dimanche 17 mars 2013

PSA-Alnay : soutenons financièrement les grévistes !

Les grévistes d'Aulnay en grève continuent à avoir besoin de notre soutien, je dirais même plus que jamais. C'est grâce à la solidarité qu'ils ont pu bénéficier, chacun, fin février, d'une  somme non négligeable, sous le contrôle de tous et du Comité de grève soutenu par la CGT, SUD et la CFDT, bien sûr loin de leur paye habituelle.
     Sur Argenteuil, il y a eu le déblocage municipal d'une aide collective. C'était la moindre des choses envers des administrés en difficulté. C'est dans ce cas-là, pour des administrés qui défendent leur avenir, ce pourrait l'être pour bien d'autres raisons et difficultés.
     Mais après cette aide globale, ce serait tout du côté de la municipalité. Et pourtant la grève continue.
    Alors, lorsque les travailleurs sont seuls  face à l'adversité, la solidarité des travailleurs doit continuer à se réaliser. Pour les jours qui viennent nous faisons, sur la localité appel à celle-ci.
     Pour soutenir financièrement les grévistes d'Aulnay, on peut nous envoyer un chèque libellé à l'ordre de : Soutien aux salariés de l'automobile du 93
                                                                               Dominique Mariette
                                                                                2 rue Rouquès
                                                                                95100 ARGENTEUIL

Valls, Ayrault,...Les pompiers pyromanes


Après un nouvel assassinat en plein jour de deux jeunes dans la cité des Bleuets à Marseille, Valls vient d’y envoyer 300 policiers supplémentaires. Comme le remarquait un policier marseillais : « À chaque fait divers, les gouvernements successifs ont les mêmes réactions épidermiques et envoient des renforts de surface ».
     En fait, ce qui fait le lit des trafiquants de toutes sortes, c’est la misère, le chômage, les services publics défaillants, l’avenir bouché pour des milliers de gamins. La moitié des habitants des « zones prioritaires » de Marseille doivent survivre avec moins de 520 € par mois.
     Plutôt que de combattre cette violence sociale, Ayrault et Hollande l’aggravent tous les jours avec leur politique anti-ouvrière… puis envoient toujours plus de renforts policiers.



Michèle AUDIN à Argenteuil vendredi 22 mars à 18 heures 30 à l'auditorium de l'hôtel de ville

  Michèle Audin viendra parler de son livre "Une vie brève". Une vie brève, c'est celle de son père Maurice Audin, qui a disparu lorsqu'elle avait trois ans et demi et dont elle part à la recherche dans ce récit. Avant l'entretien et la dédicace, l'historienne Sylvie Thénault reviendra sur l'"affaire Audin". 
     Voici ce qu'écrivait Lutte Ouvrière dans un numéro de janvier 2009. 

                   Michelle Audin refuse la Légion d'honneur et l'amnésie d'État

Trois personnes viennent de refuser la Légion d'honneur que leur destinait le président de la République en ce début d'année.
     Ainsi les journalistes Françoise Fressoz (Le Monde) et Marie-Ève Malouines (France Info) ont souligné qu'elles n'avaient pas sollicité cette décoration et que rien d'exceptionnel dans leur parcours professionnel ne la justifiait. Françoise Fressoz a même ajouté que, « pour exercer librement sa fonction, un journaliste doit rester à l'écart des honneurs ».
    Le troisième refus provient de la fille de Josette et Maurice Audin, Michelle Audin. Mathématicienne comme son père, elle a motivé son refus au président de la République. Dans sa lettre, elle suppose que cette distinction entend récompenser ses recherches mathématiques. Mais elle n'a pas oublié que, lors de la prise de fonction présidentielle, sa mère avait écrit à Sarkozy pour lui demander que toute la vérité soit faite sur la mort de son mari, torturé et assassiné en 1957 par des parachutistes de l'armée française pendant la bataille d'Alger. Celle-ci, conduite par le général Massu, institua l'usage de la torture contre les partisans de l'Algérie indépendante, avec le quitus du gouvernement dirigé par le « socialiste » Guy Mollet, qui entendait que l'Algérie reste française.
     Le 11 juin 1957, Maurice Audin, professeur de mathématiques de 25 ans, anticolonialiste et militant du Parti Communiste Algérien interdit depuis 1955, était arrêté à son domicile d'Alger par des parachutistes. Il devait mourir le 21 juin 1957 au cours d'une séance de torture, étranglé par le lieutenant Charbonnier. Les parachutistes maquillèrent l'assassinat en une tentative d'évasion. Le corps du « porté disparu » ne fut jamais retrouvé. Paru en 1958, un livre, La Question, écrit par Henri Alleg, militant du PCA, ami d'Audin, arrêté et torturé lui aussi, allait dénoncer l'usage de la torture. Alleg a donné un échantillon des propos des officiers pendant qu'ils le torturaient : « Tu sais ce que c'est la Gestapo ? Tu vas disparaître. Personne ne sait que tu es arrêté, tu vas crever et ta putain de République, on la foutra en l'air aussi ! »
     Plusieurs tentatives de Josette Audin d'obtenir réparation en justice, à l'époque et encore en 2001 sous Jospin, se sont soldées par des non-lieu ou des appels rejetés, sans parler du décret d'amnistie promulgué par l'État français dès 1959 pour les crimes de l'armée lors des « opérations de maintien de l'ordre contre l'insurrection algérienne ».
     Cinquante ans après, Josette Audin estimait qu'il restait des témoins susceptibles de faire la lumière sur les circonstances précises de la mort de son mari. Un des protagonistes, le général Aussaresses, supérieur hiérarchique de Charbonnier, n'avait-il pas fait des demi-aveux sur les circonstances ? Josette Audin espérait aussi que l'État français reconnaîtrait que ses représentants avaient usé de la torture et condamnerait cette pratique.
Mais l'amnésie de l'État, quand il s'agit de ses crimes, est en général durable. Heureusement, la famille Audin n'a pas la mémoire courte. Et c'est parce que le président Sarkozy n'a même pas daigné répondre à la lettre de sa mère que Michelle Audin a refusé la Légion d'honneur. Comment, il est vrai, aurait-elle pu accepter une décoration que l'État français avait jadis remise au tortionnaire de son père ?
                                                                            Jacques FONTENOY

