » en fonction des critères de définition retenus. Depuis trois ans, au lieu de se préoccuper de la santé des populations, la Commission évalue donc les pertes économiques éventuelles pour les trusts.

Face à une victoire si ouverte de l’industrie, certains États européens eux-mêmes ont porté plainte contre la Commission. Elle a été condamnée en décembre 2015 par la Cour européenne de justice et annonce à présent qu’elle rendra son rapport en juin 2016. On ne sait pas quels critères elle recommandera ; mais elle a en tout cas clairement montré qu’elle choisissait avant tout de ne pas perturber… les profits de l’industrie européenne.

                                   Claire DUNOIS (Lutte ouvrière n°2496)

mardi 7 juin 2016

Loi Travail : chez les Terrritoriaux, préparer la suite


Préparer la suite

 

Travailleurs territoriaux d’Argenteuil
Ce matin 7 juin
Heures d’information syndicale organisée par la CGT
De 8 heures 30 à 10 heures 30
Salle Pierre Dux

 

On nous informe

 

INFO : SYNDICAT CGT ET UGICT CGT DES TERRITORIAUX DE BEZONS

MERCREDI 8 JUIN 2016

Salle ARAGON 9h à 10h et de 11h à 12h

Heure d’informations syndicales

destinée à l'ensemble du personnel de la ville de Bezons

pour discuter des dégâts de la loi EL KOMRI et des répercussions sur la fonction publique

Sur le parvis de la Mairie de 8 h à 12 h

nous organiserons une « votation citoyenne »

pour permettre à tous les salariés, jeunes, privés d’emplois, retraités et citoyens de s’engager

dans la mobilisation.

Une urne sera à disposition toute la matinée devant la mairie.

 

A tous les Fonctionnaires qui se croiraient à l’abri des attaques contre le code du travail contenues dans la loi El Khomri, nous tenons à dire qu'ils se trompent.

Cette loi aura de graves conséquences pour les fonctionnaires. Les observateurs, politiques, médias et experts, tous à la solde du gouvernement/MEDEF, avancent depuis des semaines que le projet de « loi travail » présenté par Madame El-Khomri ne concerne que les salariés du privé et que les fonctionnaires n’ont rien à faire dans la rue ! Or, après la « loi travail », tous, droite comme « gauche », s’accordent à dire que le statut de la fonction publique « ne se justifie plus » ! Il faut supprimer le statut de la fonction publique, à commencer par la TERRITORIALE.

Souvenons-nous, de la casse de nos retraites, qui ne concernait que le privé : pour le code du travail, même discours ! Car, le code du travail s’applique déjà à la fonction publique. Donc, si il y a des modifications, les fonctionnaires seront impactés au même titre que les salariés du privé !

 

Mardi 14 juin : Grève et  manifestation nationale contre la loi travail !
RENDEZ VOUS A 13h00 Place d’Italie

Argenteuil : licencieur luttant contre le chômage ?


Embaucher dans les services publics : mission à accomplir

 
Selon Le Parisien-95, « La ville d’Argenteuil a inauguré en fin de semaine dernière sa mission emploi. Une structure gérée par la mairie et chargée de proposer des emplois aux habitants de la ville, peu importe l’âge et la recherche professionnelle. Initiée par la mairie de Drancy (Seine-Saint-Denis) en 2013, cette cellule est un intermédiaire entre les recruteurs et les candidats.

« On est à la fois un cabinet de recrutement et Pôle emploi. Nous disposons de deux conseillers. Lorsqu’un candidat souhaitera postuler, nous travaillerons avec lui le CV, ainsi que les atouts de sa personnalité. Nous sommes aussi informés des besoins de nos entreprises partenaires » déclare une adjointe-au-maire. Cette mission serait opérationnelle à la mi-juin.

Au-delà du fait que l’efficacité de ce genre de structure ira rejoindre celle de bien d’autres du même genre, on peut rappeler que ces dernières années, loin de favoriser l’emploi, la municipalité d'Argenteuil a tout de même créé des centaines et des centaines de... chômeurs supplémentaires en ne renouvelant pas des contrats de travailleurs nécessaires à la collectivité.

