mardi 5 avril 2016

Agenda militant



Aujourd'hui mardi 5 avril

A 13 heures

Manifestation contre la loi El Khomri
Place de la Bastille
à 13h00
Rendez-vous Lutte ouvrière à partir de 12h Place de la Bastille à l'entrée du Boulevard Richard Lenoir

Vendredi 8 avril
Cercle Léon Trotsky

« Syriza, Podemos…  quelles  perspectives pour les « gauches radicales » ?
à 20h30

Grande salle de la Mutualité, 24 rue Saint-Victor, Paris Ve, Métro Maubert-Mutualité

Participation aux frais : 3 euros

Un départ collectif d’Argenteuil est prévu à 19 heures
Devant le « Café des deux gares »
Sortie Orgemont de la gare d’Argenteuil

Mardi 12 avril
19 heures

Réunion à propos de l'avenir du complexe Jean-Vilar

Les 14, 15 et 16 mai à Presles : la Fête de Lutte ouvrière

Les billets d’entrée à 15 euros, tout comme les bons de réduction à 4 euros, sont en vente. Nous joindre.



Lire l’Editorial de nos bulletins Lutte ouvrière d’entreprise,

 page suivante, dans « articles plus anciens »

Articles à venir :

-les brèves du bulletin Lutte ouvrière des territoriaux d’Argenteuil

-quand un hôpital produit… des amendes

-les formules « choc » du maire d’Argenteuil en guise d’ « idées »

lundi 4 avril 2016

Loi Travail et mobilisation pour son retrait : une situation confuse dans des écoles d'Argenteuil. la situation à l'école Ambroise Thomas maternelle



Comment trouver une issue à une situation confuse

Comme nous le répétons depuis plusieurs semaines maintenant, la municipalité, en désinformant, a organisé  une situation calamiteuse dans un certain nombre d’écoles, maternelles en particulier. L’équation dans une école telle la maternelle Ambroise Thomas, emblématique à ce sujet, a des conséquences graves. En voilà les différents aspects :

1.C’est une école où les conditions sont en temps normal déjà difficiles. Pour résumer, une école de 15 classes, avec un nombre de travailleuses Atsems très inférieur et donc très insuffisant !

2.Il faudrait effectivement que le mouvement pour le retrait du projet El Khomri-Valls-Hollande monte en puissance.

3.Des fédérations syndicales ont déposé des « préavis de grève » conservatoire, à l’échelle nationale, qui peuvent permettre le développement de l’action lorsque les travailleurs le décident collectivement. Le syndicat CGT des territoriaux d’Argenteuil a seulement répercuté ce préavis à l’échelle locale, et appelé les salariés à participer aux grandes journées de grève qui ont ponctué la montée de la mobilisation depuis plusieurs semaines.

4.Un préavis permet la grève, mais un préavis n’est pas un appel à la grève. C’est sur ce plan-là que l’information municipale a été une désinformation. Il n’y a jamais eu jusqu’à ce jour d’appel des organisations syndicales locales à la grève jusqu’à satisfaction, que l’on reconduit chaque jour jusqu’à celle-ci.

5.Tous les travailleurs territoriaux, et en l’occurrence, tous les travailleurs des écoles devraient pouvoir en discuter ensemble, dans une assemblée générale, ou au moins, à l’occasion d’une heure d’information syndicale. Cela permettrait des mises au point et d’échanger sur comment développer l’action nécessaire.

6.Dans cette situation extrêmement confuse, il y a quelques grévistes qui peuvent faire un jour de grève tel jour, puis un autre un autre jour,…

7.S’il y a des grévistes comme cela a été le cas aujourd’hui, des repas froids sont servis…

8…. Cela demande encore plus de travail aux travailleuses Atsems présentes…

9…. Les parents ne savent plus sur quel pied « danser » et sont mécontents…

         La solution de cette équation complexe serait :

       -qu’au niveau de l’école tous les acteurs, travailleuses Atsems, enseignantes, parents d’élèves puissent en discuter sereinement, et le mieux, aboutir à une attitude commune ;
            -qu’au niveau des territoriaux d’Argenteuil, tous ils puissent en discuter ;
            -que la municipalité arrête son entreprise de désinformation.

Editorial des bulletins Lutte ouvrière d'entreprise de ce lundi 4 avril 2016



Loi travail : faire reculer le gouvernement !

