mardi 10 mars 2026

Argenteuil, la municipalité encore actuelle découvre le Livre… sur le papier

 

Gonflés !

 

 

Un énorme engagement de bénévoles passionnés 

Dans la page culture du programme de la majorité municipale, en tant qu’adhérent de l’association « Sous les couvertures » et bénévole du Salon du Livre, j’ai découvert avec stupeur mais aussi amusement que cette majorité projetait à l’avenir d’ «accompagner le Salon du livre ».

         Comme si ce Salon avait besoin d’être « accompagné ». À moins que ce soit à la façon de la corde accompagnant le pendu.

         Le Salon du Livre et des Lecteurs d’Argenteuil organisé depuis 2013 par cette association valeureuse, avait seulement besoin d’être soutenue, pas accompagnée.

         Elle le fut par la municipalité durant les premières années, par le maire actuel et son prédécesseur pendant deux ans, en particulier par l’octroi d’un complexe Jean Vilar totalement adapté pour ce type d’évènement. Puis, chacun connaissant l’Affaire Jean-Vilar, ce complexe fut neutralisé et le demeure depuis cinq ans. Ce Salon n’a pu se poursuivre depuis que par la coopération heureuse avec les équipes du lycée Georges Braque puis Julie-Victoire-Daubié de la Ville qui l’ont accueilli depuis 2023.

         Non seulement la municipalité actuelle n’a pu faire bénéficier à cet évènement du soutien minimal bénéfique de la commune, mais elle l’a boycotté depuis lors.

         Alors peut-être, foi de la relique de la Basilique, un miracle est-il en train de se réaliser. Mais de grâce, avant de s’engager, peut-être qu’un petit contact avec l’association en question aurait été au minimum courtois. Et surtout, qu’ils le sachent, de mon point de vue, pas d’accompagnement. Ce Salon marche sur ses deux jambes. En revanche, du soutien, bien sûr, à millions ! DM, à titre personnel, mais membre-fondateur de Sous les couvertures.

lundi 9 mars 2026

Mainmise impérialiste sur le Moyen-Orient : Des richesses que l’impérialisme veut contrôler

 Des richesses que l’impérialisme veut contrôler

Le secrétaire d’État américain Marco Rubio a insisté le 2mars sur le fait que les États-Unis « aimeraient » voir le peuple iranien renverser son gouvernement, mais que cela n’était pas l’objectif de la guerre.

Publié le 04/03/2026

Et il est vrai que, de la part des grandes puissances et surtout de la première d’entre elles, il saute aux yeux que l’objectif à court, à moyen et à long terme de leur mainmise sur le Moyen-Orient porte sur la richesse du sous-sol et les énormes possibilités d’investissements qui en découlent.

La région, pour le malheur d’une grande partie de sa population, regorge de réserves d’hydrocarbures. L’Iran, première cible des bombardements de l’heure, possède la troisième réserve mondiale de pétrole et la deuxième de gaz, sans parler de ses ressources minières en fer, cuivre, aluminium et zinc. L’Arabie saoudite est le deuxième pays possesseur de réserves pétrolières, après le Venezuela, récemment mis au pas par Trump. Puis viennent les champs pétrolifères de l’Irak, du Koweit, des Émirats, du Qatar… Israël exploite depuis 2019, avec la major américaine Chevron, l’immense champ gazier de Leviathan, en Méditerranée.

Cet or noir transite en partie dans le Golfe persique à bord de pétroliers passant par le détroit d’Ormuz, contrôlé par l’Iran. Plus de 20millions de barils de 160 litres chacun sont exportés chaque jour, dont le quart vers la Chine, dont l’économie nest actuellement pas en mesure de se passer. Le cinquième du commerce mondial de GNL, le gaz naturel liquéfié, provenant majoritairement du Qatar, transite également, vers l’Europe notamment, par ce détroit. On comprend donc l’énorme enjeu que représente le contrôle de cette voie maritime, bordée sur l’une de ses deux rives par l’Iran !

