dimanche 12 mai 2013

Il faut interdire les licenciements !



Selon le Parisien, un nouveau plan de licenciement va diriger vers Pôle emploi,  cette fois  une quarantaine de salariés de l’entreprise JPG-Staples Direct de Survilliers dans le nord du département.
     Cette entreprise est une multinationale spécialisée dans l’équipement de bureau. Entreprise à capitaux « familiaux », elle a d’abord été rachetée par le groupe Pinault- Printemps-Redoute, puis par un groupe des Etats-Unis. Bref, un nouvel exemple du grand monopoly capitaliste.
     Les capitalistes ont la liberté de faire ce qu’ils veulent pour maintenir ou augmenter leurs profits. C’est cette liberté-là qui gâche la vie des producteurs qu’il faudra leur enlever.


France Telecom : un document très révélateur

Selon un document interne de France Telecom, datant de 2006 et révélé par Le Parisien, l’ancien PDG Didier Lombard aurait entre autres déclaré, lors d’une réunion avec son équipe : « En 2007, je ferai les départs d’une façon ou d’une autre, par la fenêtre ou par la porte ». Il évoquait les 22 000 suppressions de postes programmées entre 2006 et 2008 par  la direction de France Telecom, dans le cadre du plan visant à réduire les effectifs.
     Ces phrases d’un cynisme glaçant ont par la suite été enlevées du compte-rendu, et n’ont été restituées que ces derniers temps. Elles illustrent la violence impitoyable de la direction de France Telecom, capable de tout pour atteindre ses objectifs de rentabilité. Avec pour conséquence une vague de suicides dans l’entreprise, dont 35 seulement sont aujourd’hui examinés par la justice, dans le cadre de l’enquête.
     Didier Lombard, deux autres responsables et France Telecom en tant que personne morale, ont fini par être mis en examen en juillet 2012 et pourraient être condamnés « pour mise en danger d’autrui ». Ce serait la moindre des choses. Mais cette logique criminelle de la recherche du profit est toujours à l’œuvre, à France Telecom comme ailleurs.

Travailleurs français, travailleurs immigrés, une seule classe ouvrière

C’est par la presse locale que j’ai appris qu’un incendie avait endommagé il y a une semaine, boulevard Karl Marx, une partie du foyer d’anciens, de retraités immigrés, dont de nombreux Algériens. Plusieurs locataires auraient été intoxiqués.
     Pour marquer notre solidarité morale, je me suis rendu dans ce foyer vendredi.
La vie continue son cours pour les habitants. Quelques chambres ont brûlé. Une forte odeur de brûlé domine. Il n’y a plus, à l’entrée, de foyer pour les résidents.
     Dans ce foyer, il n’y a pas de gardien en continuité. Une personne fait de modestes permanences, quelques heures par semaines. 
     Aujourd'hui, j'ai discuté avec quelques résidents. Ils ont le sentiment d'être abandonnés. Ils craignent que les travaux de réfection suite à l'incendie prennent trop de temps.

     Les vieux travailleurs qui résident-là ont participé à l’essor des années cinquante-soixante, aux dites « Trente glorieuses ». Mais pour eux, la « gloire » c’est de terminer leur vie dans l’isolement voire l’abandon.
      C'est inadmissible.

samedi 11 mai 2013

Grèce : une jeunesse condamnée au chômage


D’après les statistiques officielles, le taux de chômage en Grèce s’est élevé à 27 % en février dernier, alors qu’il était déjà de près de 22 % un an auparavant, portant le nombre de sans-emploi à plus de 1 320 000 personnes. Pire : pour la tranche d’âge 15-24 ans, ce pourcentage atteint 64,2 %... Presque une génération entière au chômage !
     C’est comme ça que se forme une génération de révoltés qui, nous l’espérons, deviendront une génération de révolutionnaires !

Bangladesh, France, partout dans le monde : ah bas le capitalisme !


