mardi 23 avril 2013

La Poste : des facteurs lyonnais en grève : un communiqué de Nathalie Arthaud



Solidarité avec la lutte des facteurs lyonnais

Je tiens à affirmer ma solidarité avec les facteurs du 8ème arrondissement de Lyon qui ont fait trois semaines de grève et qui entameront leur quatrième semaine de grève ce lundi 22 avril. Ils s’opposent à une restructuration qui supprimerait plusieurs tournées, réduirait encore un peu plus le nombre de leurs samedis de repos, et aggraverait leurs conditions de travail.
     La direction de La Poste porte la responsabilité des conséquences de la grève pour les usagers.
     La colère des postiers est tout à fait légitime car la politique de La Poste est partout la même, et c’est pourquoi les facteurs des autres arrondissements ont effectué les débrayages de solidarité.
      Ce qui se passe à La Poste concerne aussi beaucoup d’autres secteurs de l’économie, que ce soit dans le privé ou dans le public. Les travailleurs sont confrontés aux mêmes problèmes et doivent lutter pour se défendre face à des directions intransigeantes.
                                                   Nathalie Arthaud, le 22.04.13.

lundi 22 avril 2013

Editorial des bulletins d'entreprise Lutte Ouvrière du 22.04.13.


Le bal des hypocrites

Avec les manifestations des opposants au mariage homosexuel, la droite maintient la pression sur le gouvernement. Elle se pose en défenseur de la famille et des enfants : quelle bande d’hypocrites ! Oui, il y a de quoi s’inquiéter pour l’avenir des enfants, mais le droit au mariage et à l’adoption des homosexuels n’y est pour rien.
     En France, du fait du chômage, de la précarité et des bas salaires, un enfant sur cinq vit en dessous du seuil de pauvreté. Avec la flexibilité, le travail en équipe et la mobilité forcée, les conditions de travail rendent la vie de famille quasi impossible. Le manque de logements sociaux contraint des millions de familles à vivre dans des taudis ou dans des chambres d’hôtel dans des conditions indignes. Mais cette droite des beaux quartiers n’en a cure.
     En plus de défendre un « ordre moral » hypocrite, elle défend l’ordre social capitaliste et les inégalités, les injustices qui vont avec. Entendre Henri Guaino, député UMP, demander à Hollande « qu’il écoute le peuple » ne manque pas de sel : il fait partie de ceux qui ont condamné des hommes et des femmes à une retraite de misère en passant en force face à des manifestations réunissant jusqu’à un million de participants !
     La droite se refait une santé en enfourchant le cheval de bataille du mariage homosexuel. Dans son sillage, il y a aussi la droite extrême qui pousse à la radicalisation. De la même façon que les députés UMP ont manifesté à côté de Collard, député du FN, la jeunesse dorée de droite ne se gêne plus pour manifester bras dessus bras dessous avec les jeunes d’extrême droite. Et ensemble, ils se sentent pousser des ailes.
     Ces gens-là sont politiquement et socialement des ennemis des travailleurs. Ils essayent de tirer profit de la déconsidération de Hollande et de son gouvernement, aggravée encore par l’affaire Cahuzac. Ce sont pourtant les travailleurs qui ont toutes les raisons de se sentir trompés, trahis par les socialistes au pouvoir.
     Le gouvernement a trahi ses maigres promesses, il laisse le patronat licencier à tour de bras, il laisse le chômage flamber. Même politique d’austérité que Sarkozy, mêmes attaques sur les retraites, même augmentation de la TVA, même discours où l’on nous dit qu’il n’y a plus d’argent pour les hôpitaux, pour les services publics !
     Les travailleurs constatent amèrement que leurs conditions de vie s’aggravent et que le gouvernement n’a d’yeux que pour le grand patronat à qui il a octroyé 20 milliards par an au nom de la compétitivité et à qui il vient de faire un nouveau cadeau : la loi sur la flexibilité.
     Hollande n’est qu’une marionnette dans les mains du grand patronat, beaucoup de travailleurs le constatent et ceux qui avaient des illusions en reviennent. Mais le risque existe que les plus écœurés et les moins conscients se jettent dans de nouvelles illusions.
     Marine Le Pen n’attend que cela. C’est une démagogue qui veut ajouter à son électorat réactionnaire des électeurs venus des classes populaires car elle veut, elle aussi, aller à la mangeoire.
     Derrière sa défense de « la veuve et de l’orphelin » - à condition qu’ils soient français -, le FN est un parti qui gouvernerait au profit du grand patronat dans sa variante la plus autoritaire. Il représente un danger mortel pour les travailleurs.
Il ne faut pas laisser les beaux quartiers et les fils à papa prétendre parler au nom du peuple. Ils s’en tiennent encore à proclamer « leur vision de la civilisation », mais demain ils voudront nous imposer leur loi.
     Et ce sera la loi des nantis, habitués qu’ils sont à être servis sur un plateau. Les mêmes prêcheront aux travailleurs les sacrifices à faire, ils s’opposeront aux grévistes, les accusant de prendre la population en otage, ils combattront les syndicats.
     Il faut qu’en face les travailleurs réagissent sur leur terrain et qu’ils montrent à tous ceux qui se gargarisent du mot « peuple » que c’est le monde du travail qui fait tourner l’économie et qu’il peut aussi se battre pour ses intérêts.
     La droite et les privilégiés ont sauté sur un prétexte pour combattre le gouvernement ; les travailleurs, eux, ont de vraies raisons de le faire car il s’agit de la défense de leur emploi, de leur salaire, de leur retraite, de leur droit à la vie.
     Cela exige que les travailleurs se battent contre le grand patronat, leur ennemi direct mais aussi contre ses serviteurs politiques, contre ceux qui gouvernent aujourd’hui et ceux qui rêvent de gouverner demain.