Grâce aux pétrodollars, les familles capitalistes régnantes des États du Golfe ont développé une énorme puissance financière, sous la forme de fonds souverains d’investissement. Ainsi, en Arabie saoudite, le Public Investment Fund avait placé, en 2025, plus de mille milliards de dollars dans des infrastructures portuaires et aéroportuaires, et dans les start-up de l’IA. Le Abu Dhabi Investment Authority, le plus gros fonds souverain mondial, a investi dans l’immobilier, à Paris et à Londres, dans les énergies renouvelables – un comble ! – et également dans l’IA. Le Qatar Investment Authority, de son côté, a investi dans le luxueux quartier d’affaires londonien de Canary Wharf, dans l’automobile européenne chez Volkswagen ou la banque Barclays. Dubaï offre une zone franche à 3 500 multinationales et assure 10 % du commerce maritime mondial. Les Émirats ont aussi en projet, depuis 2023, le corridor IMEC (Inde, péninsule arabique, Europe), destiné à concurrencer les routes de la soie chinoises, et auquel l’Iran est, outre la Chine, jusque-là fermement opposé.

La région du Golfe est ainsi aujourd’hui plus qu’une énorme réserve de richesses. Elle abrite une concentration de capitaux dont l’impérialisme veut s’assurer le contrôle, comme il veut s’assurer le contrôle des voies qui la desservent.

                                                    Viviane Lafont (Lutte ouvrière n°3005)

 

-Lundi 9 mars : de 10 à 12 esplanade du Val-Nord,

-de 15 à 17 heures poste du Val-Sud,

-de 17 à 19 heures Inter-Centre ;

-mardi 10 mars : de 10 à 12 h Joliot-Curie,

-de 14 à 16 h esplanade Val-Nord,

-de 17 h.30 à 19 h.30 cité Champagne ;

-Mercredi 11 mars, de 10 à 12 heures, Centre,

-de 17 à 18 h.30 Auchan Val-Sud.

Mercredi 11 mars : 19 h. réunion à Bezons

Marche vers la guerre généralisée : Nathalie ARTHAUD à Lyon vendredi dernier : Quelles perspectives face à la généralisation de la guerre ? 12 min 13

Pétrole : du sang à la pompe

Là-bas les bombes, ici le racket

 

 

En réponse à l'attaque des États-Unis et d'Israël, l'Iran bloque la circulation des bateaux dans le détroit d'Ormuz par où passent 20 % des hydrocarbures mondiaux.

         Immédiatement, les cours du pétrole et du gaz ont quasiment doublé sur les marchés internationaux sous l’effet de la spéculation. Des fonds spéculatifs ont acheté les cargaisons de dizaines de bateaux remplis d'hydrocarbures et attendent que les prix montent pour livrer. Quant aux distributeurs, ils augmentent dès à présent le prix des carburants à la pompe chaque jour, alors que ce pétrole a été livré et raffiné bien avant la guerre.

         Au Moyen-Orient, les populations sont sous les bombes. Ici, les profiteurs de guerre rackettent la population. La guerre et le pillage : voilà ce qu'est le capitalisme. 

 

AESH : le gouvernement les lanterne

 AESH : le gouvernement les lanterne

Publié le 04/03/2026

Le ministre de l’Éducation nationale Édouard Geffray a annoncé le début de « travaux » concernant le statut des AESH (accompagnants d’élèves en situation de handicap). Un groupe de travail serait créé auquel les syndicats pourraient s’associer pour examiner leur situation.

Comme disait Clemenceau, quand on veut noyer un problème, on crée une commission. Pourtant, les problèmes des 145 000 AESH, à 98 % des femmes, qui aident les enseignants à accueillir dans les classes des élèves autistes ou victimes d’autres handicaps sont bien connus. Cela fait des années qu’elles manifestent pour avoir un statut et un salaire corrects, contre l’aggravation de leurs conditions de travail qui les obligent à morceler leur temps entre plusieurs élèves, voire entre plusieurs établissements. Mais déjà, le 7janvier, le ministre avait appuyé la majorité de sénateurs qui s’étaient opposés à une proposition de loi du Parti socialiste visant à titulariser les AESH.

