jeudi 22 août 2019

Urgences, loin de faiblir, le mouvement se développe


Depuis le début de l’été, le nombre de services d’urgence en mouvement à l’échelle du pays a doublé. Il atteint actuellement près de 220 services concernés. Les actions continuent donc. Ci- dessous, une manifestation du personnel à Thionville (Moselle) ces jours derniers.

« Urgences en souffrance, services surmenés, hôpital en danger ! »



Une vue de la manifestation

Lundi 19 août, à l’appel de la CGT, un nouveau débrayage a eu lieu à l’hôpital Bel-Air de Thionville, et 120 personnes ont manifesté aux cris de « Urgences en souffrance, services surmenés, hôpital en danger ! » : il y avait des infirmiers, des aides-soignants, des personnels du SAMU, du SMUR, des manipulateurs radios, soutenus par des militants de la CGT et des gilets jaunes.
       Le personnel des urgences de Thionville dénonce les conditions de travail et des temps d’attente des patients qui peuvent dépasser dix heures, il demande l’embauche d’infirmiers, d’aides-soignants et de médecins pour assurer une prise en charge correcte des patients. Les problèmes de l’hôpital dépassent largement le cadre des urgences, d’autres services comme la gériatrie, la cardiologie et la neurologie manquent de personnel, les agents subissant surcharge de travail, changements de plannings, rappels sur les congés…
       Cela fait maintenant sept semaines que les urgences de Thionville sont mobilisées, et le succès de cette manifestation en plein mois d’août montre que le personnel ne baisse pas la garde. En l’absence de réponse de la part de la direction et du gouvernement, le mouvement continue.

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