jeudi 30 mai 2013

Jeudi 30 mai : Transdev, Passerelle, Air France,... la journée de grève et de manifestation, un article dans l'hebdomadaire Lutte Ouvrière de cette semaine

Aéroport de Roissy : contre la précarité et les bas salaires, une journée qui en appelle d'autres

Mardi 28 mai, les travailleurs de Roissy, appelés par la CGT à une journée de grève et de manifestation, se sont retrouvés à plusieurs centaines à manifester malgré la pluie.
     Des salariés d'Air France mais surtout des autres entreprises étaient présents : Transdev piste, en butte à un plan de 49 suppressions d'emplois, Passerelle, qui sort d'une grève victorieuse, des bagagistes, des agents de sûreté et aussi des personnels des douanes. Les slogans dénonçaient la précarité, les bas salaires, les temps partiels avec un refrain s'adressant aux patrons, « les salauds ». Ils n'épargnaient pas le gouvernement : « Y'en a ras le bol de ce gouvernement qui prône l'austérité, qui impose la loi Diart. » Cette loi Diart, qui date de la droite et sur laquelle le gouvernement socialiste n'est pas revenu, a renforcé les pressions antigrève : les syndicats doivent déposer un préavis cinq jours à l'avance et les salariés du transport aérien doivent se déclarer grévistes 48 heures à l'avance. Les patrons ont alors toute latitude pour faire pression sur les agents et les remplacer par des non-grévistes, même d'un bout à l'autre du pays. C'est ce qu'ils ont fait lors de la grève de décembre 2011. Et il y a un mois, des agents de Roissy ont été envoyés à Marseille aux frais du patron, payés trois fois leur salaire, pour casser une grève chez ICTS.
     L'appel concernait toute la zone de Roissy-aéroport qui regroupe plus de 90 000 salariés, dont plus de la moitié sont émiettés en des dizaines d'entreprises sous-traitantes (750 en tout !), parfois petites, mais souvent reliées à de grands groupes par l'intermédiaire de filiales, et de filiales de filiales.
     Cette division permet tous les abus : chez Samsic, (assistance aux passagers à mobilité réduite, plus le ménage, les bagages...), un exemple entre cent, nombre de salariés sont convoqués au jour le jour, ayant peur de rater le coup de fil du soir qui leur permettra de travailler le lendemain. Mais même en CDI, les salariés sont précaires : chaque entreprise est soumise à des appels d'offres tous les trois ans. Quand l'entreprise perd le marché, même si les salariés sont repris, les patrons en profitent pour supprimer les avantages maison, bouleverser les plannings, baisser les salaires, etc. Le travail intègre de plus en plus des coupures dans la journée : les patrons voudraient faire travailler les salariés vol par vol, et y sont arrivés dans certains cas.
     Différentes organisations ont apporté leur soutien au mouvement. En particulier notre camarade Nathalie Arthaud, pour Lutte Ouvrière, a souligné que tout le personnel de la zone subit les mêmes attaques et que cela nécessiterait la même riposte. Et en effet des grèves ont éclaté çà et là, lors des négociations annuelles obligatoires (NAO) ou à l'occasion des transferts. Même si les patrons ont saucissonné les salariés en des centaines d'entreprises différentes, leurs intérêts, leurs revendications sont les mêmes. Cette première journée interprofessionnelle en appelle donc d'autres.
                                                                                 Correspondant LO

mercredi 29 mai 2013

« Rythmes scolaires »

La municipalité veut annoncer un certain nombre de dispositions concernant le cadre de la mise en place de ladite « réforme » lors du prochain conseil municipal du 24 juin. Cela lui permettrait d’avoir une année avant l’organisation concrète de la nouvelle semaine des élèves du primaire à la rentrée 2014.
     La municipalité considère que la concertation a eu lieu. Deux nouvelles réunions doivent encore avoir lieu la semaine prochaine, l’une avec les enseignants, l’autre avec des parents d’élèves. Et le personnel d’Animation ? Et le personnel « Atsem » et de restauration ?
     Avec une « réforme » annoncée dans la précipitation et laissée à la charge des communes, on ne pouvait qu’aboutir à de la confusion.

     Celle-ci n’étant pas levée, il serait préférable de repousser les décisions locales.

Education : titularisation sans chichi de tous les personnels qui le souhaitent !

Pour les enseignants non-titulaires de l’Education nationale, et sous conditions, des concours « réservés » à ces personnels ont été organisés. Calendrier confus, nature des épreuves, selon les intéressés, cela a été « ni fait ni à faire ». Cela se serait passé dans des conditions parfois « chaotiques ».
            Tout cela ressemble d’autant à rien que ceux qui seront reçus ne bénéficieront à la rentrée prochaine d’aucune formation.
            C’est bien la preuve que si on les a embauchés comme contractuels depuis des années, c’est que l’on considérait que ces personnels faisaient l’affaire.
            Une seule revendication : la titularisation pure et simple de tous les non-titulaires qui le souhaitent.