D'année en année, des demandes d'aide croissantes


Hollande au plus bas dans les sondages : quand on sert le patronat…

Alors que Hollande est au plus bas dans les sondages, nous rappelons ce que nous écrivions dans notre dernier tract local :
« …La déconsidération profonde du gouvernement est le fruit de sa politique et de ses propres mensonges.
     Hollande s’est fait élire en promettant de s’en prendre aux licenciements : mensonge ! Il s’est fait élire en s’engageant à ne pas augmenter la TVA : mensonge ! Il a dénoncé la réforme des retraites de Sarkozy, laissant croire qu’il reviendrait dessus : mensonge !
     En ce moment, le gouvernement veut faire approuver par le parlement la loi dont il dit qu’elle sécurisera l’emploi : mensonge encore ! Cette loi va flexibiliser et précariser encore plus la situation des travailleurs. Elle donne la possibilité au patronat de licencier plus vite, moins cher, de diminuer le temps de travail, de baisser les salaires en fonction de ses affaires. Il pourra imposer la mobilité forcée.
     Le gouvernement et le patronat prétendent que cette flexibilité accrue sauvera des emplois. Mais la flexibilité s’est imposée depuis longtemps dans toutes les entreprises, sans empêcher les suppressions d’emplois.
     Cette loi ne permettra pas de lutter contre le chômage mais elle aggravera l’exploitation, elle donnera plus d’armes légales au chantage patronal. Voilà ce que le gouvernement, le patronat et les confédérations syndicales signataires de ces accords compétitivité vantent comme « un résultat historique du dialogue social » !
     Eh bien, les travailleurs qui refusent ces reculs n’ont pas à se sentir liés par les signatures des dirigeants syndicaux ! Parmi eux, certains ont fait grève et manifesté. Ils ont eu raison de le faire.
     Mais pour faire reculer le gouvernement, il faudra plus que cela. Il faudra une réaction massive du monde du travail, capable de bloquer l’appareil productif. Un tel rapport de forces doit se préparer.
     La crise économique, sociale et politique rend d’autant plus nécessaire et urgente la mobilisation des travailleurs pour leurs intérêts. »

Les grévistes de PSA Aulnay ouvrant le cortège lors de la manifestation du  9 avril dernier

Conseil général : bulletin du CG ou bulletin paroissial ?

