mardi 14 mai 2013

A la CAAB comme ailleurs, ça ne va pas pour les travailleurs !


Une information syndicale était organisée ce matin au siège de l’Agglomération d’Argenteuil-Bezons à destination des agents de celle-ci. De nombreux agents y ont assisté, en particulier du travail de propreté des villes d’Argenteuil et de Bezons.
     Il s’agissait pour la CGT d’expliquer la mise en ordre d’un régime indemnitaire hétéroclite, qui est doit être discuté à l’Agglomération comme il l’a été à Argenteuil. Cela peut amener un petit supplément de 50 euros mensuels brut, ce qui n’est pas extraordinaire mais qui est toujours bon à prendre. La CGT revendique que la mise en place soit rétroactive au 1er janvier 2013.
     D’autres sujets sont venus sur le tapis de la part d’agents. L’austérité pèse, la vie devient de plus en plus difficile.
     Par ailleurs, pour se laver, au local, il n’y a pas de savon. Il n’y a que deux douches pour 40. Et puis, il y a la revendication de « tickets-restaurant pour tous ». Bref, les revendications ne manquent pas.
    Les responsables syndicaux devant rencontrer vendredi matin la direction de l’Agglomération, un rassemblement a été décidé pour dix heures ce vendredi 17 mai devant le Siège.
     J’ai été informé et invité pour la réunion de ce matin par un agent. Comme je l’ai toujours fait en pareil cas à l’égard des agents de la Ville d’Argenteuil, j’étais présent, comme je le serai vendredi matin. Pour entendre les revendications, et affirmer la solidarité des élus LUTTE OUVRIERE. DM

Tout beau le nouveau siège. La vie des travailleurs doit être de la même qualité.

Bangladesh : les dessous de la surexploitation


Le 14.05.13

Le Bangladesh est le deuxième exportateur mondial de vêtements. Autant dire que l’essentiel des grandes marques de la planète y produit une part importante de leurs produits. Au détour de nom d’enseignes concernées par les drames du pays, on retrouve les H§M, Zara, Calvin Klein, Gap, etc,  que l’on croise ici.
      Un certain nombre d’entre elles viendrait de signer un accord sur les « conditions de sécurité des usines fabriquant des vêtements ». Cela suite à la catastrophe qui a fait au jour d’aujourd’hui 1127 victimes. C’est la conséquence de ce que le journal patronal Les Echos appelle être « mis sous pression par l’ampleur de la catastrophe » ! De l’intention à la réalisation, c’est une autre affaire.
     Incidemment, on apprend que jusqu’à maintenant, les travailleurs du textile de ce pays ne pouvaient créer un syndicat qu’avec une autorisation préalable des employeurs.
     Organisation des travailleurs interdite, extrême faiblesse des salaires, c’est la boucle de l’exploitation, au plus grand bénéfice des donneurs d’ordre impérialistes.

Usine textile au Bangladesh

lundi 13 mai 2013

L'éditorial des bulletins d'entreprise Lutte Ouvrière du 13.05.13.


