dimanche 24 août 2014

Abdelhak Goradia aujourd'hui, Ali Ziri hier : que la police et la justice reconnaissent quand il y a eu brutalités policières !



Ci-dessous, le communiqué d’une organisation de défense des « Sans papiers » à propos de la mort d’un Algérien alors qu’il était en route pour Roissy pour y être expulsé. Après que les autorités policières aie évoqué une mort par « crise cardiaque », le parquet de Bobigny rectifie et parle aujourd’hui d’un mort pas « asphyxie ».
Cette mort, à Argenteuil, nous rappelle immédiatement celle d’Ali Ziri, mort en juin 2009. On avait parlé aussi de mort « naturelle » liée à des problèmes de santé, pour que l’on découvre rapidement que les conditions de son interpellations y était pour quelque chose.


Abdelhak Goradia, sans-papier, est mort lors d’une expulsion
Publié le 23 août 2014 |

Communiqué de Sans Papiers Ni Frontières sur la mort d’Abdelhak Goradia lors d’une expulsion et grève de la faim au CRA de Vincennes.

Jeudi 21 août 2014 à 21h, Abdelhak Goradia est décédé alors qu’il était conduit par les flics à l’aéroport Roissy Charles de Gaulle pour être expulsé vers l’Algérie. Il avait réussi à refuser une première fois son expulsion le 16 août dernier.
Selon la version policière, c’est dans le fourgon en arrivant à l’aéroport qu’il serait décédé d’« une crise cardiaque  ». Comme toutes les personnes mortes entre les mains des flics !
A 19h, Abdelhak Goradia se portait parfaitement bien et 2 heures plus tard, il était mort… Circonstances plus que troubles.
Il y a 6 ans, le 21 juin 2008, au CRA de Vincennes, Salem Souli décédait lui aussi d’ « une crise cardiaque  » selon la police.
En réalité, M. Souli, qui était asthmatique, n’avait pas reçu les soins dont il avait besoin. Le lendemain, les retenus s’étaient révoltés et le CRA de Vincennes était parti en fumée.
Les frontières tuent : des milliers de personnes sont mortes en traversant la méditerranée, d’autres décèdent lors de leur expulsion : on se souvient de Semira Adamu étouffée avec un coussin par les flics en Belgique en 1998 ou encore en 2010 de Jimmy Mubenga tué par des agents de sécurité dans l’avion qui devait l’expulser de Londres à Luanda.
En France, plusieurs sans papiers sont morts assassinés par la PAF comme Ricardo Barrientos en décembre 2002 ou Mariame Getu Hagos en janvier 2003.

Mélanchon, Duflot : nouvelles des politiciens





Mélanchon, le politicien

Mettant en parallèle les cadeaux faits au patronat par l’un et par l’autre,  JL Mélanchon vient de déclarer que «Monsieur Hollande, c'est pire que monsieur Sarkozy.».
Il fait mine de découvrir aujourd’hui ce qu’il aurait fallu dire en 2012, comme nous n’avions eu de cesse de le répéter à la veille des élections présidentielles.
A la veille de l’élection, nous prévenions, nous, les travailleurs que cela pouvait être pire, non pas sur la base de la personnalité de Hollande, mais parce qu’il ne pourrait qu’être le président du patronat, dans une situation où celui-ci est à l’offensive. Comme nous l’écrivions : « Mais la perspective d’un « bon gouvernement de gauche », qui est toujours un leurre pour les travailleurs, l’est plus encore aujourd’hui avec la crise. Au fur et à mesure que la crise s’aggrave et la férocité de la bourgeoisie avec, il y a de moins en moins de place pour un « bon gouvernement de gauche » qui, au moins partiellement, protégerait les travailleurs. Il n’y aura que des gouvernements de combat de la bourgeoisie. Que cela serve de leçon ! ».
Mélanchon appela à voter Hollande en 2012 , ce que nous refusâmes à faire, préférant préparer le monde du travail à ce qui allait suivre.

Duflot et son roman à l’eau de rose

La dirigeante écologiste et ancienne ministre du Logement sous Ayrault, Cécile Duflot, vient de publier un livre pour raconter son expérience au gouvernement et ses prétendues « déceptions ».
Duflot a-t-elle été aussi naïve qu’elle le prétend et n’aurait-elle découvert Hollande et le monde impitoyable des politiciens socialistes qu’en 2012, en devenant ministre ?
Personne ne peut y croire.
Cette posture n’est seulement un moyen de faire parler d’elle en essayant, par la même occasion, de redorer un blason terni par un an et demi de participation gouvernementale.

samedi 23 août 2014

AB-Habitat : un avenir à défendre solidairement entre les locataires et les personnels


Pour défendre cette « proximité », les locataires doivent, eux aussi, se faire entendre, et aux côtés des personnels !