La journée de mobilisation du 31 mars a été une réussite. Les manifestations organisées dans 260 villes ont compté deux fois plus de participants que le 9 mars, même à Paris où les manifestants ont marché sous une pluie battante.  
         Avec les cortèges dynamiques des lycéens et des étudiants, les manifestations ont été marquées par la présence des salariés du privé, de l’automobile, de la chimie, du transport aérien… Il y avait aussi des salariés de petites entreprises, de la sous-traitance, des intérimaires, quand bien même il est plus difficile pour eux de faire grève.
         Étaient aussi présents les cheminots, les employés de collectivités locales, les enseignants et les personnels hospitaliers, bien conscients du fait que si la législation du travail recule pour le privé, elle reculera pour eux aussi.
         Malgré l’opération d’enfumage du gouvernement, malgré la complicité de certaines confédérations syndicales et malgré la pression, voire la violence policière exercée sur de jeunes manifestants, la mobilisation a grandi.
         C’est la preuve que le monde du travail comme la jeunesse ne supportent plus les mensonges de ceux qui se relayent au pouvoir. C’est la preuve d’un ras-le-bol général.
         Cela fait des années que le gouvernement, le PS, la droite et le Medef expliquent en chœur qu’il faut aider le patronat, favoriser la compétitivité et les profits. Ce serait LA solution pour relancer les embauches.
         Eh bien, faisons le bilan de cette politique ! Tous les salariés qu’ils soient en CDI, en CDD ou en intérim, subissent plus de flexibilité. Partout, les cadences se sont intensifiées. Les marges du patronat ont augmenté parce qu’il y a eu, partout, des suppressions d’emploi, parce que les travailleurs sont moins bien payés, parce qu’ils ont moins de droits à la retraite.
         Où est l’inversion de la courbe du chômage ? À quoi ont servi les 41 milliards versés au patronat au nom du pacte de responsabilité ? À augmenter les dividendes des grands actionnaires. À octroyer des salaires exorbitants aux PDG, comme on l’a vu avec Tavares, le PDG de Peugeot, qui a doublé ses émoluments sur l’année pour se verser la bagatelle de 14 500 euros par jour !
         Et c’est ce genre de personnage qui explique aux travailleurs qu’il faut faciliter les licenciements pour que les patrons n’aient plus peur d’embaucher ! C’est ce genre de personnage qui demande aux travailleurs d’être taillables et corvéables à merci ! Et ce sont les mensonges de ces gens-là que le gouvernement n’a de cesse de relayer.
         Il y en a assez ! Les tours de magie consistant à transformer des reculs en avancées pour les travailleurs ne trompent plus personne.
         On peut dire à l’avance ce qu’il adviendra si on laisse le Parlement à son ronron. Surenchère propatronale oblige, la droite fera pression pour une loi encore plus antiouvrière.
         Le gouvernement agitera le compte personnel d’activité, une coquille vide, pour faire diversion. Quant aux frondeurs socialistes, ils gesticuleront, mais le moment venu, ils s’écraseront comme ils l’ont toujours fait.
         Au final, il restera l’essentiel des attaques : la facilitation des licenciements et la possibilité pour l’employeur de faire sauter les quelques contraintes que le code du travail lui imposaient, notamment en terme de durée du travail ou de paiement des heures supplémentaires.
         Alors, il ne faut pas laisser l’avenir de cette loi aux mains des parlementaires. Les travailleurs qui étaient présents dans les manifestations du 31 mars ont senti la détermination et leur force collective. Il leur revient de maintenir la flamme entre deux mobilisations et de donner envie à ceux qui hésitent encore à se lancer.
         Les manifestations du samedi 9 avril permettront d’entraîner de nouveaux participants dans cette lutte. Il faut que cela soit un succès et cela peut l’être. La journée du 5 avril et les diverses initiatives, comme celle de l’occupation nocturne de la place de la République, aideront à préparer cette journée.
         Des centaines de milliers de salariés expriment leur colère. Ils ne sont pas dupes des petites concessions qui ne servent qu’à faire passer la pilule. Ils ne veulent plus accepter de recul et se mobilisent pour imposer le retrait intégral de la loi.
         Tous ceux qui partagent cette même opposition et qui sont restés, pour l’instant, en dehors de la mobilisation doivent y joindre leur voix.
         Nous sommes engagés dans un bras de fer. Chaque nouveau gréviste, chaque nouveau manifestant pèsera. Seule notre force collective peut arrêter le gouvernement Hollande-Gattaz. Et cette force, nous l’avons.