Nos exploiteurs ont le sang des ouvrières du Bangladesh sur les mains

1126 morts, plus d’un millier de blessés et des dizaines de disparus : c’est le dernier bilan de l’effondrement de l’immeuble de confection survenu le 24 avril dans la banlieue de Dacca au Bangladesh. Le simple fait que les patrons soient incapables de dire, trois semaines après la catastrophe, combien d’ouvrières manquent à l’appel, montre qu’elles ne sont pour eux que de la chair à exploiter.
     Les bagnes industriels du XXIème siècle n’ont rien à envier aux bagnes d’il y a deux siècles. On y retrouve le travail des enfants, la surexploitation, les ateliers qui se transforment en pièges mortels pour les ouvriers et les salaires de famine. Car un salaire ouvrier équivalent à 30 euros par mois ne suffit pas à nourrir une famille, même au Bangladesh !
     La veille même du drame, les ouvrières, découvrant l’ampleur des fissures, avaient dit leur refus de revenir travailler : les patrons les y avaient forcées, et une heure après la prise d’équipe, l’immeuble s’écroulait.
     Le lendemain, il a fallu des manifestations de centaines de milliers d’ouvriers pour que le travail ne reprenne pas, comme si rien ne s’était passé et pour que les patrons acceptent de fermer leurs usines durant le week-end et de payer les travailleurs. Et les rescapés ne sont pas au bout de leur calvaire : beaucoup n’ont pas touché de salaire depuis la catastrophe, ils ont dû se débrouiller pour payer des frais médicaux dont ils ne savent même pas s’ils leur seront remboursés.
     C’est l’exploitation nue, criminelle et… banale, comme on la retrouve dans la plupart des pays pauvres, au Pakistan, au Cambodge, en Côte d’Ivoire, en Haïti. Mais ce n’est pas qu’une affaire de pays pauvres, de gouvernements corrompus et de patrons particulièrement immondes. C’est notre affaire à tous.
     Car si les assassins - le propriétaire de l’immeuble et les patrons qui ont refusé d’évacuer leur usine - sont au Bangladesh, les commanditaires sont ici. Ils ont pour nom Benetton, Casino, H&M, Primark, Wall-Mart, Mango, Tex… Ils poussent consciemment au crime en demandant des prix toujours plus bas.
     Ils savent que les marges bénéficiaires qu’ils obtiennent se feront au travers de la surexploitation de travailleurs, grâce au sous-traitant qui sous-traitera encore à plus esclavagiste que lui. Ils n’y sont pour rien, disent-ils, mais ils encaissent bien l’argent ! Du commanditaire au fabricant, il y a une seule et même chaîne meurtrière.
     Et c’est du pur cynisme que de chercher à culpabiliser ceux qui achètent un tee-shirt à 3 euros plutôt qu’à 10. Qui impose, ici, les petits salaires et les petites retraites qui forcent à compter ce que l’on dépense à l’euro près ? Qui décide d’aller exploiter la misère du monde à son profit ? Le même grand patronat ! C’est lui qui a du sang sur les mains.
     Les grands actionnaires des multinationales cherchent à gagner sur les deux tableaux, en exploitant les travailleurs là-bas et ici. L’exploitation barbare et criminelle des travailleurs des pays pauvres et les ravages de la finance, du chômage et de la misère dans les pays dits développés sont les deux faces du même système d’exploitation.
     Les exploités d’Asie, d’Afrique ou d’Amérique latine ne sont pas des concurrents « déloyaux » et encore moins des ennemis, ce sont nos frères d’exploitation. Des frères d’exploitation forcés bien souvent de quitter leur pays de misère pour s’embaucher ici, sur d’autres chaînes de montage. Le même sort nous lie car nous sommes tous des exploités, victimes des mêmes exploiteurs.
     Dans un pays comme le Bangladesh, il y a, rien que dans le textile, 4 à 5 millions d’ouvriers. Les pires bagnes capitalistes se sont déplacés de Lyon, Manchester et Chicago vers Shanghaï, Dacca ou Bombay, mais la réalité, c’est que la classe ouvrière n’a jamais été aussi nombreuse. Et aujourd’hui comme hier, c’est elle qui fait tourner la société.
     Au Bangladesh, depuis le drame du 24 avril, des manifestations monstres ont forcé le patronat à s’engager sur des augmentations de salaire et sur la sécurité des ateliers, mais cela fait des années que les travailleurs luttent. Les grèves ouvrières, les affrontements avec la police se multiplient au même rythme que les ateliers de confection. Leur combat pour demander des comptes aux exploiteurs et aux affameurs qui ont pignon sur rue ne fait que commencer.
    Les ouvriers des pays pauvres sont, à bien des égards, les damnés du capitalisme mais ils ne le resteront pas toujours. Ils forment aussi des cohortes de millions de femmes et d’hommes capables de se soulever et de se révolter : leur révolte est la nôtre, leur combat est le nôtre.

