mardi 24 janvier 2012

Secrets capitalistes : une nouvelle loi au service de l’opacité

Les députés, à l’initiative de l’UMP, viennent de décider de faire de la violation du secret des affaires un délit, au nom de la lutte contre l’espionnage industriel... et même contre la désindustrialisation !
     Une nouvelle loi devrait donc empêcher toutes sortes de divulgations et pourrait permettre d’infliger jusqu’à trois ans de prison. Les députés PS et PC se sont seulement abstenus, sans véritable critique.
     A Argenteuil, les travailleurs de la Sagem et d'Eolane sont justement inquiets car ils savent qu'on leur cache des choses, les dirigeants se cachant derrière le secret protégé des affaires.
     Ajoutée aux lois qui protègent déjà le secret commercial et le secret bancaire, c’est un verrou de plus qui permet d’attaquer ceux qui divulgueraient, à juste titre pourtant, les plans des patrons contre les travailleurs. Ces lois doivent être abrogées !

Ali Ziri : La vérité plus qu’une solidarité de corps !

Un des syndicats de policiers, Alliance, part en guerre dans le 95 contre la plaque installée à Argenteuil à l’emplacement de l’interpellation d’Ali Ziri, mort à la suite d’une interpellation très musclée de policiers en juin 2009. Cette plaque évoque la mort d’Ali « suite à son interpellation par la police nationale ». Rien ni d’abusif ni de diffamatoire.
     A preuve du contraire, c’est la première fois que l’on entend ce syndicat dans cette affaire.
     S’il avait demandé dès le début de celle-ci que les policiers d’Argenteuil incriminés soient entendus, il aurait pu contribuer à la connaissance de la vérité précise de cette mort.

Editorial des bulletins d'entreprise de ce lundi 23 janvier : "Pour nos revendications vitales, il faut un programme de lutte"

« Mon ennemi, c’est le monde de la finance », a déclaré François Hollande, dimanche 22 janvier, à son meeting du Bourget. Mais depuis des années que l’économie s’enfonce dans une crise due aux spéculations des banques, il n’a pas manqué de politiciens pour dénoncer la dictature des marchés financiers et déclarer qu’ils allaient y mettre bon ordre. Sarkozy lui-même n’a pas été avare de discours pour dire qu’il « n’admettra pas » cette situation. Il a tapé du pied et dit qu’il allait régler la question. Hollande ne pouvait pas être en reste.
     Mais, au-delà des mots ronflants, les mesures que propose Hollande ressemblent à celles de l’actuel président, et elles ont déjà fait la preuve de leur inefficacité. Il parle de réforme bancaire, de taxation des transactions financières à un taux ridicule, et d’interdire aux banques françaises d’être présentes dans les paradis fiscaux. Il parle même d’« interdire les produits toxiques » des banques : mais qui les empêchera de dire qu’ils sont excellents ?
     Qu’ils viennent de Sarkozy ou qu’ils soient proposés par Hollande, ces remèdes ressemblent à ceux d’un médecin qui proposerait de l’aspirine contre le cancer. Pendant que ces gens-là amusent la galerie, la maladie continue ses ravages.
     Les ouvrières de Lejaby viennent d’apprendre la fermeture de leur usine - dans une région où il leur sera très difficile de retrouver un emploi -, simplement parce que le patron repreneur veut faire plus de profits. Les annonces de suppressions d’emplois se succèdent, de PSA à SeaFrance, Petroplus, Cofinoga, Merck, et bien d’autres.
     Pourtant, personne parmi les dirigeants politiques ne parle de retirer aux patrons ce droit exorbitant de fermer une entreprise comme on ferme sa porte le matin, en mettant leurs salariés à la rue. Pour Sarkozy – Fillon, la liberté de licencier fait partie de la liberté d’entreprendre, mais en fait pour Hollande aussi.
     L’interdiction des licenciements serait la première mesure d’urgence à prendre pour stopper l’augmentation du chômage, mais Hollande n’en a rien dit, pas plus qu’il n’a promis quoi que ce soit sur les salaires. Même la promesse du retour à la retraite à 60 ans n’est destinée qu’à ceux qui auront cotisé 41 ans.
     Pendant que la crise s’aggrave, on nous amuse avec des mots creux. Il n’y a rien à espérer des prochaines élections. Que Hollande ou Sarkozy gagne, le vainqueur poursuivra la même politique. Il se pliera à la logique patronale des licenciements, au nom de la compétitivité. Il continuera les suppressions d’emplois dans les services publics, et l’austérité pour payer la dette creusée au profit des banquiers. Seuls les discours seront différents, et encore.
     Mais pour les chômeurs, pour les travailleurs qui craignent de se retrouver à la rue, pour tous ceux qui n’arrivent plus à finir le mois, ce ne sont pas des mots, mais des réalités. Il faut, d’urgence, arrêter cette dégradation sociale. Et pour cela, les travailleurs, les chômeurs, ne peuvent faire confiance qu’à eux-mêmes.
     Contre les banquiers, contre le système financier, contre le patronat et contre les gouvernements qui leur obéissent, il faut établir un autre rapport de force. Les travailleurs ne peuvent accepter de se laisser réduire progressivement à la misère. Ce sont eux qui produisent toutes les richesses de cette société, alors ils peuvent mettre à la raison tous ces gens qui prospèrent sur leur dos ; à condition de se servir de la puissance dont ils disposent, par la grève, par les manifestations, par une puissante lutte collective.
     Oui, il faut imposer nos exigences essentielles. Contre le chômage, il faut imposer l’interdiction des licenciements et la répartition du travail entre tous sans diminution de salaire. Contre la hausse des prix, il faut imposer l’augmentation des salaires et leur indexation sur l’inflation. Face aux grandes entreprises qui invoquent la crise pour licencier, il faut imposer le contrôle des travailleurs sur leurs comptes et prendre sur leurs profits.
     Tout cela n’est pas un programme de promesses électorales, c’est un programme de lutte. Nathalie Arthaud se présente à l’élection présidentielle au nom de Lutte Ouvrière pour populariser ce programme qui est celui des revendications vitales des travailleurs et de l’ensemble des couches populaires. Car, face à ce système économique capitaliste atteint de folie, il n’y a qu’une candidate communiste qui puisse le mettre en avant.
     Et ce programme, les travailleurs ont la force de le mettre en œuvre.

