jeudi 28 novembre 2013

PSA : JP Mercier à Canal +

A l'occasion de l'"affaire Varin", Jean-Pierre Mercier, responsable de la CGT-Aulnay participe ce soir à partir de 19 heures au "Grand journal" de Canal +. C'est le moment d'ouvrir la télé. 

Varin : un communiqué de Nathalie Arthaud

Derrière Varin et sa retraite scandaleuse, il y a des parasites pires encore !

Devant le tollé suscité par l’annonce de sa retraite de 21 millions d’euros, le licencieur en chef de PSA Philippe Varin semble reculer, disant renoncer à toucher cette retraite « dans les dispositions actuelles ». Il n’y a de toute façon guère de souci à se faire sur les conditions dans lesquelles Varin passera ses vieux jours, vu qu’il a touché 6 000 euros par jour, samedi et dimanche compris, pendant toute la durée de son mandat chez PSA. Et il ne fait pas de doute que la famille Peugeot trouvera un moyen de récompenser grassement Varin pour ses services, à savoir : licencier 11 200 personnes dans le groupe et serrer la vis aux travailleurs par le biais d’un « accord de compétitivité » inique.
     Et qu’en sera-t-il des 50 autres millions d’euros provisionnés pour la seule retraite de cinq autres principaux dirigeants du groupe ? Varin s’est bien gardé d’en parler.
Dans ce dossier, l’indignation hypocrite du gouvernement, Hollande en tête, est insupportable. Le gouvernement sait parfaitement que nombre de grands PDG se goinfrent de cette façon, en pleine crise, au moment même où la population travailleuse est frappée de tous les côtés. Il ne pousse des cris d’orfraie que parce que le scandale a éclaté. Mais, dès l’émotion retombée, il continuera à laisser faire. Les promesses du gouvernement de légiférer finiront, dans quelques jours, au fond d’une corbeille. Il n’y a que sur les attaques contre les plus pauvres que le gouvernement fait preuve de constance.
     Oui, la retraite chapeau de Varin est révoltante. Mais elle ne doit pas être l’arbre qui cache la forêt : Varin n’est qu’un salarié de luxe de la famille Peugeot, un mercenaire surpayé pour effectuer le sale boulot. La famille Peugeot, comme toutes les grandes familles capitalistes, n’a pas besoin de « retraites chapeau » : ils sont multimilliardaires depuis des générations, grâce au vol du fruit du travail des centaines de milliers d’ouvriers. Et eux n’ont renoncé à rien.


                                                                        Nathalie Arthaud

Eclair : l'éclair, il faut préparer l'orage de la colère des travailleurs

Hier midi, joli tintamarre devant l’entreprise Eclair d’Epinay sur Seine. Un rassemblent de protestation avait lieu à l’occasion d’un jour de grève pour protester contre le projet de la direction d’effectuer une nouvelle charrette de licenciements. Celle-ci vient après le précédent plan de départs de mai dernier. Depuis 2005, cinq plans de licenciement ont entraîné la suppression de plus de 300 emplois.
       Eclair, créée en 1907, est dans le pays une des dernières entreprises de production du secteur audiovisuel.
       L’autre pendant de ces licenciements est pourtant, selon les grévistes, l’augmentation continue de la charge de travail. Il y a donc du travail, mais donc la volonté des décideurs d'augmenter la productivité et donc l'exploitation.

        Les licenciements et les suppressions de postes doivent cesser.

Hier, l'entrée n'avait pas cet aspect, mais celui de travailleurs en masse clamant leur refus des licenciements.

Education : pour commencer, pas de classes à plus de 30 élèves dans les lycées généraux, et à plus de 24 élèves dans les lycées professionnels, des quartiers populaires

