jeudi 6 février 2014

Hutchinson Bezons : une correspondance extrait de l'hebdomadaire Lutte Ouvrière d'aujourd'hui



Hutchinson Bezons : Une baisse maquillée en augmentation
 
Mardi 28 janvier, à l'occasion des négociations annuelles, plus d'une centaine de travailleurs, sur les 400 que compte l'usine Hutchinson, ex-Joint Français, de Bezons dans le Val-d'Oise ont fait grève la journée. Ils protestaient contre l'annonce de la direction de n'accorder que 0,5 % d'augmentation générale et à peine 0,2 % d'augmentation individuelle, soit tout juste 5 euros sur de nombreuses paies.
     L'augmentation prévue par la direction couvre à peine celle de la mutuelle et, si l'on ajoute la hausse des cotisations sociales, cela veut dire que les salaires de cette année seront plus bas que ceux de l'année dernière. Cela a donc été ressenti comme une provocation, la direction déclarant par ailleurs qu'il s'agissait de préserver l'avenir, comme si augmenter les salaires menaçait les emplois.
    Hutchinson, propriétaire de l'usine, est un groupe qui a déclaré plus de 300 millions d'euros de bénéfices en 2013. C'est aussi une filiale du groupe Total, dont les bénéfices dépassent régulièrement les 10 milliards d'euros par an. Les prétendues difficultés ne sont que prétextes pour faire accepter des sacrifices.
     Le sort réservé aux travailleurs d'autres sites du groupe a aussi contribué à faire monter la colère. À Saint-Brieuc, la direction fait du chantage : elle n'accorde aucune augmentation si les travailleurs n'acceptent pas de renégocier le temps de travail. Dans l'Oise ou dans le Loiret, le groupe licencie. La mobilisation d'une partie importante des travailleurs de fabrication de l'usine de Bezons a perturbé la production et empêché les camions de rentrer dans l'usine. La présence d'un huissier et de nombreux cadres aux portes de l'usine n'y a rien changé.

                                                              Correspondant LO


Education nationale : on se moque des jeunes, on se moque des enseignants




Ras-le-bol de l’éducation au rabais

Les enseignants de plusieurs collèges et lycées de la région parisienne se sont mobilisés ces derniers jours par des grèves et des manifestations contre la baisse de leurs effectifs à la rentrée prochaine. Ces établissements, dont certains sont pourtant classés en zone d’éducation prioritaire (ZEP), verront leurs conditions de travail dégradées : des élèves plus nombreux par classe, moins de travail en petits groupes, entre autres.
     Hollande avait prétendu faire de l’éducation sa priorité. Son ministre de l’Éducation, Peillon, a fait tout un cinéma sur les établissements d’éducation prioritaire. Mais leur programme se résume à déshabiller Pierre sans habiller Paul. Hollande n’est pas revenu sur les baisses drastiques de moyens dans l’éducation faites sous Sarkozy. Et il ne prévoit pas plus de le faire cette année… sauf si la colère des personnels et des élèves le force à le faire !

Des enseignants non payés : scandaleux !

Dans l’Académie de Versailles, des enseignants non titulaires qui ont accepté de devenir contractuels à la rentrée de septembre 2013 ne sont toujours pas payés à la date d’aujourd’hui.
      C’est scandaleux.
     Que pense Peillon de cet exemple donné à la jeunesse ?

mercredi 5 février 2014

Mory Ducros : ils nous mentent, montrons les cros

Selon les médias, chez Mory Ducros, la raison l'aurait emporté et tout finirait bien avec la signature in extremis du syndicat majoritaire.
     Selon les militants présents à Pontoise hier au moment où l'affaire a été débattue au tribunal, la réalité est toute autre. Il était hors de question pour les militants de Mory de la CFDT de signer l'ultimatum des financiers. C'est la confédération CFDT qui a signé elle-meme, comme quelques jours plutot, en démettant les responsables CFDT de l'entreprise par la meme occasion. Quant aux travailleurs présents, ils étaient unanimes pour continuer la lutte.
      De nombreuses médias nous mentent. Allons chercher la véritable information ouvrière là où l'on peut la trouver, et faisons-là circuler.

Chassez le naturel sombre, il revient au galop



Le conseil Départemental de l'Education Nationale est un organisme départemental qui autour du préfet rassemble des représentants des parents, des enseignants et des élus. G Mothron, le bien connu ex d'Argenteuil y participe.
     Lors de la dernière réunion de ce conseil, une motion demandait au préfet de s'engager à ne pas procéder à des expulsions d'enfants scolarisés. Seuls deux présents  ont voté  contre cette motion. Parmi eux, GM.
     Dans sa campagne actuelle sur Argenteuil, GM tente d’apparaître comme un personnage new-look s'intéressant aux plus pauvres, aux humbles...
     En catimini, loin d'Argenteuil, sa nature reprend le dessus, pas jolie jolie.

