lundi 17 mars 2014

Grèce : les attaques contre les classes populaires continuent

Le parlement grec est sur le point d’adopter une « réforme de la fonction publique » dont la première conséquence sera le licenciement immédiat de 4 000 fonctionnaires, et de 7 000 de plus d’ici à la fin 2014.
      C’est que le FMI, la BCE et la Commission européenne maintiennent la pression. Elles veulent bien débloquer 8 milliards de plus pour « sauver » l’État grec (et surtout éviter aux grandes banques françaises et allemandes de voir disparaitre leur débiteur !)... à plusieurs conditions : qu’il compresse les effectifs des fonctionnaires, qu’il poursuive les privatisations et qu’il diminue le salaire minimum – car les 586 euros bruts actuels, c’est vraiment bien trop !

      Les travailleurs grecs qui ont manifesté contre ces mesures mercredi dernier continueront cette semaine à faire entendre leur colère.

Echo de campagne à Argenteuil : un programme construit… sur du vide

Le programme de GM à propos du logement et de la construction se réduit à deux idées creuses comme un parpaing : « Mettre fin au favoritisme dans l’attribution des logements sociaux » et « aucune décision sans concertation ».
L’attribution des logements comme pour toute chose devrait certes être transparente et contrôlée par la population et les demandeurs, tout comme toute décision concernant la population devrait être concertée avec les intéressés eux-mêmes. Of course. Ce sont des évidences.
Mais pourquoi ne pas rappeler d’abord qu’il manque des milliers et des millions de logements sur la commune, une réalité qui pèse sur tous.

Elle ne relève pas pour l’essentiel –et encore- de décisions municipales, mais c’est tout de même le moment de la rappeler.

Bulletin Lutte Ouvrière des Territoriaux d'Argenteuil et de l'Agglomration du 17.03.14. : extraits



Les marchés passent et le personnel trépasse ?
Une femme du nettoyage, après de très nombreuses années de service à la mairie, s'est vue, à la prise de service, renvoyée chez elle. Elle n'était pas dans le dossier de la nouvelle société de nettoyage. Pour maintenir les profits, on voudrait réduire incognito les temps et les postes.
Heureusement  elle a eu le réflexe de rester malgré la pression du nouveau chef. Une réaction du personnel a finalement permis son maintien.
De gros moyens pour la Com. Et pour l’Ecole ?
De gros moyens ont été mis en œuvre pour informer les parents d’élèves de la commune de la journée de grève de demain 18 mars. Il s’agissait de « maintenir la continuité d’un service public de qualité… ».
Lorsqu’il s’agit de remplacer les agents des écoles, maternelles et primaires, absents, ou lorsqu’il s’agit que tous les postes d’enseignants soient pourvus, la municipalité s’assure-t-elle de cette façon du maintien de cette continuité du service public ?
Douche… chaude au cœur
Nous avions parlé de l’état lamentable des locaux du personnel des ordures ménagères.
Les travaux de rénovation viennent de commencer.
Il faut toujours dire ce que l’on a sur le cœur.
La hausse des salaires : une priorité
Les nombreuses taches des deux tours de scrutin amènent des agents à travailler ces jours-là.
Par les temps qui courent de baisse du pouvoir d’achat, ces heures sont recherchées pour arrondir les fins de mois. Elles sont l’occasion de savants calculs de la part de la hiérarchie. Tenter de diviser pour régner : une vieille politique des dominants.
Avec un salaire décent, le mieux serait que nous récupérions purement et simplement ces heures.
Cachez ces problèmes que je ne saurais voir.
Du côté du service des grandes salles, il semble que certains dans la hiérarchie n’apprécient pas que des problèmes soient portés sur la place publique.
Le mieux c’est qu’ils n’y aient pas de problèmes, comme cela tout le monde sera content.

Une arête qui bloque ?
Théoriquement, dans la fonction publique, des arrêtés doivent vite parvenir aux intéressés lorsqu’ils deviennent stagiaires et lors de leur titularisation.
Nombre d’entre nous, dans la réalité, les attendons depuis des lustres. On a même vu des collègues contractuels recevoir leur contrat une fois leur mission terminée.
Une situation à… arrêter.
Conditions de non-travail
Aux affaires générales, l’agencement des locaux donnant sur le public est complètement obsolète. Demandeurs et agents, nous sommes tous les uns sur les autres. Pas facile de circuler et de travailler dans ces conditions.
Si on ne peut pas travailler…
Au coin
À la propreté des rues, la pression de la hiérarchie ne faiblit pas.
Dernièrement, un chef n’était pas content parce qu’un agent était parti faire un besoin pressant.
Si ce monsieur ne peut pas faire ce besoin à la place des autres, il peut les remplacer au travail, sans problème sur ce plan.
Chut... Pas de bruit...
Il manque du matériel : Chut. Les prestations ne sont pas tenues : chut. Il manque du personnel : chut.
Chut, chut, chut,  c'est les élections, faut pas faire de vague...

