samedi 17 novembre 2012

Emploi : ce n’est pas dans les salons qu’on obtiendra satisfaction


À l’initiative du gouvernement, patronat et syndicats se réunissent pour négocier un accord sur la « sécurisation de l’emploi ». Mais en guise de « sécurisation », le patronat exige la remise en cause du CDI, le droit de licencier plus facilement, la limitation du recours aux tribunaux et la réduction des indemnités en cas de licenciement. En gros, il veut que les travailleurs soient tous précaires.
     Quant à la « négociation », elle se résume à tenter d’améliorer, à la marge, les projets des patrons. Autant dire qu’ils sortiront gagnants à tous les coups.
    Dans la guerre de classe que le patronat mène aux travailleurs, plutôt que discuter tranquillement avec l’état-major de nos ennemis, il faut miser sur la force des travailleurs, sur leur terrain, celui de la lutte de classe.

vendredi 16 novembre 2012

Retraités : le gouvernement veut faire les poches des retraités


Selon le gouvernement, les retraités seraient des privilégiés et il serait prioritaire de supprimer leurs « niches fiscales ». Au nom de l’égalité, il a déjà ajouté un prélèvement de 0,3%... prétendument pour financer la dépendance.
     La réalité, c’est que la moitié des retraités ne sont pas imposables donc ne roulent pas sur l’or. Et les pensions de tous ont énormément baissé avec le nouveau mode de calcul mis en place par les gouvernements successifs, tandis que l’inflation réduisait leur pouvoir d’achat.
Il faut prendre sur les profits des exploiteurs qui, eux, sont loin d’être sur la paille.

La poste ou la poche ?

Le prix du timbre "express" va augmenter. Il coûtera dorénavant 0,63 euros, soit une augmentation de 2,8%, soit loin devant toute augmentation très hypothétique, de salaire, de pension, d'indemnité, bref de revenus... pour les classes populaires.
     On veut nous faire les poches. Par la lutte, il faut arrêter la main des pickpockets !

Proche-Orient : Un peuple qui en opprime un autre ne peut pas être un peuple libre


L’aviation israélienne a organisé une série de bombardements sur Gaza, tuant le chef militaire du Hamas et vingt autres personnes. L’armée de terre est mobilisée en vue d’une intervention à Gaza, quatre ans après celle baptisée « Plomb durci », qui avait fait 1 400 morts palestiniens.
     Les dirigeants israéliens invoquent la légitime défense et dénoncent les tirs de roquette du Hamas qui visent le sud du pays et terrorisent la population israélienne. Mais Israël ne fait que récolter les fruits amers de sa politique : l’occupation de la Palestine et la transformation de la bande de Gaza en une véritable prison à ciel ouvert pour ceux qui y vivent.
    Tant que les Palestiniens ne pourront pas vivre, circuler et s’administrer librement dans un pays qui est aussi le leur, la population israélienne risque de voir la tension se perpétuer.

De futurs nervis à l'école des cochons

Sur Cergy, il existe un "cercle du silence" regroupant pour l'essentiel des religieux préoccupés de la situation des étrangers, des Rroms, du scandale des centres de rétention. Régulièrement, il organise un rassemblement, silencieux, sur le parvis de la préfecture.
     On vient d'apprendre que leur dernier rassemblement, en octobre, avait été perturbé par des membres d'un groupuscules d'extrême-droite local déguisés en cochon.
     Ces gens-là veulent faire parler d'eux, mais en tentant d'intimider.
     Un fait inquiétant qui ne doit pas passer inaperçu.

Rroms : un courrier intéressant du maire de Bezons (PCF)


Un habitant de Bezons, préoccupé de la situation des Rroms "habitant" sur la commune, a pu avoir un contact avec la municipalité de Bezons sur le sujet. Voilà la réponse qu'il a reçue du maire de cette ville, réponse qui figure par ailleurs sur le site de la ville de Bezons. Vu l'intérêt qu'elle présente, nous la portons bien volontiers à la connaissance de nos lecteurs. DM