 
Les syndicalistes de la CGT  de l’organisme HLM AB-Habitat sont de plus en plus inquiets sur l’avenir de cet office qui gère une part importante des logements dits « sociaux » d’Argenteuil et de Bezons.

         La nouvelle municipalité d’Argenteuil de droite souhaite liquider l’agglomération d’Argenteuil-Bezons depuis sa découverte, aux lendemains des élections,  qu’elle n’y était pas majoritaire. Elle en a pris le chemin lors du dernier conseil municipal de juillet. Ipso facto, la disparition de cette CAAB entraînerait celle d’AB-Habitat. Dans ce cas, nul ne sait précisément l’avenir que connaîtraient la part « bezonnaise » des logements d’AB-Habitat et celle d’Argenteuil. Pour cette dernière, on peut seulement penser qu’elle irait rejoindre un « super » organisme HLM correspondant à la future métropole parisienne à laquelle G Mothron déclare vouloir adhérer. La CGT d’AB-Habitat parle d’un énorme organisme gérant à terme 300 000 logements.

         Ces perspectives sont inquiétantes pour les personnels bien sûr, mais également pour les locataires d’AB-Habitat.

         Cet organisme a été fondé par l’action conjointe des municipalités PCF d’Argenteuil et de Bezons. Aujourd’hui, malgré les reculs, il continue à en porter un certain nombre de marques, au niveau du service rendu à la population.

         Ces perspectives grises n’étaient pas dans le programme électoral de la nouvelle municipalité d’Argenteuil. Cela fait partie des nombreuses tromperies et autres surprises dont il n’y a pas à s’étonner, mais qui sont le lot d’un jeu électoral fait de promesses sans lendemain ou d’actions qui n’étaient pas dans le programme proposé aux électeurs.

         En tout cas, ni les personnels ni les locataires n’ont de raison d’accepter cet avenir.

         AB-Habitat, organisme local, a sans conteste et en particulier une qualité : celle de la « proximité ».

         Elle est à défendre, coûte que coûte.
 
Il n'y a que la lutte qui paie, hier comme aujourd'hui !
 

Fièvre Ebola : une épidémie à la mesure des ravages subis par l'Afrique. Un article de notre hebdomadaire de cette semaine, en vente ce dimanche lors de notre permanence au marché Héloïse, de 10 h.30 à 12 h.


L'épidémie de fièvre Ebola : à la mesure des ravages subis par l'Afrique

 
Au matin du 19 août, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) annonçait 2 240 cas et 1 229 morts pour l'épidémie de fièvre Ebola qui frappe l'Afrique de l'Ouest. Mais, comme le souligne elle-même l'OMS, il s'agit là de chiffres très largement sous-estimés.

En effet, sur le terrain, tous les malades sont loin d'avoir accès à un quelconque service médical. Quant aux équipes médicales, elles sont loin de pouvoir accéder à tous les villages en raison de leur nombre insuffisant et de l'état de délabrement, entre autres, des moyens de communication, des pays concernés.

« La situation se détériore plus vite que notre capacité à y faire face », déclarait une responsable de Médecins sans frontières à son retour d'Afrique de l'Ouest, ajoutant : « Nous avons une totale défaillance des infrastructures. Si on ne stabilise pas la situation au Liberia, on ne stabilisera jamais la région. Et il ne s'agit là que de la partie émergée de l'iceberg. » Les ravages de l'épidémie, comme l'état des traitements, sont à la mesure de la pauvreté du continent.

Le virus Ebola n'est pas nouveau, il a été identifié en 1976. On sait depuis qu'il provoque une fièvre hémorragique mortelle. Comme il s'agit d'une maladie très contagieuse, par simple contact, et contre laquelle il n'existe ni traitement ni vaccin, la seule mesure à laquelle on en est réduit pour tenter de maîtriser l'épidémie est la mise en quarantaine des malades, dès lors qu'ils sont repérés et à condition qu'ils l'aient été. Et sinon, la mise en quarantaine de villages entiers, voire de contrées et même, comme c'est aujourd'hui le cas pour le Liberia, de pays entiers.

Certes, il ne suffit pas que des équipes de recherche se mettent au travail pour trouver. C'est ainsi que le vaccin contre le sida n'est encore pas sur le marché. Mais les multinationales de l'industrie pharmaceutique se sont toutes lancées dans la recherche de traitements contre le sida et elles ont fini par trouver des médicaments permettant aux malades de survivre et à leurs actionnaires de bien vivre. C'est qu'il s'agissait d'un marché solvable, ne serait-ce qu'aux États-Unis et en Europe. Le virus Ebola, pourtant découvert avant celui du sida, lui, ne les a guère intéressées. Il ne laissait guère envisager de retour sur investissements.

