vendredi 6 avril 2012

D’abord la concertation, ensuite la décision


Le projet de construction d’une crèche sur le site du groupe scolaire Marcel-Cachin est abandonné. De nombreux parents et habitants proches du groupe scolaire s'y opposaient arguant que cette construction supplémentaire diminuerait cour et espace public pour les élèves et les habitants. 
     La crèche est nécessaire. Mais pourquoi, en les informant, ne pas demander au préalable l’avis des personnes concernées par tel ou tel projet ?

       Cet ordre (information, concertation, décision) est le seul correct. 


D'abord la concertation, ensuite la décision (2)


De la même façon, la perspective de la vente des 632 logements d’AB-Habitat de Montigny ne fait pas l’unanimité, puisqu’un rassemblement de protestation est appelé demain à 11 heures place de la gare devant l’antenne. La perspective de cette vente a été décidée, et les locataires ont été mis au courant ensuite.
     Je me rendrai demain à ce rassemblement pour exprimer que, lorsqu’un projet sérieux est sur les rails, il faut d’abord informer, concerter, et ensuite décider.
     

jeudi 5 avril 2012

Conseil général du 93 : des fonds publics pillés par le privé…


Le conseil général de la Seine-Saint-Denis, dirigé par le PS, a décidé de recourir à un contrat de « partenariat public-privé » pour la construction et la reconstruction de 12 collèges du département. Le conseil général versera 340 millions d’euros, les 40 % restants seront apportés par les groupes privés. Le conseil général s’engage à payer un loyer annuel de 24 millions d’euros pendant 20 ans.
Il s’agit d’un beau cadeau aux groupes de BTP, Eiffage et Fayat. Le scandale de l’hôpital sud–francilien a déjà montré ce que sont les partenariats public-privé : cet hôpital a été livré par Eiffage avec une année de retard, d’innombrables malfaçons, et un surcoût faramineux. Et la collectivité publique devra lui verser une dîme durant des décennies.
     Ce partenariat, c’est une aubaine pour le privé.


Lycées : pas plus de 30 élèves ou 24 par classe, mobilisation !

Un tel étalement dans la presse ne fait ni plaisir aux élèves, ni à leurs parents, ni aux personnels qui se battent à longueur d'années pour tenter d'offrir aux élèves un enseignement de qualité, mais bien sûr dans des conditions difficiles.
     Et l'on prévoit à la rentrée prochaines dans ces lycées une hausse importante des élèves remettant en question les limites par classe en zone d'éducation prioritaire : 30 en sections générales, 24 en sections professionnelles !
     Le crachat que nous recevons avec ce genre de classement nous donne des raisons supplémentaires de ne pas accepter cette hausse scandaleuse des effectifs.
                                                           D. M., enseignant au lycée Georges Braque

Lycées : un classement qui ne doit rien à la "providence"

"Notre-Dame de Bury", "Notre-Dame de la compassion", "Notre-Dame de la providence": trois lycées qui arrivent dans le classement de tête de la réussite des établissements du Val d'Oise.
    Il n'y a pourtant pas de miracle : quand les moyens et la sélection des élèves sont là, la réussite suit. Dame !

Au détriment des jeunes des quartiers populaires

Dans ce palmarès, les quatre lycées d'Argenteuil se classent dans le dernier quart du tableau.
     Mais pourquoi donc un tel tableau ?
    L'alchimie est simple : vous concentrez les élèves aux résultats les plus modestes dans les mêmes établissements, et vous y concentrez les résultats modestes.
    A l'inverse, vous permettez que les meilleurs élèves soient recrutés dans les "bons" lycées", et le tour est joué, quelle que soit l'énergie déployée par tous.
     Bref, une copie à revoir.

Indexation des salaires sur les prix

Selon une enquête, en un an, les prix d'un certain nombre de produits alimentaires de consommation courante de "marque" ont augmenté en moyenne de plus de 5%.
     Les salaires doivent augmenter en proportion. En menant leurs propres enquêtes, les salariés, les consommateurs, sauraient, mois après mois, de combien les salaires doivent augmenter.

mercredi 4 avril 2012

Hollande : un communiqué de Nathalie Arthaud


Hollande : les 35 mesures du candidat du non-changement

Le can­di­dat du PS a détaillé hier les 35 mesu­res qu’il ferait adop­ter au cours de sa pre­mière année de mandat, s’il était élu. Il s’agit sur­tout de poudre aux yeux. Les prix des car­bu­rants seront blo­qués ? Pour trois mois seu­le­ment. La retraite à 60 ans ? Uniquement pour ceux qui auront leurs 41 annui­tés de coti­sa­tion. Les reve­nus taxés à 75 % ? Seulement pour les gains au-delà d’un mil­lion d’euros. La réduc­tion de 30 % de la rému­né­ra­tion du chef de l’État ? Mais Sarkozy l’avait aug­men­tée de 170 %. Etc.
     En revan­che, Hollande ne s’engage à rien contre le chô­mage et les licen­cie­ments. À rien pour les salai­res et contre la baisse du pou­voir d’achat. À rien non plus pour les ser­vi­ces publics, aujourd’hui lais­sés à l’aban­don. Parce que Hollande veut sur­tout ne rien pro­met­tre de sérieux aux tra­vailleurs – sinon leur faire rem­bour­ser la dette – , et parce qu’il veut gérer loya­le­ment le capi­ta­lisme. Tenons-le-nous pour dit !

                                        Nathalie Arthaud, mercredi 4 avril


G. Mothron faisant l'éloge de G. Mothron

Selon le Parisien-95, et selon l'intéressé lui-même, G. Mothron : "Pendant cinq ans, à l'Assemblée nationale, j'ai travaillé sans relâche pour que les ministères et toutes les administrations reconnaissent et soutiennent le plus possible notre territoire dans ce difficile contexte de crise qui touche malheureusement chacune de nos familles".
    Au vu de ses présences et de ses interventions, très modestes, GM a "travaillé sans relâche" à la façon d'un rentier qui déclare se "tuer au travail".
    Quant à la crise qui touche de nombreuses familles, dont on doute qu'elle touche la sienne (et ce serait tant mieux pour elle), l'intéressé sait de quoi il en retourne, lui qui durant cinq ans a voté toutes les mesures qui pèsent lourdement sur les milieux populaires.