Rwanda : procès d’un génocidaire : l’Etat français coupable



Vingt ans après les faits s’ouvre le premier procès en France d’un homme soupçonné d’être un des cadres du régime rwandais qui avait organisé l’assassinat de plus de 800 000 Tutsis en avril 1994. Et encore, cet ancien chef des services de renseignement, ancien fondateur de la Radio-télévision Mille Collines qui appelait au génocide, n’est accusé que de complicité.
     L’État français a été l’allié actif de ces génocidaires avant et pendant les exécutions. Il a ensuite couvert les assassins en protégeant leur fuite vers le Congo voisin puis en les accueillant en exil.
      Le grand absent au banc des accusés, c’est l’État français.

mardi 4 février 2014

Joelle, notre amie, notre camarade



Joelle, Joelle Bergeaud, notre camarade d’Argenteuil, notre amie, est décédée ce dimanche, au terme de six mois d’une dure maladie qui a fini par l’emporter.
       Joelle a été une ouvrière que l’injustice et l’exploitation de cette société capitaliste auront révolté toute sa vie et  jusqu’au bout.
      Jeune ouvrière à l’usine des Câbles de Lyon, de Clichy, elle avait rencontré le militantisme à l’initiative de militants maöistes. On était dans ces années de l'après 68 qui enflammèrent une partie de la jeunesse ouvrière.
     C’est à l’usine de la Snecma-Gennevilliers qu’elle a rejoint le groupe Lutte Ouvrière de l’entreprise, autour de Patrice, de Philippe, d’autres militants de notre tendance. Elle avait participé à la longue grève de 1988 où nos camarades avaient eu un rôle très important.
      
     Depuis peu de temps, elle goûtait une retraite dont elle espérait beaucoup. Elle s’investissait dans notre activité pour faire renaître aussi dans les quartiers populaires  d’Argenteuil les réseaux des idées communistes.
     Ces dernières années, lorsque je ne pouvais pas assurer la permanence du « carrefour Babou », elle me remplaçait avec sa table et son drapeau, rouges de l’internationalisme. Elle avait conquis un rôle central dans nos activités locales.
     Nous avons une pensée émue pour Mehdi son fils et pour toute sa famille.
     Vendredi, ses copains, ses camarades, ses amis de Lutte Ouvrière d’Argenteuil, de la Snecma, lui rendront un dernier hommage. DM

Cimetière du Val
Rue de Rochefort
Vendredi 7 février
A 15 heures 15

(Une collecte est organisée pour aider la famille - me joindre,  DM)

"Loi sur la famille" : Courage fuyons

Deux jours, à peine, après la manifestation des réactionnaires de tout poil de dimanche 2 février, le gouvernement a annoncé le report du projet de loi sur la famille à l’année prochaine, pour ne pas dire à la saint glin-glin. Ce projet de loi ne faisait pourtant que prendre en compte, prudemment et avec bien du retard, la réalité des familles actuelles, séparées, recomposées, monoparentales, etc.
      Après l’enterrement du droit de vote pour les étrangers, c’est une nouvelle reculade sans combat. En cela le gouvernement Ayrault-Hollande montre que même sur les sujets « sociétaux », il est incapable de faire avancer les choses.

      A plat ventre devant les patrons, pleutre devant la réaction qui du cou bombe le torse, ce gouvernement fait le jeu de la réaction.

La course à l'échalote entre VO-Habitat et AB-Habitat aux dépens des locataires ?

Comme nous l'écrivions ces jours derniers, deux bailleurs de logements collectifs importants sur la commune augmentent le montant des loyers. AB-H a commencé au 1er janvier avec une hausse de 1,5 % au 1er janvier. Quant à VO-H, la hausse ne prend effet qu'au 1er février mais s'élève à 2%.
     Dans la lettre accompagnant la quittance de janvier enregistrant la hausse, le directeur d'AB-Habitat justifie la hausse par les travaux faits dans les cités au bénéfice des locataires.
     Mais ne payons-nous pas un loyer chaque mois Pour cela ?
     Certes, il y a des frais de fonctionnement.
     Certes, le système bancaire continue à se goinfrer sur des emprunts qui datent de dizaines et de dizaines d'années.
       Mais le montant du loyer perçu doit servir à maintenir en l'état, à amortir l'usure, c'est-à-dire à financer travaux intérieurs et extérieurs de nos appartements ! DM