Donc elle peut au moins les joindre et leur proposer directement du travail. Elle n’aura même pas besoin de leur demander leur CV.

 

Loi Travail : il y aura une poubelle dans la salle ?


Il y a bien leurs soutiens de classe

 
Valls, sa ministre du Travail Myriam El Khomri et le chef du PS Cambadélis vont tenir meeting à Paris, le 8 juin, pour soutenir leur loi Travail. La salle retenue est minuscule : 200 places.

C'est qu'ils savent combien leur loi n'a aucun soutien populaire. Et cette minorité gouvernementale voudrait imposer aux travailleurs leur loi anti-ouvrière ? Pas question de l'accepter.

P. Doucet, leur grand soutien argenteuillais sera de la partie ?

200 – (3+1) = 196.

Ils vont les trouver où les 196 restant ?

Région Ile de France : la démagogie en action


Tests salivaires dans les lycées : du Pécresse tout craché

 

Sous prétexte d’économies budgétaires pour la région Île-de-France, la présidente Pécresse accumule les mesures, même peu rentables, mais susceptibles de satisfaire son électorat.

Après la suppression – scandaleuse et raciste – de l’aide aux transports collectifs auparavant allouée aux étrangers sans papiers, geste à l’usage des électeurs FN, vint celle du pass contraception pour les jeunes scolarisés, clin d’œil aux partisans de la Manif pour tous et autres culs-bénits de son électorat.

Les lycéens de la région, eux, ont déjà été privés du service d’aide téléphonique « Jeunes violence écoute » qui paraît-il ne reçoit « que » dix appels par jour en moyenne, ce qui est déjà inquiétant. Pécresse a fait voter le 19 mai par sa majorité régionale le principe et le financement de tests salivaires de dépistage du cannabis dans les lycées. Son propos serait de lutter contre le décrochage scolaire favorisé par l’usage de ce cannabis. Pour se conformer à cette mesure, chaque proviseur de la région parisienne devra « établir un diagnostic sur la consommation des substances addictives » par les élèves, au moyen d’un dispositif à usage unique d’un coût de 7 à 10 euros, que la région s’apprête à financer.

La mise en application de la mesure promet d’être délicate. Des juristes ont en effet argué que de tels tests, réservés en principe aux seuls officiers de police judicaire, ne peuvent être mis en œuvre que dans un cadre strict. De plus les proviseurs, qui ne prennent leurs consignes que du recteur et du ministère de l’Éducation nationale, peuvent peut-être choisir d’affronter une réaction des jeunes et des parents s’ils prennent la décision d’organiser un tel test, mais n’ont aucun droit d’y contraindre les élèves. Des associations de parents, FCPE ou PEEP, s’y opposent et appellent les parents élus au conseil d’administration des lycées à voter contre. Enfin, les experts techniques dénoncent de toute façon le peu de fiabilité de ces tests, par ailleurs couverts par le secret médical.

En somme, sous prétexte de lutte contre le décrochage, Pécresse se livre à une démagogie de bas étage, stigmatisant les lycéens pour complaire à la bourgeoisie francilienne. En revanche, elle continue à supprimer des emplois et à restreindre ainsi l’encadrement des jeunes comme les offres d’activités susceptibles de raccrocher les « décrocheurs ».

Mais en matière de démagogie, elle risque d’être battue sur le fil par les élus régionaux Modem qui surenchérissent en proposant, eux, l’analyse par spectrométrie de masse des eaux usées des lycées. Tant qu’à patauger dans la fange…

Viviane LAFONT (Lutte ouvrière n°2496)

lundi 6 juin 2016

Editorial des bulletins Lutte ouvrière d'entreprise de ce lundi 6 juin 2016


Contre le chantage du gouvernement et du patronat, manifestons le 14 juin

 
Grève à la SNCF ; des raffineries qui continuent de tourner au ralenti ; grève des pilotes d’Air France prévue en fin de semaine ; des rassemblements et des manifestations… la contestation contre la loi El Khomri se poursuit avec l’objectif d’une grande manifestation nationale le 14 juin.