Drame des Roms à Lyon, parias parmi les parias


Plusieurs personnes sont mortes dans l’incendie de l’usine désaffectée lyonnaise dans laquelle leur communauté s’était réfugiée.
     C’étaient des Roms.
     Pourchassés de lieu en lieu, rejetés, réprimés, les Roms sont parias parmi les parias.
     Une société humaine aurait à cœur à trouver les solutions pour mettre un terme à l’errance de cette population.
     En attendant, face aux Roms, du côté des autorités de l’Etat et des élus, au-delà parfois, de quelques déclarations d’intention, le silence.
     Lamentable.

Campement de Roms dans la région parisienne

Agenda militant



Mardi 14 mai à 9 heures
AG du personnel de la CAAB au siège de celle-ci

Jeudi 16 mai à 19 heures
Moment limite pour me commander des cartes d’entrée à 15 euros à la fête de Presles et des bons d’achat de 4 euros (valeur 5 euros)

Vendredi 17 mai
De 17 heures 15 à 18 heures 15
Permanence publique au « Carrefour Babou »

Samedi 18, dimanche 19 et lundi 20 mai
Fête de Lutte Ouvrière
Ouverture au public : samedi à 11 heures

Fête de Lutte Ouvrière : un car le dimanche Argenteuil-Presles aller et retour. Il faut réserver de toute urgence



A Argenteuil, le dimanche 19 mai uniquement, un car fera l’aller-retour Argenteuil-Presles-entrée de la fête. Un seul aller-retour. Départ d’Argenteuil autour de 9 heures le matin. Départ de Presles le soir,  à l’arrêt des cars pour le retour vers Argenteuil : 19 heures.

     Les arrêts du car le matin :

         - 9 heures : arrêt des bus place Chauvelot (face au marché de Joliot-Curie) ;

         - 9 heures 15 : arrêt à l’entrée de la mairie d’Argenteuil bd Léon Feix ;

         - 9 heures 25 : angle du bd Leclerc et de l’avenue Utrillo, Val-Sud, à côté du supermarché Simply.

     La car est gratuit, mais le nombre de places étant limité, il faut réserver. Une trentaine de personnes sont inscrites à ce jour. Il faut maintenant vite réserver.

dimanche 12 mai 2013

Il faut interdire les licenciements !



Selon le Parisien, un nouveau plan de licenciement va diriger vers Pôle emploi,  cette fois  une quarantaine de salariés de l’entreprise JPG-Staples Direct de Survilliers dans le nord du département.
     Cette entreprise est une multinationale spécialisée dans l’équipement de bureau. Entreprise à capitaux « familiaux », elle a d’abord été rachetée par le groupe Pinault- Printemps-Redoute, puis par un groupe des Etats-Unis. Bref, un nouvel exemple du grand monopoly capitaliste.
     Les capitalistes ont la liberté de faire ce qu’ils veulent pour maintenir ou augmenter leurs profits. C’est cette liberté-là qui gâche la vie des producteurs qu’il faudra leur enlever.


France Telecom : un document très révélateur

Selon un document interne de France Telecom, datant de 2006 et révélé par Le Parisien, l’ancien PDG Didier Lombard aurait entre autres déclaré, lors d’une réunion avec son équipe : « En 2007, je ferai les départs d’une façon ou d’une autre, par la fenêtre ou par la porte ». Il évoquait les 22 000 suppressions de postes programmées entre 2006 et 2008 par  la direction de France Telecom, dans le cadre du plan visant à réduire les effectifs.
     Ces phrases d’un cynisme glaçant ont par la suite été enlevées du compte-rendu, et n’ont été restituées que ces derniers temps. Elles illustrent la violence impitoyable de la direction de France Telecom, capable de tout pour atteindre ses objectifs de rentabilité. Avec pour conséquence une vague de suicides dans l’entreprise, dont 35 seulement sont aujourd’hui examinés par la justice, dans le cadre de l’enquête.
     Didier Lombard, deux autres responsables et France Telecom en tant que personne morale, ont fini par être mis en examen en juillet 2012 et pourraient être condamnés « pour mise en danger d’autrui ». Ce serait la moindre des choses. Mais cette logique criminelle de la recherche du profit est toujours à l’œuvre, à France Telecom comme ailleurs.