                                                                                                            Sophie Gargan
 
Centre de soins en Serra Léone, organisé par Médecins dans frontières qui mène un énorme travail contre l'épidémie (http://www.msf.fr)
 

 

Travail de nuit : quand la société tourne à l'envers




Le travail de nuit n’a rien de naturel

Près de 3 millions et demi de salariés, soit un sur sept, travaillent la nuit dans le pays, un million de plus en 20 ans. Cette évolution a été encouragée par le gouvernement Jospin qui a supprimé en 2001 les limitations au travail de nuit pour les femmes.

Dans certains domaines comme les hôpitaux, le travail de nuit est indispensable. Mais dans l’industrie ou le commerce, il résulte uniquement du choix des patrons de rentabiliser leurs installations en les faisant tourner 24 heures sur 24.

De plus en plus de travailleurs ruinent leur santé simplement pour enrichir toujours plus les actionnaires.



 
 


 

vendredi 22 août 2014

Finances communales : A Argenteuil comme ailleurs, arracher à la bourgeoisie les milliards qui manquent aux communes populaires


 
Arracher à la bourgeoisie les milliards qui manquent aux communes populaires

 
Dans un style bien à lui, P Métézeau vient de discuter sur son blog un de nos derniers articles portant sur les finances municipales et les dépassements de coût des équipements comparés aux prévisions.

D’abord, il me présente ainsi : «ancien conseiller municipal-de-l'équipe-Doucet-qui -ne-manque-plus-une occasion-de-nous-rappeler qu'il-avait-pris -ses-distances-avec-ce-dernier) » (Les tirets sont de PM).

Ancien conseiller municipal-de-l’équipe-Doucet, soit. Mais pour le reste, monsieur Métézeau, non, nous n’avons pas eu besoin de « prendre nos distances » avec M. Doucet. Dès le début, nous avions choisi de les garder. C’est ce qui fait l’originalité de notre courant politique. Ces distances existaient donc dès notre engagement sur cette liste, et je suis sûr que vous vous souvenez que nous les avons gardées, hors et dans le conseil municipal. Non ?

Lorsque nous fûmes les seuls, oui les seuls, dès le début, dès 2008 et jusqu’en 2014, à nous retrouver systématiquement aux côtés du personnel municipal, lors de ses luttes, y compris contre la municipalité, nous étions ou pas « distants » de la municipalité ? Oui dès 2008 !

Par ailleurs, cet adjoint au maire nous reproche de mettre sur le même plan des dépassements de coût et de des travaux non budgétés. Mais à propos de notre exemple de la piscine Youri Gagarine, les travaux étaient nécessaires vraiment, pour la population, pour les élèves en particulier, pour les collégiens. Alors, oui ces travaux devaient être faits. Pour les détracteurs, fallait-il les faire ?

Nous réitérons ce que nous avons déjà écrit. Que la municipalité actuelle établisse la liste des travaux qui étaient nécessaires, et ceux qui ne l’étaient pas, ou moins…

A propos de l’état des finances municipales constaté par la chambre régionale des comptes et le préfet, monsieur Métézeau se gausse, sous-entendant que nous contestons leur constat : « je pense que d'après M. Mariette ils sont tous aux ordres de la bourgeoisie… ».

Ces honorables institutions sont certes au service de la bourgeoisie, mais pas au titre sous-entendu par l’élu. Ils doivent savoir compter, et nous répéterons à monsieur Métézeau, qu’en l’état des charges municipales et des caractéristiques de notre commune populaire, et l’engagement limité de l’Etat, les finances municipales d’une Ville telle Argenteuil ne peuvent être que sur la corde raide.

Toute la question étant de faire payer la bourgeoisie, pour le centre Gagarine comme pour le reste.

Une de nos dernières brèves concernait le versement des dividendes au second trimestre avec une France championne d’Europe voire du monde en la matière. Pas de « grain à moudre » de ce côté-là ? Qu’en pense M. Métézeau ? DM

Québec : manifestations de travailleurs. Les communaux d'Argenteuil sont dans le coup ?


 
 
Manifestations de travailleurs au Québec
 Nous parlions pour sourire de l’homonymie entre Argenteuil-France et Argenteuil-Québec. Eh bien, voilà que nous apprenons que des manifestations ont lieu au Québec contre la réforme des retraites que le gouvernement veut imposer aux employés municipaux. Policiers, pompiers, employés de la voierie et employés administratifs sont attaqués : ils devraient cotiser davantage et l’indexation automatique des pensions de retraite serait supprimée. Grèves et manifestations se multiplient.
         Ces salariés ont bien raison de ne pas se laisser voler leur retraite et d’agir, du même coup, pour protéger les générations qui suivent.
         Vrai à Argenteuil comme à… Argenteuil.