vendredi 3 avril 2026

Argenteuil, municipalité, petits changements entre « amis » bien sûr, et quelques oublis…

Dans les jours et semaines qui viennent, avant de fermer définitivement la période électorale des élections municipales 2026 à Argenteuil, nous allons en terminer en revenant sur quelques aspects de celle-ci. Pour commencer, abordons l’étude très sommaire du nouveau casting municipal.

 

Casting et cartes rebattues !

 

Face à tous les notables, petits et grands, soyons tout !

En tête du classement, derrière le maire, peu de changement. Le noyau dur de la municipalité. Tout de même à noter la perte de son poste d’adjoint au commerce de celui qui se targuait d’être un champion en la matière, et qui ne voulait pas entendre les écueils géographiques et sociaux de la revitalisation commerciale du Centre-ville. Bonne chance tout de même pour sa nouvelle compétence dans l’évènementiel et la communication.

         On reviendra demain sur la cause animale. Il y a un petit nouveau. Chats et chiens de la commune se préparent à entendre ce que nous avons à dire.

         Surprenant, le spécialiste des marchés, du marché Héloïse ne s’en occupera plus. Nous qui sommes aux abords de ce marché chaque semaine nous avions au moins l’occasion de l’y voir. Il est remplacé en revanche par quelqu’un que nous n’y avons jamais vu, hormis lors des campagnes électorales de l’équipe des Verts. Il est vrai que pour le nouveau, ce marché est presque sur la route de la basilique et de son confessionnal en cas de problème. En attendant, une priorité à régler : des toilettes convenables pour les 10 000 clients qui passent dans ce marché chaque semaine !

         Parmi les adjointes, une nouvelle. Elle était simple conseillère, la voilà adjointe. On s’interroge. C’est vrai, élue sur la liste conduite par Philippe Doucet en 2020, longtemps conseillère municipale d’opposition, elle a rejoint celle du maire qui l’a emporté. Ce n’est pas lui faire injure de le rappeler. Ah les convictions…

         S’il y a des promotions, il y a des régressions dans le classement général. En particulier, de celui qui s’était illustré pour verdir la politique municipale. Il passe d’adjoint au maire à conseiller municipal-délégué. Comprend qui peut. Mais comme il s’occupera des mobilités, c’est la mobilité. Ah ! Ah !

         Pour le reste, le commerce, portion congrue !

         Le combat des femmes ? Inconnue au bataillon.

         Tout cela est à suivre donc. DM

 

jeudi 2 avril 2026

Israël : le terrorisme contre les Palestiniens

 Israël : le terrorisme contre les Palestiniens

Le 30 mars, en plus de décider une augmentation importante du budget militaire, le Parlement israélien, la Knesset, a adopté, par 62 voix contre 48, une loi prévoyant explicitement la peine de mort par pendaison de toute personne « qui cause intentionnellement la mort d’une [autre] dans le but de porter atteinte à un citoyen ou résident israélien, avec l’intention de mettre fin à l’existence de l’État d’Israël. »

Publié le 01/04/2026

Conçue pour cibler directement les Palestiniens – notamment les 9 300 prisonniers – et présentée par Ben Gvir, le ministre de l’Intérieur d’extrême droite, elle a été votée par le Premier ministre Netanyahou et fêtée, bouteille de champagne en main, par son promoteur. Si elle n’était pas annulée ou modifiée par la Cour suprême au motif de l’égalité devant le loi, cette loi d’apartheid instaurerait, selon l’Association pour les droits civils en Israël, qui dépose un recours, « une peine de mort quasi obligatoire » pour les Palestiniens de Cisjordanie traduits devant un tribunal militaire pour « terrorisme », à la différence des citoyens israéliens, fussent-ils coupables d’exactions. Ce vote revient à légitimer les attaques meurtrières, de plus en plus nombreuses et de plus en plus violentes, commises dans ce territoire par les colons d’extrême droite contre des habitants palestiniens, dans l’unique but de les terroriser, de les chasser de leurs villages, et d’imposer de facto une colonisation, voire une annexion, que le pouvoir officiel hésitait encore à soutenir officiellement.

Cette mesure était revendiquée depuis longtemps par l’extrême droite. Ben Gvir arborait un nœud coulant en guise de pin’s sur sa veste. Présentée comme conditionnant la coalition entre le Likoud de Netanyahou et les partis d’extrême droite proprement dits, cette loi pourrait permettre la survie politique du Premier ministre dans les élections à venir.

Netanyahou doit faire face à une opposition, y compris dans l’appareil dirigeant. Parmi ses opposants politiques, le leader de la droite modérée, Yaïr Lapid, a dénoncé « un coup de pub tordu qui exploite cyniquement la douleur et la colère légitimes des citoyens israéliens afin de mener à bien une manœuvre politique ». Par ailleurs, à la tête de l’État, de plus en plus de voix s’élèvent contre sa conduite de la guerre. Fait significatif, au sein de l’état-major, l’épuisement des soldats, le manque de réservistes, sont dénoncés, en particulier par son chef, le lieutenant-général Eyal Zamir qui a déclaré, le 26mars, que larmée était, selon lui, « proche de l’effondrement en raison de la grave pénurie d’effectifs ». Une attaque directe contre le Premier ministre qui tergiverse toujours pour faire voter une loi contraignant les ultra-religieux à faire leur service militaire, comme tous les Israéliens. Mais il s’agit aussi de l’expression d’une partie de l’opinion excédée par le soutien actif de Netanyahou et de sa bande à la colonisation des terres palestiniennes de Cisjordanie.