Depuis plusieurs jours, de nombreux médias n’ont de cesse de revenir sur le drame personnel de ces trois femmes enlevées et séquestrées aux Etats-Unis. Oui, qu’il y ait des désaxés est affreux pour les victimes.
     En revanche, les mêmes médias se sont peu arrêtés sur le sort également effroyable de ces ouvrières et ouvriers de cette usine du Bangladesh ensevelis sous les débris de leur usine. Et il aura fallu un nouveau drame du même genre et la réévaluation du nombre des victimes pour que nous apprenions que l’écroulement de l’immeuble où ils travaillaient avait fait plus d’un millier de victimes.
      Un millier de victimes du travail dans des conditions inadmissibles pour les donneurs d’ordre du textile et de leurs profits.
      En 1906, un coup de grisou fit près de 1100 mort dans la mine de courrières.
      Un siècle plus tard, le capitalisme demeure à l’échelle de la planète. En un siècle, ce sont seulement les sièges de la surexploitation des travailleurs qui se sont déplacés. Du Nord vers le Sud.

Un immeuble prévu pour des bureaux pas pour une usine

Manif pour personne

Pour les organisateurs de cette la manifestation hier au soir à Argenteuil contre l'égalité des droits pour les couples homosexuels, on devait voir ce que l'on allait voir. Sauf, que les participants n'ont pas été au rendez-vous. Il y avait bien le public habituel des beaux quartiers de ce genre d'évènements, venu pour l'essentiel d'ailleurs, mais en très petit nombre, deux cents personnes. L'idée de gâcher son pont d'ascension pour aller s'encanailler dans des rues désertes de banlieue a des limites.
     Reste le fait que la réaction ait tenté de se montrer de cette façon dans la banlieue populaire, en l'occurrence à Argenteuil. Cette réalité doit faire réfléchir

vendredi 10 mai 2013

Nouvelles de Lutte Ouvrière : permanence hebdomadaire, la fête de Presles, l'arboretum, les spectacles, un car d'Argenteuil le dimanche

Permanence


Comme chaque vendredi soir, ce soir, ma permanence publique, de 17 heures 15 à 18 heures 15, devant « chez Paul », au carrefour Gabriel Péri-Paul Vaillant Couturier. L’occasion de discuter de la situation politique et sociale et de tous les dangers qu’elle recèle. L’occasion d’acheter des cartes d’entrée pour la fête de Presles, des bons, de réserver sa place dans le car.

La fête


L'Arboretum

Un sentier botanique, parmi 110 espèces d'arbres différentes permet quatre promenades commentées, chacune d'environ 50 minutes.
* L'arbre, quel être étonnant !
* Les différentes façons de reconnaître un arbre
* L'arbre et les poètes
Cette année une nouvelle visite :
* Les arbres voyageurs

Des spectacles

Au Grand Podium
SAMEDI
15h00 GADJE TAVARITCH jazz et musique tzigane revisitée
17h30 LA RUSTINE rock festif
20h30 VOLO chanson française (nouvel album « Sans rire »)
DIMANCHE
14h00 AGNÈS BIHL chansons d'humour et de révolte
16h00 ANNE SYLVESTRE récital de chansons « Juste une femme » N. MIRAVETTE au piano
18h15 BAZAR ET BÉMOLS chansons françaises swing
21h00 R.I.C. reggae, hip-hop
LUNDI
13h30 COMPAGNIE JOLIE MÔME spectacle de chansons « Paroles de mutins »
16h30 LE BAL DES MARTINE concert à danser


Et en plus, il fait beau !



A Argenteuil, le dimanche 19 mai uniquement, un car fera l’aller-retour Argenteuil-Presles-entrée de la fête. Un seul aller-retour. Départ d’Argenteuil autour de 9 heures le matin. Départ de Presles à l’arrêt des cars pour le retour vers Argenteuil : 19 heures.
     Les arrêts du car le matin :
         - 9 heures : arrêt des bus place Chauvelot (face au marché de Joliot-Curie) ;
         - 9 heures 15 : arrêt à l’entrée de la mairie d’Argenteuil bd Léon Feix ;
         - 9 heures 25 : angle du bd Leclerc et de l’avenue Utrillo, Val-Sud, à côté du supermarché Simply.
     La car est gratuit, mais le nombre de places étant limité, il faut réserver.