 

samedi 16 mars 2013

Droit de vote des étrangers : Hollande capitule une fois encore


Le gouvernement vient d’enterrer une nouvelle fois l’un de ses « engagements » de campagne : celui d’accorder aux étrangers extra-communautaires le droit de vote aux élections locales.
     Sous prétexte qu’il pense ne pas réunir les trois cinquièmes du Parlement – ce qu’il n’ignorait pas avant de prendre cet engagement – , Hollande a choisi de reculer, sans même se battre et essayer. Il a renoncé à intégrer cette réforme dans le projet de révision constitutionnelle présenté en conseil des ministres. On peut même douter qu’en faisant cette promesse, il avait l’intention de la tenir.
     Ça ne fait guère que 32 ans, depuis l’élection de Mitterrand de 1981, que le Parti socialiste a fait cette promesse pour s’asseoir dessus. Il dénie ce droit élémentaire à des millions de travailleurs qui produisent des richesses pour enrichir les capitalistes de ce pays.

vendredi 15 mars 2013

Coluche nous l’a dit : « salopards » ! « Enfoirés » !


Supplément « Entreprises et marchés » des Echos du jour : « les Enfoirés » un enjeu d’image pour TFI ».
     L’an dernier, selon le journal, le show des Restos du cœur avait battu un record d’audience, alors le show est porteur pour l’image de Bouygues et tutti quanti à travers les coupures de pub.
     Le capitalisme atteint tout, fait du profit de tout. Il produit la misère. Plus de 11% de fréquentation pour les Restos du cœur lors de la dernière campagne qui vient s’achever. Et les profiteurs créent la misère et profitent encore de ceux qui tentent encore de pallier la misère.
     Coluche enrage. Enfoirés !

Il les regarde droit dans les yeux ces enfoirés.

Bezons-Palestine : choisir son camp pour aider à réaliser la sérénité de tous, un jour au Proche-Orient, pour la population d’Israël comme de celle des Territoires palestiniens

Voilà quelques éléments, selon Vonews de la réaction du Préfet du Val d’Oise à la dédicace palestinienne bezonnaise :
« cette initiative, présentée comme la célébration des liens d’amitié et de coopération qui unissent la ville de Bezons avec la commune de West-Bani-Zeïd n’a rien à voir avec la coopération décentralisée et constitue un manquement à l’obligation de neutralité républicaine ». Il estime ainsi que l'exigence de l'Etat « de favoriser les relations de confiance et de respect mutuel entre les uns et les autres ne peut qu’être fortement contrariée par une décision qui contrevient gravement au message de sérénité et de tolérance que les élus de la République ont le devoir de porter ». » Et : « C'est pourquoi les services de la préfecture analysent désormais « les conditions d’un éventuel déféré de cette délibération municipale devant le tribunal administratif au titre du contrôle de légalité ». »
     Bien dit donc. Comme on aimerait des réactions aussi engagées sur des sujets tout aussi controversées : les subventions aux entreprises de certaines collectivités, l’inégalité scolaire, et l’on en passe, sujets tellement propices, et à juste titre, à contrarier la sérénité de tous.
    Nous le répétons, notre solidarité est totale avec la municipalité de Bezons et son Maire Dominique Lesparre, comme les élus Lutte Ouvrière d’Argenteuil ont tenu à le lui transmettre.

Nauseus Papam


Tous ceux qui ne sont pas adeptes de l’Église catholique et romaine vont finir par avoir la nausée devant le matraquage médiatique autour de la désignation du nouveau pape. Il est pourtant très conforme à ses prédécesseurs : un haut cadre de l’appareil catholique, responsable des Jésuites argentins au moment de la dictature du général Videla entre 1976 et 1983. Durant cette période, l’Église argentine soutenait sans réserve la junte militaire pendant qu’elle traquait et torturait les opposants, y compris des prêtres liés aux quartiers populaires.
    François, Benoît ou les autres, c’est la continuité : depuis des siècles, le goupillon n’est jamais très loin du sabre !

Hôpital d’Argenteuil : non aux attaques contre les personnels. Solidarité avec ceux qui les refusent !


Des kinés et des brancardiers étaient en grève hier à l’hôpital Victor Dupuy d’Argenteuil. Ils font partie du personnel de l’hôpital a qui l’on veut supprimer des jours de RTT et le paiement du temps de repas du midi, sous prétexte de combler le déficit de l’hôpital. Un comble ! Ces salariés ont raison de se battre. Ce sont tous les salariés de l’hôpital qui sont concernés, parce que, tôt ou tard, ils seront touchés par la même politique.
     La santé est un droit. La santé n’a pas de prix. Si le budget de l’hôpital ne peut être bouclé en l’état, il doit bénéficier de fonds publics supplémentaires pour l’équilibrer. Ces dépenses-là prises sur les impôts de tous seront de bonnes dépenses. Mais pas question de faire payer ni les patients ni les personnels qui contribuent à ces impôts, ce serait la double peine.