« Tant qu'un homme pourra mourir de faim à la porte d'un palais où tout regorge, il n'y aura rien de stable dans les institutions humaines. »
Comment débuter d’une meilleure façon mes vœux à tous les ami(e)s que par cette idée si juste du militant ouvrier de notre histoire, Eugène Varlin, assassiné le dernière jour de la Commune de Paris, première tentative communiste des temps modernes. Ce jour-là, le 28 mai 1871, il avait 30 ans.
Cette affirmation est toujours plus que jamais d’actualité en ce premier jour de 2026. Ces dizaines de millions d’enfants, de femmes et d’hommes qui meurent toujours de faim d’un côté, et de l’autre, ces milliardaires au nombre infime en comparaison mais qui ne cesse de grandir. Alliés des premiers, souvent au Sud seulement un peu mieux lotis, la masse des travailleurs du monde, des villes et des champs. La force qui pourra bouleverser le monde. Notre espoir collectif pour la nouvelle année comme pour celle qui s’est achevée.
Et les vœux que l’on offre à chacun, aux proches, aux amis, aux camarades, aux lecteurs, qui sont loin du monde des milliardaires (La seule occasion que j’aurais pu avoir d’en approcher en mai dernier deux spécimens à Argenteuil se passa loin de moi qui n’en avait pas l’idée) ?
En guise de vœux personnels, je leur souhaite bien évidemment en préliminaire la bonne santé. Certes, elle ne dépend guère de chacun d’entre nous. À défaut, le souhait de pouvoir se bien faire soigner. C’est de plus en plus difficile même dans nos pays si riches. Raison de plus pour nous obstiner à nous battre pour qu’il en soit autrement. Cela relève de ce que nous dirons de nos espoirs collectifs.
Au-delà de la santé, que chacun trouve la chaleur auprès des autres qui réchauffe les situations et les temps difficile comme les jours de tous les jours. Que cette chaleur s’appelle amour partagé, amitié, solidarité.
Que chacun voit en 2026 son moral tendre le cou à nouveau. Cela est lié aux données précédentes. Mais cela est aussi lié aux données de notre classe relevant de la conscience, de l’organisation, de l’action, collectives. D’abord la conscience, celle qui amène à la nécessité de l’organisation, sans lesquelles l’action se prive de bien des éléments de succès.
À chacun, là où il est, de contribuer à cette reconstruction nécessaire.
Différent mais fondamentalement le même, le monde dans lequel milita Eugène Varlin est toujours là. En son temps, le capitalisme était encore ascendant. Il est aujourd’hui agonisant. Que 2026 voit les prémices d’une aurore nouvelle.
Meilleurs vœux 2026 ! Salut et égalité ! Et amitié toujours,
Dominique

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