C’est bien volontiers que nous transmettons l’information suivante

« Afin de faire le bilan des situations et de débattre collectivement des moyens d’action, la CGT Educ’action Versailles organise une assemblée générale le :

Mercredi 5 juin à 14 heures 30
à la maison des syndicats

245, boulevard Jean Jaurès à Boulogne Métro Marcel Sembat »

Le vrai visage de leurs « valeurs »

Une fois encore, la manifestation des opposants au mariage pour tous a servi de terrain d’entraînement pour des militants d’extrême droite. Ces manifestations mêlent des jeunes des beaux quartiers et des catholiques bon teint, prônent leur « vision de la famille » - très intolérante au demeurant – avec des politiciens de l’UMP et du FN, à la pêche aux voix. Mais on y trouve aussi ces groupes qui se préparent à faire le coup de poing contre leurs adversaires.

     Aujourd’hui ils s’entraînent contre la police - pas très, très méchante d’ailleurs à leur égard. Demain, ils s’en prendront, peut être, à des travailleurs immigrés, à des grévistes et à des militants de la classe ouvrière. Mariage… gay ou pas, c’est le dernier de leur souci. A l’exemple de leurs modèles, Hitler , Mussolini, Franco, les Colonel grecs, ils veulent serrer la vis à la population, à commencer par la population ouvrière.

Logement : réquisitions des logements vides !

Selon Les Echos, « les stocks de logements neufs qui n’ont pas trouvé d’acheteurs (sont) au plus haut depuis 2008 ». Les ventes des promoteurs étaient en recul au premier trimestre de cette année. Cela laisseraient 100 000 logements invendus… et surtout inoccupés.
            De l’autre côté, il y a des millions de mal-logés et de personnes pas logées du tout.

            On sait donc qu’il y a 100 000 familles qui pourraient être logées immédiatement.

Cortège de Droit au Logement

mardi 28 mai 2013

CNR : l’unité nationale se fait toujours sur le dos des travailleurs

A l’occasion du 70ème anniversaire du Conseil National de la Résistance (CNR), Hollande s’est fendu d’un hommage aux « valeurs de la Résistance ». Tous les partis de gauche, le PCF en tête, vantent ce CNR et son programme. Mais le CNR a avant tout représenté l’union de tous les partis derrière de Gaulle, sur le terrain nationaliste, pour remettre en selle l’armée, la police et les hauts fonctionnaires en poste sous Pétain. Flanqué de ministres communistes, de Gaulle a pu neutraliser la volonté de changement qui existaient au sein des classes populaires et faire s’éreinter au travail les ouvriers, pour permettre aux grands patrons « français » de remettre en route leurs usines et surtout leurs profits.

     Les travailleurs doivent se méfier des ces politiciens champions de l’unité nationale, c’est-à-dire de l’alliance avec leurs exploiteurs.

Education : « rythmes scolaires », attention !

A Argenteuil, la réorganisation de la semaine scolaire liée à ladite « réforme des rythmes scolaires » n’entrera en application qu’à la rentrée 2014.
     Cela dit des orientations déjà précises pour la mise en place doivent être débattues lors du prochain conseil municipal de juin.
     Pour nous, deux principes doivent guider celle-ci : pas de frais supplémentaires pour les familles, par de travail supplémentaires pour les personnels.
     Cette grande opération « rythmes scolaires » est arrivée comme un cheveu sur la soupe, et sans que le gouvernement envisage de débloquer les crédits nécessaires.

     Familles et personnels ne doivent pas subir les conséquences de cet état de fait. 

PJJ : le cri d’alarme des personnels !

Le personnel de la protection judiciaire de la jeunesse d’Ile de France est appelé à faire grève aujourd’hui pour protester contre la réduction des crédits d’Etat. Les personnels veulent protester également contre la priorité donnée dans la répartition de ces crédits insuffisants aux Centres éducatifs fermés aux dépens de tout le travail effectué en milieu « ouvert ». Ces centres éducatifs fermés coûtent très chers.
     Combien de discours lénifiants sur la nécessité de s’occuper de la jeunesse. Dans la réalité, la situation de l’éducation est désastreuse. Lorsque cela s’ajoute à la détérioration de la situation d’un grand nombre de familles, cela augmente les risques de mal-être des jeunes, de déviance et de délinquance.

     Ce n’est pourtant pas une fatalité.