Des manifestations, avec quelques centaines de participants le 28mars à Tel Aviv et à Haïfa, ont été violemment réprimées. Ces manifestants, très minoritaires, ont tenu, dans des conditions difficiles, à marquer leur opposition à la politique de guerre tous azimuts du gouvernement.

                                                        Viviane Lafont (Lutte ouvrière n°3009)

 

Les prochaines permanences et rendez-vous prévus à Argenteuil :

-vendredi 3 avril, de 16 heures à 17 heures, marché du Val-Nord,

Et de 17 h.15 à 18 heures 15, carrefour Babou :

-samedi 4 avril, de 10 heures à 10 h.30 au marché des Coteaux ;

-de 10 h.30 à 12 h. centre commercial cité Joliot-Curie ;

-de 11h. à midi marché de la Colonie ;

-dimanche 5 mars :

-10 h.15 à 10 h.55 Intermarché du Centre ;

- et de 11 h. à midi marché Héloïse.

 

LUTTE OUVRIERE

RÉUNION PUBLIQUE

Jeudi 9 avril 2026 à 19 h.30

Espace Nelson Mandela

82, avenue du Gl Leclerc à Argenteuil

Se retrouver ensemble, les militants de Lutte ouvrière disponibles, les proches, ceux qui ont accepté de se retrouver sur notre liste lors des dernières élections, mais également d’autres militants et habitants secoués par bien des aspects de ces élections municipales à Argenteuil, calamiteuses, avec ses outrances, ses mensonges, ses illusions et ses manœuvres. Nous en discuterons et bien évidemment du contexte guerrier et de ses conséquences, car face à la guerre et la hausse des carburants, l’heure devrait être à la mobilisation du monde du travail pour la hausse générale des salaires et des pensions.

 

15 euros jusqu'au 10 mai
 
MDommarie@aol.com 

 

Interview de Nathalie Arthaud le mardi 31 mars sur Le Média. 19 min 7 : "Il faut faire payer le grand patronat"

Un licenciement odieux à l’usine Stellantis de Rennes-La Janais

 

Handicap ? Pour le profit, cela ne compte pas

 

 

Le mardi 10 mars, la direction de l’usine Stellantis de Rennes-La Janais a licencié un cariste du secteur du Montage.

         Ce travailleur de 55 ans, reconnu handicapé, a été jeté au chômage comme on jette un kleenex, après bientôt trente années à s’esquinter dans l’usine. Il n’a même pas pu récupérer lui-même ses affaires personnelles, le patron l’empêchant de rentrer dans l’usine le jour de l’annonce de son licenciement.

         Pour la direction, c’était un gêneur qu’elle avait déjà en 2023 essayé de licencier, en vain, à cause de ses restrictions médicales. Cette fois, elle a monté de toutes pièces une cabale contre lui.

         Une pétition contre son licenciement a été signée dans l’usine par plusieurs centaines d’ouvriers qui ont montré leur désaccord avec les sales méthodes de la direction. Licencier un travailleur et le priver de ses revenus, c’est criminel !

Ehpads :Travail précieux, salaires honteux ! À l’Ehpad privé Les Feuillants (Vienne) comme partout ailleurs

 

Les primes ne feront jamais le salaire

 

 

C’est par ce slogan que les travailleuses de la maison de retraite des Feuillants, située à Poitiers, ont manifesté leur exigence d’avoir une véritable augmentation salariale. La direction, pour la leur refuser, a usé d’une entourloupe en intégrant la prime Ségur dans le calcul du taux horaire, gonflant artificiellement celui-ci. Las, bien conscientes que la prime ne fait pas le salaire, ces travailleuses ne s’en sont pas laissé conter et se sont mises en grève six jours fin février, pour reprendre leur mobilisation depuis le 23 mars face au refus de la direction de négocier.

         Celle-ci a usé de toutes les cordes de l’intimidation pour faire cesser le mouvement : recours à un huissier, à l’intérim pour remplacer les grévistes, à la fin de contrat de travailleuses en CDD grévistes (pourtant prévues au planning avant la grève), dépôt de plainte contre une élue PCF solidaire,…

         Propriété de la holding Vivalto Partners, qui compte comme investisseurs la BNP, le Crédit agricole, etc., et dont un dirigeant affichait une fortune de 200 millions d’euros, ce n’est pas l’argent qui manque pour rémunérer dignement ces travailleuses dont les métiers sont utiles à la collectivité.

         La mobilisation a essaimé vers deux autres Ehpad du département et gagne en sympathie dans la population. Contrairement aux actionnaires, qui s’enrichissent du travail des autres, ces travailleuses n’auront pas volé leur augmentation.