Dans la dernière livraison de sa feuille locale, la droite locale intitule un article : « Le Conseil général au cœur des quartiers ».
     Dans cet article, pas question de faire la promotion de tous les mauvais coups du CG contre les familles des quartiers populaires, que nous relatons régulièrement.
     Là, il s’agit de promouvoir le « positif », en l’occurrence quelques subventions à des initiatives municipales.
     Mais pour illustrer le propos : deux photos : l’une du devant de la basilique d’Argenteuil, l’autre d’un côté de cette dernière.
     Pas de miracle, la droite locale est bien calotine, c’est comme un automatisme.

dimanche 21 avril 2013

Le Conseil général joue son petit Sarkozy là où il le peut



Le Conseil général a la responsabilité de la gestion des collèges du département. Dans la série « mauvais coups » pour les milieux populaires, celui du 95 vient de réduire du tiers sa participation à l’utilisation par les classes des installations sportives municipales Le manque à gagner va retomber sur les finances des collèges.
     Pour un collège d’une vingtaine de classes, cela représente une somme avoisinant les 4000 euros. Des économies à réaliser sur d’autres postes de dépenses des collèges toutes aussi nécessaires. Et comme pour d’autres choses, cela pèsera davantage sur les collèges des quartiers populaires
     Pas sport le CG du 95 ? Surtout pas favorable à l’éducation des pauvres. Il était muet comme une carpe lorsque son héros Sarkozy charcutait à vif dans les effectifs de l’Education nationale.

Logement : pour les jeunes comme pour les plus anciens, le logement : une priorité !



Une résidence pour jeunes a été inaugurée ce samedi. Comprenant une douzaine de véritables studios, la résidence Victor Dupouy permettra que des étudiants et des jeunes travailleurs puissent se loger dans des conditions d’adultes.
     Le local était inutilisé depuis des années.
     Par ailleurs, cela fait plaisir de voir cette résidence au milieu de la résidence HLM Joly habitée par de nombreux anciens.
      Comme pour les familles, il y a aujourd’hui un cruel manque de logements pour les jeunes. Il faudrait que cette initiative soit multipliée par 1000, 10 000 à l’échelle du pays !




Un nom de bon augure : Victor Dupouy : qui fut maire PCF d’Argenteuil. Jeune communiste, fut emprisonné pour avoir refusé la guerre coloniale du Rif
    
   

Le 3 mai, une soirée-débat sur l'Algérie organisée par Lutte ouvrière



« De L’Indépendance à la dictature contre les classes populaires »

L’an dernier, L’Algérie fêtait le 50ème anniversaire de son indépendance. Pour obtenir cette indépendance politique et cette dignité retrouvée dont elles étaient privées depuis 132 ans, les masses populaires algériennes l’avaient chèrement payé. Au sortir de 7 ans et demi d’une guerre atroce, elles nourrissaient l’espoir d’un monde meilleur.
     Il n’en fut rien. L’émancipation fut nationale mais pas sociale. L’exploitation de l’homme par l’homme continua. Les dirigeants nationalistes du FLN mirent en place un régime à leur bénéfice et au service des privilégiés.
     En octobre 1988, ce fut l’explosion populaire. Mais ce furent les islamistes, seule force d’opposition véritablement organisée, qui profitèrent alors de la libéralisation relative concédée. Cette situation déboucha sur la « décennie noire » et ses 200 000 morts.
     Dans l’Algérie d’aujourd’hui durement frappée par la crise, il y a une classe ouvrière importante, jeune, dynamique, sans tradition politique, mais qui lutte pour ses conditions de travail et de vie.

      C’est de toutes ces questions que nous vous invitons à venir débattre.

Vendredi 3 mai
20 heures 15
Espace mandéla 
82, bd Leclerc 
Argenteuil

Affaire Ali Ziri : Solidarité



En prononçant un non-lieu, la « justice » a enterré l’étude des responsabilités policières dans la mort d’Ali Ziri en juin 2009.
     La famille de ce retraité algérien mort suite à un contrôle routier de police ne l’entend pas de cette oreille. Pour son avocat, « il est inconcevable qu’un homme de 69 ans décède alors qu’il est entre les mains de la police française et que cela ne fasse pas l’objet d’une instruction judiciaire comme toutes les autres affaires. Ce d’autant qu’il s’agit de la police ». En conséquence, la famille a décidé de se pourvoir en cassation
     Mais cette procédure est très coûteuse. Une souscription est lancée. Il s’agit de libeller les chèques à l’ordre de « ATMF Solidarité Ali Ziri » et de les adresser à : Collectif Vérité et Justice pour Ali Ziri c/o ATMF, 26 boulevard du Général-Leclerc, 95100 Argenteuil.