dimanche 21 février 2016

Station des Deux-Alpes : or blanc et or des profits



Les soutiers de l'or blanc se rebellent

     Près de la moitié des 400 pisteurs de la station des Deux-Alpes se sont mis en grève mercredi 17 février pour réclamer de meilleurs salaires et des embauches. La grève a entraîné l'arrêt complet des remontées mécaniques. Du coup, la direction a proposé 2 % d'augmentation au lieu de 0,5 %, ce qu'a accepté l'un des syndicats.
     Cette station appartient à la Compagnie des Alpes, qui contrôle, outre des stations de ski, des parcs de loisirs comme le Futuroscope ou le parc Astérix. Pour ses propriétaires qui encaissent de confortables dividendes, la neige est de l'or blanc.
     Mais, sans travailleurs pour damer les pistes, les sécuriser, faire fonctionner les installations et encadrer les skieurs, la neige ne rapporte rien. Souvent précaires, mal logés, mal payés, ces travailleurs sont les soutiers de l'or blanc. Aux Deux-Alpes, les soutiers ont relevé la tête. On ne peut qu'espérer que cette grève ouvre la piste à une révolte de tous les saisonniers !

Réforme du code du travail : un communiqué de Nathalie Arthaud



Une réforme du Code du travail qui exauce les rêves les plus fous du patronat

Je tiens à dénoncer au nom de Lutte ouvrière le projet révoltant de réforme du Code du travail, écrit sous la dictée du Medef. Ce projet est une nouvelle déclaration de guerre contre le monde du travail.
         Le gouvernement parle de « flexi-sécurité ». On voit bien la flexibilité ! Journée de 12 heures, semaines pouvant aller jusqu’à 60 heures, heures supplémentaires comptabilisées sur une ou deux années : les 35 heures n'existent plus que sur le papier. Mais qu'il ose parler de sécurité quand il donne un permis de licencier au patronat est une provocation.
         Même les indemnités accordées par les prud'hommes en cas de licenciement abusif seront réduites. Hollande avait promis de plafonner les salaires des PDG, il plafonne les indemnités de ceux qui ont été licenciés !
         Le projet généralise les "accords" entreprise par entreprise, dans le but d'en finir avec une loi valable pour tous les travailleurs et livrer chaque salarié au chantage patronal.
         Discrédité pour discrédité dans le monde ouvrier, Hollande se démène pour rendre un ultime service au grand patronat. La seule chose que l'on puisse espérer de ce texte, c'est qu'il fasse exploser la colère du monde du travail.

                                                 Nathalie ARTHAUD, le 19.02.16.

samedi 20 février 2016

Code du travail : façon Valls, façon Hollande, la même attaque infecte


Quel que soit le flacon, le breuvage est infect

 

Conscient que la réforme du Code du travail, qui reprend tous les desiderata du patronat, susciterait des remous jusqu'au sein de sa majorité, Valls et sa ministre du Travail, ont brandi la menace de court-circuiter les députés en utilisant l'article 49-3.

Aussitôt Hollande a corrigé, affirmant que les procédures parlementaires iraient jusqu'au bout. C'est une façon de noyer le poisson en versant un peu de miel dans le vinaigre. D’ailleurs la majorité des députés du PS ont montré leur capacité sans limite à voter toutes les lois anti-ouvrières même ceux qui avaient juré-craché qu'ils n'en feraient rien.

Quelle que soit la façon dont on leur fera avaler cette loi, elle est indigeste pour les travailleurs..

Conseil économique d'Argenteuil : les capitalistes attendent des "conseils" ?



La dictature du capital en tremble

Il y avait le conseil des enfants, le conseil municipal des jeunes, les conseils de quartier, les comités de citoyens, le conseil des sages. La municipalité a décidé d’étoffer sa gamme d’organismes de « démocratie participative ». Il y a dorénavant le « conseil économique ».
         Les entrepreneurs et autres dirigeants de sociétés n’ont qu’à bien se tenir. Dommage sans doute que ce conseil économique n’ait pas existé. il y a quelques temps. Il aurait pu donner le conseil aux actionnaires de Safran-Sagem de ne pas liquider leur centre d’Argenteuil. Il est vrai que ces gens-là n’ont que faire des conseils et autre conseil. Ne disposent-ils pas de la liberté absolue d’entreprendre ou de ne plus le faire.
         Pas chien, le maire d’Argenteuil a désigné un adversaire irréductible de P. Doucet, Alain Leikine, ex-PS, « radical de gauche ». Nous n’en dirons pas plus.