On se demande parfois si Peillon  n’aime pas le bâton avec lequel il va se faire battre. On peut s’en convaincre si l’on en juge à partir d’une bonne partie du contenu des interventions opérées lors des assisses académiques de l’éducation prioritaire qui ont eu lieu hier à l’université de Nanterre et qui nous ont été rapportées. Pour résumer, et pour les personnels de l’Education participant à ces Assises : pour que l’éducation devienne une priorité là où les besoins sont énormes, il faut les moyens humains correspondants, une évidence connue de tous que l’on ne peut pas écarter.
     Nous étions plusieurs dizaines d’enseignants des lycées d’Argenteuil et de Colombes, accompagnés de quelques parents d’élèves d’Argenteuil à nous retrouver à l’entrée de ces Assises. Tous concernés bien sur, mais pas invités, donc privés d’Assises. Mais nous étions là, debout, pour montrer que la lutte se prépare.
     Le gouvernement veut priver les quelques lycées étiquetés « éducation prioritaire » des quelques moyens supplémentaires afférents. Cela concerne tous les lycées d’Argenteuil. Il ne reste pas grand-chose de ces moyens, mais il n’est pas question pour autant de l’accepter.

      Les acteurs concernés ne sont pas d’accord. Ils réclament la diminution des effectifs la rentrée prochaine. Ils se préparent à donner de plus en plus de voix dans les temps qui viennent. (à suivre) DM

Manifestation du 1er décembre

Interdiction des licenciements, répartition du travail entre tous sans diminution de salaire, rejet des nouvelles taxes, le refus de payer l’augmentation de la TVA.
Manifestons dimanche 1er décembre
13 heures Place d’Italie à Paris
RDV du cortège Lutte Ouvrière
Devant l’entrée du centre Commercial
RDV du départ d’Argenteuil :
Devant le « Café des deux gares »
Gare d’Argenteuil, sortie Orgemont

Autoroutes : le racket au portique

Si l’écotaxe est provisoirement suspendue, la hausse annuelle des tarifs de péage des autoroutes au 1er février aura bien lieu.
     Le ministère du Transport a beau laisser entendre que cette hausse de 1,14 % sera moindre que les années passées, le montant de la taxe versée par les usagers des autoroutes aura augmenté de plus de 20 % en 10 ans. Cela grossira encore les bénéfices des sociétés concessionnaires contrôlées par les géants du BTP Eiffage et autres Vinci.
      Chacun son rôle : aux automobilistes les factures à la pompe et aux péages d’autoroute, aux capitalistes la grosse galette. L’État est là pour y veiller…

"On ne passa pas. Ton fric !"

mercredi 27 novembre 2013

Varin : retraite dorée

Philippe Varin, le PDG de PSA qui s’apprête à passer la main à la tête du constructeur automobile, sera généreusement remercié par le principal actionnaire, la famille Peugeot. Varin lui a permis de pomper en continu les richesses produites par les ouvriers du groupe, qui eux ont droit aux fermetures d’usine, aux suppressions d’emploi, à l’augmentation des cadences et au gel des salaires.
     La famille Peugeot a fait provisionner 21 millions d’euros à l’entreprise pour les verser an par an à son ex-PDG à partir où il partira officiellement en retraite, ce qui s’ajoutera à toutes ses autres pensions.

     Comme quoi toutes les jérémiades de ce patron sur la déconfiture du marché automobile n’empêchent pas d’avoir de l’argent de côté.

D'un côté la chaîne, de l'autre, l'or

Centrafrique, Mali, comme ailleurs : troupes françaises hors d’Afrique !

La France s’apprête à envoyer 800 soldats supplémentaires en Centrafrique.
Cette ancienne colonie française n’a jamais connu de stabilité politique, les factions rivales de son armée se remplaçant aux commandes au gré de coups d’État. Le dernier a porté Djotodia au pouvoir tandis que Bozizé, président par la grâce du coup d’Etat précédent, a dû se réfugier chez le dictateur camerounais Biya.
     Les deux camps rivaux n’ayant pas hésité à attiser un clivage religieux au sein de la population, les exactions se multiplient et le chaos s’aggrave. La France, puissance tutélaire de ce pays, a donné assistance à tous les dictateurs, dont Bokassa resté tristement célèbre pour ses turpitudes parfois ridicules, mais toujours cruelles, et par les détournements à son profit des richesses du pays.
    La France, avec des centaines de soldats déjà présents dans le pays, prétend qu’un renforcement de son contingent sur place protégerait les populations du chaos… Mais pas plus en Centrafrique qu’au Mali ou ailleurs en Afrique, les troupes françaises n’ont aucune légitimité à maintenir et à amplifier une présence qui ne vise qu’à aider au pillage de ces pays par les grosses sociétés françaises.