dimanche 16 mars 2014

A la Poste aussi, il y a le camp des travailleurs



Avec les élections, les facteurs vont voir  la semaine prochaine leur charge de travail augmenter considérablement. Il faut transmettre les plis électoraux. A Argenteuil en tout cas, la direction de La Poste ne veut pas leur donner une compensation, financière, ou en temps de  récupération.
         Pourtant, naguère, il en allait autrement. Pourtant, l’Etat paie à La Poste le coût de cet acheminement très volumineux.
         Bien évidemment, nous aimerions que notre circulaire électorale et notre bulletin de vote parviennent aux électeurs. Mais si les facteurs d’Argenteuil refusaient dans ces conditions d’effectuer ce travail supplémentaire non payé, nous n’y verrions, dans ce cas, comme de bien entendu, aucun inconvénient.

Echo de campagne : bientôt les majorettes ?

Drôle d’impression au carrefour « Babou » du centre d’Argenteuil  hier samedi après-midi. Comme les samedis précédents, de nombreuses équipes de candidats en campagne se mêlent et s’entremêlent. Flonflons, musique, posters géants, banderoles, ballons, tee-shirts, pourquoi pas, mais dans une atmosphère de foire.
         Prudemment, nous nous éloignons. Nous sommes à cinquante mètres, mais seuls. Nous pouvons discuter tranquillement, échanger des idées, faire partager notre axe de campagne : «faire entendre le camp des travailleurs ».

         Dernier élément de cette « américanisation » de cette campagne électorale locale : le clip de danse sans parole de l’équipe du maire sortant.

         Nous, ce n’est pas que l’on n’aime pas la danse dans d’autres circonstances privées, mais dans cette campagne, nous préférons aider à « remuer » un peu ce qu’il y a dans la tête de la population. DM

Echo de campagne sur Facebook



Sur facebook, paraît-il, la campagne se déchaîne, les horions pleuvent, les amis se déchirent.
         On peut aussi simplement transmettre : votez faire entendre le camp des travailleurs.

samedi 15 mars 2014

Echo de campagne : le programme de GM (suite)

« Les séniors : valoriser l’expérience des séniors, promouvoir la transmission entre  les générations. » c’est GM qui le dit.
Bigre, un extraordinaire programme ! C’est tout ce qu’il a à proposer aux anciens ?
L’expérience des anciens ! Ces anciens, dont les gouvernements de droite comme de gauche ont réduit les retraites, situation qui conduit un nombre grandissant d’entre eux vers la pauvreté et l’isolement.

Oui, il est temps que les anciens transmettent aux plus jeunes le souvenir par exemple de la grève générale de Mai 1968 qui saisit d’effroi, au moins pour un temps, la bourgeoisie de ce pays et ses serviteurs politiques d’alors. Une leçon grandement d’actualité.

Sécurité sociale : une situattion catastrophique : un article dans l'hebdomadaire Lutte Ouvrière



À la Sécurité sociale : Les raisons de la grève

15.000 emplois, près de 9% de son personnel, ont été supprimés en dix ans à la Sécurité sociale. C'est l'équivalent d'un plan de licenciement massif ! Cette coupe claire s'est effectuée au fil des départs en retraite.
Si en moyenne un départ sur deux a été remplacé, certains secteurs, n'ayant aucun remplacement, ont fermé et les centres ont été regroupés. La fusion des centres de proximité les a éloignés des assurés, rendant le contact bien plus difficile. Les liens téléphoniques personnalisés, vantés par les directions dans les années 1990, ont été remplacés par des plates-formes téléphoniques impersonnelles. Et cela pèse de plus en plus sur les conditions de vie des assurés sociaux, avant tout sur les plus démunis et les plus fragiles.
Cela touche aussi bien les centres d'assurance-maladie, les caisses d'allocations familiales, de retraite, que les Urssaf. Alors que les retards dans les traitements de dossiers étaient limités, ils se sont accrus partout. Les conditions de travail se sont considérablement dégradées. Et cela ne va pas s'arranger, puisque 2 000 emplois doivent encore être supprimés d'ici 2017. Quant aux salaires, ils sont bloqués. Seules les augmentations individuelles sont autorisées par la tutelle.
       Cette situation explique le mécontentement actuel et le choix des fédérations syndicales d'appeler à faire grève et à manifester le 18 mars.
      Car, comme tous les secteurs publics, la Sécurité sociale et les organismes qui la gèrent sont attaqués, pillés par les aides au patronat. Cela se traduit par des restrictions continues sur la couverture sociale, la limitation du service et de l'accueil des assurés et des pressions sur le personnel qui y travaille.
       Vraiment de quoi descendre dans la rue !

                                                           Correspondant LO