Nouvelles du monde ouvrier : la grève à PSA-Aulnay : un article dans l'hebdomadaire Lutte Ouvrière de cette semaine


PSA - Aulnay-sous-Bois : à la dix-septième semaine de grève, une détermination intacte
Mardi 7 mai, plus d'une centaine de travailleurs en grève sont allés manifester dans les locaux de la Direction générale de l'emploi pour protester contre l'attitude de blocage de PSA qui avait refusé de mettre par écrit le résultat des négociations concernant les revendications des grévistes.
     Comme à leur habitude, les travailleurs sont rentrés sans effraction et se sont invités dans les bureaux de la Direction générale de l'emploi, en déjouant encore une fois la surveillance policière qui s'est pourtant largement renforcée.
     Cette manifestation en direction du ministère du Travail avait pour but de rappeler au gouvernement que les grévistes étaient toujours mobilisés face à l'entêtement de Peugeot, et qu'il avait sa part de responsabilité, en refusant d'exercer la moindre pression sur la direction de PSA.
     La grève est entrée dans sa dix-septième semaine, et les grévistes sont toujours très actifs. De désespoir, la direction a retiré ses « pots de fleurs », les cadres censés impressionner les grévistes... avec le succès que l'on sait, puisqu'elle est toujours incapable de sortir la moindre voiture de l'usine d'Aulnay.
     Mardi 30 avril, les grévistes ont organisé leur troisième paye. La solidarité financière a fonctionné aussi bien que les deux mois précédents. Un versement de 1 000 euros a été assuré à chaque gréviste, de quoi continuer la grève et tenir tête à la direction. En effet, malgré les tentatives du gouvernement et de la direction de PSA d'enterrer la grève, la mobilisation des grévistes est toujours très populaire, elle est devenue un exemple de la ténacité de travailleurs en lutte contre la famille Peugeot, l'une des plus grosses fortunes du pays.
     À la manifestation parisienne du Premier mai, le cortège des grévistes de PSA-Aulnay a été très applaudi, tout au long du parcours. La collecte auprès des manifestants a été un succès puisqu'elle a rapporté 11 000 euros, et beaucoup ont tenu à se procurer le tee-shirt ou les badges de la grève, arborant « On se battra comme des lions ».
     Vendredi 3 mai, les grévistes ont rendu visite au préfet de Seine-Saint-Denis à la préfecture de Bobigny, et au directeur départemental du Travail. Aucun des deux n'a voulu se montrer. Pourtant le directeur départemental du Travail est le fameux « facilitateur » nommé par le gouvernement pour régler le conflit d'Aulnay. Mais ce monsieur a fait savoir qu'il était trop occupé pour recevoir les grévistes. Qu'il n'y ait rien à attendre de lui, voilà qui n'étonne plus personne, mais les grévistes ont ainsi fait savoir au gouvernement que la grève continuait et que rien n'était réglé.
     Le gouvernement le sait bien, d'ailleurs, puisque, le même jour, dix-huit cars de CRS cernaient le siège de PSA avenue de la Grande-Armée à Paris, craignant qu'une action surprise ne prenne de court, une fois de plus, la surveillance policière. Que les grévistes inspirent cette crainte au gouvernement socialiste montre une fois de plus qu'il est un adversaire des travailleurs de PSA et qu'il se place dans le camp du patron.
     Lundi 6 mai, la cohésion des grévistes était intacte. La direction, comme à son habitude, a tenté de redémarrer la chaîne au Montage, qui s'est arrêtée immédiatement. Plus de cinquante intérimaires s'étaient donné le mot pour débrayer afin de réclamer le paiement des 29 et 30 avril sur la paye d'avril et non de mai, ce que refusait PSA. Pour la direction, il n'y a pas de petites économies.
     Une délégation d'intérimaires a été reçue, et il ne leur a pas fallu longtemps pour obtenir par écrit le paiement légitime de ces deux jours sur la paye d'avril, et les deux heures de débrayage payés. Bref, bonne ambiance pour un début de semaine !
     Par ailleurs, tant que la direction, dans le cadre d'un protocole écrit, ne réintègre pas les quatre salariés honteusement licenciés, n'annule pas toutes les poursuites pénales, ne garantit pas par écrit les mutations et les reclassements externes, la grève continue.
                                                                                   Correspondant LO