samedi 10 janvier 2026

Argenteuil, Colombes, Snecma, Perpignan, Vannes : l’hommage à notre camarade Philippe GOISET

 

 

Avant-hier, la salle du funérarium de Plescop près de Vannes était remplie des membres de sa famille autour de sa sœur Florence, et de ses camarades de Lutte ouvrière, son autre famille, celle des militants. Parmi ces derniers, nous étions nombreux d’être venus de plusieurs coins du pays. Il y avait bien sûr des camarades de la Snecma avec lesquels il avait milité pendant des décennies. D’Argenteuil, il y avait Joëlle, Thierry, Basset, et moi-même. Nadia qui avait beaucoup compté pour Philippe lorsqu’elle était adolescente, était venue de Suisse accompagnée de deux de ses enfants. Une cérémonie touchante, marquée par nos engagements communs, qui sont également ceux de sa sœur Florence. Ci-dessous, l’article que notre journal Lutte ouvrière consacre à Philippe cette semaine. DM

 

Notre camarade Latte

Notre camarade Philippe Goiset, que nous appelions Latte, est décédé à l’âge de 70 ans, le 1er janvier 2026. Sa santé, déjà fragile, s’est brusquement dégradée. Il nous a quittés trois semaines après le décès d’un autre camarade du groupe Lutte ouvrière de la Snecma Gennevilliers, que nous appelions Tessier.

Publié le 07/01/2026

Philippe avait été embauché à l’usine en 1974 comme ajusteur. C’est là qu’il avait rencontré un camarade de LO et avait commencé à militer avec nous. Lui-même avait gagné plusieurs camarades sur l’usine, des camarades qui continuent à militer aujourd’hui. Philippe, c’était un recruteur. Il voulait ce qu’il y a de mieux pour la classe ouvrière. Il savait que le patronat ne lâcherait rien de lui-même, qu’il fallait lui arracher ce que nous voulions. Il a donc organisé avec les autres camarades de LO les travailleurs de la Snecma mais aussi ceux des entreprises sous-traitantes, les gardiens, les nettoyeurs, les graisseurs. Toute sa vie il a défendu les idées communistes et internationalistes.

En 1987 avec d’autres militants de LO de son secteur, Latte a été à l’initiative d’un comité d’organisation de la grève qui revendiquait une augmentation de 1 200 francs pour tous. Ce comité, parti de la base, regroupait plusieurs dizaines d’ouvriers mais les staliniens ont réussi à saboter la grève qui devait démarrer. Mais, un an après, la grève pour les 1 500 francs démarrait sur l’ensemble du groupe Snecma, et elle allait durer deux mois et demi. Philippe fut un des orateurs et des animateurs de ce mouvement. Par ses paroles, ses interventions fougueuses, il savait enthousiasmer les grévistes.

Fort de son expérience militante, Latte a aussi été d’un apport politique précieux pour les camarades de Perpignan lorsqu’il les a rejoints au moment de sa retraite.

Philippe comme Yves vont nous manquer, mais comme ils l’ont toujours souhaité : le combat continue.

 

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