lundi 23 janvier 2012

"service minimum" : Sarkozy au service maximum des patrons

Ce week-end, Sarkozy a rappelé dans un discours public qu’une loi devrait prochainement restreindre le droit de grève dans les transports aériens, en imposant un délai de 48h pour se déclarer gréviste. Servant une fois de plus la ritournelle des   « Français pris en otages », il a présenté cette mesure, sans rire, comme devant assurer « la continuité du service public ».
     De la part de quelqu’un qui se flatte d’avoir supprimé des dizaines de milliers de postes de fonctionnaires, le prétexte ne manque pas de sel.

31 janvier 2012 : en grève à l'Education nationale

Une assemblée est prévue le matin sur Argenteuil à 9 heures à l'espace  Nelson Mandéla pour discuter de la situation à l'Education nationale et des luttes nécessaires.

BEP supprimés = décrochage scolaire assuré

La liquidation des BEP en deux ans a eu une conséquence pernicieuse importante. De nombreux élèves inscrits directement pour une formation Bac professionnel en trois ans décrochent avant la fin de cette durée. Ils se retrouvent alors sans diplôme et en situation de nouvel échec scolaire.
    Pourquoi les décideurs de l'Education nationale n'ont pas écouté les avertissement  sur les dangers annoncés d'une telle "réforme" ?
    Ils pensaient seulement aux économies de postes que l'opération allait leur permettre !

F. Hollande au Bourget : un communiqué de Nathalie Arthaud

Hollande propose l’aspirine contre le cancer

En meeting hier au Bourget, le candidat du PS François Hollande a dénoncé le « monde de la finance ». Mais les mesures annoncées tenaient plutôt de l’aspirine contre le cancer.
     Taxer les transactions financières ? Mais d’un taux tellement dérisoire que même Sarkozy s’y est rallié ! Séparer les banques d’affaires et de dépôt ? Mais les États-Unis l’ont fait pendant 70 ans, et cela n’a absolument pas empêché la spéculation qui ravage l’économie et met aujourd’hui les États à genoux. Pour empêcher la spéculation, il faudrait exproprier les banques sans indemnité ni rachat, ce à quoi Hollande ne s’engage pas.
     Quant aux engagements vis-à-vis du monde du travail, il n’y a rien. Même la promesse du retour à la retraite à 60 ans n’est destinée qu’à ceux qui auront cotisé 41 ans. Elle resterait donc lettre morte pour la plupart. Hollande n’a rien non plus à proposer pour mettre fin aux licenciements et à la progression du chômage. Rien pour garantir le pouvoir d’achat des salariés. Rien pour rogner sur les milliards de profits de dividendes des entreprises du CAC 40. Pour les services publics, Hollande dit qu’il supprimera autant d’emplois qu’il en créera. Sa seule vraie proposition est celle de renflouer les déficits publics. Comment ? Puisqu’il ne s’en prendra pas aux capitalistes, ce sera encore en faisant payer les salariés, les chômeurs, les retraités. Alors, si le monde du travail a toutes les raisons de vouloir se débarrasser de Sarkozy, il n’a vraiment rien à attendre de Hollande.

                                                                Nathalie Arthaud, le lundi 23 janvier 2012
 

Conseil Général : Voyager ou Subventionner il faut choisir

Une délégation de "l’antenne économique" du Conseil Général vient d’effectuer un voyage en Chine.
     Bien utiles tous ces voyages d’étude et de contact ?
     Un voyage  au prix coûteux, équivalent sans doute à ce que le Conseil Général a privé pour cette année en subvention  par exemple à la Maison pour Tous d’Argenteuil maintenant en difficulté financière.