Les inondations et maintenant l’Euro de football, sont utilisés comme autant de prétextes pour faire taire les revendications des travailleurs. Après avoir été assimilés à des casseurs et même à des terroristes, les grévistes et les manifestants sont désormais traités d’« irresponsables », coupables de manquer de solidarité, de ternir l’image de la France et de mettre l’économie à terre…Tous les moyens sont bons pour dénigrer la mobilisation.

Hollande explique que « personne ne comprendrait » que les grèves se poursuivent, tandis que Valls qualifie celle des cheminots d’« incompréhensible ». Mais pour qui nous prennent-ils ?

Les travailleurs se battent depuis trois mois. Ils ont enchaîné les journées de grève et de manifestation pour gagner un bras de fer que le gouvernement leur a imposé. Tant que le gouvernement s’entêtera à faire reculer les droits des travailleurs, ces derniers se battront, et ils ont raison. 

Toutes ces grèves font partie d’un seul et même mouvement : celui de travailleurs qui veulent arrêter l’offensive patronale.

Des cheminots jusqu’aux pilotes d’avion en passant par les ouvriers de Peugeot, cette offensive prend exactement la même forme : celle de plans de compétitivité où les salariés sont censés travailler plus longtemps avec plus de flexibilité et moins de compensations salariales, quand il ne s’agit pas de baisser purement et simplement les salaires comme à Air France.

Tout cela alors qu’à Peugeot-Citroën comme à Air France, on se vante des bons résultats et que les actionnaires se frottent les mains. Tout cela alors que le PDG de PSA a doublé son salaire pour atteindre 5,24 millions d’euros en 2015, soit 14 356 euros par jour, dimanches et fêtes compris, et que celui d’Air France-KLM s’est augmenté de 65 % !   

Presque partout les travailleurs sont confrontés à la même arrogance et au même chantage patronal. Alors, le gouvernement peut parer sa loi et le « dialogue social » de toutes les vertus, aucun travailleur n’est dupe : si le patronat peut, par accord d’entreprise, déroger aux droits inscrits dans les conventions collectives, toutes ces attaques se multiplieront.

Oui, les travailleurs ont à se battre sur deux fronts : dans leur entreprise pour se défendre des mauvais coups patronaux et à l’échelle du pays pour s’opposer au gouvernement et à la loi Travail. Mais il s’agit d’une seule et même bataille.

En restant mobilisés et tenaces depuis trois mois, les travailleurs ont commencé à se faire craindre du gouvernement et du patronat. Les concessions que le gouvernement a faites pour répondre aux revendications catégorielles des uns ou des autres en sont la preuve.

Mais les travailleurs n’ont modifié le rapport de force en leur faveur que parce qu’ils se sont adressés à l’ensemble de la classe ouvrière et se sont rassemblés, jeunes, moins jeunes, salariés du privé comme du public, salariés petites entreprises comme des grandes. 

Car n’en déplaise aux calomniateurs de tout poil, ce mouvement ne se réduit pas à l’action de « minorités violentes » qui seraient manipulées par un appareil syndical. Il est le fruit de la mobilisation consciente de centaines de milliers de travailleurs.

La durée et la détermination de ce mouvement résident dans le rejet massif de la loi El Khomri.  Même ceux qui n’ont pas participé aux grèves ou aux manifestations se reconnaissent dans ce que dénoncent les opposants à la loi El Khomri et dans le ras-le-bol général qu’ils expriment.

Il faut que cela continue. La manifestation nationale à Paris mardi 14 juin sera une nouvelle occasion d’affirmer les intérêts du monde ouvrier. Pour être réussie, cette journée doit se préparer dans les ateliers, les bureaux et les entreprises de sorte que le maximum de salariés répondent présents et viennent renforcer le camp de ceux qui ne veulent plus se taire quand on les attaque.

En 2009, Sarkozy fanfaronnait en disant que « désormais quand il y a une grève en France, personne ne s’en aperçoit ». Eh bien, les choses ont changé. Et tout patrons ou ministres qu’ils soient, ces Messieurs vont devoir s’habituer à être contestés, parce que nous sommes de plus en plus nombreux à penser que la loi n’a pas à être faite par le grand patronat.