samedi 2 février 2013

Greve PSA-Aulnay . lettre d´inforñation en date du 1.2.13.


Lettre d'information n°6
01/02/2013
A LA UNE
Depuis que la grève a repris à l'usine d'Aulnay, la direction met le paquet pour tenter de l'arrêter. Elle a fait venir, en toute illégalité, une centaine de vigiles qui paradent en uniformes et rangers autour de l'usine. Le préfet de Seine-Saint-Denis, averti plusieurs fois de cette situation, refuse systématiquement de dénoncer la direction, alors que le droit du travail est explicite sur ce sujet.
Des cadres sont envoyés à Aulnay avec doublement de leur salaire et une prime de 10%. Ils ne sont pas là pour travailler mais servent à intimider et impressionner les salariés grévistes et non grévistes. La direction a embauché en toute illégalité des intérimaires pour remplacer les grévistes.
Bref, PSA viole la loi. Et ce multirécidiviste n'est pas inquiété par les pouvoirs publics complices de ces délits.
En revanche, des camarades de la CGT subissent de plein fouet la répression patronale. 6 militants CGT, organisateurs de la grève, sont convoqués à la Sureté Territoriale, c'est-à-dire directement au Parquet. D'après les dires des policiers eux-mêmes, ils seraient accusés des altercations avec des huissiers payés par la direction. 4 de ces militants convoqués par la police sont aussi sous le coup d'une procédure de licenciement avec mise à pied conservatoire à effet immédiat. L'enquête n'a pas démarré, mais la direction veut les mettre dehors. Elle montre ouvertement qu'elle cherche à casser la grève.
Vendredi 1er février, un rassemblement aura lieu devant la sûreté territoriale à Bobigny, 45 rue de Carency, derrière le TGI. Que les camarades viennent nombreux soutenir les militants CGT injustement accusés. Ne laissons pas le patronat et le gouvernement réprimer la lutte syndicale. 
Mardi 5 février, un grand rassemblement sera aussi organisé sur le parking de l'usine, à partir de 13h30 pour protester contre cette répression. Venez nombreux soutenir la lutte des salariés de PSA Aulnay.
Mardi 29 janvier, plusieurs centaines de grévistes d'Aulnay ont participé aux différentes manifestations organisées à Paris contre l'ensemble des licenciements que le monde du travail subit de plein fouet. Virgin, Sanofi, Goodyear et tant d'autres entreprises licencient alors qu'elles encaissent toujours plus de profits. Ne laissons pas les patrons nous jeter dans la misère. Organisons la riposte du monde du travail.
Ce même mardi 29 janvier, deux bonnes nouvelles sont tombées :
D'abord, l'action en justice des camarades de la CGT de Faurecia a porté ses fruits. Une fois encore PSA démontre qu'il ne respecte aucune loi et aucune procédure. Du coup, son plan social est suspendu provisoirement car le CCE de Faurecia n'a pas été consulté. Ce n'est qu'un petit recul, mais c'est quand même un camouflet pour PSA. Tant mieux ! Et nous allons utiliser ce temps gagné pour tenter d'amplifier la lutte.
Ensuite, à la réunion de négociation au siège de PSA, la direction concédait de nouveaux reculs. On reste loin du compte. Mais ces reculs sont la conséquence directe de la grève. Cela ne peut que renforcer notre détermination de la poursuivre.
Mercredi 30 janvier, 150 grévistes d'Aulnay se sont rendus en délégation, rencontrer les travailleurs en grève de Renault Cléon. Le rassemblement a été chaleureux, malgré la pluie normande !
Ces actions aident à populariser la grève et elles renforcent aussi la conscience que nous avons tous les mêmes patrons, les mêmes attaques et que nous ne pourrons nous défendre que tous ensemble. Ces actions préparent l'avenir.
À l'usine, malgré les tensions et les provocations organisées par la direction, la grève se poursuit. Des intérimaires débrayent régulièrement pour réclamer le paiement de la semaine de chômage partiel.
Communiqués
Communiqué de presse de la CGT PSA Aulnay 31/01/2013
Les salariés en grève de PSA Aulnay se rassembleront ce vendredi 1er février à partir de 9h30 devant le commissariat de Police de Bobigny au 45 rue de Carency pour soutenir la militante CGT et organisatrice de la grève, Agathe Martin, mère de famille qui est convoquée. 5 autres militants de la CGT, eux ausi organisateurs de la grève ont été convoqué tous les jours de la semaine. Agathe Martin est menacée de licenciement avec mise à pieds conservatoire à effet immédiat.
Nos actions

