vendredi 15 novembre 2013

Lutte Ouvrière-Argenteuil : agenda

Venez discuter demain matin avec les militants Lutte Ouvrière d'Argenteuil
samedi 16, de 10 heures 15 à 12 heures 15 :

Au carrefour PV Couturier-Gabriel Péri (nous y serons aussi de 15 à 17 heures)
Devant "chez Simply", Val Sud
Centre commercial Joliot-Curie

Il y a de quoi discuter :
l'exaspération du monde du travail
Les évènements de Bretagne et d'ailleurs
Quelles perspectives de lutte
Pourquoi une liste Lutte Ouvrière en mars prochain à Argenteuil,...


Le prochain Cercle Léon Trotsky :
     Les mouvements populaires du printemps arabe et ses répercussions      
     vendredi 22 novembre 2013 à 20h30      
     Théâtre de la Mutualité - 24, rue Saint-Victor - Paris 5e      
     Métro : Maubert-Mutualité (ligne 10)      
     Participation aux frais : 3 euros
Départ 18 heures 30 : devant le café le 2 gares, gare d'Argenteuil, 
sortie Orgemont


BANQUET – FETE des amis de Lutte Ouvrière
A ARGENTEUIL
DIMANCHE 26 JANVIER
A partir de 12 heures
Complexe Jean Vilar
Son célèbre apéro
L’intervention d’un porte-parole national du parti
Son banquet
Après-midi dansante
Espace enfants maquillage
Librairie
Stand de fabrication de badges
Stand gâteaux-champagne (payant)

A 15 heures30
Conférence scientifique
Animée par Marc Peschanski,
biologiste et neurophysiologiste, spécialiste des maladies neurodégénératives et des cellules-souches


Billets d’entrée en vente : 13 euros, demi-tarif pour les enfants de 5 à 14 ans ; auprès des militants ou en contactant par courrier ou internet D MARIETTE



Petit commerce, salariés des entreprises, tous d'une seule classe : le monde du travail

Le Mag, magazine municipal mensuel de la Ville, présente un numéro bien sympathique portant sur les "commerces de proximité", des marchés et de la ville.
          On peut, de notre point de vue, seulement regretter, qu'il mette sur le meme plan des commerces de particuliers et des commerces relevant de grandes chaines telles que Franprix, Intermarché ou Chez Paul. Nous rappelions il y a quelques jours ici le manque important de personnel dans le magasin de ce dernier groupe. La photo du Mag montrant le personnel de cette enseigne a fait sourire. On y voit de très nombreux employés, neuf pour etre précis, sans commune mesure avec la réalité quotidienne... Pour le reste, enseignes privées ou de groupe, des personnels qui travaillent dur comme les autres travailleurs des autres secteurs d'activité de la société.
        Ce "petit" commerce a un role essentiel dans la société. Là où il disparait, c'est une catastrophe sociale meme si ce n'est qu'au niveau d'un quartier. La fermeture de la Librairie des Ecoles cet été a été ressentie comme telle par les habitants du quartier Carnot, et nous aurions aimé qu'elle puisse aussi bénéficier de la sollicitude commerciale municipale.
            La situation de ce commerce de proximité fluctue avec celle des milieux populaires. Quand leur compte en banque est positif, la caisse se remplit. Quand il fait grise mine, le second d'arrete son gling-gling.
          Petits clients et petit commerce, notre sort est lié. Dans les combats qu'il va nous falloir mener, il faut que, travailleurs des bureaux, des grands magasins, des usines et d'ailleurs, petits artisans, petits commerçants, tous, nous nous retrouvions ensemble.  

          

Elections : oui voter, lorsque l'on a l'occasion de voter pour son camp, de voter pour sa classe

La tribune de la "majorité municipale" dans le dernier magazine s'intitule "etre citoyen, c'est avant tout voter, donc etre inscrit sur les listes électorales". Elle participe à la campagne menée par la municipalité ces derniers mois pour l'inscription sur les listes électorales en vue des élections à venir.
      Il y aurait beaucoup à dire sur cette notion de citoyen qui depuis deux siècles dans nos régions veut donner l'illusion que nous serions tous égaux, non seulement dans la situation de chacun mais pour décider de l'avenir de la société. "Egaux en droit" proclame la Déclaration des droits de l'Homme, mais certainement pas "Egaux" dans l'accès aux possibilités offertes par la société.
        Mais etre un acteur de la société est-ce "avant tout voter" ? Certainement pas, puisque la société capitaliste est divisée fondamentalement en deux camps antagoniques.
       Etre acteur, c'est d'abord avoir la volonté de peser sur le devenir de la société, en se donnant les moyens de la comprendre, en s'organisant, en prenant partie au fil des évènements, puis d'agir par la protestation, la manifestation, la grève,...
         Dans la "démocratie" actuelle, l'essentiel serait donc de voter ? De voter de temps en temps, puis on remet les responsabilités à des représentants patentés jusqu'aux prochaines élections, quatre, cinq, six ans plus tard.
         Et il y a des circonstances où l'on peut choisir de ne pas aller voter, ou de voter blanc lorsque l'on pense qu'il y a des peuples qui réclament de pouvoir voter. Mais voter, tant que dura la société actuelle, ne sera toujours qu'une infime action de l'engagement politique nécessaire, qui exige bien d'autres engagements que l'acte de passer dans un isoloir.
          

