vendredi 17 octobre 2014

Maison des syndicats de Cergy : non aux attaques. Un communiqué de Lutte Ouvrière-95



-Communiqué-

Halte à l’entreprise de liquidation de la Maison départementale des syndicats de Cergy

Lutte Ouvrière-95 dénonce le mauvais coup que le président du Conseil général du Val d’Oise prépare contre les intérêts des travailleurs du département. Celui-ci annonce, à compter du 15 mars 2015, l’expulsion des organisations syndicales de leur Maison des syndicats de Cergy qu’il déclare vouloir vendre.
         Cette Maison des syndicats a été construite en 1979 pour accueillir l’ensemble des organisations syndicales. Si la gestion en a été donnée par l’Etat au Conseil général, ce local est, de fait, la propriété de tous les contribuables, de tous les salariés, des actifs comme des retraités.
         M. Bazin considère sans doute que l’offensive patronale et gouvernementale actuelle contre le monde du travail est propice à un tel mauvais coup et qu’il peut opérer ce larcin impunément. Mais il se trompe totalement sur le résultat qu’il en attend.
         Par la mobilisation de tous, ce mauvais coup doit être déjoué, et dans les meilleurs délais. Lutte Ouvrière-95 joint sa protestation à la réprobation unanime de l’ensemble des organisations syndicales et à celles d’autres partis et associations, réprobation qui ne peut qu’être partagée par l’ensemble du monde du travail.
         La Maison départementale des syndicats de Cergy doit perdurer. Le président du conseil général doit abandonner au plus vite son projet. Lutte Ouvrière-95, à la mesure de ses moyens y aidera et appelle les travailleurs du département au combat pour qu’il en soit ainsi.

                                                                              Le 17.10.14.

Conseil municipal d'Argenteuil : extraordinaire peu, extra-terrestre, davantage !



Avant le conseil

Seine Défense-Municipalité d’Argenteuil : un amour à la flamme réciproque très incertaine

Côté cour le 10 octobre :

Résumé de la déclaration du président de Seine Défense le 10 octobre lors du conseil communautaire de Seine Défense :
 « A la question qui lui était posée sur l’intégration d’Argenteuil à la communauté d’agglomération, M. Cesari a écarté cette possibilité, arguant de l’inexistence de frontières communes avec la future agglomération. Le 10 octobre, le débat était donc nul et non avenu pour l’instant, selon le président de la CASD. »

Côté jardin si l’on peut dire quelques jours plus tard :

Conseil Municipal extraordinaire d’hier au soir à Argenteuil :

Point 1 : Délibération portant sur l’adhésion a Seine Défense au 01/01/2015

Conclusion :

D’un côté, aucune flamme, de l’autre déjà le mariage !


Le conseil :

 


Quand l’UMP et consorts voient la Vi…lle future en rose





Le point n°1 du Conseil dit extraordinaire concernait donc l’adhésion à la communauté d’Agglomération Seine Défense qui est pour l’instant une coquille totalement vide. Mais il s’agit dans la perspective de l’adhésion à la Métropole du Grand Paris de mettre en place une « Agglomération » d’importance regroupant le territoire « en continuité » de plusieurs communes rejoignant Seine Défense qui unit sur le papier actuellement Puteaux et Courbevoie.
Pour cela, un petit écueil juridique, le Conseil d’Etat devant au préalable dissoudre l’Agglomération Argenteuil Bezons.
La droite municipale n’y voit que du bonheur. Il n’y a pas de frontières ( !). C’est un plus pour l’avenir de la dette ! Dans la corbeille de mariée, Argenteuil apporte de la jeunesse, de la mixité sociale ! Cela aidera la commune car les communes rejointes sont des villes plus riches ! Quant aux personnels, ils n’ont rien à craindre !
Mais bien sûr. Les communes de l'Ouest parisien n'ont de yeux de l'amour que pour nous.
Dans la réalité, rien qu’un ramassis d’illusions dont on doute que les auteurs eux-mêmes y croient ne serait-ce qu’un instant.

Le PS local et ses alliés ont eu beau jeu de démonter un projet qui n’a qu’un objectif politicien, est à mille lieux de la géographie, qui n’a jamais fait l’objet d’un débat quelconque avec les habitants de la commune, et tout cela pour rejoindre une coquille vide dont la caractéristique outre qu’elle n’a que deux salariés mais un montant non négligeable d’indemnités d’élus,  est d’être dirigée par un mis en examen dans l’affaire Bygmalion.

Point 2 : il concernait une demande pour saisir l’Etat dans la question de la répartition des biens de la CAAB, le maire de Bezons étant absent lors de la réunion prévue à cet effet avec le Sous-préfet.

Le chef de file de l’opposition s’engage à contester les deux votes devant le tribunal administratif.

Ce conseil municipal « extraordinaire » a été expédié dans un temps record : de 1 heures à 1 heure 30 selon les chronométreurs !