Après avoir brandi le Code de la fonction publique auquel, selon lui, elles ne pourraient pas avoir droit, le ministre avait déclaré qu’il était impossible d’inscrire au budget de l’État une nouvelle dépense pour leur assurer un salaire sur la base d’un temps complet et d’un emploi stable. Cela en dit long sur la considération qu’il porte à ces travailleuses et aux enfants handicapés dont elles se préoccupent. Il n’y a d’ailleurs pas non plus d’argent pour embaucher suffisamment d’AESH afin de répondre aux besoins réels. Près de 50 000 enfants sur 350 000 sont laissés sur la touche 21 ans après la loi « pour l’égalité des droits et des chances » qui proclamait la nécessité de traiter les enfants handicapés comme les autres.

Tenir de beaux discours sur l’école dite « inclusive » parce qu’elle inclut des enfants handicapés ne coûte rien. Dire que l’on va lancer des « travaux » pour se pencher sur le sort des AESH qui contribuent à leur prise en charge ne coûte rien non plus.

                                                           Jean Sanday (Lutte ouvrière n°3005)

Argenteuil, journal de campagne : dans la nuit électorale argenteuillaise, finalement presque tous les chats sont gris… alors que des tâches beaucoup plus utiles sont nécessaires à poursuivre

 

Nous avions mieux à faire

 

Ce sont ces questions vitales que nous n’avons eu de cesse de discuter.

Il reste quelques jours de campagne électorale avant le premier tour de dimanche prochain. Les différentes listes, à part la nôtre, diffusent actuellement la synthèse de leurs projets, bouquet final de leur très copieuse production éditoriale. Cela représente plusieurs centaines de futures réalisations si ces listes l’emportent. En tout cas, c’est ce que l’on nous dit.

         À partir de ces synthèses, il serait possible de mettre au point un petit jeu intitulé « Promesses électorales, qui a dit quoi ? ».

         Vous prenez un haut-de-forme de prestidigitateur, vous y mettez des petits papiers, par exemple sur le thème « transports ». Vous avez sur ces papiers les différentes promesses mises au hasard dans l’ordre suivant :

         1.La RD311 (voie sur berges) transformée en boulevard urbain.

         2.Navette mobile de proximité.

         3.Améliorer la desserte de tous les quartiers.

         4.Faire respecter les horaires de bus.

         5.Des bus à l’heure.

         Etc.

         On procède de la même façon pour tous les autres thèmes évoqués de la vie sociale.

         Le jeu consiste chaque fois à dire : qui a proposé quoi des listes en présence au sujet de ces engagements ?

         Ce jeu donne une idée de la façon dont les dés sont pipés. Pour ma part, personnellement, chacune des propositions ci-dessus concernant les transports m’agrée, au point finalement que je me demande si une seule liste en présence, mêlant leurs auteurs, ne ferait pas l’affaire, au lieu de tout ce déballage de propositions et de papier. Cela d’autant plus que les candidats n’affichent pratiquement aucun lien avec des partis de l’arc politicien, et quand c’est le cas, de façon tout à fait anecdotique et marginale. Quant à l’évocation du contexte actuel, il n’y a rien.

         Si l’on cherchait bien, on retrouverait pratiquement dans les archives le même catalogue de propositions et autres promesses concernant les élections de… 2020, voir 2014, concernant Argenteuil.

         C’est pourquoi, le parti Lutte ouvrière ne s’est pas livré à ce petit jeu, en promettant « des bus à l’heure », de faire « respecter les horaires de bus », d’ « améliorer la desserte des quartiers », etc..

         Nos petits bras avaient mieux à faire : discuter de la situation vécue par chacun, à Argenteuil comme partout dans le pays dans les villes et quartiers populaires, préparer l’avenir dans le cadre d’un contexte international de plus en plus à risques, comment recréer les outils de notre classe pour y faire face, se défendre et donner une issue pour la société face à l’impasse du capitalisme.

         Encore quelques jours pour le faire dans le cadre de cette campagne électorale, puis… nous le poursuivrons dans les temps qui suivront. DM