Erika, Prestige… permis de polluer

Onze ans après le naufrage du Prestige, ce pétrolier libérien battant pavillon des Bahamas qui avait pollué des milliers de kilomètres de côte en Espagne, au Portugal et en France, le procès vient de se terminer. Seuls le capitaine du bateau, le chef mécanicien et le directeur de la marine marchande espagnole étaient prévenus. Ils ont tous été acquittés du délit de pollution, le capitaine étant condamné pour refus de remorquage.
     Comme l’ont dénoncé des élus de communes sinistrées, à aucun moment les vrais responsables de la catastrophe, armateurs, affréteurs, compagnie pétrolière, propriétaires du navire, compagnies d’assurance, n’ont été inquiétés. Ce fut déjà le cas après le naufrage de l’Erika, pour lequel le groupe Total, entièrement responsable, avait échappé à toute condamnation.

      Autant dire que la Justice laisse faire les gros bonnets de la pollution. Ce qui vaut un encouragement à continuer, sans précaution.

Montebourg au secours des repreneurs

Alors que le nombre de dépôts de bilan a explosé au troisième trimestre, Arnaud Montebourg annonce un plan de « résistance économique ». L’État, via la Banque publique d’investissement et le Fonds de développement économique, apporterait des capitaux publics pour inciter des repreneurs à racheter les entreprises en faillite.
     Cela n’est guère rassurant pour les travailleurs qui sont menacés par la fermeture de leur entreprise. Au mieux, seule une minorité aura la chance de passer entre les gouttes.

      Mais cette mesure est surtout une belle aubaine pour des repreneurs spécialisés, qui agissent comme des vautours, dépeçant leur proie avant de la liquider. Pour sauver les emplois sans enrichir des repreneurs opportunistes, il est vital de placer les comptes et les bilans de ces entreprises sous le contrôle direct des travailleurs.

jeudi 14 novembre 2013

Grève dans les écoles : un mouvement très important

Alors qu'elle n'était appelée que par des syndicats "minoritaires" dans l'Ecole primaire, la grève est très importante aujourd'hui dans le département. De très nombreuses écoles sont fermées.
      Comme à Bezons, les enseignants grévistes le sont parfois aux côtés des personnels des Ecoles de la commune qui y ont été appelés par leur syndicat CGT des territoriaux.
       Il y a bien sûr le refus de cette réforme des "rythmes scolaires", même lorsqu'elle n'est pas en place comme à Argenteuil et Bezons, la volonté de la voir abandonnée purement et simplement. Mais il y a aussi l'exaspération qui monte contre les dégradations actuelles qui touchent le monde du travail. Davantage de travail pour un pouvoir d'achat qui régresse. L'exaspération également de voir l'éducation sacrifiée sur l'autel d'économies qui bénéficient aux riches.
      L'exaspération monte. Elle doit se transformer en colère. "Rythmes scolaires", moyens pour l'éducation, revendications des personnels. Avec cette colère partagée, ce sera la voie de la solution.

Campagne raciste contre Christiane Taubira : un article de l'hebdomadaire Lutte Ouvrière de ce jour en vente à la librairie Le Presse-papier, et lors de nos permanences et activités publiques

Campagne raciste contre Christiane Taubira 

La ministre de la Justice, Christiane Taubira, a été victime ces dernières semaines de plusieurs insultes racistes. Des propos d'une candidate du Front national à Rethel dans les Ardennes la comparant à un singe, aux slogans la traitante de guenon lors d'une manifestation des anti-mariage pour tous à Angers, les égouts de l'extrême droite ont débordé à plusieurs reprises. L'hebdomadaire Minute en a rajouté avec sa Une répugnante. Avec ces attaques contre Christiane Taubira, ce sont les préjugés les plus crasseux qui se sont exprimés, dignes du petit colon raciste d'antan.
Christiane Taubira a regretté « qu'il n'y a pas eu de belle et haute voix qui se soit levée pour alerter sur la dérive de la société française ». En réalité, et Christiane Taubira le sait très bien, bon nombre de politiciens, qui se sont offusqués des propos dont elle a été victime, contribuent eux-mêmes par leur politique à faire que prospèrent des idées nauséabondes.
      Du FN au PS en passant par l'UMP, les dirigeants des partis politiques cherchent tous à détourner la colère populaire vers des boucs émissaires, quitte à s'appuyer sur des préjugés rétrogrades. Et si Marine Le Pen et les dirigeants de l'UMP visent directement les travailleurs immigrés, le gouvernement sait lui aussi user de la propagande antipauvre, comme l'a montré son battage contre les Roms.
Cette campagne raciste est immonde et dangereuse. Rien ne doit être dit ou fait qui puisse l'encourager.

                                                                     Pierre Royan

Bangladesh, Cambodge : vive la lutte des travailleurs du textile !

      Au Bangladesh, des manifestations et des grèves pour les salaires se poursuivent dans les usines textiles de la zone industrielle de Dacca. Mardi 12 novembre, une manifestation a rassemblé plus de 40 000 travailleurs, et près de 150 usines ont dû fermer leurs portes ce jour-là. Les travailleurs réclament un salaire plus élevé, considérant comme insuffisante la proposition du gouvernement de faire passer le salaire mensuel de 28 euros à 50 euros.
     Au même moment, au Cambodge, des milliers d’ouvriers du textile, sous-traitants des grandes marques occidentales, ont manifesté en direction de la résidence du Premier ministre à Phnom Penh pour protester contre leurs conditions de travail et la faiblesse de leurs salaires.

     Les ouvriers qui produisent le textile d’une grande partie de la planète, concentrés dans d’immenses zones industrielles, n’acceptent plus leurs conditions de travail iniques. Leur lutte est la même que la nôtre.