La grève reprend à PSA Aulnay
France 3 Île-de-France
28/01/2013

Le Figaro, la voix de ses maitres


Le Figaro attaque la CGT de PSA et la CGT de Goodyear Amiens. Selon ce journal, ce serait les syndicats et les travailleurs qui se défendent qui seraient responsables de la fermeture de ces usines !
La presse au service du patronat défend la main qui la nourrit. Selon eux, les travailleurs ne devraient avoir que le droit de la fermer.

vendredi 1 février 2013

Ce qu'ils veulent, c'est le retrait de sa reforme

Le gouvernement proposerait une prime aux professeurs des ecoles pour faire passer la pilule d'une augmentation tres importante de la charge de travail consequente de la modification des horaires de l'ecole elementaire.
     On parle de 400 euros par an, soit 33 euros par mois.
     Peillon, le genre de gars qui ne sait meme pas le prix d'un ticket de metro.

Les suppressions d'emplois font augmenter le chomage



L’État, tout comme la Poste ou la SNCF, fait partie des patrons responsables du chômage. Le nombre de suppressions de postes record dans l’ensemble de ces services participe non seulement à la dégradation des services publics, mais il enlève la possibilité à des chômeurs d’y trouver un emploi. L’État est aussi le premier employeur de travailleurs précaires.
Il faut embaucher massivement dans les services publics, et la grève du 31 janvier à laquelle sont appelés le

Surprise de circonstance



L’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé vient de suspendre pour trois mois la pilule Diane 35 responsable d’ au moins quatre décès.
Le fabricant, le groupe Bayer France, s’est dit « surpris » car ce médicament est vendu depuis 25 ans dans 116 pays pour le traitement de l’acné chez les femmes, sous-entendant qu’il ne pose pas de problème.
Ce médicament était le plus souvent prescrit comme contraceptif. Il paraît bien difficile de croire que le laboratoire l’ignorait, au vu du nombre de ses ventes ! 315 000 femmes sont concernées.
Bayer cherche à masquer sa responsabilité et à sauver sa réputation.


Goldman Sachs en reve, le PS s'apprete a le faire


Dans une interview, un économiste de Goldman Sachs a proposé de baisser les salaires de France de 30% pour enrayer la crise. Certains députés PS protestent contre cette proposition. Une protestation bien hypocrite pour ces députés qui vont voter la « flexi-sécurité » négociée entre patronat et certains syndicats... qui autorise justement le patronat à baisser les salaires.

jeudi 31 janvier 2013

Goodyear : un communiqué de Nathalie Arthaud


Goodyear : quand le maître-chanteur se transforme en licencieur

Goodyear a donc annoncé la fermeture de son usine d’Amiens-Nord, qui emploie 1250 personnes. Dans une région déjà sinistrée par le chômage, c’est une ignominie de plus de la part de cette multinationale. Cela fait des années que la direction de Goodyear s’en prend à ces travailleurs. En 2008, elle avait déjà mené un chantage : les 4x8 – avec leurs conséquences désastreuses pour la vie des salariés – ou les licenciements. En 2009, elle avait tenté d’imposer un plan de licenciements, dont les syndicats avaient obtenu l’invalidation par la justice. Là, elle veut tout simplement se débarrasser de cette usine, au prétexte que les travailleurs n’y seraient pas assez dociles.
     Comme ceux de PSA, de Renault, de Sanofi, de Virgin ou d’ArcelorMittal, les travailleurs de Goodyear Amiens ont mille fois raison de se battre. L’interdiction des licenciements, c’est par la lutte qu’il faudra l’imposer, au patronat comme au gouvernement à son service.

                                                            Nathalie Arthaud, le 31.01.13.

Hôpital : des conditions de soins inacceptables


Sur vingt-trois médecins urgentistes du CHU de Grenoble, vingt-et-un menacent de démissionner si rien n’est fait pour accueillir les patients dans de bonnes conditions. Cela fait quatre années qu’ils dénoncent notamment le manque de lits et le fait que certains malades peuvent attendre jusqu’à 48 heures avant d’être installés dans une chambre ! Et Grenoble n’est pas une exception.
     Les gouvernements réduisent le nombre de lit dans les hôpitaux pour faire des économies sur la santé. Rompre avec cette politique de réduction des dépenses de santé qui mènent à ces situations est une urgence.