Bezons, le 14 novembre 2012
Cher Monsieur,
C'est avec beaucoup d'attention que j'ai pris connaissance de votre courrier etj'apprécie votre démarche progressiste. Comme plusieurs villes de France et d’Ile-de-France, Bezons est ainsi concernée par la présence de familles d’origine Rrom. A leur demande, j'ai reçu le 2 novembre dernier les dirigeants de l'association La voix des Rroms. Cet entretien de plus d'une heure a été extrêmement cordial.
     Mon discours à l'égard de ces familles et de leurs représentants ne souffre d'aucune ambiguïté. Aussi, leur ai-je dis que le terrain actuellement occupé faisait l’objet de projets d’aménagement majeurs pour les Bezonnais puisqu'il doit accueillir des voies de circulation douce et notre base de loisirs dont l'ouverture est programmée pour l'été prochain. Déjà, nous enregistrons des retards dans leur réalisation. La situation est extrêmement délicate. Je leur ai signifié - et ils ont semblé l'avoir compris - que nous ne disposions plus de d'emprises foncières pour y développer le travail d'insertion souhaité autour du logement, notamment. Et si à Bezons nous ne disposons plus de parcelles, il faut qu'à l'échelle de la région des moyens soient mis à disposition des élus locaux qui souhaitent développer des projets d’insertion par l’habitat et l’emploi.
     Je sais pertinemment que les expulsions sans solution durable ne règlent rien. Elles précarisent encore un peu plus les familles. Celles-ci se réinstallent par nécessité àquelques centaines de mètres ou kilomètres des précédentes.
     Tous les efforts pour leur accès à la santé, pour favoriser leur intégration par la scolarisation des enfants et l’alphabétisation des adultes sont à chaque fois balayés d’un revers de main.
     Mais vous comprendrez, je l'espère, que nous ne puissions nous contenter d’un statu quo qui entérinerait la gestion par quelques villes de banlieue populaire de ces bidonvilles. Cela n’est pas non plus envisageable. C'est pourquoi, avec de nombreux maires de ma sensibilité, je réclame une solidarité régionale, nationale et européenne
pour la mise en oeuvre de solutions durables et dignes pour les populations Rroms. Vous semblez connaître parfaitement notre ville et en appréciez la gestion ce dont je vous sais gré. Notre action volontariste est considérable : 40 % de logements sociaux, actions sociale et de solidarité d'une grande richesse, réalisation toute récente d'uneaire destinée au gens du voyage... Bref, les solidarités ne nous sont pas étrangères.
     C'est pourquoi, je suis demandeur d'une table ronde en présence des élus locaux et
des associations oeuvrant auprès des Rroms, sous la responsabilité du Préfet de Région. L’insertion de ces familles vivant en bidonvilles doit être envisagée au niveau
de l'Ile-de-France, à l'échelle nationale, voire européenne afin que les élus locaux ne soient plus laissés seuls face à la gestion complexe des campements de ces pauvres gens.
     Les populations Rroms méritent un traitement digne de leur statut de citoyens européens, sans discrimination et avec accès à la formation et à l’emploi afin de vivre
dignement. Les Bezonnais comprennent de moins en moins pourquoi les pouvoirs publics, pourtant alertés, laissent perdurer cette situation. Très sincèrement, il serait de bon ton qu’une approche plus humaine et plus globale du problème des campements illicites soit envisagée, une approche en rupture avec les politiques précédentes conduites par la droite et qui marque une volonté de résoudre durablement l’errance et la précarité de ces populations Rroms.
Souhaitant vous avoir répondu utilement, je vous prie d'agréer, cher Monsieur, l'expression de mes sentiments les meilleurs.
                                                                         Le Maire,
                                                       Conseiller général du Val-d'Oise,
                                                                   Dominique LESPARRE


jeudi 15 novembre 2012

Réactifs : une leçon pour les travailleurs : être « réactifs »


Après l’hebdomadaire Lutte Ouvrière, la lecture du journal « grand patronal » les Echos est édifiante. Voilà le début d’un article de la parution du jour de ce quotidien :

« Les marges des poids lourds de la Bourse restent très élevées. Les sociétés du CAC40 accusent un léger retard

« Réactifs. La menace de récession se précise, les patrons semblent de plus en plus inquiets, les investisseurs sont très prudents. Jusqu’à maintenant, les grandes entreprises résistent pourtant bien à la dégradation de la conjoncture. Très bien même. C’est ce que montre l’analyse des marges des plus grandes entreprises cotées en France, en Europe et aux Etats-Unis. Le choc frontal subi en 2009 a été absorbé : les grands groupes ont été extrêmement réactifs pour réduire leurs dépenses, rationaliser leurs activités et abaisser leur point mort. Des efforts qui paient aujourd’hui… »

     Tout cela on le sait. A nous de le faire savoir à tous les travailleurs.

Banquet Lutte Ouvrière 2013


Le prochain banquet 2013 de Lutte Ouvrière à Argenteuil… Le 17 février prochain ?

Nous nous dirigeons vers cette date. Oui, c’est un dimanche. Le banquet aurait lieu le midi, et les animations dans l’après-midi.
     S’il y a encore quelques petites choses à finaliser pour cette date, je crois que dès à présents nos fidèles et les nouveaux participants peuvent réserver cette journée et noter cette date. Dominique M.