jeudi 27 novembre 2014

Spie-Batignoles, agents immobiliers : venez à moi les collectivités locales



Mais pourquoi donc les collectivités locales font-elles souvent de mauvaises affaires ?

La presse locale est revenue sur la mauvaise affaire immobilière faite par le conseil général du département et qui coûtera la bagatelle de 2,1 millions d’euros partis en fumée aux contribuables. Un immeuble complètement amianté, de 1972, avait été acheté pour y installer à Cergy la MDPH (Maison Départementale des Personnes Handicapées) alors qu’il fallait mettre tout aux normes justement pour ces personnes handicapées. Bref, acheté 3,2 millions d’euros, cinq ans sans utilisation, l’immeuble sera revendu 1,1 million d’euros.
         A Argenteuil, comme nous l’avons déjà évoqué, avec l’argent des contribuables, la Ville s’apprête à verser dans les années qui viennent 13,6 millions d’euros à Spie-Batignolles, le géant du BTP !
         Il y a donc des gens qui savent faire de bonnes affaires, car les millions qui circulent ne sont pas perdus pour tout le monde, et d’autres pas.
         Il est sûr que les capitalistes, la bourgeoisie, ont une longue tradition de bonnes pratiques en la matière.
         Mais la décision des élus, qui au bout du compte se réduit à celle du maire de la grande ville, du président d’un conseil général, pourquoi serait-elle bonne ?
         La décision devrait être partagée par tous, le sujet mis sur la place publique, l’ensemble de l’affaire contrôlée par la population.
         Cela s’est-il passé de cette façon lors de l’achat de cet immeuble de Cergy à l’époque de la majorité PS du conseil général ? Certes non.
         Cela s’est-il également passé de cette façon lors du contrat passé avec SPIE sous le premier mandat de G. Mothron ? Que non.
         Pourtant, mises sur la place publique, des réactions d’habitants spécialistes ou pas, n’auraient pas manqué pour dénoncer, mettre en garde...

Otis-France : nouvelle offensive contre les travailleurs



Pour des profits qui montent, qui montent

Comme de multiples entreprises, le géant de l’Ascenseur Otis s’apprête à de nouvelles restructurations internes entraînant la suppression de très nombreux postes. Selon la CGT de l’entreprise : « Ce nouveau plan social est d'une ampleur, d'une violence jamais mise en œuvre à ce jour par l'employeur. » Directement ou indirectement, toutes les catégories de travailleurs sont concernées. Elles vont toutes voir leurs conditions de travail dégradées. Le site d’Argenteuil qui comprend la « Otis-line » qui relie les usagers en difficultés aux services d’intervention risque d’être particulièrement touché.
         Bien évidemment, les salariés d’Otis vont agir face au nouveau diktat de leur directeur et de leurs actionnaires.
         Mais il faudra bien qu’un jour la colère et la mobilisation du monde du travail se développe partout.
         Les entreprises des ascenseurs qui se répartissent allègrement le marché, comme les autres entreprises pensent qu’elles peuvent se permettre d’augmenter la charge des travailleurs, pour l’augmentation de leurs profits.
         Ils considèrent qu’ils peuvent jouer franco, la période les y aidant.
         Mais tôt ou tard, la situation s’inversera, et la crainte changera de camp.

mercredi 26 novembre 2014

Avortement : un droit gagné de haute lutte toujours à défendre et à appliquer



La légalisation de l’avortement a 40 ans

Il y a 40 ans, la loi Veil était votée. Il avait fallu des années de combat pour imposer le droit élémentaire des femmes à disposer de leurs corps, et pour que l’avortement soit légalisé, mais avec des restrictions matérielles et légales qui en limitent encore l’accès.
Aujourd’hui, d’après le Haut Conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes, « 5 % des établissements publics et 48 % des établissements privés pratiquant l’IVG ont fermé ces dix dernières années, soit plus de 130 établissements au total ».
La ministre de la Santé, Marisol Touraine, peut bien présenter à l’Assemblée nationale un texte réaffirmant le droit des femmes à l’IVG, l’accès plein et entier à cette liberté reste encore à conquérir.
                                                       
Manifestation du Mouvement pour la Libération de l'Avortement et de la Contraception


Simone Veil défendant le texte devant une assemblée d'hommes (9 femmes députées pour 421 hommes)