mercredi 28 mars 2012

G Mothron : on lui demande de voter, il vote. Pour le reste…


A l’assemble nationale, Georges Mothron n’avait eu qu’un tout petit effort du doigt pour compliquer les fins de mois de millions de salariés des fonctions publiques en votant le jour de « carence » à leur charge en cas de maladie.
     Mais en tant que président du bailleur Val d’Oise-Habitat, il a suspendu l’application de cette mesure inique jusqu’à la fin de l’année.
     Plusieurs hypothèses sont avancées :
     Ce monsieur a un problème de cohérence. Il confond cohérence et carence.
      Ou bien a-t-il un problème de proximité : lorsque les salariés peuvent lui faire des misères, il les craint. En revanche, en catimini, au sein du Palais Bourbon, loin des électeurs, on peut tellement se permettre de choses…  

Contraindre le patronat à répartir le travail, une urgence !


Bien qu’à l’approche des élections le gouvernement a multiplié les contrats aidés pour dégonfler les chiffres du chômage, les derniers annoncés battent des records : 21 400 travailleurs supplémentaires ont pointé à Pôle Emploi, rejoignant plus de 4,5 millions chômeurs recensés. Mais le président-candidat des riches s’est félicité de ce chiffre, affirmant que la situation s’améliore puisqu’il y a « une baisse tendancielle de l’augmentation du nombre de chômeurs ».
À défaut de s’en prendre au patronat, il confirme la hausse tendancielle de sa mauvaise fois.

Les postiers ont de la mémoire


Hollande a reçu les syndicats des postiers. Et il n’a pas voulu s’engager contre la réforme de ce service public qui vise à le privatiser. Concernant les emplois, il s’est dit favorable non pas à arrêter l’hémorragie et à embaucher le personnel nécessaire, mais à ce que les suppressions de postes ralentissent !
     Hollande est dans la tradition de son parti. Chez les postiers, le PS au pouvoir est connu pour avoir commencé, avec la réforme Quilès de 1990, la liquidation du service public.

Sarkozy-Le Pen : un communiqué de Nathalie Arthaud


Sarkozy, Le Pen : une démagogie sécuritaire et anti-immigrés
Depuis les tue­ries de Toulouse et de Montauban, Sarkozy et Le Pen che­vau­chent sans ver­go­gne sur les ter­rains sécu­ri­taire et anti-immi­grés, bran­dis­sant, comme Sarkozy hier, le spec­tre d’une « vague migra­toire incontrô­lée » qui pour­rait « sub­mer­ger » la France, ou récla­mant, comme Le Pen, le réta­blis­se­ment de la peine de mort et la lutte contre l’immi­gra­tion contre une pré­ten­due « menace isla­miste ».
     Ce bat­tage sécu­ri­taire et xéno­phobe est non seu­le­ment nau­séa­bond, il est sur­réa­liste. Il y a infi­ni­ment moins de ris­ques d’être tué par un tueur psy­cho­pa­the sala­fiste que de mourir d’un acci­dent du tra­vail dû à une négli­gence patro­nale. Chaque année en France, quel­que 500 tra­vailleurs meu­rent d’acci­dent du tra­vail et 3000 autres de mala­dies pro­fes­sion­nel­les, sur­tout de l’amiante.
     Les cou­pa­bles de ces crimes sont par­fai­te­ment iden­ti­fiés. Mais le FN et l’UMP sont muets dès lors qu’il s’agit de s’en pren­dre au patro­nat plutôt que de diva­guer sur la pré­ten­due « menace isla­miste ».

                                                Nathalie Arthaud, mercredi 28 mars


mardi 27 mars 2012

Chômage : un communiqué de Nathalie Arthaud


Hausse du chômage : les vessies et les lanternes de Sarkozy

« Une hausse modé­rée du chô­mage », s’est qua­si­ment vanté Nicolas Sarkozy, en par­lant, sans rire, d’une « amé­lio­ra­tion de la situa­tion ». Pour un peu, il vou­drait nous faire passer une hausse pour une baisse ! Pour les 20 400 chô­meurs sup­plé­men­tai­res, dont 6 200 n’ayant pas du tout tra­vaillé en février, c’est une catas­tro­phe. Et c’est une régres­sion pour tout le monde du tra­vail. L’auto-satis­fe­cit du pré­si­dent des riches est révol­tant : il y a eu, sous son quin­quen­nat, un mil­lion de chô­meurs de plus. Et la réa­lité, c’est que per­sonne ne sait quand cette hémor­ra­gie s’arrê­tera.
     Ce dont on est sûr en revan­che, c’est que ni Sarkozy, ni Hollande ne pren­dront les mesu­res néces­sai­res pour enrayer cette sai­gnée : ils sont trop res­pon­sa­bles vis-à-vis de la bour­geoi­sie pour lui mettre la moin­dre entrave. Il est pour­tant urgent d’inter­dire les licen­cie­ments et de répar­tir le tra­vail entre tous, sans perte de salaire.

                                                   Nathalie Arthaud, mardi 27 mars

Montigny-les-Cormeilles : rassemblement contre la perspective de transfert des logements

La CNL appelle à un rassemblement devant l'antenne d'AB-Habitat de la commune de Montigny pour protester contre le projet de la vente du patrimoine de l'office de cette commune à un autre bailleur dit social. Il aura lieu le samedi 7 avril à 11 heures.

Education prioritaire : exiger les moyens nécessaires !


Dans sa livraison d’hier, le journal le Monde évoque la situation des établissements scolaires situés en « zone d’éducation prioritaire ». Il titre « Les ZEP à leur tour touchées par les suppressions de moyens ».
     Dans les faits, la réduction de moyens dans ces quartiers a commencé depuis des années, parallèlement aux suppressions gouvernementales de postes.
     Les écoles classées « ZEP » d’Argenteuil en sont un bel exemple : réduction des postes supplémentaires dans les écoles primaires, postes d’aide individuelle se réduisant d’année en année, hausse générale des effectifs, et aujourd’hui volonté dans le secondaire de liquider les limites d’effectifs (24 en professionnel, 30 dans les sections générales).
     C’est scandaleux, c’est calamiteux. C’est pourquoi les parents et les personnels se battent.
     Les journées sur Argenteuil et Ermont ont été des succès. Une action conjointe est envisagée comme suite.

Espagne : les spéculateurs à l’affût


Le gouvernement espagnol a annoncé un déficit pour 2011 beaucoup plus important que prévu. Les banques en ont profité pour relancer la spéculation sur l’intérêt des prêts d’États.
     Tout cela sert de prétexte aux banquiers pour imposer des mesures d’austérité aux travailleurs. Le salut des travailleurs passera par une lutte d’ensemble, tout aussi contagieuse que leur crise, mais porteuse d’un tout autre avenir.